Récit de la course : Raid 28 2005, par electron

L'auteur : electron

La course : Raid 28

Date : 16/1/2005

Lieu : Bures Sur Yvette (Essonne)

Affichage : 2960 vues

Distance : 80km

Objectif : Terminer

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Sur la route du blé en Beauce... Le CR de L'Electron


Alors, ce Raid28, il était comment ?
C’était plus dur ou moins dur que les autres années ?

Comment répondre à cette question ? Le cru 2005 du Raid28 était ni plus dur, ni moins dur,, il était simplement différent …

Raid28 2005 – Sur la route du blé en Beauce !

La préparation

Ah j'écris cette partie du CR alors que la course n'a pas encore été courue, comme cela mes impressions d'avant course ne seront pas modifiées par ce qu'il pourrait se passer pendant l'épreuve.

Notre équipe, à la base, était constituée depuis pas mal de temps. Une équipe d'un niveau relativement homogène. Pas question de chasse au podium pour nous, mais juste de se lancer sur le circuit intermédiaire (75km), le circuit long (95km)nous semblant hors limite et le court (55km) pas assez "engageant" au niveau humain !

Entre temps, Il faut alors recomposer une nouvelle équipe ! Seulement il n'est pas toujours facile de trouver des équipiers et équipières pour ce type d'épreuve (finalement aller faire 75km de nuit en hivers dans l'eau et la boue et sans ravitaillement ! ! !), qui plus est des équipiers en mesure de partager le modeste objectif que nous nous étions fixé (passer la ligne d'arrivée )et à notre niveau !

Quelques semaines de doutes, de recherches, d'échanges de mail et de coup de téléphone, et nous voilà fin novembre avec une équipe recomposée.

Finalement, ce sera une équipe mixte ZOO - UFO (comme en 2003) et qui sera composée de :
- Koline. Notre féminine. Elle se lance dans le long depuis peu, à fait les 12h de Bures et Millau cette année, prépare un 24h pour le printemps, et va tout nous expliquer sur les apports en micro éléments des germes de soja ;-)))
- L'Blueb. On a fait le Raid 28 ensemble en 2002. Cette année là l'équipe avait explosé… Il y a un petit goût de "cette fois on l'aura" pour tous les deux.
- Ufoot. C'est (presque) mon voisin… Triathlète (finisher Embrun), raider (finisher GRR), probablement le plus gros physique de l'équipe. C'est pour ça qu'on va le mettre au pointage des balises ;-)
- L'Ecureuil. Il sera notre orienteur en chef. A lui de nous faire prendre le bon chemin sans nous perdre (quand on connaît la précision des cartes IGN, c'est pas aussi facile que ça)
- L'Electron, votre serviteur, qui avait envie d'y retourner et de repasser une fois encore la ligne d'arrivée

Voilou… Dans le lot, il reste encore à faire connaissance
Je connais déjà l'Blueb et Ufoot pour avoir couru avec eux. Je connais Koline mais juste pour l'avoir croisé souvent sur les forums, et une fois à Bures. Quand à l'Ecureuil, je ne le connais qu'au travers de la ML.

Début décembre, je vais profiter des 50km OFF de Normandie pour aller courir avec Ufoot et Koline. Petite sortie sans prétention, mais qui va permettre de discuter. La présence d'Annick et d'Etienne qui connaissent bien le Raid 28 seront aussi un plus !

Nous échangeons régulièrement quelques mails en privé pour boucler les différents aspects de l'organisation (administratif, stratégie de course, équipement, …) ce qui permet de ne pas perdre le contact.

Côté entraînement, suite à l'UTMB, j'avais levé le pied, puis j'ai repris un peu de court histoire de passer sous les 50mn au Jogging des Notaires. Ma seule sortie longue sur cette période sera le raid multisports Parfun d'aventures à Cergy. Novembre sera avec pratiquement pas d'entraînement. Beaucoup de boulot (nouveau client) associé à un manque d'envie de sortir (peut-être en raison des doutes qui pesaient sur le fait d'arriver à reconstituer une équipe).

Il faudra attendre début décembre et les 50km OFF de Normandie pour que la machine et le moteur se remettent en route…

Une des particularités du Raid cette année est de proposer plusieurs échappatoires… Tout le monde part sur le circuit long…
1ère échappatoire, les balises optionnelles… qui sont comme leur nom l’indique optionnelles et qui apporte des bonus temps (ce sont les balises bleues)
2ème échappatoire, au PC6, il sera possible de zapper une partie du parcours afin de porter la distance totale de 95 à environ 75km
3ème échappatoire, au PC3, il sera possible de zapper une partie du parcours afin de porter la distance totale de 95 à environ 55km
Pas besoin de s’inscrire sur un ou l’autre des parcours, le raid28 reste un seul tracé. Ce sont les choix des équipes ou les barrières horaires qui décideront de faire tout ou partie de l’épreuve.

Je suis aussi obligé ici de vous parler de notre stratégie. Pendant nos échanges entre membres de l’équipe, nous avons bâti notre stratégie stratégiquement stratégique de notre plan de marche (SSSDNPM)

Celle ci s’appuie sur les éléments suivants :

C’est vrai que le sujet fut déjà approché en Normandie, mais bon ça ne mange pas de pain (pourtant c’est bon le pain !) de la redire.

En fait c’est plus un retour d’expérience des 3 éditions passées

petit rappel…

2001 : Stratégie… je sais plus trop (j’étais trop concentré à essayer de suivre mes équipiers et à poinçonner) mais on a fait un seul arrêt prolongé à mi-course… mais ce sera gagné quand même

2002 : Porte nawak de chez porte nawak… on passe 20mn a reporter des postes dans le gymnase, on fait de nombreux arrêts , et surtout on fait une pause de 45mn au PC1 !!! (bon on a eu l’impression de ne rester que 10mn mais le film du shadock montre le temps réel de l’arrêt… du coup, oups ! ! ! pas moyen de tenir le rythme pour rester dans les barrières horaires. Perdu !

2003 : J’y retourne à une seule condition… on respecte une stratégie préétablie. L’Bourrin est OK avec moi et les autres… suivent sans rien dire ;-)) Du coup on passe la ligne d’arrivée tous ensemble et dans les délais ! Gagné !

2004 : On reprend la stratégie de 2003

L’idée de base est de ne jamais s’arrêter en dehors du nécessaire
Il y a en effet suffisamment de pauses obligatoires pour ne pas en ajouter d’autres. Les autres arrêts viennent se cumuler aux arrêts obligatoires mais jamais réduire ceux-ci !

L’idée est qu’on aura probablement de 30 à 40 balises à pointer sur 75km, soit environ 1 balise tous les 2km. C’est un excellent rythme pour les pauses sachant que de toutes façons on s’arrêtera aux balises ne serait ce que pour les chercher et poinçonner.

