Récit de la course : 24 heures de Saint-Fons 2008, par vial

L'auteur : vial

La course : 24 heures de Saint-Fons

Date : 29/3/2008

Lieu : St Fons (Rhône)

Affichage : 1966 vues

Distance : 0km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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24 heures de saint fons 2008 en spectateur (voir en reconnaissance qui sait ?)

Pas de course ce week end et un passage blessure depuis samedi dernier m’obligeant à arrêter en plein entraînement de série de 3400 m . Je ne serais donc pas candidat sur le 10 km de Parilly et pourrais aller jeter un petit coup d’œil curieux sur les 24 h de st Fons.

Après un bref passage sur le parc de Parilly saluer mon entraîneur de Feyzin ; et quelques coureurs, me voilà filant sur st Fons sous les couleurs de l’Ariège (mon espace ayant de nouveau lâché, mon garagiste m’a filé le dernier prototype de l’année 19…., une vieille 106 immatriculé 09, dans laquelle il me sera bien difficile de me reposer la nuit des 24 heures Et capricieuse avec cela , refusant de s’arrêter lorsque je lui en intime l’ordre en retirant les clefs de contact : le top ! !)

 

Arrivée sur St Fons à 9h15 ou je retrouve PHOTOGONE (Pascal) et SOURIS (Virginie), puis les engagés LE BLUEB (Philippe),  SUPERSTH69. Ayant la liste des engagés KIKOUROU (grâce à un forum scélérat, j’ai des noms….) je fais la connaissance de STEPH42.195, EMBRUNMAN (Jérome) ALEX-FOREST (Alexandre) JOSHUA01 (Denis).

Grande photo de groupe sous la houlette de Photogone, presque une centaine d’engagés (ou d’enragés ?) dont à peine une quinzaine de femmes (Quand obligera-t-on la parité sur les courses ?). Il faut dire que la communauté française des habitués des 24 heures se compose de 300 coureurs à peine et que tout ce petit monde (mais grand par l’effort à venir) se connaît.

10 heures le départ est donné sur une boucle de 1k et 38 mètres ou 38 cm. ? Le suspens durera une partie de la course sur cette confusion informatique, le système DAG empêchant la prise en compte d’un calcul distance en cm ! ! !. C’est en réalité 1 km et 38 cm (ce qui ravit les dames heu pardon !). Mais les engagés se basent surtout sur le décompte des tours et souvent parfois pour demander la correction du décompte. Les puces réagissent sur des fréquences différentes, rendant parfois aléatoire une restitution immédiate au grand tableau électronique du décompte du coureur franchissant le portique électronique. Et ce tableau-là personne ne va le piqué tant il est surveillé par chaque concurrent. Un peu de stress au départ et puis le décompte se calera assez vite.

S’agissant du départ il est hyper lent, ce qui m’impressionne. Mais on ne part pas pour un 24 heures comme sur un 10 km… Le premier tourne à une moyenne de plus de 5mn30 au tour, ce qui semble très rapide pour ce type d’épreuve. Mais j’apprendrais par la suite qu’il a prévu de ne courir « que » 6 heures. Autre personnage surprenant Damien qui court avec un petit sac à dos et une tenue d’enfer : simple maillot coton et short de tissu, chaussette de laine classique montante et basket déjà bien amortie ! ! Mais il semble que ce bougre-là ait gagné le premier 24h de St FONS, il y a 10 ans. Mais il a pris 10 ans de plus et les conseils suivent pour l’informer du prix cash à payer sur ce type de départ de course. Mais il semble serein.

J’apprendrais beaucoup tout au long de ces 24 heures, par Jean jury officiel que je connais bien, et Daniel mon entraîneur ayant encadré longtemps l’équipe de France des 24 heures.

L’épreuve est très difficile, chacun a son truc surtout durant la nuit. Mais une chose est sûre toute présence extérieure leur apporte beaucoup : le petit mot, le petit encouragement, beaucoup répondent d’un petit signe de la main, un petit merçi, un petit coup d’œil. Et puis la fatigue s’installant, seuls les regards se suffisent. Je sais que ces 24 heures seront  longs mais je tâcherais d’aider au maximum. Car je sais ce qu’apportent les spectateurs et amis du bord de piste lorsqu’on a mal dans le corps, mais surtout dans la tête …

Les 2 premières heures s’écoulent, en compagnie de Souris. Rapide passage à la maison pour l’intendance de midi. Le repas n’est pas prêt. Est par impatience ou par solidarité : je fais l’impasse sur la magret de canard et englouti un sandwich pour aller vite ravitailler « Souris Affamée » sur le site de St Fons. J’y retrouve aussi DBIZEJ (Jérome) qui arrive tout droit de Turin (celui d’Italie et non celui du Rhône) nous faire une grande visite avant de filer chez ses parents. Demain il sera engagé sur le 10 km de Bourgoin Jallieu (38/).

