Récit de la course : Transju'Trail - 67 km 2008, par legg

L'auteur : legg

La course : Transju'Trail - 67 km

Date : 1/6/2008

Lieu : Mouthe (Doubs)

Affichage : 1203 vues

Distance : 67km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Le récit

La Transju-Trail

 

Le 01juin 2008, 67 km de Mouthe à Lamoura, sens inverse de la célèbre Transjurassienne.

Je ne suis pas Franc-comtois de naissance, mais ici on ne peut pas ne pas connaître la Transjurassienne . Et quand on aime les sports nature, c’est une épreuve à faire. Pour ma part ce n’est encore qu’un mythe, pas encore aguerri au skating, je n’ai pas osé faire Lamoura Mouthe (il faut que je me dépêche avant que la neige ne disparaisse définitivement du Jura).

 

Alors quand j’ai entendu parler de la Transju-Trail à l’automne dernier, je me suis dit que je ne devais pas la louper. Mais des contraintes familiales ne m’ont pas permis de faire partie des heureux et surtout rapides inscrits sur le parcours long.

Je ne dois « mon salut », qu’à un très gentil kikoureur blessé, qui m’a gentiment cédé son dossard : MERCI LEXAV.

 

La Transju-Trail est donc ma seconde course de l’année, en préparation de l’UTMB, 1 mois après le trail des forts de Besançon, que j’ai fait sans préparation au sortir d’une blessure.

Ca allait donc être un bon test sur une distance déjà conséquente.

 

Samedi 30 mai, tout est prêt, après avoir hésité entre hébergement, camping, et déplacement de dernière minute (1h30 de route), j’ai décidé de faire du camping-scenic. Donc petit repas le soir en famille puis je prend la voiture. A 22h30 je suis à coté du terrain de foot de Mouthe, et à 23h je suis sur le matelas gonflable que j’ai installé à l’arrière du scenic . Mais comme je le craignais, le sommeil ne vient pas, l’excitation est trop grande.

 

4h du mat, ça sonne ! Petit déj rapide, habillage rapide et je vais retirer mon dossard.

J’échange 2 mots avec Nicolas qui prépare aussi l’UTMB, qui est bisontin et que j’ai rencontré sur le Trail des Forts.

Je récupère le tout, avec le cadeau de l’inscription que je prends trop petit (Craft taille vraiment petit)

Je boucle les derniers préparatifs et en avant pour la zone de départ. Il fait frais mais pas trop, pas besoin de veste qu’il aurait fallu retirer rapidement en montant dans les tours.

 

5h c’est parti ! Je suis super content d’être là, et assez zen malgré un entraînement peut-être un peu léger. J’ai pas trop de doutes, et à ce moment là, c’est sûr je serai à Lamoura dans XX heures.

 

Je pars tranquille, mon seul objectif est d’arriver donc je vais ménager la monture.  Après quelques minutes je rattrape Nicolas et Julien au bas de la première montée. Je suis étonné de voir Julien partir si cool alors qu’il a la caisse. En fait il fait la course en tant que podologue sur le terrain, donc pour lui pas d’objectif chrono. On commence à discuter et on perd Nicolas. En discutant, le temps passe vite et nous voilà déjà au pied des tremplins de Chaux Neuve, 1ère difficulté. Je monte cool alors que Julien prend de l’avance ….. En fait c’est pour me prendre en photos dans les marches. Il y va vraiment tranquille. Puis il reprend son vrai rythme pour voir un peu comment ça se passe.

 01062008247.jpgVue du haut des tremplins 

Passé les tremplins, nous voilà en direction de la Chapelle des Bois et la seconde difficulté, l’ascension de La roche Champion. Je continue à mon rythme, sans forcer, en marchant des que ça grimpe et en faisant attention à bien boire et m’alimenter puisque je sais que je consomme pas mal et que ça me joue souvent des tours.

 

Je retrouve Julien au bas de La Roche Champion mais pas pour longtemps car on ne monte pas au même rythme. Il m’attends à nouveau au niveau de la croix qui domine La Chapelle des Bois. C’est un peu gris mais la vue est belle et on devine la suite du parcours.01062008249.jpgAprès les lacs c'est Bellefontaine et dans le trou au loin Morez

 

On repars tous les deux sur un sentier très sympa, plus ou moins technique, mais que je trouve bien plus agréable que les gros chemins roulants du début.

 

Puis on attaque la descente sur Bellefontaine sur un terrain très gras qui va me jouer un vilain tour. Comme souvent dans les descentes un peu grasse , les appuis sont peu sûrs , et j’ai perdu les miens dans une zone bien boueuse qui a entraîné une chute assez lourde sur le coté. Check-up rapide, RAS, juste petit bobo au niveau du coude mais rien de bien méchant. Je repars donc en faisant un peu plus attention.