Par contre pas d’arrêt prolongé de prévu… même aux PC des barrières horaires. On ne fait pas d’arrêt déjeuner, casse-croûte… le sandwich au boudin et le lait concentré au jus d’orge on les avale en marchant…

Donc, article 1 de la SSSDNPM : Aux balises seulement tu t’arrêtera !

entre les balises il faut s’efforcer de progresser… marche, course, nage, mais progresser… Les pauses pipi, ravito, changement de veste… on les fait quand on est sur une balise…
pendant ce temps le pointeur poinçonne, et l’orienteur reporte un ou deux postes supplémentaires sur la carte…

D’ailleurs concernant le report des postes, on ne gagne rien a passer 20 ou 30mn a reporter tous les postes au départ… on a largement le temps de le faire pendant les pauses aux balises. l’objectif est d’avoir toujours 4-5 postes d’avance, et à chaque balise on en reporte un ou deux de plus… sans perte de temps

Article 2 de la SSSDNPM : Tes postes au fur et à mesure tu reporteras !

Pour le reste et principalement pour les balises optionnelles, on verra sur place en fonction de notre état de forme, de la position des balises, et de notre position par rapport aux barrières horaires. Je serais assez tenté de limiter les balises optionnelles au départ et de ne les attaquer qu’une fois que nous saurons à quoi nous en tenir… mais sur ce point là, je suis beaucoup moins « tranché » que sur les précédents… je propose qu’on décide tranquillement en fonction de la carte et de nos sensations du moment !

Article 3 de la SSSDNPM : pour les options, en « live » tu décideras !

Quand à l’allure, il faudra en permanence rester sur celle du plus faible du groupe… et avec les coups de barres, on y passera tous à un moment ou à un autre… donc pas d’inquiétude mais restons cool !

Article 4 de la SSSDNPM : Le plus lent tu attendras !

voilà…

c’est pas mal comme stratégie !

en gros on avance, tout le temps, peu importe le rythme et on ne fait des courtes pauses qu’aux balises…et on termine ensemble dans les délais…

Fastoche quoi !


L’avant course

Vers 17h30, je retrouve l’écureuil (dont je fait la connaissance en réel pour la première fois) et Koline sur le quai du RER à Denfert. Quelques minutes plus tard, nous sommes rejoint par le Blueb’ qui vient de débarquer de Grenoble via la Gare de Lyon.

Une petite demi-heure de RER pour commencer à discuter et nous arrivons à Orsay, lieu du rendez-vous AABesque organisé de main de maître par la Libellule. Le temps de trouver le resto il n’est que 18h30… On est en avance et on décide d’aller boire une première petite mousse en ville. C’est justement en cherchant un troquet que l’ami Ufoot nous appelle.
« - Vous êtes où ?
- On est en ville on cherche un troquet
- Ben justement moi je suis dans un troquet et pas n’importe lequel, un troquet de coureur
- ?????
- Allez venez me rejoindre »

Après avoir fait une orientation (moyenne sur la fin), on retrouve Ufoot dans un petit bistrot dont le comptoir est orné de médailles et les étagères de grandes coupes. On apprendra en discutant que le patron est un ancien coureur à pieds, avec à son actif des marathons en 3h, des 100 bornes et même un joli 201 km sur un 24h ! ! !… Franchement, boire une mousse dans ces conditions là, elle est pas belle la vie ?

Vers 19h on retourne au resto. On retrouve rapidement les autres équipes qui arrivent tranquillement… Au final on doit être un peu plus d’une vingtaine, à savoir, les 3 équipes du Zoo, l’équipe d’adoption du shadock, et quelques accompagnateurs. Ah oui, présence de choix, le Gorille qui a profité de l’occasion pour venir nous faire un petit coucou..
Ca fait plaisir de le rencontrer car je ne le connaissais qu’au travers des échanges sur la ML. C’est assez étrange, mais j’ai fait partie de ceux qui ont été « touchés » lorsque j’ai appris son accident ! Ne me demandez pas pourquoi, je serais bien incapable de vous l’expliquer, mais je me souviens juste avoir ressenti une sorte de malaise en l’apprenant… C’est comme ça ! Aussi sa présence parmi nous me fait vraiment plaisir.

Le repas se passe sans grand incident, très calme bref comme tous les AAB de la ML ;-)))) Au passage, nous nous excusons pour ceux qui ont encore les oreilles qui sifflent, mais les absents ont toujours tort !

On revient (mais sans insister, vous nous connaissez ;-) sur le seau à truites monté par l’Dingo… Imaginez vous l’Blueb’ en pleine réunion professionnelle, recevant un appel sur son portable lui demandant si il confirme bien la réservation d’un avion privé pour venir depuis Grenoble jusqu’à Bures pour la modique somme de 16.000$ ! ! ! Le seul truc, c’est que c’était pas un seau à truite, mais une vraie demande faite auprès d’une société privée … ;-))). J’ai cru comprendre que le Blueb’ avait refusé la proposition sous le prétexte futile qu’il avait déjà réservé ses billets de train… pffffffff petit comme excuse !

Quelques pâtes plus tard, on se réparti dans les voitures disponibles histoire de rejoindre le gymnase de départ. Avec Koline on fait le (court) voyage dans la voiture du gorille. En arrivant, c’est pas encore la grande foule. Du coup, je « pousse » un peu mes équipiers (qui ont commencé à papoter) afin d’aller régler tout de suite les formalités administratives. on aura tout le temps de nous préparer et de discuter ensuite ;-)

L’équipement

Je vais partir avec sur moi
- Mes chaussures de trail Salomon
- 2 paires de chaussettes (superposées)
- 2 collants longs
- Une carline millet
- Une polaire fine (DK)
- Mon blouson léger rebook (en raison de l’humidité ambiante)
- Mes gants de VTT isothermes
- Ma frontale Duo 5 diodes + halogène PETZL
- Le drapeau UFO

Côté sac
- Le sac DK 5L
- Une poche à eau remplie de 2,7 litres de maxim neutre dosé à 80g/l
- Un bidon de 50cl avec St-Yorres-isostar orange
- 15 sachets de gel énergétiques (25g chaque)
- 3 sachets de 20g de cacahuètes
- un tube de sportenine
- Une boussole
- Des piles de rechange
- un crayon


Je vais voyager « léger » cette année, car j’en ai marre d’emporter des tas de trucs « au cas où » et de les retrouver dans le sac à l’arrivée.
Seule exception, le drapeau UFO ! Un petit symbole. On le porte pour notre équipe mais aussi pour tous les UFO présents sur le raid… Pensez donc, un drapeau qui à fait la Transamérica, la Transgaule et bien d’autres courses… Tout un symbole !

L’avant course (suite)

Retour au gymnase…

On termine de se préparer, on va donner nos sacs de rechange à la consigne qui va devoir nous les apporter à l’arrivée, puis on passe à la séance photo. D’abord équipe par équipe, puis les 3 équipes du zoo ensembles avec en prime le gorille au premier plan.

22h30 briefing du « chef » papy Turoom, puis exceptionnellement, le départ étant donné ailleurs (mais où ?) on monte dans des bus RATP à destination du vrai départ.

Là Papy Turoom vas commencer par mettre à mal notre stratégie… Ah oui, la stratégie… Allons, je vous en ai parlé tout à l’heure… rappelez-vous les 4 points essentiels ;-)

1°) Aux balises seulement tu t’arrêtera !
2°) Tes postes au fur et à mesure tu reporteras !
3°) Pour les options, en « live » tu décideras !
4°) Le plus lent tu attendras !