Nous essayons de tuer le temps avant que celui-ci ne « tue » nos coureurs. Shadock fait le guignol et ne semble pas vraiment dans sa course, car se réservant pour le 24h de Brive comptant pour le championnat de France. Photogone mitraille entre deux conversations avec Souris et moi-même. De temps en temps Le BLUEB et SHADOCK nous rejoignent quelques instants pour décompresser. Les ravitaillement se succèdent, chacun passant avec son bol de semoule, de soupe, compote afin de tenir l’alimentation tant que le corps accepte de manger. Plus tard ce sera la principale difficulté celle de se forcer à manger, pour nourrir un corps endolori, à ses heures de sommeil.

Après 6 heures de course l’homme de tête s’arrête et cède sa place à Fred un habitué. Derrière suit Patraque (Patrice). Pas très loin (quelques tours) suit aussi la première féminine Michelle LESERVOISIER venue de Hte Savoie en famille, monsieur l’accompagnant dans l’effort. Michelle est déjà une référence dans le milieu de la course et frappera très fort pour son premier 24h. Supersteph aussi court quelques instants avec ses enfants ou ses nièces : pur moment de bonheur pour lui. Toutefois le règlement interdit d’être accompagné et un rappel sera effectué en fin d’après-midi à une personne. D’ailleurs son excellent niveau la dispense de cette aide, rappel donc pour éviter le risque de réclamations. Il fait assez chaud, ce qui ajoute quelques difficultés à l’effort

Les heures s’écoulent et les coureurs ne s’écroulent pas, pas encore. Commence alors une longue nuit. De retour vers 21h30 après un passage de 2 heures chez moi pour le dîner, je retrouve  MATHIAS. Mais aussi TOTOTE01 et GOLUM de passage jusqu’à 22 heures, qui nous quitteront en même temps que PHOTOGONE, couvrant les 10 km de Parilly le dimanche matin. 

La nuit s’installe, et j’ai quelques difficultés à reconnaître les coureurs qui se sont progressivement couverts pour affronter la température nocturne et l’humidité. Chacun s’enfonce progressivement dans l’effort et l’isolement, visage fermé. Les classements changent peu, mais la tête de course subit quelques changements. Fred cède progressivement du terrain, lors de moments difficiles. Le leader Stéphane CALLOT, originaire de la limite Loire/haute Loire prend la tête de course pour son premier 24h.  Avec déjà quelques références dont l’UTMB, selon ses parents-coach. Les dégâts continuent et le temps continue son travail de sape. Patrick cèdera sa 3ième place en fin de nuit à Michelle LESERVOISIER.

Beaucoup ont choisi comme moi d’aller un peu dormir. Je ferais deux vacations/sommeil d’une demi-heure. La première vers minuit 30, Souris assurant le relais. Sommeil ? Pas vraiment : afin de ne pas déranger les coureurs (mais aussi par tranquillité compte tenu du nombre de ronflement dans le dortoir, je choisis de m’allonger sur une pile de tapis juste à l’entrée du gymnase. C’est pas top dans les courants d’air de l’entrée et le va et vient des coureurs. Trois « touristes » rentrent fort peu discrètement, laissant la porte grand ouverte et discutant tout aussi peu discrètement que leur entrée. Bref rappel à l’ordre pour le respect du sommeil et tout rentre dans l’ordre. La deuxième vacations sera plus tard à ???   heures. Je ne sais plus vraiment compte tenu de la fatigue. Mais je ne suis pas à plaindre car la fatigue n’épargne personne. Maintenant les seuls regards suffisent à répondre à mes encouragements. De 2 heures à 6 heures du matin je sens vraiment que tout se joue pour ceux qui ont choisi de ne pas dormir, fantômes de la nuit, alternant marche et course.

