Récit de la course : La Foulée Cap Montas - 14 km 2008, par fretless

L'auteur : fretless

La course : La Foulée Cap Montas - 14 km

Date : 22/6/2008

Lieu : Montastruc La Conseillere (Haute-Garonne)

Affichage : 2291 vues

Distance : 14km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Coup de chaud à Cap Montas

Combien va –t-on être à se plaindre de la chaleur de ce premier week-end dans nos CR ? Combien ont eu un coup de chaleur ? Combien ont vomi ? Combien en ont chié (au sens propre-si l’on peut dire- comme au figuré) ?

Beaucoup, j’imagine, mais en même temps on l’attendait depuis si longtemps ce soleil et cette chaleur.

C’est vrai qu’on n’a pas dû faire du bien à nos organismes, passant d’octobre à août direct…

 

En tout cas, je peux dire que j’ai pris un sacré coup de bambou dimanche dernier dans la forêt de Buzet (forêt de chênes pas de bambous). Et ce n’est pas que la faute de la chaleur, j’assume.

OUI, j’ai couru comme un c….

Certes il faisait chaud, mais cette course n’était absolument pas un objectif, alors pourquoi aller se mettre dans le rouge comme ça ? Et quand je dis le rouge, ça devait même être carrément  l’écarlate.

Peut être que je voulais simplement séduire ma belle, qui m’accompagnait exceptionnellement sur une course, parce que c’était pas loin, pas long, pas trop tôt, et que c’était bien pour sa petite de se promener en forêt.

 

La foulée Cap montas (à qques kms de Toulouse) dans la forêt suburbaine de Buzet, qui avait délaissé le temps d’une matinée, les promeneurs de la banlieue nord de Toulouse pour les runners. Oui, runners, car même si on était sur une course nature, on voyait bien dans les tenues, qu’on avait plutôt à faire à des « bouffeurs » de bitume qu’à des trailers.

  Hommage aux bénévoles

 

Donc dans les 500 runners venus courir 7 ou 14 km pour la performance, le plaisir mais aussi pour Hôpital sourire. Au moins que notre bonheur (de courir) servent à d’autres qui en ont bien besoin.

 

Concentré le gars, un peu trop même.

 

D’après les résultats de l’année dernière, je m’étais dit que je pouvais finir en 1h07-1h08 vu le parcours et le dénivelé.

Mais allez savoir pourquoi, je suis parti sur une base semi, alors que je sentais que j'étais juste, puis j'ai accéléré entre le 3 et le 5 (premières côtes-quand je dis que je suis c..).

On repasse vers la ligne de départ/arrivée, plein d’applaudissements, dont ceux de mes 2 admiratrices préférées, qui te font aller encore un peu plus vite. Puis suit une longue descente régulière, où on peut se détendre et récupérer un peu.

les 2 premiers Belgarric et Soudjae

Méga respect-L Lafforgue 7ème au scratch

 

Après ZE côte du 7ème (le mur comme dit le commentateur), ai commencé à gérer, entendre ralentir (tu parles… trop tard, regarde ta tête sur la photo-j’avais de toute façon plus le choix et puis ça fait moins looser de dire ça que de dire  « j’étais cuit et j’ai regardé les autres coureurs me passer »)

 

Et au 11ème l'explosion, "le bouchon du radiateur qu'a pété", un éléphant qui s’assoit sur ta potrine, les poumons qui s’enflamment, la tête dans l’étau, les bras qui touchent par terre.

J'ai marché 2 ou 300 m., puis suis reparti jusqu'au ravitaillo (t’as raison taïau, taïau c‘est l’hallali) du 12ème - eau, coca - encore marcher un peu, puis suis reparti avec un petit groupe de 3 qui me lâcheront dans le dernier kilo, mais qui m'ont bien aidé à terminer.

 

Je passe la ligne d’arrivée, j’entends le speaker annoncer le 93 ème, je me liquéfie, d’après les résultats de l’année dernière je me situais dans les 50èmes. Mais tout de suite, une voix féminine me dit « non, non, monsieur, vous êtes 63ème », ah c’est déjà mieux.

Je redresse les yeux, et là à 20 cm de mon visage, un micro, celui du speaker qui me pose les éternelles questions sur le parcours, le mur, l’organisation……ben c’est pas si facile d’être original dans ses réponses quand on est épuisé, donc au bout de la 4ème ou 5ème question entre deux halètements j’ai conclu ma réponse par un merci et suis parti me ruer sur les boissons du ravitaillement. Seul regret, y avait bien une tireuse à bière, mais même si le demi était pas cher, j’avais pas prévu de prendre de monnaie dans mon short (c’était super la bière gratuite pour les coureurs au trail des forgerons).

 

Au final, je perds (que) 3'30 par rapport à ceux avec qui j'étais au 7ème km pour finir sous 1h09 (c'est pas si dramatique) et alors que je croyais avoir perdu une 30aine de places, d’après les photos prises en haut du « mur », je n’aurais perdu que 13 places. C’est fou ce que l’amour propre est trompeur.

 

 

Bravo pour les organisateurs, un savoir faire certain, et cet engagement pour les enfants en hospitalisation. Le balisage était parfait (un peu trop même), j’ai rarement apprécié autant l’annonce des kilomètres (surtout les 5 derniers) en course nature.

 


  Et en plus ça a servi à quelque chose….

 

 

 

Une course à faire, et à refaire.

 

A l’an que ven.

 PS : J'espère que les organisateurs ne m'en voudront pas d'utiliser les photos (bravo le photographe) en accès libre sur leur site.

http://www.capmontas.fr/index_fichiers/fouleecapmontas.htm

 

 

 

2 commentaires

Commentaire de francois 91410 posté le 27-06-2008 à 16:10:00

13 places perdues ou gagnées, était-ce le plus important dans cette course ?! on s'est tous fait piégé par une certaine gourmandise en début de course ....

En tout cas, courir comme un c.. doit rendre humble, ou alors c'est à n'y plus rien comprendre !
Merci pour ce CR et bonne récup

Commentaire de breizhania posté le 29-06-2008 à 22:25:00

c'est vrai que les coups de bambou nous attendaient derrière chaque bosquet dans cette forêt ;-)... quelle côte avant le 10è km !!!
mais chapeau quand même pour ton temps !

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