Le principe de reporter quelques postes au départ puis les autres au fur et à mesure me va bien. Cela permet de ménager quelques pauses en route dont j’ai besoins pour mes articulations récalcitrantes. Mais voilà, en montant dans le bus, on nous donne les cartes et les road book, nous indiquant que si on le souhaite, on peut commencer à reporter les balises sur les cartes. Adaptabilité ! Tant pis pour le point 2 de la stratégie ! Avec l’écureuil, on s’attaque au report des postes… Du coup, comme on a le temps, on va tous les reporter. Autant je n’aime pas perdre trop de temps a faire les reports au départ, autant là, puisqu’on a le temps, ce serait trop bête de se priver. On passe tous les postes en revue, puis on les lit à nouveau histoire d’être sur. Seules deux balises nous posent un problème, mais papy turoom vient à notre aide en nous disant que c’est normal. Une est mal définie, et l’autre le point de repère a été effacé lors de l’impression des cartes… Du coup, avant l’arrivée des bus sur la zone de départ, on a tous les postes sur la carte… C’est toujours ça de fait !

Un peu avant minuit et demi, les bus s’arrêtent. on est (enfin) au départ, mais c’est vrai que 1h40 de bus RATP avant un raid c’est pas top de chez top quand même !

En descendant du bus, on nous remet les cartons de pointages, et en avant les enfants ! Sauf que nous, on attends le coup de sifflet ou de pistolet du départ. Rien que nenni ! le départ c’était… quand on a eu le carton de pointage ! ! !

Pas grave. L’écureil se positionne pour trouver le chemin de la première balise. Il faut dire qu’à partir du départ, on peut soit partir à la chasse aux balises sur le parcour, soit se lancer dans une spéciale de CO avec 11 postes à trouver pour un bonus temps de … 2h45 ! C’est tentant, mais Papy Turoom ayant beaucoup insisté sur le caractère « stratégique » de faire ou de ne pas faire cette spéciale que nous décidons de rester dans notre stratégie initiale, et préférons partir directement sur « la route du blé en Beauce»…

Côté météo, les condition ne sont pas trop mauvaises. Il fait froid (mais pas de trop encore) un peu d’humidité due au brouillard important, mais surtout pas de vent, et dans la Beauce le moindre vent peut devenir infernal !!! pourvu que ça dure …

La course (de PP1 à PC3)

Départ – PP1. Définition : GR111 « Le bois Minard » coude le plus à l’ouest

On démarre doucement sur un petit bout de route qui descend, les repères sont faciles, mais je suis de près le travail de notre écureuil orienteur, car en début de course, tant qu’on est pas bien « dans la carte », une erreur arrive toujours trop vite.
On quitte la route, on prend un premier chemin toujours en descente, puis on rejoint le GR111. La balise doit se trouver sur ce chemin dans un coude. On manque de peu de passer devant le coude sans voir le poste. Ce petit coup de tension permet à l’écureuil de se caler sur la carte et l’échelle peu courante en orientation.

PP2. Définition : GR111 « Boinville Bois Amande » coude du GR

Jolie descente sur un sentier, traversée d’une zone construite et là on trouve assez facilement le petit sentier pas évident qui doit nous mener vers la PP2. Une petite montée (juste bien pour nous faire transpirer un peu) puis on reprend les chemins du plateau. La balise est trouvée sans soucis

PP3. Définition : GR111 « Ezeaux » coude de la branche est de la marette au sud du tennis

On poursuit le GR, petite hésitation dans Boinville mais de courte durée, et nous enfilons de nouveau le GR pour un long tronçon jusqu’à la zone de la balise. Là arrivés sur place, les habitants d’une maison encore dehors à cette heure avancée de la nuit (il est plus de 1h du mat’) nous signale que la balise est juste de l’autre côté de la passerelle qui enjambe un petit cours d’eau (c’est pas encore là qu’Ufoot se mouillera les pieds) Ils nous disent aussi qu’un sentier longe le cours d’eau jusqu’au village voisin. Bon, on attrape notre balise et on repart par le petit sentier

PP4. Définition : « Moulineux » Sud de l’étang, passerelle la plus à l’est

S’agissant d’une balise bleue (optionnelle) on décide de ne pas se dérouter pour la prendre. Comme elle est presque sur notre route, on testera au passage voir si on la trouve, mais il n’est pas question de tourner trop longtemps dessus…

On repart donc en longeant notre ruisseau du coté ouest, et en arrivant sur Moulineux, on s’aperçoit qu’il nous faut faire un petit détour pour rejoindre le pont et le bon chemin. Depuis la 3 il existait une autre option qui faisait remonter sur le plateau sur l’autre rive, mais bon, c’est fait, alors on gère (et franchement, on ne perd pas trop de temps là dessus non plus)
On trouve le sentier qui longe l’étang et on le remonte en restant vigilant à l’approche de la balise 4. Malheureusement, on passe devant la zone un peu vite, et quand on s’en rend compte on est déjà trop avancé (on est sur PP6). En début de course, on a pas trop envie de faire marche arrière pour retourner la chercher, d’autant qu’elle ne faisait pas parties des balises indispensables pour nous ! tant pis on repart.

PP5. Définition : « Moulineux » Sud de l’étang vanne

Celle là elle est encore plus enfoncée dans la zone que nous venons de rater. C’est aussi une balise optionnelle et elle rapporte encore plus de temps que la précédente (donc plus difficile a trouver). aussi on n’essaie même pas de la prendre.

PP6. Définition : GR111 « Chalou Moulineux » « S » de Ste Appoline
Pas de difficultés pour ce postes. Quelques dizaines de mètres et on y est. En fait on est pratiquement tombé dessus avant de se rendre compte qu’on avait raté la 4 et la 5 !!!

Là en discutant avec Ufoot, je me rend compte qu’il a poinçonné les balises 1, 2 et 3 dans les cases M1, M2 et M3… c’est pas les bonnes case… grrrrrrrrrrrrrrrr… Bon, à partir de maintenant il va poinçonner dans les bonnes cases et on verra plus tard comment on gère cela !

PP7. Définition : « La fosse aux sorciers » au « a » du « la »

Sur la carte, l’emplacement est clair. Pratiquement sous une ligne à haute tension. On continue de suivre le GR111 jusqu’à une patte d’oie dessinée par le chemin. ensuite on suit la lisière d’un bois à la recherche de la fameuse ligne a haute tension. Ce qui est amusant, c’est qu’avec le brouillard et la nuit on ne peut pas la voir, même avec les halogènes. Par contre on l’entends. on ne sais pas où elle est mais on sait qu’elle n’est pas loin car on entends le bourdonnement. Là je ne sais plus exactement comment on a fait, mais je crois qu’on a trouvé la balise sur le côté gauche du chemin (allô Ufoot, maître pointeur… on a fait comment ?)

PC1. Définition : Traversée de la D838 et 938 Station de pompage, lieu-dit « les gargouilles »

On continue le chemin sur lequel nous sommes jusqu’à une route, puis la carte nous indique un large chemin. on le suit et je crois (mais je ne suis plus sûr) que c’est au début de ce chemin que nous allons rater une bifurcation. nous nous retrouvons dans le bois où nous sommes bientôt rejoint par une autre équipe. Petit recalage, et on décide de revenir un peu en arrière pour reprendre un chemin aperçu un peu plus tôt. Le choix est le bon, on ne perd pas trop de temps et la progression recommence. On traverse une nouvelle route et on décide de prendre l’option lisière de foret. on longe la foret jusqu’à une grande « trouée » facilement identifiable qui nous permet de rejoindre le PC1 sans soucis.