Shadock a quitté le circuit après 70 km de course, puis nous quittera pour filer sur l’Yonne dans la nuit, sous rassurant de son arrivée par un coup de fil. Les portables apparaissent et disparaissent des poches.

Dans la nuit,Supersteph se bat avec sa « petite souris magique » d’où il extrait deux pilules anti-inflammatoires et anti « coup de barre ». inflammatoires passe, l’autre résiste et Supersteph grimaçant, après de longues minutes, finira par croquer la rebelle pour la faire céder et disparaître ! Il repart sans ses gants, mais le froid le rappelle vite à l’ordre pour me les réclamer dès qu’il me retrouve. La fatigue commence à réduire la vigilance.

Damien, l’homme au sac à dos semble très mal : il « souffre  d’un nodule sous un talon, sait vu déconseiller la course à pied par son médecin »m’explique-t-il et me demande s’il est possible de rentrer chez lui à Lyon quitte à revenir pour reprendre la course ! je luis conseille de dormir sur place par sécurité, ce qu’il fera, pour émerger en fin de nuit et finir ses 24 heures avec 95 km!

Steph42.195 se battra longtemps, pour se fixer un objectif raisonnable : compte tenu de son état et pour son deuxième 24 heures (il avait abandonné très tôt le premier à Crest je crois) il serre les dents dans la nuit pour défendre sa 8ième puis 9ième place. Mais son corps ne veut plus et tout au courage, pour Lolo il m’annonce boucler encore deux km pour atteindre les 150 km. Je l’accompagne une boucle, puis le laisse seul par respect dans sa dernière boucle. Il s’arrête épuisé, et je lui propose de l’emmener au massage, pour éventuellement reprendre, quitte à dormir un peu. Il ne tient plus debout et aidé des secouristes nous le soutenons jusqu’à la table de massage. Je le récupérerais plus tard pour l’aider à s’allonger. Je reviendrais plusieurs fois dans la nuit le surveiller.

Le plus jeune coureur est coaché par son oncle : à peine  6 mois de course et le 100 km de Millau comme expérience, son once m’a expliqué cet après-midi que Fabien est là en hommage à son père décédé, et coureur ayant plusieurs 24 heures et autres grandes courses à son actif. Je pense une fois de plus à Lolo, qui suit Supersteph caché dans son dos, ou devance LE BLUEB bien accrochée à sa poitrine.

Gros coup de stress, car il vient de s’effondrer sur la piste. Son amie donne l’alerte aussitôt, aidé par plusieurs coureurs qui s’arrêtent pour aider. Je cours chercher les secours. L’empêcher absolument de fermer les yeux, pour qu’il reste vigilant. Un coureur m’indique qu’il avait perçu déjà les signes annonciateurs , l’amie de Fabien s’inquiétant de ses propos incohérents. Un petit tour en civière. Mise sous surveillance et gros dodo. Après 4 heures de sommeil, il reprendra. Il semblerait, aux dires de certains que le coach a poussé un peu loin la mécanique, dans ce genre de course où le coureur doit être très à l’écoute de son corps. Plus de peur que de mal.

Je vais me réchauffer de temps en temps dans l’avant salle du gymnase. Combinaison de la fatigue, de la nuit, de l’humidité, j’ai froid. Pourtant certains tournent toujours sans sommeil. D’autres ont repris la course après un peu de repos. Une concurrente repart pour ajouter encore 5 km à sa distance, mais « tout tourne ».  Je l’aide à s’allonger, puis à basculer sur le côté pour s’asseoir, se relever lentement, et quitter le gymnase. Ensuite comme après chaque arrêt, il faut relancer la machine en marchant puis accélérer longuement pour reprendre le rythme. Je m’inquiète un peu pour Supersteph qui a vraiment la patate, craignant le signe annonciateur de l’hypo, l’euphorie avant la tempête qui viendra plus tard….Mais il m’assure se ravitailler régulièrement. LE BLUEB est impressionnant : il se bat, marche souvent, mais enchaîne les tours et s’offrira un beau classement au final. Au cours de la nuit je m’inquiète un peu de ses yeux rougis par la fatigue, le signalant aux secouristes qui resteront attentifs à ses passages. Au petit jour le Boss (Mathias) reprendra « les choses en main » pour aider LE BLUEB à tenir. J’avoues que le Boss au saut du lit les cheveux en bataille est (presque) aussi impressionnant que LEBLUEB après une nuit blanche !!