 

On passe Bellefontaine, Julien s’échappe à nouveau, on se reverra à Morez.

 

La portion Bellefontaine Morbier se révèle aussi très sympa sur un sentier souple mais pas trop gras qui ne cesse de monter et descendre. Cependant pour moi ça commence à aller moins bien et des douleurs apparaissent au niveau des tendons, surtout de la jambe droite avec plus ou moins une sensation d’engourdissement. Et ces sensations désagréables vont s’accentuer au fur et à mesure.  Premier gros doute, la descente sur Morbier, pas technique car sur un chemin large mais très raide, et là ça devient galère, j’ai super mal et je suis à la peine pour descendre. Je commence à me dire que je vais arrêter à Morez.

 

Puis après le ravito de Morbier, ça va mieux, je négocie correctement la bonne montée qui suit et sur le plat, quand je marche je n’ai pas de douleur. Mais des que je veux trottiner, je fais quelques mètres et je suis a nouveau obligé de marcher. Très frustrant dans la descente sur Morez qui pas intéressante car avec beaucoup de bitume mais qui permet à tout le monde de dérouler, tout le monde sauf moi qui dois être le seul à marcher sur cette portion.

Le seul, en fait pas tout le long car je viens d’être rejoint par Nicolas qui s’arrête et qui fait la descente avec moi en marchant et en discutant. Sympa !!!

 

Ravito de Morez, la mi-course. La question se pose, est-ce que je m’arrête ou est-ce que je continue ?

En fait dans la tête ça va bien, la glycémie est au top et ça m’em…..de de m’arrêter maintenant. Donc, ce n’est peut-être pas raisonnable mais je vais essayer d’aller au bout.

Nicolas repart avant moi.

Je retrouve Julien et fais à cette occasion la connaissance d’un Kikoureur , Yoyobesac . Super sympa, je ne le connaissais qu’a travers le forum de Kikourou et là je m’aperçoit qu’on a le même podologue et qu’on a une connaissance en commun (Salut Stéphane !) et peut-être d’autre du coup ?

 

Je reprends donc la route, faut pas que je traîne parce qu’à mon rythme ça va être long et je voudrais bien passer toutes les barrières horaires.

Sortie de Morez ça monte sec, m’en fout car je monte assez bien et j’ai pas mal.

01062008251.jpg Belvedere sur Morez

 

Après ça se complique, ça devient plus roulant et j’ai abandonné l’idée de trottiner.

 

Yoyobesac me double juste avant Les Rousses, puis je le retrouve au ravito. Je bois un coup et je trace.

 

La portion Les Rousses – Prémanon me plait encore, ça descend et ça remonte.

 

Par contre après Prémanon, j’en ai marre, je trouve le temps long, c’est une longue portion roulante que je trouve sans intérêt (même en forme).

 

J’arrive enfin à Lamoura, mais ce n’est pas fini pour autant. Il reste le massif de La Serra.

Je devrais me réjouir, ça va monter mais la lassitude, la fatigue et les douleurs maintenant très présentes me donneraient plutôt envie d’arriver maintenant.

Mais bon je vais pas jeter l’éponge maintenant, alors je m’y attele.

Comme précédemment la montée se passe pas trop mal , mais reste difficile. Après grosse galère pour descendre la piste rouge, puis longue descente ou j’aurais aussi aimer trottiner mais ou je me traîne. Je fais un petit bout de chemin avec un coureur encore plus mal en point que moi puis dans la dernière descente me fait doubler par un gars qui a encore pas mal de jus.

 

Enfin le lac, j’arrive après 11h 43 d’effort. Content d’être là mais un peu frustré que ça se soit passé comme ça .

 

C’est une belle épreuve, assez dure qui mérite quelques petites améliorations sur certain points (les ravitos, un peu moins de bitume)

 

J + 2 : Bonne grosse fatigue. J’ai consulté mon médecin du sport concernant les douleurs. La cause vient de la chute dans la descente sur Bellefontaine. Bien que peu douloureuse sur le moment elle a provoqué un déplacement du bassin qui a mis en tension les chaînes musculaires et en particulier les tendons avec apparition d’une inflammation, ce qui explique les douleurs dans les descentes et en trottinant, et la sensation d’engourdissement.

  

2 commentaires

Commentaire de jepipote posté le 06-06-2008 à 09:31:00

comme c'est chiant de pas pouvoir relancer quand on veut, j'ai connu la même chose sur le 33kms.
bonne récup à toi.

Commentaire de seapen posté le 06-06-2008 à 10:09:00

Merci pour ce récit que j'ai trouvé agréable à lire. Ta description des lieux et de tes sensations sur les différents parties du parcours me donne une vision claire de ta course. bravo pour ce que je vois comme une performance malgré certains moments un peu pénibles qui n'ont pas réussi à ternir l'ensemble. Bravo et salut.

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