Là on fait un petit point. Tout fonctionne plutôt bien, l’écureuil est ben rentré dans sa carte. on le laisse faire, même si on partage régulièrement les choix d’orientation. L’équipe fonctionne normalement, on se cale sur le rythme de Koline ce qui fait que nous alternons régulièrement marche et course. En fait Koline avance tout doucement… On serait tenté de dire parfois trop doucement, mais voilà, j’ai dit et redit à mes équipiers que le raid 28 ne commence qu’avec le lever du jour. C’est là que tout se décide pas avant, et en fait le petit rythme de Koline est un super « régulateur » nous empêchant de nous emballer… C’est seulement dans plusieurs heures qu’on s’en rendra tous compte !

PP8. Définition : Sud est de Grandville. Jonction des chemins en nord est de la clairière, altitude 140

Sur ce coup là on a identifié 2 points qui pourraient correspondre. Par chance, les deux sont sur le chemin que nous comptons prendre. On repart de PC1, on atteint assez vite le premier point. Visiblement pas de balise. Pas grave on continue. La balise était bien au second point. Logique en relisant la definition après coup. C’est toujours plus clair « après » !

PP9. Définition : « Bois de Grandville » angle ouest.

La balise a été facilement positionnée sur la carte. On est à quelques centaines de mètres du bois situé juste en bordure de Grandville. On trouve l’angle ouest et on commence à jardiner… Rien ! On remonte le bois, on elargi le champ des recherche, bref on patauge. On essaye un autre endroit qui aurait aussi pu correspondre a la définition, mais toujours rien. Après une bonne quinzaine de minutes, je propose à l’équipe de ne pas jardiner plus longtemps et de continuer notre route. avis favorable de tous. On repasse donc devant ce fameux bois, non sans jeter un œil à un ou deux endroits encore, mais toujours rien. Tant pis.

On prend un chemin qui descend au sud-est pour aller vers PC2. Comme le poste à poste est long, je demande à l’écureuil quel sera notre point d’arrêt pour quitter ce chemin. Il regarde la carte et me dit
« dans un peu plus de 2km on va tomber sur le bois de Grandville »
« Heu tu as dit comment là ? »
« j’ai dit le bois de Gra… Schcrongneugneu ! ! ! on cherchait dans le mauvais bois tout à l’heure ! ! ! »
En fait, à côté de Grandville il y a un grand bois, et pour nous il ne faisait aucun doutes que c’était le bois de Grandville (pour les autres aussi d’ailleurs vu le nombre d’équipes qui ont jardiné). Mais voilà, le vrai bois de Grandville est situé à 3km du village et est en fait un petit bosquet de 150m de côté ! Excellent et on est tombé dans le panneau !. De plus, heureusement que nous avons pris cette option pour aller vers PC2, sinon on risquait fort de ne jamais voir ce fameux bois. Au bout du chemin, nous trouvons effectivement notre balise.

PC2. Définition : « Jodainville » Traversée de la D939 à la cote 144

Là, le chemin nous emmène facilement sur le PC
Tout va toujours bien pour l’équipe. On a terminé le (peu de) parcours boisé et on a attaqué la Beauce… La première ligne droite pour aller au PP9 nous a montré ce à quoi nous devions nous attendre.

Il faut préciser, qu’en plus des cartes vierges 1/25000 et des définitions de postes, Papy Turoom nous a donné une carte au 1/100000 avec le tracé « recommandé » dessus. assez grossier, mais suffisant pour se faire une idée. Il a aussi ajouté que dans la Beauce, les cartes IGN son fausses. Les chemins indiqués peuvent ne plus exister, et des nouveaux chemins ont pu voir le jour… Alors nous devons nous baser d’avantage sur la carte au 1/100000 que sur les 1/25000… Message reçu !

SPECIALE MEMORY

Le PC2 est également le départ d’une spéciale un peu particulière. Il s’agit de regarde une carte pendant 28 secondes (hé oui on est au Rais28, pas au Raid 30 ou au Raid 60…) avec 5 balises dessus. Ensuite A nous de reporter les points mémorisés sur notre carte et d’aller chercher les balises. Il s’agit de balises optionnelles que nous avions décidé de zapper, mais avant de les écarter on décide de jouer le jeu, de les reporter et ensuite nous verrons si elles nous font faire ou non un détour.
On se réparti les balises. untel la 1, untel la 2… Top chrono… mmmmm ok je me souviendrai de tout…TOP fini.

Bon on reporte..
« - La 1 Ufoot ?
-Ben non moi j’ai la 3
-Ah non, la 3 c’est moi…
-Oui c’est lui…
-non ça devait être… Ok stooppp. Reportons les autres tant qu’on les a en tête. La 2, la 3, la 4 et la 5 !… Bon pour la un comment on fait ?
L’Blueb se souvient à peu près de l’endroit où elle doit être. on verra sur place.

Vu l’emplacement des balises et le fait qu’elles rapportent 20’ chaque, on décide de faire une entorse à notre stratégie et d’aller les chercher. On va sur la 1 et arrivé au bout du chemin, l’Blueb et Ufoot vont chercher la balise. Par chance en arrivant sur la zone, il y a déjà une équipe. Cela va simplifier notre recherche de la balise manquante… Ca aide un peu de chance ! (c’est déjà la seconde fois, et vous allez voir que c’est pas terminé !)

Les cases M1, M2 et M3 ayant servi au pointage des balises 1, 2, et 3, Ufoot poinçonne juste en dessous des cases, comme ça ce sera plus simple pour les organisateurs !

On part en direction de la M2. On prend un chemin et à 100m de la balise, on laisse Ufoot et L’Blueb aller poinçonner.
Là ça commence vraiment à cailler. J’en profite donc pour ranger mon coupe vent et enfiler la gore tex. Ca va tout de suite mieux ! ! !

Une fois nos pointeurs de choc revenus, on repart, direction la M3. Elle se trouve dans un bois à 100m de la M4. On essaye de rentrer directement dans le bois mais on ne trouve pas le chemin marqué sur la carte. Du coup on descend jusqu’à la M4 que l’on pointe puis de la M4 on remonte facilement jusqu’à la M3.

Petit trajet de jonction pour aller rejoindre la M5. RAS. On a finalement récupérer ces 5 balises pratiquement sans faire de détours… OK ! on a pas respecté notre stratégie de laisser les balises bleues, mais on est bien, alors on allait pas se priver quand même !

C’est durant cette période qu’une chose amusante va se passer. Depuis quelques temps la température extérieure est passée bien en dessous des 0°. Du coup, l’eau dans le tuyau de ma poche à eau est en train de geler, rendant difficile le ravitaillement. Et quand j’arrive à en attraper un peu, je suis obligé de la garder dans la bouche un moment afin de ne pas l’avaler trop froide (c’est mon ventre qui me dit merci !). L’Blueb quand à lui verra même l’eau de ses bidons supplémentaire geler, le privant ainsi de précieuses gorgées de St Yorres !