Embrunman m’impressionne et   j’ai senti chez Jérôme une sacrée capacité à tenir. C’est un triathlète qui, a pris quelques coups de soleil en cours d’après midi Aussi il voudra bien m’excuser, mais par deux fois, lorsqu’il pique du nez sur la table du ravitaillement, je l’empêcherais de s’endormir pour lui proposer du café car je sens  bien que ce serait trop c… qu’il loupe sa course. La nuit est déjà bien avancée et ce serait dommage. Désolé Jérome c’est pour ton bien même si ça fait mal.

Alex-Forest aussi se bat, le pas rasant par économie, impressionnant toujours en short et deux simples maillots coton sur une grande partie de la nuit. Je sais qu’il a déjà un sacré palmarès : c’est un bouffeur de km. A chaque passage il a un petit regard de côté avant de plonger de nouveau dans son mutisme sportif.

Denis (JOSHUA) aussi tourne toujours, cachant son maillot UFO sous son blouson  

Patrick tourne au courage, seul le visage émacié apparaissant dans son buff. Il défend coûte que coûte sa 4 ième place derrière sa ravisseuse Michelle LESERVOISIER. Tous tournent au courage. Je n’ose imaginer ce que ce passe dans leur tête.

J’aurais même l’occasion de discuter avec Emmanuel, un légionnaire engagé sur les 24 heures : habituellement peu bavard, la fatigue aidant, nous échangerons plusieurs fois ainsi qu’avec son copain assistant et légionnaire aussi. Emmanuel, bien que rompu à toutes les épreuves, s’avouera déçu de sa course car, les jambes douloureuses, ne pourra véritablement réaliser son objectif : il engrangera quand même 142 km.

Le jour se lève sur des visages décomposés par la fatigue. La matinée verra aussi l’arrivée d’autres kikous : BADGONE et MARTINEV nous rejoignent. Un autre s’invite sans notre accord. Au lever du jour bourrasques de vent et poussière : tout vole barrière et rubalise, poubelle, petite tente de barnum. Les coureurs n’ont vraiment pas besoin de cela mais devront faire avec. Pour l’instant nous renforçons la stabilité des barrières et sécurisons tout ce qui n’est pas fixé. Ouf pas de dégâts, mais beaucoup de poussière.

Jérome  a mis ses lunettes de soleil, pour bien se protéger. Peut-être aussi le signe de vouloir s’isoler pour durcir la course. Je trouve que c’est un peu tôt encore des  heures de course. Mais il a choisi de frapper fort. Le rythme s’accélère.

A chaque heure une annonce est faite par les organisateurs pour permettre les repères, et maintenant l’affichage lumineux a dépassé les vingt heures. Je frémis à la pensée qu’ils leur restent encore le temps d’un marathon moyen. Les esprits sont fatigués et chacun calcule au mieux la capacité à remplir l’objectif : Supersteph se perd un peu dans les calculs, comptant encore 27 tours le privant d’atteindre les 180 km fixés, puis se rassurant en corrigeant ce décompte pour n’avoir plus que 24 tours. Les heures avancent et  LE BLUEB nous fait en signe de victoire le chiffres 7 croisant les autres doigts pour y croire : plus que sept tours dans son décompte.

La logistique arrivée se met en place : un formidable moment bien différent des courses à distance. L’organisation demande à chacun de prendre en charge un coureur ou groupe de coureurs sur le dernier tour. A une minute de la fin, premier coup de pistolet pour annoncer la dernière minute. 24 heures et c’est le deuxième coup de pistolet avec arrêt de tous les coureurs. L’accompagnateur fixe alors « son » coureur et attend le mesurage par les officiels sur le dernier km entamé.

Tous nos kikourous sont déjà retenus. Je pars avec le dossard 46 au nom de Titi, un coureur que j’avais souvent rencontré ou encouragé au cours de la nuit car venu seul sans assistance. Un immense plaisir et une certaine fierté de partager ce moment magique, quelques poignées de minutes à courir côte à côte, premier coup de pistolet, lui montrer le chrono qui déroule ses dernières secondes. Final : Thierry s’arrête et nous discutons.  Fabien le plus jeune coureur vit son rêve à quelques mètres en face de nous , sa compagne craque, trop de tension suite aux événements de la nuit.

