Récit de la course : La Course des Terrils - La Furtive 2008, par Beuz

L'auteur : Beuz

La course : La Course des Terrils - La Furtive

Date : 28/9/2008

Lieu : Raismes (Nord)

Affichage : 1704 vues

Distance : 7.5km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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course de la résurrection

La furtive c'est deux montées de terrils et 7,5 km.

Depuis 1 an 1/2, je suis poursuivi par un mollet qui s'asphixie au moindre faux-plat ou bien dès que j'atteins une vitesse honorable ; suivi par un médecin du sport depuis un an pour ce syndrôme des loges. Les résultats sont arrivés : quasiment plus de douleur donc je tente la grimpée de terrils pour voir si vraiment c'est la rémission.

 Inutile de préciser que la peur de la rechute ne m'a pas quitté depuis mon inscription donc l'ambiance "fête" autour de moi m'était totalement inaccessible.

Départ : une ligne droite bien large, un rond-point et encore une ligne droite sur bitume. La foule s'étire pour que chacun puisse prendre son rythme avant les chemins. Démarrage prudent en 4'30 au kilo.

Le premier terril arrive par surprise : je regardais le bout de mes chaussures puis je vois une espèce de talus de 80 cm de haut qu'il faut enjamber comme une grosse marche. Comme terril, on a vu mieux. J'enjambe et du coup, mon regard se porte un peu plus haut : AARRRGGGGGHHHHH. Me voilà au pied du permier terril (le vrai) et qu'ils sont petits les gens tout là haut. Mes copains de club m'avaient dit "surtout le premier terril, tu le franchis de biais."

 je n'avais pas compris pourquoi mais soit, je vais de biais vers la droite, puis bloqué par d'autres coureurs qui grimpent tout droit, je finis par aller tout droit. La montée se fait comme on peut, toujours en hésitant à poser les mains par terre pour l"équilibre. Je grimpe en regardant mes appuis et au bout d'un moment, je finis par me dire que je ne dois plus être très loin du sommet. Je lève les yeux et RE-ARGGHH, je n'en suis qu'à la moitié.

Je replonge le regard sur mes chaussures et je continue. Je prends des appuis plus marqués sur le mollet "sain" que sur le mollet "défaillant" et ça se passe bien. J'arrive en haut et je vois le chemin, ha oui zut, il fallait vraiment aller tout à droite dans la montée. Bon tanpis. 3 pas de marche pour que le mollet le plus sollicité respire et on repart. Dans la descente, tout heureux d'avoir franchi le premier obstacle sans dégât, j'accélère et je commence à dépasser d'autres coureurs. Je crois que le 4ème kilomètre s'est fait en 3'30.

Second terril qui commence par un escalier fait de traverses de chemins de fer. Je comprends pourquoi l'entraineur la semaine précedente nous avait fait faire un exercice de grimpette en appuyant des mains sur les genous : J'avale les marches à très bon rythme avec sa méthode, doublant à nouveau du monde.

Arrive la grimpette du second terril constitué de lacets vers le sommet. C'est dur.  Le souflle, le rythme cardiaque s'accélèrent. A un virage en épingle, le beuz se dégonfle. Je marche quelques mêtres, me fais doubler puis je repars. Je rattrape le doubleur qui cale , lui, au virage en épingle d'après. Je lui dis de se coller derrière moi mais il ne tient pas. Belle ligne droite, le moral est dans les chaussettes quand j'entends "ALLEZ VINCENT !". C'est le copain du club d'anzin qui s'est installé à l'épingle suivante. Il mitraille les coureurs avec son appareil photo. Avec ses encouragements, je sers les dents, je fais bonne figure pour la photo en lui criant "merci Christophe" et du coup, je passe l'épingle sans craquer. Un peu plus haut, je recale et marche une dizaine de metres juste avant de franchir le sommet, 2 coureurs me doublent. 

A ce moment-là je prends conscience  que le pire est derrière moi et que le mollet a tenu. Que peut-il m'arriver maintenant ? Même si le mollet se réveille, je finirais à cloche-pied mais je n'abandonnerais plus ! Je fais donc la descente à fond de train. La decente c'est un chemin raviné plein de grosses pierres. Le posé du pied est donc incertain saif si on se met sur les 20 centimètres bien plats au bord du ravin. Je m'y installe à fond à fond. Le freinage dans les virages est un peu limite mais je laisse sur place mes deux doubleurs de la montée qui sont surement moins fous. Plus le temps de regarder le chrono pour voir la vitesse lorsqu'arrive la balise kilométrique.

Enfin arrive une belle ligne droite en sous-bois mais très longue. Je temporise un peu pour voir si j'ai pas laissé un bras ou un genou dans la descente mais tout va bien. Je reprends un tempo 4'15 et après cette longue ligne droite, je suis rempli d'incertitude : combien il reste à faire ? où suis-je ?Et lorsque les questions affluent, le chrono chute ! Revoilà un de mes "coureurs-élastique" (celui de la photo), il me double et me mets 30 metres dans la vue. Je reconnais le final donc je déroule tout en lui criant qu'il faut qu'il accélère. Ligne droite avant l'entrée du chateau, on sprinte, je me retrouve sur ses talons. Entrée du chateau, derniers 20 metres, je me porte à sa hauteur et on franchit la ligne d'arrivée cote à cote (comme quoi avoir été sprinteur 1/4 de siècle auparavant, ça peut toujours servir....). La puce nous départagera : j'ai gagné une place avec le dernier pas.

 55ème au scratch et 10ème vétéran mais, d'abord et surtout, me voilà délivré de la phobie du mollet. OUF. 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

5 commentaires

Commentaire de ch'ti vincent posté le 11-10-2008 à 08:04:00

C'est dommage que tu n'est pas su profiter de l'ambiance festive de cette course hors du commun, c'est bien aussi la CAP quand on s'amuse !.
Ta blessure semble etre un mauvais souvenir maintenant, c'est un bon point !
Et en tous cas, bravo pour ta belle perf.

Commentaire de l'ourson posté le 11-10-2008 à 22:52:00

La prochaine fois si t'as envie de la faire "cool" cette coursette : viens donc voir de plus près les kikoureurs sous la houlette des ChtiGrincheux et ChtiVincent ;-). Bravo en tout cas pour ta perf et tant mieux pour ton mollet ;-)

L'Ourson_ki_n'a_pas_regretté_le_déplacement_:-)

Commentaire de chtigrincheux posté le 12-10-2008 à 07:29:00

C'est tu que c'est grâce à une de tes collègue de club que j'habite Raismes à présent?
Au plaisir de te croiser dans cette belle forêt.

Commentaire de la panthère posté le 12-10-2008 à 11:59:00

aaaarrrrgggggghhhhhhh!!!!!!
à la prochaine!

Commentaire de fanfan59 posté le 13-10-2008 à 12:57:00

Pas facile du tout les terrils du Nord ! Contente que tu aies pu finir en bon état et que ton mollet ait tenu bon. A l'année prochaine, avec les Kikoureurs cette fois ?

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