PP10. Définition : Bois d’Aubignard, Point d’eau

Là fastoche ! La M5 était déjà dans le bois d’Aubignard. Il nous suffit de longer la lisière du bois pour rejoindre la balise. Le soucis c’est qu’en arrivant là où est indiqué le point d’eau sur la carte IGN, on ne trouve pas de balise. Plusieurs équipes jardinent, et on a beau ouvrir la trappe du point d’eau regarder dedans, faire le tour de la cabane, et fouiller les alentours, rien n’y fait. On est pourtant au bon endroit… On s’apprête à quitter les lieux quand on entend une équipe dire qu’ils vienne de la trouver. En fait la balise est dans un petit point d’eau (une buse d’environ 1,2m de diamètre) à plus de 100m de l’endroit où c’est indiqué sur la carte, et pour arranger les choses, la balises est placée à l’intérieur de la buse… Pas clair clair cette définition là !

PC3. Définition : Croisée de la D142 et de l’ancienne voie romaine.

Important ce PC, car c’est là que se situe la bifurcation vers le 75-95 ou le 55 avec une barrière horaire placée à 7h !

A peine 1 km nous sépare du PC3. Pas de soucis, le tracé est facile et c’est avec plus d’une heure d’avance (comptage du Blueb’) que nous passons ce point. Les bénévoles sur place nous demandent si on souhaite prendre le « raccourcis » des 55 ou continuer. La réponse est unanime… « ben… on va continuer, pourquoi ? ;-))) »

On rend le carton de pointage en précisant aux bénévoles la petite erreur des balises 1, 2 et 3. Pas de soucis nous disent-ils, et ils notent ce point au marqueur rouge sur le carton de pointage afin que les balises soient bien prises en compte à l’arrivée !

On vient de passer le premier cap important. L’heure d’avance que nous avons ne nous aurait probablement pas permis de faire la CO du début dans sa totalité. Le fait de l’avoir zappée en début de course a été probablement le bon choix… Tout juste aurions nous pu prétendre au ramassages de quelques balises simples, mais en dehors de l’aspect chrono, nous aurions certainement payé par la suite l’effort demandé par cette CO.

L’équipe fonctionne toujours aussi bien et en plus les automatismes sont pris. Partage des choix d’itinéraires, partage avec l’écureuil dès qu’il a un petit doute, course en groupe, chacun se relayant auprès des autres suivant le moment du parcours. En tant que capitaine, le rythme étant pris (il s’est presque pris tout seul d’ailleurs) je n’ai pas de grosse décisions à prendre…
Pour une équipe qui se découvre en partie, cela démontre que le partage d’un objectif commun et clairement établi peut être un moteur de cohésion… Mais attendons de voir la suite quand la fatigue se fera connaître !

Il y a un point très intéressant, c’est que nous sommes régulièrement doublés depuis le début par des équipes plus rapides que nous, mais, on arrive toujours avant elles sur les balises … Allez comprendre ;-))

La course (de PC3 à PC6)

PP11. Définiton : « Les bas de Berthouvilliers » Bosquet près de la cote 136

Depuis le PC3, on emprunte la départementale jusqu’au village de Mérouville. Je ne sais pas exactement quelle heure il est mais c’est là que je vais avoir un premier coup de barre. Etrangement ce n’est pas un coup de barre qui me vide les pattes comme d’habitude, mais simplement une forte envie de dormir… Comme quand on est dans un séminaire, après un bon repas et qu’on arrive pas à garder ses yeux ouverts tellement les paupières sont lourdes… Et bien là c’est pareil, j’ai juste une furieuse envie de dormir.

Je me dis qu’il faut tenir et que ça va passer… Alors je m’accroche.

Après une traversée prudente de Mérouvile (plusieurs carrefours) on trouve le chemin que l’on doit suivre. Là on a encore une fois le droit à une belle ligne droite de 2km environ. Sur ce chemin on progresse un moment avec une autre équipe, ce qui fait que dans le noir on a un peu de mal à savoir qui est qui… Finalement l’autre équipe nous distance un peu (il me semble) et on se retrouve a progresser de nouveau à notre allure.
Je compte la troupe, mais on est plus que 4 ??? heu et l’Blueb’ il est où ??? Pas de lumières derrière nous. Il a du avancer plus vite que nous et accrocher l’autre équipe sans s’en rendre compte. Bon il va certainement s’arrêter et on va le rejoindre…
Mais au fil de la progression, point de Blueb’ et là on commence à s’inquiéter, d’autant qu’il n’y a toujours aucune lumière derrière et qu’il ne peut pas être aussi loin que ça !
On décide de pousser jusqu’à la balise (on y est presque) puis de s’arrêter pour le retrouver. Ufoot pointe la balise et on décide d’essayer de l’appeler sur son portable. Pourvu que ça passe dans ce coin paumé ! Après avoir trouvé un portable accessible dans les sacs, puis le numéro du Blueb’, on fini quand même par le joindre.
« - ben alors t’es ou ?
- je suis au village. je vous ai perdu, je pensais être devant vous alors je suis retourné vous chercher !
- Heu nous on est à la 11… on était devant toi en fait…
- Ok ! j’arrive … Attendez moi !
- Non, non on se casse… Je décoonneeuuuuuuu… »
Ouf ! on a eu un petit instant de frayeur, et j’apprendrais ensuite à la lecture de son CR que le Blueb’ s’est fait une PdT encore plus grande que la notre s’imaginant être obligé d’abandonner… Et puis quoi encore !!!

Finalement, cela va nous pousser à être un peu plus vigilant pour que ce genre de soucis ne se reproduise pas. De plus avec le jour qui devrait bientôt se lever, cela devrait limiter ce risque !

PP12. Définition : Vallée de Neuvy. Coude du chemin au point coté 130

Ah… Belle balise que celle là ! Sur la carte IGN le tracé fait quelques angles droits, mais c’est jouable… Sauf qu’on est pile poil dans une zone où les chemins ont changé et qu’on ne retrouve pas nos marques. On s’enfile sur un chemin qui nous semble être le bon, puis un second et l’écureuil nous dit qu’au bout il doit y avoir une route… Gagné… une jolie petite départementale… On la prends sur la gauche puis on demande à l’écureuil
« - on passe le pont ou pas ?
- quel pont ??????
- ben celui là juste devant nous !
- Argggggggggggghhhhhhhhhhh ! on s’est gouru !!! »
C’est pas la bonne route. On s’est un peu emmêlé dans les différents chemins. Bon maintenant ça va être coton pour retrouver la balise. On décide d’aller jusqu’au pont, de longer l’autoroute et de revenir un peu en arrière pour taper la balise. Mais là encore les chemins ne correspondent pas… La mort dans l’âme, on se dit qu’on va pousser directement jusqu’au PC4. On trouve un chemin qui nous semble aller bien, et on décide de prendre à droite dès que possible… Arrivé au premier carrefour, on va pour tourner quand…
« - Tiens, y’a une balise !
- non pas possible… C’est la 12 !!! »
Mister « un peu de chance » a encore frappé… et zou, la 12 est aussitôt poinçonnée par not’ Ufoot poinçonneur fou !

PC4. Définition : Passage au dessus de l’A10 par la D22

Quelques centaines de mètres à peine séparent la PP12 du PC4. Bon pour une fois que papy Turoom nous fait traverser l’A10 par un pont au dessus au lieu de nous faire passer dessous dans un tunnel plein d’eau ! ;-)))) on ne va pas se plaindre !