Quelques dizaines de mètres en arrière, LE BLUEB et MATHIAS partagent aussi cet instant magique, rejoint par Jérome, 5ième au scratch  ayant abandonné son dossard à son accompagnateur pour le mesurage.

Nous rejoignons la ligne de départ, LEBLUEB repart, complètement « cassé ».

Sur la ligne d’arrivée Michelle LESERVOISIER est allongée complètement épuisée, nécessitant son évacuation par les secouristes vers le gymnase. Sous la pression de la course et des spectateurs, elle a  ajoutée un dernier tour un peu contre son gré, dernier tour qui l’a épuisée, terminant avec 208,100 km, à moins de 2 km du classement international dans sa catégorie!

Dans la salle aider plusieurs à s’allonger, couverture, jambes relevées pour récupérer. SUPERSTEPH craque un peu. Je lui conseille de tout lâcher car « ça fait du bien « . Puis il s’endormira tout comme LEBLUEB , laissant le soin à Mathias et aux enfants de SUPERSTEPH de récupérer leurs coupes. La montée sur l’estrade du podium est la dernière épreuve. Michelle ne pourra redescendre seule et sera portée jusqu’à sa couchette pour s’allonger. C’est à ce moment là que l’on comprend l’engagement de chacun, parfois jusqu’à la limite de l’épuisement.

La remise des prix se termine.

Supersteph nous fait une petite frayeur : il n’arrive pas à émerger, essayant de réagir pour replonger aussitôt. La course est terminée depuis plus de 2 heures. Inquiet, en l’absence des secouristes ayant déjà quitté les lieux, un appel téléphonique aux secours, non sans avoir rassuré ses enfants présents. Stéphane se retrouve avec le masque à oxygène, en début d’hypoglycémie selon un des pompiers pratiquant régulièrement des marathons. Diagnostic confirmé, car Stéphane n’avait pas eu la force de se ravitailler suffisamment à l’arrivée de la course avant de s’ endormir. Il quittera rapidement le service des urgences, sans attendre la venue du médecin des urgences non disponible avant ….au moins 6 heures !! Stéphane va bien puisque je l’ai eu ce lundi soir au téléphone.

Je déposerais LEBLUEB à la gare de la Part Dieu, après l’avoir (non sans mal) replier dans la petite kikoumobile ! En ayant soin de la déposer une bonne quarantaine de minutes avant son départ de train, pour lui laisse le temps de parcourir les 200 mètres qui le séparent du trottoir au quai de départ !

Je dépose François à la gare de Perrache pour rejoindre Chartres. Dans la discussion il me confirmera l’intérêt d’avoir un vrai repas après la remise afin de pouvoir éviter les risques d’hypo, comme l’a vécu Stéphane. Je luis file une banane avant qu’il ne s’éloigne, d’une démarche assurée. Message bien transmis ce matin à l’organisation qui a pris bonne note. Durant le trajet il m’a confié qu’à 63 ans il ne connaissait plus les crampes depuis plusieurs années. Je crois qu’il a parcouru 180 km à St Fons !

Quelques résultats :

1 COLLARD Stephane 218,159 km H

2 GENTA Fred 210,139 H

3 LESERVOISIER Michelle 208,071 F

4 RAILLERE Patrick 201,077 H

5 LAVIGNE Jerome 191,175 H                                 kikourou               

6 BOULY Pascale 189,547 F

7 MANGEOT Regis 187,197 H

8 DERIVAZ Eric 184,369 H

9 LESERVOISIER Patrick 183,266 H

10 VIOSSAT Stephane 181,177 H                             kikourou

11 GAUDILLAT Philippe 180,178 H             kikourou

12 JUIGNET François 180,105 H

13 DUCHENE Kathia 176,568 F

14 DAVOINE Jacques 176,203 H

15 BOUSQUET Denis 175,261 H                   kikourou

16 FORESTIERI Alexandre 175,211 H             kikourou

 

27 BOISSY Sylvie 151,317 F

28 GUILLEN Francisquo 151,083 H

29 BEN Roger 150,647 H

30 LEROUX Stephane 150,057 H                             kikourou

 

81 BEC Herve 71,005 Ab                                              kikourou

 

mardi minuit 30 je vais me coucher

On ne va pas y passer 24 heures à faire ce récit…tout de même

 

 

6 commentaires

Commentaire de Khanardô posté le 01-04-2008 à 13:28:00

Merci Michel !
Je me l'imprime pour le savourer tranquillement ce soir !
Alain

Commentaire de gdraid posté le 01-04-2008 à 14:40:00

Merci vial pour ce beau témoignage sur le mérite de tous ces circadiens, femmes et hommes de tous ages.
Bravo de citer les noms et l'exploit des 30 premiers avec plus de 150km.

