Récit de la course : Marathon d'Azay le Rideau 2008, par La Tortue

L'auteur : La Tortue

La course : Marathon d'Azay le Rideau

Date : 27/4/2008

Lieu : Azay Le Rideau (Indre-et-Loire)

Affichage : 1652 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Battre un record

5 commentaires

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Enfin du soleil ! Peut être un peu trop, on est jamais content ;-)

CR marathon Azay le Rideau 2008

 

Salut les copains,

 

Je vous ai laissé, il y a 8 jours, après un stage avec le Papy d’1 semaine dans le Verdon avec un final dantesque au Ventoux. A l’issu de cette semaine un poil chargée, j’étais en super forme pendant 2 ou 3 jours, puis j’ai été naze tout le reste de la semaine. Mercredi, j’ai fait un test 3x2000 en 5’10 au km avec de très très mauvaises sensations dans les jambes.

 

Ainsi, pour terminer cette phase de préparation foncière de 6 mois déjà, on avait programmé ce marathon d’Azay le rideau. Sur la forme de mes courses de mars (10 km et semi avec records battus), on a tablé avec le Papy sur 3h40. Objectif qui me parait très faisable et que j’espère secrètement améliorer une fois le semi passé si les jambes sont bonnes, pour un negativ split que j’ai toujours réussi sur toutes mes dernières courses (UTMB compris), car c’est comme ça que j’aime la CAP, quand on est maître de la gestion de son effort et non le contraire.

 

Après une pasta party sympa et très bien organisée puis une nuit agitée au camping, nous nous retrouvons parmi 350 partants environ avec le papy, le Chacal et domdom g (sympathique kikoureur déjà aperçu au Médoc) sur la ligne de départ, devant les grilles du superbe château (mon préféré de tous les châteaux de la Loire, à l’architecture très délicate, moins « bling-bling » que celle de Chambord et dont le reflet dans les méandres de l’Indre sont magnifiques sous le soleil).

 

Contrairement à mes mauvaises sensations de mercredi, les premiers km se passent très bien. Je suis tout de suite dans l’allure et je tourne en 5’05/5’15 au kilo comme une horloge. Passage en 25’50 au km5 et 52’05 au 10 km. Pile poil comme prévu. MAIS, car il y a un mais, depuis le km7 environ, je sens une lassitude morale et surtout physique, j’ai déjà les jambes un peu dures et je suis déjà à la bagarre avec mes papattes. Cagouille41 (autre sympathique kikoureur déguisé en semelle orthopédique ;-) ) me rattrape et sa compagnie me permet de passer quelques bons moments qui me font trouver le temps moins longs. La prudence voudrait que je lève franchement le pied, mais je décide de continuer sur ce rythme que je tiens d’ailleurs sans aucune difficulté cardio-respiratoire, plaisantant même souvent avec les rares camarades de jeu qui me doublent ou que je rattrape. Km 15 en 1h18, toujours bien dans le rythme, mais les jambes sont toujours aussi dures.

 

Km 17, magnifique passage façon marathon du médoc avec dégustation (que je zappe) et orchestre folklorique dans les jardins du Château d’Ussé où je m’arrête même faire la bise à la Belle au bois dormant qui était bien mignonne et bien réveillée ;-) Juste après, je fais encore le clown devant le photographe, mais je sens que les jambes sont lourdes.

 

Je passe le semi en 1h50, exactement dans le temps prévu, puis le km 25 en 2h05 ; toujours dans le timing mais je n’arrive plus à lever les genoux. Je raccourcis la foulée au maximum et augmente la fréquence, mais les km commencent à être de plus en plus longs et lents. Les premières chaleurs de la saison commencent à faire des dégâts énormes sur des organismes pas encore habitués et malgré le peu d’inscrits, je remonte un maximum de concurrents à l’agonie dès le km 25. Depuis le début, je trempe la casquette façon toutou dans tous les baquets d’épongeage pour éviter la surchauffe de ma carapace qui apprécie très moyennement le choc thermique entre aujourd’hui et la tempête de neige de vendredi dernier au Ventoux.

 

Passage des 30 km en 2h39, je tourne désormais en 5’30 au km environ et je sais que le chrono ne sera plus réalisable, mais je décide à aucun moment de marcher malgré la tentation qui est de plus en plus grande. Une autre course commence, et je décide de me faire une course au mental. J’essaie de positiver car, après tout, ce sera une forme d’entrainement qui me servira certainement pour des échéances futures. Jusque là, j’ai trouvé le paysage très agréable, entre Indre et Loire, avec des prés verts tendres contrastants avec les champs de colza et des passages sympathiques dans les petits villages où le public n’est pas très nombreux mais très chaleureux. Mais à partir de ce moment là, je vais garder les yeux bas, rentrer dans ma bulle et ne plus regarder que les quelques mètres de bitumes devant moi, à l’écoute de mes jambes et curieusement, je m’ennuie moins que tout à l’heure où j’étais bien ?

 

Passé le km 32, le compte à rebours des km restants à 1 chiffre est commencé. Jusqu’à l’arrivée, je vais ainsi tourner en 5’30 et 6’15 en fonction des ravitos où, sans m’arrêter mais en trottinant tout doucement, je prends de plus en plus de temps.