PP13. Définition : « Le vieux moulin » Coude du chemin à la cote 138 (ancienne voie ferrée)

Pas de gros soucis sur ce poste à poste… un peu de départementale, un peu de chemin, quelques croisements et hop, le tour est joué. L’ancienne voie ferrée est bien visible, pas possible de la rater.

Il me semble que c’est par là qu’on a du commencer à éteindre les frontales, le jour commençant à pointer. C’est maintenant que le Raid 28 commence réellement !

PC5. Définition : Ouest de Fresney L’evêque. Croisement de l’ancienne voie ferrée et de la D22.

Plus facile, c’est pas possible… Il suffit de suivre l’ancienne voie ferrée, parcours rendu aisé par le chemin qui la longe…

PP14. Définition : « La Vache » Pont sous la voie ferrée à la cote 140.

La encore, il nous suffit de suivre l’ancienne voie ferrée. Pour récupérer un peu on décide de faire la première partie du parcours par la route qui longe la voie ferrée. Au bout d’un moment l’écureuil propose de rejoindre la voie ferrée, les chemins entre celle-ci et la route se faisant rares. On rejoint la voie ferrée, mais on manque un peu de repères de distance pour positionner le fameux pont. Du coup on progresse un peu à tâtons, cherchant le moindre relief qui pourrait représenter un ancien pont. Après plusieurs hésitations, on trouve enfin le fameux pont.. Bon, la notion de pont est toute relative, moi j’appelle plutôt ça un boyau, un égout, un passage pour la flotte… Bref un truc qui fait quand même 1m de large sur 1m50 de haut… ou alors c’est un pont pour les gnômes à la limite ;-)) Mais ne tergiversons pas, on l’a, c’est ce qui compte.

PC6. Définition : Ymonville. Traversée de la N154 au point coté 144

On continue de longer l’ancienne voie ferrée jusqu’à la première route qui nous conduit sur Ymonville
Yes ! on y est. Le PC6 est l’endroit où on peut décider de partir sur le 75 ou bien sur le 95… Notre stratégie étant de faire le 75, on décide de rester sur cette option, non sans avoir testé mes camarades sur un « et si… juste pour voir… 95….fastoche… », mais bon de toutes façons, ce ne serait pas raisonnable et en plus on est pas dans les délais, alors ;-))))))
Même si on a fait quelques écarts avec nos balises bleues, ce n’est pas une raison pour en faire de trop non plus.

A ce point l’équipe fonctionne toujours bien. La fatigue commence à se faire sentir, mais cela semble se gérer au mieux quand même pour chacun d’entre nous !

La course (de PC6 à PC8)

PP22. Définition : Extrémité Nord Ouest des Bois de Sophie. sur la limite de commune.

Bon celle là aussi on aurait du la zapper étant donné que c’est une balise bleue (optionnelle) mais comme on doit y passer, on va pas la laisser d’autant qu’elle rapporte 60mn de bonification…

On quitte le PC6, on passe par le chemin du cimetière pour attraper un chemin qui nous mène droit sur la PP22
Avec le recul, je vois qu’on aurait au passage pu aller chercher la PP15. Quelques centaines de mètres à tout casser… Mais sur le coup cela ne nous est même pas venu à l’esprit… tant pis !

On part donc à la recherche de PP22. On trouve le bois et on le contourne pour aller du bon côté. Là on tombe sur nos premiers chasseurs en plein séance de recherche de bestioles (heu on est du zoo mais quand même ! ! !)
On attrape la 22 facilement et avant de partir sur la 23 on se pose la question d’aller chercher aussi la 21 qui n’est pas très loin. Le nombre grandissant de chasseur, couplé à une balise qui nous aurait fait traverser les bois et à une bonification potentielle de seulement 20mn seront les facteurs clés de notre choix… on passe directement à la 23.

Là encore avec le recul on aurait pu probablement sans grand soucis attraper la 20 et la 21… Mais sur le coup, ce n’est pas ce qui nous a semblé opportun.

PP23. Définition : Bois Malnoue. Extrémité Sud Est

On contourne la zone de « chasse » et on trouve le fameux Bois. Ufoot et l’Blueb vont pointer la balise et revienne. On repart mais le chemin qu’on souhaitait prendre est fermé par des barbelés. Du coup il faut contourner le bois et repasser pratiquement au pied de la balise… Si on avait su ;-(

PP24. Définition : Ancienne voie ferrée. Pied du pylône près de la cote 143 la plus à l’ouest

C’est parti pour quelques belles lignes droites glissouillantes de la Beauce… Des chemins à travers champ, une orientation pas très compliquée et en cadeau tout un troupeau de chevreuil ( ??? ben oui je suis d’la ville moi… mais c’était des bestioles à pattes en tous cas)… A se demander ce qu’ils fichent ici au milieu de nulle part…

Je crois que sur c’est sur ce tronçon, que koline a eu un peu de mal… Visiblement elle est beaucoup plus à l’aise sur le bitume que dans la boue, et encore, cette année, de la boue, il n’y en a pas eu beaucoup !

La balise est trouvée sans soucis !

PP25. Définition : « La vigne des champs ». Jonction du chemin avec la D344

Sur ce coup on relève au moins 2 emplacements qui peuvent correspondre à la balise, mais comme ils sont tous les deux sur la route on va les tester l’un après l’autre.
Un dernier petit tronçon de chemin et on poursuit avec un (trop) long bout de route… Si koline retrouve ses appuis, moi j’ai peur pour les crampes. J’essaie au maximum de courir sur le bas côté. Pas facile facile, mais on a pas le choix. La balise n’est pas au premier endroit alors on continue et on la trouve plus loin limite cachée près d’une petite cabane (franchement comme définition, ça aurait été plus clair !)

PP26. Définition : « La Sablonnière » Sur la butte, à l’angle sud est de la carrière.

Le poste à poste n’est pas très compliqué et la balise est placée de telle façon qu’elle se voit plusieurs centaines de mètres avant d’y être… même pas rigolo !

PP27. Définition : « Est de vieil Allones ». Passage sous la voie TGV au RN

C’est (re-re-re-re-re)parti… En route on tombe sur les photographes fous… Il nous font même prendre la pose lors du pointage de la balise.. Franchement, ils vont pourrir notre moyenne avec leur séances …Je sais qu’on est tous presque mannequins mais quand même !

PC8. Définition : « La Justice » Croisement de la N154 et de la voie TGV

Rien de sorcier… il nous suffit de remonter le long de la ligne TGV pour rejoindre le PC8
Important là… C’est le dernier point avec une barrière horaire éliminatoire. De mémoire on y passe avec plus de 2h d’avance, ce qui signifie que désormais, il ne reste qu’à « gérer » la distance, mais que sauf accident, plus rien ne peut nous arrêter !

Je commence aussi a souffrir depuis un petit moment. Si mes genoux me laissent tranquille, je commence à avoir les jambes explosées (normal, il ne reste que 18km jusqu’à l’arrivée), mais j’ai surtout une barre au niveau des reins qui me fait mal. J’ai déjà remarqué cela quand je fais du long avec un sac, et je n’ai toujours pas réussi à trouver comment y remédier. C’est d’autant plus gênant que cela me fait mal (ça résonne dans le dos) à chaque foulée, mais aussi quand j’essaie de tousser par exemple… J’applique donc ce que mon ostéo m’a appris… Travailler mentalement pour transformer la douleur en gêne… ça fonctionne à peu près, mais à chaque arrêt je suis obligé de m’étirer pour soulager un peu.