Respect total aussi, à tous les coureurs
(certains ont plus de 70ans)
ayant cumulé plus de 100km sur cette redoutable épreuve de 24h00 et dont les noms suivent :

31 CHIFFOLEAU Alain...............149,835 H
32 PERNIN Pierre Marie............148,879 H
33 CARLONI Bruno..................147,795 H
34 DURAND Stepahne................144,501 H
35 BOUET Philippe.................143,084 H
36 MOZZI Emmanuel.................142,046 H
37 PERNIN Colette.................140,876 H
38 TRICHET Michel.................140,554 H
39 CASPER Alain...................138,882 H
40 GOLFIER Nicole.................137,839 F
41 GARCIA Jean Luc................137,047 H
42 THOMAS Gilles..................136,160 H
43 DEVAILLERES Gilles.............133,750 H
44 ROULT Didier...................133,466 H
45 CAND Stepahne..................133,029 H
46 VIEUGUE J.Claude...............132,076 H
47 PERRET Thierry.................131,895 H
48 JEANNIN Christian..............131,725 H
49 FORESTER Yann..................131,073 H
50 HOURS Jean.....................127,027 H
51 FOUCHARD-DJEBLI Annick.........126,154 F
52 HERMAN Claude..................122,777 H
53 SIBRA Christian................119,002 H
54 VIEL Albert....................119,058 H
55 LISOIRE Pierre.................118,058 H
56 MOULA Fabien...................117,214 H
57 PETITJEAN Didier...............117,051 H
58 BABAUD Gilles..................115,125 H
59 VEILLET Claude.................114,055 H
60 CODET Gilbert..................114,050 H
61 PROUHEZE J.Marc................111,954 H
62 ISMAILI Anisse.................111,049 H
Ab FONTAINE Emmanuel..............111,021 H
63 BROSSAT J.Marc.................110,143 H
64 BLANGY Marianne................107,550 F
65 DEHU Gerard....................105,121 H
66 CHAMPION Alain.................103,047 H
67 VIGNAL Dominique...............103,018 H


Commentaire de Embrunman posté le 01-04-2008 à 18:42:00

MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI
Quoi dire de plus pour ce récit qui me replonge dans la course alors que je commence à en sortir tout doucement (et a penser a la prochaine...).
Je ne t'en veux pas pour les réveils qui m'ont permis d'engranger des kilomètres bien utiles (je t'en dois facile une dizaine...), et je te suis très reconaissant pour cette assistance qui fait vraiment du bien quand tout est dure pour la nuit.
A bientot j'espere et n'hesites pas à venir faire une tiote course dans ch'nord, t'as deja l'hebergement.

Commentaire de LtBlueb posté le 01-04-2008 à 23:15:00

Excellent ce récit Michel !!! Cette vision de l'extérieur est à la fois originale et très pertinente !

Sinon, quelles perfs d'ensemble des kikoureurs (à part le Shadock bien sur : ))))))) )
Sinon je te réitère un énorme merci pour ta présence/ta gentillesse quasiment continue pendant ces 24h , et après...

Commentaire de Fimbur posté le 02-04-2008 à 17:36:00

Bravo pour ce récit Michel, c'est très touchant, tout en émotion, on te sens avec tous les coureurs.

Félicitations à tous les circadiens, l'effort réalisé m'impressionne.

Fimbur

Commentaire de Stéphanos posté le 06-04-2008 à 21:43:00

un grand merci à toi;comme je le dit dans mon récit je ne te le dirais jamais assez...
super ce que tu as fait pour tout les coureurs;de plus je pense que tu peux tirer beaucoup d'enseignements de cette vision exterieur de la course.Chose que j'aurai peut etre due faire,mais pas facile de rester au bord de la piste sans courir...
à trés bientot sur un 24h en tant que coureur!j'en suis persuadé.

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