Récit de la course : La Ronde des Grangeons 2008, par vial

L'auteur : vial

La course : La Ronde des Grangeons

Date : 6/9/2008

Lieu : Amberieu En Bugey (Ain)

Affichage : 1239 vues

Distance : 15km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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grangeons 2008

LA GADOUE LA GADOUE LA GADOUE......

 

Mon programme de préparation du semi de Lyon prévoyait ce samedi une séance musculation. Mon calendrier de courses ATSCAF  prévoyait  La Ronde des Grangeons. 5 km d’échauffement  et 11 km de musculation pour le plan, 5 km de descente et 9 km de vallonné avec trois belles bosses : voilà qui devrait faire pour remplir le contrat. Hésitation tout de même suite à une météo exécrable. Si la semaine dernière certains coureurs avaient manqué d’eau sur l’arrivée, cette fois-ci il n’en manque pas sur la ligne de départ. Le département de l’Ain est en vigilance orange depuis plusieurs jours suite à pluies diluviennes. Rien n’entame ma volonté, ni l’indisposition du site pour les inscriptions en ligne, ni un samedi digne du déluge. Les averses se suivent toute la journée mais météo-France lève la vigilance à 18h et le départ est à 18h30. En vérité la journée de samedi ne sera qu’une valse d’hésitation, mais le démon du trail aidant, nous voilà parti Fabrice et moi sur Ambérieu  à 16h45. Pas la peine d’arriver trop tôt par ce temps, le départ se faisant depuis le site de moto-cross en plein bois. Arrivée à 17h30 et le décor est déjà en place : la gadoue la gadoue la gadoue : une petite chanson me trottine dans la tête, avant qu’elle ne trottine dans nos pieds.
Sur place je rencontre les kikourous de l’Ain : Gibus dont l’accoutrement me fait hésiter : ou il fête son anniversaire ou il souhaite s’alléger un peu pour flotter sur l’eau. En réalité les gros ballons gonflés dans son dos le transforment en monsieur « 1h30 ». Et comme les ballons ne sont pas gonflés à l’hélium, il va en baver comme tout le monde. Je rencontre Mamanpat, Francis, looping01, Lucougar. Après un petit échauffement, histoire de se mettre dans le bain de boue - alors que généralement on se met dans le bain couché ? – nous voilà tous agglutinés sous la banderole, futurs « pataugeurs » sur
Les grangeons . Je sais que ça va partir vite, un rapide coup d’œil sur les résultats des inscrits m’a déjà impressionné, car pour cette dixième édition l’organisation a invité tous les gagnants des éditions précédentes. Que du beau monde au départ, parce qu’à l’arrivée on ne sera plus guère présentables.
A 18h45 c’est parti et dès les premiers mètres je perds espoir de rentrer propre. Ca gicle de partout, au sens propre (si l’on peut dire) comme au sens figuré : chacun essaie de bien se placer avant les 5 bornes de descente. Je passe vers les trente, vire à la corde en m’aidant d’un grand poteau de ferraille assez peu pratique, une chicane et on attaque par un chemin un peu montant. Le premier km est annoncé -120 m plus tôt que mon GPS – j’ai droit à un spectacle de danse d’un concurrent qui réussit de justesse sa  sortie d’exercice et je commence à plaindre ceux qui n’ont pas les chaussures trail. J’hésite à regarder les chronos à chaque km, pour ne pas me faire peur, et surtout ne pas aller parterre. Toutefois, malgré quelques petites relances, le chrono affiche 20 minutes au 5ième km, un truc de ouf sur des chemins pierreux ou gorgés d’eau. Au 2ième ravito, le bénévole ne lâche pas la bouteille et je guette avidement mon voisin pour quémander  quelques gorgées.  C’est chose faite et cela me rassure car maintenant on va attaquer les choses sérieuses après une dégringolade du point 410 au point 270 en 5 km. Des petites montées successives avant d’atteindre le pied d’une première bosse plus marquée. Plusieurs concurrents me passent, je sais que je manque de jambes sur ce terrain, mais ne m’inquiète pas car au km 11,5 et 13,5, il reste encore deux belles  bosses. Pour l’instant c’est la vie de château, avec une belle montée directe dans le parc puis en prairie. Ensuite la première montée jusqu’au point 350. Plongeon jusqu’au point 270 avec un véritable ruisseau vers le 9ième km. Enfin la fameuse montée st Germain, qui habituellement se fait en plein soleil. Aujourd’hui le soleil est tombé en morceau et ruisselle à nos pieds, mais la pluie nous a laissé partir sans nous accompagner. Un coup d’œil sur la plaine de l’Ain  et la gare de triage d’Ambérieu, mais pour l’instant il vaut mieux pas sortir des rails.. Passage aux Arraines, mais la mise à mort n’est pas encore là, bien que certains commencent à rendre l’âme dans la montée. Sortie au point 400 et nouvelle plongée, non vers la rivière mais vers  la lac bleu. La descente est déjà réputée technique, aujourd’hui elle est carrément périlleuse. Puis du point 320 après un charmant petit pont de bois, nous voilà parti par les sentiers boisés à l’assaut de la Citadelle situé au point 420. La deuxième fille est aussi parti à l’assaut de la première féminine, qui malgré mes encouragements, jette les armes et ne pourra reprendre sa première place : une belle bataille menée, semble-t-il depuis le départ qui sourira à la brune, laissant la blonde grimaçante dans la montée. Je reprends quelques places et la dernière montée me semble plus facile que prévue. Reste les derniers 750 mètres dans les sentiers boisés, où la luminosité déjà faible me piège dans une véritable fondrière : une bonne trentaine de profondeur d’où je retire vivement le pied ….et la chaussure ! Ouf , mais je ne serais pas le seul à me faire piéger, poussant quelques spectateurs à se placer  en avertisseur de ce cloaque. La ligne est bientôt là, et j’en termine en 1h14 mn 63ième place et 8ième V2, bien placé entre la première et la deuxième féminine. Nous filons aux 4 douches disponibles, crotté jusqu’aux oreilles ! Non sans plaindre les suivants qui  vont arriver, pour certains à la nuit tombée, la plupart sans frontale. Un petit café, une petite bière et nous renonçons, compte tenu de la météo à rester au repas bugiste et à la remise des prix. En tout cas sans regret d’avoir défier la pluie sur un circuit presque exclusivement sur chemin,
Bienvenue dans le Bugey ! En espérant un départ avancé, afin d’éviter à certains concurrent les affres de la nuit.