Depuis le départ on a pas fait d’arrêt (sauf une ou 2mn lors des passages aux PC. Pas une fois on s’est assis et j’ai toujours poussé l’équipe à repartir. Là on se pose un peu, avec dans l’esprit de ne pas trop traîner mais c’est le Blueb’ qui voyant qu’on s’installe un peu trop, se décide à nous remettre dans la course. J’ai manqué un peu de lucidité sur ce coup là et ça ne va pas aller en s’arrangeant vers la fin.

La course (de PC8 à l’arrivée)

PP28. Définition : Si vous avancez à 28/2,8 km/h sur un cap 28, vous la trouverez dans le talus à 28mn du PC8

Bon en clair ça veut dire que si on longe la voie TGV à 10km/h, la balise se trouve 28mn plus loin, soit 4,8km.
Dans le bus on avait estimé que cette balise devait être située un peu au delà de PC9… Calcul honteusement erroné, mais on ne le savait pas encore. on repart donc de PC8 avec dans l’esprit de rejoindre PC9 comme point de repère
Là l’itinéraire est fastoche… on longe la voie TGV et rien d’autre…
On avance tout doucement, gérant les objectifs intermédiaire (5km droit devant c’est long en fin de parcours)…
Au bout d’un long moment, alors que je suis avec l’écureuil, Ufoot vient vers nous et nous dit
« - Normalement, maintenant, on a fait les 4,8km il faudrait peut être commencer à regarder sur les bas côtés
- mais non lui répondis-je… on a dit que c’était après le PC9 »
sur quoi l’écureuil lui réponds
« - hé oui, tu ne veux quand même pas que je me mette à la chercher comme ça, là maintenant… comme si elle était là… HEEEEEEEEEE Elle est là !!!!!!
- Naannnn tu décones !
- Si si c’est vrai elle est dans les fourrés !!! »
Bref… il aurait suffit qu’Ufoot nous alerte 50m avant ou 50m après et jamais on ne l’aurait trouvé celle là…

Surtout qu’elle rapporte 2x28mn de bonification, car c’est une … bleue (vous savez celles qu’on avait prévu de ne pas ramasser ! ! !)

PC9. Définition : Croisement de l’ancienne voie romaine avec la voie TGV.

Facile. On continue encore un peu la voie TGV et quand on tombe sur des bénévoles c’est qu’on est arrivés ;-)

PP29. Définition : « Piece de la Haie » Angle du bois à la cote 150

C’est reparti pour du chemin de Beauce. le Bois est visible au loin et reconnaissable par sa trouée… Désormais, c’est juste le mental qui me fait progresser… Les jambes sont cuites, mon dos me fait souffrir, et je me concentre pour isoler cette douleur ce qui a pour effet aussi de m’isoler un peu des autres. Heureusement que l’équipe continue de bien tourner. l’Ecureuil et Koline souffrent aussi et l’entrain de l’équipe est désormais du ressort de Ufoot et du Blueb’

Arrivée sur le Bois. Ufoot et l’Blueb qui ont pris un peu d’avance ont le temps d’attraper la balise le temps qu’on arrive… Petite pose et ça repart.

PP30. Définition : « Bois Payau » Sud du fossé dans le plus grand des bois

Rejoindre ce bois n’est pas très difficile, mais c’est trouver le fossé qui est plus dur… Petite séance de jardinage, mais il faut dire que nos deux chasseurs de balises sont passés maîtres dans le jardinage express.. et tant mieux ;-))

PC10. Définition : « Voise » Traversée de la D939 au point coté 141

Pas trop de souvenir de ce PC… Trou noir. Là j’ai du suivre mes équipiers mais je ne me souviens plus de grand chose…

PP31. Définition : Le long de la Voise. Lr Sce de la voise

Là, je me souviens qu’on est entré dans le village et que vers la sortie, le Blueb et Ufoot sont partis chercher la balise. Pendant ce temps, Koline l’Ecureuil et moi continuons à avancer doucement par la route.

PP32. Définition : Le long de la Voise. Fontaine à Blaise

Encore des souvenirs flous… Je sais qu’on a retrouvé nos deux équipiers, et qu’on est avec une autre équipe. Depuis le chemin où nous sommes, on voit la balise, mais de l’autre côté de la Voise.
Je me souviens d’une modeste réflexion « Ah ! Ufoot va enfin se mouiller les pieds »… Depuis le temps qu’on lui avait dit que le poinçonneur était celui qui avait le droit de jouer avec les sangsues !

PP33. Définition : Sud de Grouville. Jonction des cours d’eau en aval du pont sur la D119

Et voilà, encore un poste dont je n’ai que très peu de souvenirs… (quand je vous dit que j’étais dans le pâté). Je me souviens m’arrêter sur un pont et me servir du parapet pour étirer mon dos, mais pour le reste… nada… Désolé !

PP34. Définition : « La prairie » Coude de lisière au sud est de la côte 141,5

Là y’a quelques souvenirs… On repart du pont et on longe un cours d’eau par une petit sentier. Ca va pas, j’ai la tête qui tourne, et j’assure ma progression en essayant de ne pas tomber dans l’eau (c’est l’image que j’ai encore en tête).
Je me souviens qu’on a jardiné un moment au bord de la rivière pour trouver la balise. Dans un sursaut de capitanat, je demande à l’Ecureuil de me montrer la carte, et de me dire la définition… Sauf que je suis tellement peu clair, que quand il me parle du « coude de la lisière », je pense au « coude de la lizière » la Lizière étant pour moi le nom du petit cours d’eau… Alors je cherche un repère à un endroit ou le cours d’eau fait un coude, alors que les autres cherchent autre choses… Bref, bien disjoncté l’Electron…

Au bout d’un moment, mes équipiers (qui eux ont encore un peu de tête) décident de remonter vers le chemin en bordure de bois. Là le Blueb’ et Ufoot partent sillonner la lisière du bois pendant que Koline l’Ecureuil et moi remontons le chemin. J’absorbe 2 dextrose que je pique à Koline histoire de me redonner un coup de fouet. et je monte aussi du côté de la lisière (mais celle du bois cette fois) pour chercher aussi la balise. Finalement c’est l’Ecureuil qui va la trouver le premier. On rappel les troupes, et on se regroupe direction l’arrivée …

L’Arrivée.

Il existe bien une définition pour rejoindre l’arrivée (une histoire de château d’eau), mais comme on connaît le gymnase (c’était le lieu d’arrivée de l’édition 2002), on se fie à notre connaissance des lieux. Sur le chemin qui remonte dans le village, on tombe sur Papy et Mamie Electron qui sont venus à notre rencontre. Courte pose puis on reprend notre route histoire d’en finir avec cette petite sortie dominicale…

Bien avant l’arrivée, l’Blueb’ essaye de me faire courir, mais je lui assure que je veux garder mes forces pour la dernière ligne droite ;-)… C’est finalement en courant, tous les 5 ensemble, main dans la main que nous franchissons l’arche d’arrivée… c’est fait…. enfin !