 

Pendant au moins les 2/3 de la course, j’ai été seul, sans paquet à qui m’accrocher, ni de Mogwai à qui j’ai beaucoup pensé car il aurait su trouver les mots ou les silences d’ailleurs pour me relancer. Seule la compagnie de Cagouille avec qui j’ai fait plusieurs fois l’élastique a rompu mes longs moments de solitude. Cela dit, c’est normal de voir aussi peu de monde sur un marathon où il y a si peu d’inscrits et je m’y attendais. Autant cet état de fait m’a gêné jusqu’au km 30, autant sur la dernière heure, je vais être tout seul dans ma bulle et ça ne me dérangera pas et je ne serais pas très disert avec les compagnons d’infortune que je rattrape et qui s’accroche quelques hectomètres à ma « foulée ». Ce qui me remonte le moral, c’est que l’arrivée se rapproche et que malgré mon allure faiblarde je ne me fais jamais rattrapé, signe que les autres sont encore plus cuitos que moi ! Les effets du soleil, je pense…

 

Km 36 en 3h07, km 40 en 3h37, je maintiens mon petit rythme mais je ne craque pas ; et pourtant je crois que j’en ai rarement été aussi prêt sur une course. Je jette à peine un oeil aux machines anciennes du musée Dufresne et je raccourci encore la foulée pour monter la « côte » pour rejoindre la route et nous voilà quelques km plus loin dans les rues d’Azay. Comme le souffle est toujours aussi impec, j’essaie de relancer pour passer quand même sous les 2h50, mes des crampes aux mollets calment mes ardeurs, et je garde toujours ma petite foulée rasante pour finir en 3h50’15’’. Mort de chez mort !

 

Le papy est là tout fringant et son sourire me laisse à penser qu’il est content de sa performance et qu’il a des réponses à ses soucis gastriques. Le chacalounet a la mine bien fatiguée et semble avoir eu de mal à encaisser un deuxième marathon en 3 semaines. Arrive Cagouille quelques minutes après moi, lui aussi a pas mal souffert de l’accumulation des courses ces derniers temps.

 

Je mange plein de délicieux petits sablés et, alors que je m’apprête à quitter la zone d’arrivée, je dois m’assoir quelques minutes car mes jambes ne me portent plus et la douleur dans les cuisses me portent sur le cœur et je suis à la limite du malaise. Enfin, une tortue, c’est coriace et quelques minutes plus tard je peux finalement retourner sans trop de problème avec le papy au camping pour une bonne douche et un retour à la maison suffisamment tôt pour profiter des derniers rayons de soleil en famille.

 

Bon pour le record sur marathon, il faudra réessayer….Plus tard ! En le préparant spécifiquement cette fois car c’est quand même une course qui ne s’improvise pas, en arrivant avec beaucoup plus de fraîcheur et non pas comme aujourd’hui où c’était une course de préparation après un stage un poil crevant quand même ! En effet, je ne pensais pas recourir sérieusement un marathon, mais je ne voudrais pas rester sur un échec avec un positive split de 10’ qui me ramène plusieurs années en arrière comme un jeunot inexpérimenté.

 

Au fait, la semaine prochaine, ça y est, je fais mon premier tri ! J’appréhende un peu, mais je vous raconterais, si la tortue a su rebondir ! zboing ! ;-)

 

Kenavo les poteaux !!!

5 commentaires

Commentaire de l'ourson posté le 27-04-2008 à 23:08:00

Ah ben t'as pô perdu d'temps !!... déjà ton CR sur Kikourou :-) Chui désolé d'avoir déclaré forfait à cause de ma papatte avant gauche qui n'en finit pas de guérir ;-((... en attendant, un bon cru du Médoc t'attend mardi à la maison avec le Chacal de passage à Nantes :-)) Cela va te remonter le moral j'en suis sûr ;-))
L'Ourson_clap_clap_la_Tortue

Commentaire de domdom g posté le 28-04-2008 à 07:57:00

bjr la tortue

felicitation pour ton chrono,moi je suis arriver en un peux plus de 4h16.sinon ce fut un plaisir de te croiser a nouveau ,je te souhaite bon recup et a bientot sur une autre course.

domdom

Commentaire de kikidrome posté le 28-04-2008 à 12:24:00

Bravo pour ce marathon au mental... je penserai à toi dimanche prochain car si je me remets de mes 3 semaines d'inactivité totale et d'attaque de virus, je ferai aussi mon premier tri !

Commentaire de cagouille41 posté le 28-04-2008 à 20:13:00

Très content d'avoir partagé ces quelques moments avec toi. On a tous les 2 un peu souffert de la chaleur et de l'accumulation des courses, mais je suis quand même reparti au boulot en courant aujourd'hui...
Bonne récupération à toi. En ce qui me concerne je vais souffler un peu jusqu'à mon prochain marathon le 25 mai.
Au plaisir de te recroiser à nouveau.
Jean-louis

Commentaire de LtBlueb posté le 30-04-2008 à 16:02:00

désolé mon grand , je manque de créativité en ce moment alors je vais réutiliser mon msg sur la ML :))

vrai final de tortue : de la niak et avec la tête :)) j'en connais un paquet qui au 32ème km aurait mis le clignotant en constatant que le record passait à la trappe :))) respect !!

en tout cas on ne m'enlèvera pas de l'idée qu'avec ta caisse du mois de mars (et notamment tes perfs sur 10km , 44'30, et semi, 1h39 et de
la FRAICHEUR , tu as en ce moment les 3h30 dans les jambes... c'est d'ailleurs bien
dommage que je n'ai pas de marathon programmé cette année, sinon je t'aurais bien emmené jusqu'au 35ème :))... quoique un p'tit beaujolais en 3h30 ca te dirait ? :)

sinon ben je ne me fais aucun souci pour toi pour Embrun ; Azay est juste une péripétie ; ta préparation est hyper sérieuse et chacun sait que comme pour chaque objectif majeur , tu arriveras le jour J dans les meilleures dispositions :))

bonne chance pour Rennes ce week-end !!

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