 

5 commentaires

Commentaire de Stéphanos posté le 07-09-2008 à 00:35:00

bravo Michel,beau récit bien écrit! et trés lucide pour distinguer la blonde et la brune des deux féminine! bien encadré Michel! lol
à bientot

Commentaire de Mamanpat posté le 07-09-2008 à 14:17:00

Bravo Vial ! Super chrono et quelle lucidité !
Moi j'ai regardé ma montre à chaque kilo mais je n'ai vu aucun grangeons et n'ais pas autant enregistré le profil du parcours !!!!

Ravie de t'avoir revu !

A la prochaine

Pat

Commentaire de laurentdu01 posté le 07-09-2008 à 18:37:00

bonsoir Vial et merci pour le récit.j ai à peu près fais la meme course que toi,mais j ai un peu craqué sur la fin, et finis en 1h17 et 96 ème sans connaitre le parcours.Par contre je n arrive pas à voir un seul kikoureurs, snif.il faut que j achéte un buff...

Commentaire de franciss posté le 07-09-2008 à 21:09:00

Dommage pour le repas...on aurait pu échanger un peu...en tout cas, bravo pour ta perf et bien des choses pour le semi de Lyon.

A+

Commentaire de Gibus posté le 08-09-2008 à 12:42:00

Bravo Michel
t'as bravé la boue et assuré.
Pour l'horaire y a plus de question a se poser car c'était l'unique fois que cela se produisait le soir. L'année prochaine ça sera le dimanche avec les marcheurs, comme d'hab.
Par contre, d'après les prévisions météo, en septembre 2009, il aura plu toute la journée et le parcours sera blindé de boue (comme d'hab) :-(

a+

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