J’imagine le plaisir de mes équipiers… Entre Ufoot, l’Ecureuil et Koline qui découvraient cette épreuve mythique, l’Blueb qui avait un vieux démon à chasser et moi qui avait finalement comme but de les emmener tous au bout (même si c’est eux qui m’ont emmené sur la fin), c’est un vrai bonheur d’être ici…

L’après course

Bon j’avoue … je voulais me prouver que j’étais capable, avec un entraînement minimum, de faire ce type de course. Il me manquait jusqu’ici quelques clés pour agir sur le mental, et elles sont en train de se mettre en place…

Etrangement pas de grandes effusions… on est content… Cassés, crevés, vidés, mais heureux, juste heureux !

Ufoot nous annonce un 85,2km au compteur de son GPS… Il pense qu’après correction, cela devrait donner entre 80 et 82 km réel… Une jolie sortie quand même !

Une soupe chaude, petit sitting à l’entrée du gymnase, enfilage de sacs plastique autour des chaussures pleines de boues (quoi que… pour la boue on a connu pire). puis c’est au chaud que je vais aller tenter de récupérer…

Je jette un œil à l’intérieur mais aucun membre de la Ratounet’s team ni de la Shadock team ne sont présents. ils sont probablement déjà repartis.

Je n’ose pas aller à la douche… Soit elle est froide, et je ne pourrait pas passer dessous, soit elle est chaude, et sortant de 17h de grand froid, j’ai peur de tourner de l’œil…

Finalement je vais m’asseoir, je bois un peu, je récupère mon sac à la consigne et je m’installe à une table… Je suis rejoint progressivement par le reste de l’équipe… Petit tour du côté du buffet histoire de prendre une plâtrée de pâtes au fromage, un peu de jambon et du coca !

On fait la connaissance de papy Ufoot venu nous dire bonjour, et ancien raidvingthuitard (il a aussi d’autres épreuves comme le grand raid au compteur, comme quoi Ufoot a de qui tenir !)

Quelques échanges… On attend avec impatience l’équipe Tortuesque qui était signalée environ une demi-heure derrière nous à un point de contrôle précédent.

Finalement on rate leur arrivée sous l’arche, mais je retrouve de façon un peu trop fugitive la Tortue et le Poc… A ce moment là on se doute qu’ils sont bien placés, mais c’est tout !

Ils partent sous la douche alors que nous allons devoir quitter le gymnase. Entre le Blueb’ qui a son train et Papy et Mamie Electron qui sont là depuis le milieu de l’après midi… difficile de leur demander de rester plus longtemps !!!

Je rentre donc sur Electronville avec Ufoot, tandis que l’assistance de l’écureuil se charge de rapatrier le reste de l’équipe…

Dommage de devoir se séparer aussi vite !

Pas grave, on trouvera bien l’occasion de prolonger cette victoire (pour nous 5 je pense que c’en est une !)

Dans la voiture de papy Electron je m’endors finalement assez rapidement. Je suis réveillé une première fois au téléphone par Mme Neutron, pour savoir où on en est. Je lui dit que le contrat est rempli et qu’on est sur la route du retour. Je me rendors et je suis réveillé à nouveau par un hurluberlu, qui crie dans le bigophone…
« L’Electron… c’est la Tortue… On a gagné le raid
- Hein quoi, qué pasa ???
-Ouais on est premier
- Super : bravo…. Plonk ! » Je dois avouer qu’à ce moment, non seulement ma lucidité n’était pas revenu, mais mon semi réveil ne m’a guère fait percuter sur ce que m’annonçait la Tortue… J’étais plutôt à penser « Ouais c’est ça et moi j’suis les Beatles !!! un peu gros votre seau à truites… »

Ce n’est qu’un peu plus tard à la maison que je vais me rendre compte de ce qu’ils nous ont annoncé… J’espère que la tortue ne s’est pas sentie blessée de mon manque de réaction sur ce coup là !

Petit Bilan

On a couru… un peu ;
on a marché… beaucoup ;
on a avancé… tout le temps ;
et on ne s’est pratiquement jamais arrêté…

La suite vous la connaissez… Les amis du Zoo remportent le Raid… Chose impensable il y a peu. Je pense que même notre Papy , avec son expérience n’avait jamais imaginé cela… Il fallait que ce soit fait et ce fut fait… et bien fait … bravo…

L’équipe du Ratounet boucle son objectif également en terminant leur parcours tous ensembles

Le shadock réussi également à entraîner son équipe de jeunots au complet vers la ligne d’arrivée

Quand à nous, non seulement nous avons maintenu notre stratégie (parcours 75km et toutes les balises vertes), mais en plus on récupère 7 balises optionnelles.
Dans un premier temps on se retrouve classés 15ème sur 27 équipes classées (et 34 au départ). Après contrôle, il se trouve que les fameuses balises 1, 2 et 3 ne nous ont pas été comptées… Du coup, après correction, Papy Turoom nous reclasse avec ces 3 balises ce qui nous met à la 10ème place du classement général…. Mieux que notre 11ème place de l’édition 2001 !
Je crois que comme cerise sur le gâteau, c’est une jolie cerise quand même ?

Du côté du parcours, c’est un peu paradoxal. Perso, j’ai horreur, mais alors horreur des longues lignes droites sans fin… C’est tuant moralement parlant ! Mais voilà, je m’étais tellement préparé à cette idée cette année (et papy Turoom a tout fait pour qu’on ne soit pas surpris) que j’ai finalement réussi à les gérer sans trop de difficulté ces lignes droites. Attention, je ne parle pas là de difficulté physique, mais bien mentale.
L’atteinte permanente d’objectifs intermédiaires, le fait de progresser sans cesse même lentement ont rendues ces lignes droites accessibles.
J’ai même eu l’impression de les supporter beaucoup mieux que les années précédentes.

Maintenant, concernant l’intérêt du parcours, je ne suis pas certains que cette expérience soit à renouveler trop souvent. Il est clair que le parcours a du en dérouter plus d’un, et je pense à ceux dont c’était la première participation… Intéressant comme expérience, mais pas obligatoirement à reproduire en raison du manque d’intérêt des tracés

Techniquement parlant, le travail sur des cartes fausses (on était prévenu) est à mon avis à éviter absolument. Idem pour des spéciales d’orientation sur des cartes non adaptées… Mais encore faut-il se trouver sur des zones cartographiées !
De plus je milite « activement » pour une description juste des positions des balises par rapport à des éléments de référence existant sur les support (la carte IGN entre autre.) Je m’explique. Quand sur le poste 10 la définition nous donne « point d’eau » et qu’un point d’eau est clairement représenté sur la carte, je trouve anormal que la balise soit placée sur un autre point d’eau distant d’une centaine de mètre mais non porté sur la carte. On est plus dans de l’orientation là, mais dans une sorte de loterie… Je pense qu’une évolution « positive » du raid pourrait être de travailler la position des postes. Dans l’autre sens, le poste 9 avec le Bois de Grandville (cf détail dans le CR) était excellent… A ne pas faire attention, on était sûr de se faire piéger (et on est tombé dedans d’ailleurs !)

Voilà… Cette année ce sera un carton plein pour le zoo…

Le plus difficile désormais sera de succéder à cette édition… Où alors il va falloir placer plusieurs équipes sur le podium !

Encore merci à mes équipier(e)s…

…et à vous d’avoir tenu jusque là !

L’Electron

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