Récit de la course : Marathon des Causses 2008, par Grain de sel

L'auteur : Grain de sel

La course : Marathon des Causses

Date : 25/10/2008

Lieu : Nant (Aveyron)

Affichage : 3134 vues

Distance : 40km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

100 kilomètres de bonheur

 

72 + 28 = 100
Voilà l'équation de ce fabuleux week-end !
 

28, c’est moi !

J’ai couru les 28 premiers kilomètres du marathon des Causses. Après, la raison l’a emportée, j’ai décidé d’arrêter à Cantobre… Sans regret car j’aurais été arrêtée à Montarlet par la barrière horaire.
Je me suis inscrite sur cette course sans avoir l'entraînement adéquat. Mais ma plus grande crainte était de croiser un sanglier en forêt, la nuit, sur la fin du parcours !!

Samedi après-midi, ciel bleu, il n’y a pas un nuage dans le ciel. Dès les premiers kilomètres ça grimpe en forêt. Il fait chaud, je transpire. Avant d’attaquer la montée sur le Causse Bégon, Frank est là pour m’encourager. Une fois sur le plateau, je jubile : les paysages du parc naturel régional des Grands Causses sont magnifiques, la piste est agréable à courir. Que du bonheur !

 

Peu avant le 1er ravitaillement à Causse Bégon, je retrouve Frank qui m’encourage à nouveau. Le ravitaillement est à la ferme, sympa !

Pour le moment, tout va bien physiquement donc j’en profite. Dans un pré, un berger garde son troupeau de mouton. J’ai l’impression d’être dans une carte postale, j’adore !

Je bascule sur St Sulpice. La descente est pile poile comme j’aime pas : raide, en dévers, glissante… Bref j’avance à la vitesse d’un escargot. Enfin, j’arrive à St Sulpice. Mes genoux n’ont pas eu l’air d’apprécier le descente. Je passe sous le pont où j’étais l’année dernière en supportrice.

Une nouvelle montée m’attend, je pense à l’UTMB de Frank, il me disait tout le temps « avancer, toujours avancer ». Et il a réussi !

Les paysages sont toujours aussi jolis : forêt, falaise… Finalement, il n’y a pas que les Alpes qui sont belles ! Et puis ici aussi ça monte raide !

Je commence à en avoir marre, je trouve cette montée bien longue. Enfin, je sors de la forêt pour déboucher sur le plateau.

A ce moment là, dans ma tête je me crois vers le 25ème kilomètre. Lorsque je demande aux bénévoles si Cantobre est loin (km28), ils me répondent « encore 8kms ». « Quoi ??? » … Le moral prend un gros coup. J’appelle Frank pour demander des explications (comme si c’était de sa faute !). Je me fais finalement une raison et continue d’avancer.

 

Les jambes commencent à se faire sentir, mais c’est surtout aux fesses que j’ai mal ! Courir devient douloureux, mais je me force à trottiner le plus possible. Le soleil baisse petit à petit.

Les marques oranges de balisage m’emmènent au bord de la falaise… « Tiens, on a droit à du base-jump » ! Non, le balisage descend droit dans la pente au milieu des cailloux. Houlà, ça non plus ce n’est pas une descente pour moi ! Je n’avance pas et je me fais 2-3 frayeurs en glissant.

Je passe sous le fameux abri sous roche, et j’entend « allez p’tit bout », c’est Frank. Ouf j’arrive à Cantobre. La nuit commence à tomber doucement. Déjà 6 heures d’effort.

Que faire ? S’arrêter ou repartir ? J’hésite. Musculairement, cette dernière descente m’a bien abîmée les cuisses. Je « cours » aussi vite que Frank marche. Il reste 12 kilomètres.

Prendre le départ du marathon des Causses n’était pas raisonnable, continuer le serait encore moins.

Je préfère rester sur une bonne impression de ma course. Je me suis régalée sur les plateaux du Grand Causse, je n’ai jamais pris autant de plaisir à courir.

 


72, c'est Frank ! 

Frank était au départ des Templiers pour la 5ème fois. Une routine ? Pas si sure. Cette année, le week-end des Templiers avait une saveur particulière.

Et puis les paysages sont tellement beaux qu’il n’est pas possible de se lasser de courir ici.

 A Cantobre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai rempli mon rôle de supportrice à trois reprises : Dourbies, Causse Bégon et Cantobre. Sans oublier le départ et l’arrivée à Nant … Magiques ...

 

 

Frank termine en 8h50... Chapeau mon amoureux !

 

100 kilomètres à deux, c'est que du bonheur ...

 

 

 

4 commentaires

Commentaire de epicure78 posté le 29-10-2008 à 15:12:00

bravo a tous les deux!!!
De jolies photos pour un week end sympa!!!
d'arreter une course est plus courageux que d'essayer de la finir!!!

Commentaire de frankek posté le 29-10-2008 à 18:14:00

bravo p'tit bout ! " tu as eu beaucoup de courage " crois-moi ! je suis fièr de toi ! c'était un beau week-end...a refaire sans aucun doute.

Commentaire de agnès78 posté le 31-10-2008 à 14:26:00

ce que j'aime chez toi c'est ton sourire en toutes circonstances! récupère bien pour être en forme pour de nouvelles aventures!
à bientôt j'espère
bises
agnès

Commentaire de laurent f posté le 31-10-2008 à 17:03:00

Le Martoulet grain de sel, c est le Martoulet ! (petit marteau en occitan). c est d ailleurs là ou l organisation m a arrêté ! Peu être pas l année prochaine !

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran