Récit de la course : La Course des 2 Forts d'Irigny 2008, par vial

L'auteur : vial

La course : La Course des 2 Forts d'Irigny

Date : 4/7/2008

Lieu : Irigny (Rhône)

Affichage : 1097 vues

Distance : 11.75km

Objectif : Pas d'objectif

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l'attaque des deux forts: une approche mouvementée

Grand jour de départ sur le Sud et La Course des 2 Forts d'Irigny, 2008 . Donc prudence pour rejoindre Irigny situé au sud de Lyon. Je quitte direct le bureau récupérer à son domicile un collègue bien courageux.. Course du soir sur un profil un peu accidenté, pour le grand costaud qu’il est, et tout juste remis d’un arrosage de ce midi. Il s’est bien ravitaillé, surtout bien hydraté ! Ce qui signifie biens sûr beaucoup de bouchons. Ceux que l’on aime, pas ceux auxquel nous tentons d’échapper en ce grand départ de vacances. Pour éviter de voir rouge comme le classement de bison futé, je recherche les petits itinéraires pour arriver sans trop d’encombre à Irigny, charmant petit village perché sur un plateau au milieu des vergers. Balisage impeccable pour nous guider à la sortie du village, parking bucolique dans les prés, sans « s’embourber » malgré le déluge de la veille sur la région lyonnaise. Je file vers Le Sémaphore pour le retrait des dossards. Mauvaise surprise, je ne suis pas sur les pré-incrits, j’ai filé ma licence à un pote de Association feyzinoise d'athlétisme et je n’ai pas de certificat sur moi. Aucun des coureurs de Feyzin n’est inscrit. Je n’ai pas le numéro de portable du copain qui n’est pas encore là, et suis incapable de dire le lieu de mon inscription ! Panique à bord, courant de responsable en responsable pour accéder au système informatique retrouver le numéro de licence. Je fais des signes désespérés depuis le sémaphore pour retrouver les potes de Feyzin dans la même m…. que moi, mais plus organisé car ayant leurs papiers et monnaie sur eux. On règle les inscriptions alors qu’autour ça grogne : je ne suis pas seul dans ce cas (ou ce caca). Après explications avec mon pote, il nous a bien inscrits, mais pour une sombre histoire de redescente informatique, la liste des pré-inscrits n’était pas à jour, et nos dossards initiaux étaient bien prêts ! On nous rembourse. Je vais me changer : demi-tour le speaker m’appelle pour noter mon numéro de dossard. Ok mais avec un micro baladeur « où es tu ? » » Promenons-nous dans le stade pendant que le speaker y est pas, si le speaker y'était il me noterait Speaker que fais-tu ?. Je cherche le numéro de dossard de Michel VIAL ». Et voilà une demi-heure de prépa partie en fumée. J’ai eu bon nez de partir très tôt, et pour une fois je remercie les risques de bouchons sur la route.
Nous partons en échauffement à peine 20 minutes avant le départ ! A la reconnaissance du premier km. Dans le premier chemin c’est champ de mine, les pluies abondantes de la veille ont laissé des traces, et par endroit ça passe un par un. Retour à la case départ (sans toucher 200 francs : on nous a déjà remboursés et sommes à l’heure de l’euro et du départ). Je tente 2 accélérations et hop sur la ligne, à l’heure même où bibiche vient de m’envoyer les premières nouvelles de son installation depuis Nouméa. Quelques secondes pour parcourir des milliers de km, : ah si nous pouvions aller aussi vite qu’internet !
Et hop c’est parti, vite comme d’hab car après 300 m de bitume on vire à droite sur le chemin. Je suis bien placé vers la trentième place devant un groupe, et gère bien les trous d’un véritable champ de mine. Derrière certains font « grise mine » car ils se sont fait coincés et dans les passages étroits ça risque de patauger. De nouveau le bitume sur un petit faux plat montant et la course se cale. Petite route et chemin alterneront avant d’aller « attaquer » le fort. Premier ravito et j’écoute les gars se motiver pour l’accueil d’un gros peloton : serais-je suivi ? Un petit coup de mine pour avoir confortablement un gobelet d’eau car derrière ça va être la foire d’empoigne.
Au 3ième km je commence à sentir les brulûres de frottement à l’intérieur des cuisses : prix à payer d’un départ précipité sans avoir eu le temps de me passer de la crème anti-frottement. Nous sommes un petit paquet de trois ou quatre à bagarrer. Bientôt se joint à nous Stéphane et Nono, de Feyzin.Stéphane va bien et file petit à petit. Nono et ses grandes jambes fait le yoyo, accélère au pied des montées et coupent les gaz au bout de 10 mètres. Nono faudra que tu viennes en trail avec moi pour apprendre. Bientôt il ne sera plus « à prendre » car il va aussi me décrocher. On passe un carrefour envahi de spectateurs enthousiasmés et après avoir fait le tour du fort, fort bien engazonné d’ailleurs, retour au carrefour et je comprends pourquoi tant de monde derrières les barrières. Mais je suis du bon côté de la barrière car en face les gars va falloir vous « fader » le fort. On reprend le bitume, 15, 15.5 , 16 km à l’heure : vitesse en direct grâce à l’entraineur de Patricia qui mérite son dossard n° 1 puisqu’elle finira (comme souvent) première féminine. Je connais bien Patricia, l’encourage de la voix car je la sais derrière nous depuis un paquet de km. Mais je ris sous cape quant, son entraineur lui ayant annoncé qu’elle venait de passer la dernière bosse, je découvre au gré d’un virage une nouvelle (et vraie dernière ) bosse. Ca râle sec derrière, l’entraîneur doit se faire tout petit sur son vélo ! le stade est en vue, un virage à gauche et un profil un peu descendant, nous sommes quatre, un décroche avant l’entrée du stade. La petite grimpette et c’est la course des deux forts. Je mets une mine dans la grimpette et passe les deux forts de devant. Tout en tirant bien sur les bras, selon les conseils de Daniel mon entraîneur. Deux places de gagnées. Et une 41 ème place en 47mn 47 s , soit 11 s derrière Nono. Mon fils m’ a annoncé ses résultats du bac 3 heures avant le départ : mention assez bien. Par contre le père arrive sans mention, 5ième V2. Petite récup avant la remise des prix et la tombola. Dure vie pour les maires du coin, après celui de Brignais qui, pour La Nuit de la Saint Jean avait du nous rejoindre à 4 heures du matin, celui d’Irigny devra nous accompagner jusqu’à plus de 23 heures. Pour la cérémonie d’une course sympa, légèrement allongée cette année (11km 840 au GPS), parmi les vergers de l’ouest lyonnais.

4 commentaires

Commentaire de gdraid posté le 05-07-2008 à 21:34:00

Récit sympa vial, d'une course sympa, qui a failli n'être pas sympa, du tout, quelques instants avant le départ !
Bravo pour ta course rapide et ton bon classement.
JC

Commentaire de Mamanpat posté le 06-07-2008 à 11:51:00

MdR ! Je retiendrai le coup de l'hydratation et des bouchons !!!
En plus je me découvre 1ère féminine, c'te classe... ah bon, ok dans une autre vie alors !

Bravo et merci !

A bientôt

Pat

Commentaire de Gibus posté le 06-07-2008 à 22:00:00

Beau récit encore
Quels préparatifs avant le départ
presque un fiasco
Heureusement belle course ensuite
a bientot

Commentaire de DOUDL posté le 07-07-2008 à 09:33:00

Bravo vial, c'est bien 5èmeV2 et ton temps est très bon vu le profil valloné de cette course de vitesse sympa pour cloturer la saison.

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