Récit de la course : Trail des Citadelles - 40 km 2008, par Marlène/Mô

L'auteur : Marlène/Mô

La course : Trail des Citadelles - 40 km

Date : 23/3/2008

Lieu : Lavelanet (Ariège)

Affichage : 2436 vues

Distance : 40km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

TRAIL DES CITADELLES par la Môlo's team

TRAIL DES CITADELLES 38 km - 23 mars 2008

Photos et vidéo : http://molo31.com/traildescitadel1/index.html

CR de Mô

Les trails se suivent mais ne se ressemblent pas. Et pour cause : après la caillasse du rude pays audois,  le grésil du pays ariégeois, terre courage. Rien ne nous aura été épargné. La tempête de neige avec ses bourrasques et rafales tourbillonnantes, le vent qui vient piquer le visage de ses aiguilles glacées… Voilà pour le décor. Le périple ariégeois va pouvoir commencer : 

Dimanche matin, la neige avait déjà recouvert le paysage montagneux. Le doute commence… 3 ou 4 épaisseurs ? Pour moi 4, je pourrai toujours me découvrir si besoin… Le stress monte, je sais déjà que ça va être dur. Le départ toujours euphorique voit s’élancer les courageux compagnons. Nous avons une pensée pour ceux qui font le 71 et qui courent déjà depuis quelques heures.

La 1ère montée me contracte les mollets, puis les fourmis envahissent mes pieds. Je ne m’affole pas car je commence à en avoir  

l’habitude, c’est un passage obligé pour moi. Faut que ça chauffe ! Après 1h de course, tout est rentré dans l’ordre. Nous contournons Montségur dont la montée a été annulée à cause de l’épaisseur de neige, et trottinons dans la tempête. Le paysage est magnifique et féérique, les sons sont assourdis et donne une impression d’irréalité. Je me souviens d’un endroit où la forêt de sapin était si dense que le jour ne la transperçait pas. C’était très inquiétant.  Les ravitaillements étaient pour nous l’occasion d’échanger quelques paroles et de se réconforter. Merci Messieurs-Dames… Pour vous aussi la journée fut rude.

Les kilomètres se sont succédés dans la froidure de ce jeune printemps… avec des moments d’euphorie, de fatigue et de doute… Lolo cette fois-ci est toujours devant, se vautrant dans la boue et se relevant en riant. Pour ma part, le froid étant un ennemi dangereux, l’énergie dépensée pour me réchauffer grignote peu à peu mes forces. J’en oublie presque de manger et de boire. Je me force à avaler des bouchées et à m’hydrater mais sur ces 38 kms, je n’ai même pas fini mes 2 litres de boisson.

 Les derniers kms de la montée de Raissac et sur la crête qui surplombe Lavelanet m’ont paru interminables. Le chemin étroit et caillouteux a fait naître des douleurs que je croyais endormies. Il me tarde d’arriver, je crois que j’ai ma dose pour aujourd’hui. Je pense à ces valeureux chevaliers cathares qui ont décidé de faire le long parcours… qui arriveront pour certains, bien après nous. J’ai beaucoup d’admiration pour eux et leur courage, du premier jusqu’au dernier.

La dernière descente juste avant l’arrivée était assez rigolote car de nombreux spectateurs attendaient en bas que l’on se casse la pipe. Avec moi, ils n’ont pas été déçus !!! J’en ai même perdu ma guêtre, ce qui a suscité beaucoup de commentaires à l’arrivée. 

Je tiens à remercier mon Lolo, souvent devant sur cette épreuve, qui m’a attendu, et qui à continuer à prendre des photos et vidéo afin que nos souvenirs restent intacts.

L'expérience fut belle et douloureuse, mais riche en enseignement :

- prendre les bâtons fut essentiel, tant pour les montées que pour les descentes.

- Le « buff » (je ne connaissais pas)  offert par l’organisation m’a été d’un grand secours et très utile pour me protéger des intempéries. Je l’avais mis sur mon bonnet polaire et je n’ai jamais eu froid à la tête.

- Prendre le bonnet par grand froid plus utile que la casquette qui se serait envolée… - ne pas avoir eu peur de trop me couvrir, car avec les températures négatives, je n’ai jamais eu chaud…

- j’ai encore trop peur de tomber dans les descentes (souvenir de la descente de Montségur ?). A travailler au mental comme au physique.- Ne jamais relâcher l’attention et être conscient jusqu’au bout.

Nouvelle page du livre de la Môlo’s team face aux éléments déchaînés… 7h40 de dépassement de soi. Nous avons remporté notre bataille, jusqu’au prochain défi…  

Photos et vidéo ici : http://www.molo31.com/traildescitadel1/index.html

2 commentaires

Commentaire de moumie posté le 26-03-2008 à 22:21:00

bravo Marlène pour ce trail, tu as eu beaucoup de courage, avec ce froid et ces conditions difficiles.

Bonne récup

Commentaire de jymm posté le 26-03-2008 à 22:24:00

bien difficile de gérer ce genre d'épreuve car c'est elle qui nous impose ses règles ....arriver au bout est une belle réussite !!!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran