Récit de la course : Trail Endurance Shop - 30 km 2008, par Snoopy05

L'auteur : Snoopy05

La course : Trail Endurance Shop - 30 km

Date : 16/3/2008

Lieu : Bois Guillaume (Seine-Maritime)

Affichage : 1019 vues

Distance : 30km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Trail de Bois-Guillaume ou comment rester "de boue" !

Mais quelle idée saugrenue d'aller courir un trail en Normandie quand on habite les Hautes-Alpes ?

Tout simplement parce que je suis né à Rouen et que j'y ai vécu jusqu'à 18 ans. Alors quand j'ai vu qu'il y avait un trail dans les forêts où j'allais jouer étant enfant et que ça tombait pendant la semaine où nous rendons visite à la famille restée là-bas, je n'ai pas hésité...

Bon, toute la semaine avant l'épreuve : ciel gris, vent violent, pluie fréquente... bonjour l'ambiance !

Le jeudi on passe voir Olivier Bretagne dans son magasin Endurance Shop, qui organise la course. Très sympa, il nous explique le parcours, ravi d'avoir un concurrent qui vient de si loin...

Arrive le dimanche fatidique : pas terrible au niveau météo, on annonce des giboulés (et oui, le mois de mars...).

Mon frère Joël s'est laissé convaincre et est inscrit également : c'est cool !

Quelques courageux membres de la famille vont braver les éléments pour venir nous encourager, au départ ou sur le parcours : j'apprécie, merci à eux !

Deux circuits sont proposés : 13km ou 30km (550m D+). Pour avoir le temps d'en profiter, je me suis inscrit sur le 30 bornes. C'est la première édition et il doit y avoir environ 70 inscrits sur le parcours long.

Préparation, échauffement et c'est parti, en queue de peloton. Je voulais partir doucement mais je trouve quand même que ça va assez vite, alors qu'on est dans les derniers...

Je suis un diesel "ancienne génération", c'est à dire que le temps de chauffe est assez long (mais je ne pollue pas : je ramène mes déchets et je limite mes rejets de particules...).

Les sensations sont plutôt bonnes et je déroule. J'entends mon frère qui souffle fort derrière moi.

Après environ deux kms, on attaque les choses sérieuses : des chemins très (mais alors très très) boueux !

Devant moi, une fille part en survirage, puis tête à queue, avant de finir avec une certaine éélégance en toupie sur les fesses... Jolie figure ! Le temps de lui demander si ça va, elle se relève et repart. Sûrement une habituée...

Un peu plus loin, c'est moins drôle, un gars vient de se faire une cheville. Sur ce terrain, une erreur est vite arrivée.

Avec la neige, j'ai pas beaucoup couru cet hiver (plutôt du ski de fond) mais franchement, ça glisse parfois plus que sur la neige ! Au fil de la course, mon expérience de ce type de terrain va s'enrichir : je regarde la couleur de la boue pour évaluer sa consistance et sa profondeur (de 3 à 30 cm).

Ceci-dit, vers la fin, je commençait à en avoir un peu marre de la boue. J'ai pourtant fait pas mal de spéléo dans des réseaux boueux mais c'est pas pareil. Et puis il y a la glaise, une variante très collante, qui essaye de vous capturer la chaussure grâce à un effet ventouse particulièrement efficace (bien lacer ses chaussures avant de partir sous peine de finir en chaussettes !).

Bon, en même temps, on fait de la course nature pour ça : la variété des terrains, des paysages, des ambiances... et du climat. Côté ambiance justement, c'est humide : la petite pluie fine laisse place pendant quelques instants à un pâle rayon de soleil : on y croit. Mais non, ça tourne franchement à la pluie vers la mi-course, voire même petits giboulés sur la fin.

Je suis très bien dans les montées (que je trouve très courtes par rapport à mon terrain d'entrainement habituel, c'est normal) et j'ai aussi de bonnes sensations sur le plat, ce qui me permet de doubler un certain nombre de concurrents petit à petit.

Le seul ravitaillement se situe au 20e km (c'est loin), mais comme Snoopynette et la famille de mon frère sont sur le parcours, j'en profite pour refaire le plein d'eau de mon bidon vers le 10e km (je sais, ravitaillement sauvage, ça fera peut-être hurler les puristes mais je n'avais qu'un porte bidon et puis je suis totalement autonome pour l'alimentation !). Le ravitaillement officiel est minimaliste : pas grave, je fais le plein d'eau et ne reste pas longtemps pour éviter de me refroidir. Sur le plateau, c'est pluie et vent...

Snoopynette me dira après qu'elle a aidé un peu les deux jeunes chargés du ravito à s'organiser. Je pense que l'organisation avait mis les adultes bénévoles disponibles à la sécurisation des traversées de routes (assez nombreuses), qui étaient irréprochables.

Dans les derniers kms je lutte un peu contre le froid qui m'envahit et suis pas faché de voir l'arrivée, après 3h38.

Je suis bien content de ce temps, compte-tenu des conditions d'adhérence souvent précaires, d'autant que par rapport au parcours prévu, il semble bien qu'on ait fait un détour de presque 2km (il y avait d'ailleurs un sac de noeuds côté itinéraire au niveau des premiers d'après Snoopynette).

Mon frère a dû abandonner à cause de crampes vers le 25e km. Dommage... mais bravo pour une reprise.

Côté organisation, c'était une première édition, donc il y logiquement quelques petites améliorations à prévoir (2-3 problèmes de balisage m'ont fait hésiter et aussi mettre le ravito un peu plus tôt peut-être) mais il faut saluer et remercier chaleureusement tous les bénévoles qui ont bien assuré sous la pluie, en particulier pour les traversées de routes).

Bravo et merci.

A noter aussi que c'est un trail financièrement abordable : 10€ avec une paire de chaussettes et un sac, ça compte aussi...

Voilà, c'est terminé, direction une bonne raclette en famille, histoire de ne pas oublier les montagnes...

4 commentaires

Commentaire de tabuki posté le 20-03-2008 à 14:24:00

une raclette en Normandie ?? c'est peché ça ! lol
Bravo à toi pour cette course et surtout pour avoir su gérer cette boue ventouse !! j'ai connu ça y'a pas longtemps... et j'ai eu les mêmes pensées que toi concernant le lassage de mes chaussures.

Commentaire de gdraid posté le 20-03-2008 à 21:03:00

Des chaussures qui collent, plus de 3 heures à la glaise ! Pouahhh !
Mais en consolation, une raclette normande avec du camembert fondu, étalé sur des pommes de terre chaudes ! Huuummm !
Sympa ton récit, Snoopy05, le ti gars da Rouen, le pays dez armorqueurs...
JC

Commentaire de titifb posté le 21-03-2008 à 16:42:00

Bravo Snoopy-le-haut-alpin ! Qu'est-ce que tu préfères finalement : le blanc (couleur froide) ou le marron (couleur...chaude !!!) ? Merci pour ton CR qui ne manque pas d'humour. Quant à ton temps de course (3H38) pour avoir pataugé pendant 30 bornes, c'est un bon chrono...Mais de toute façon, pense pas qu'on court pour le chrono sur un trail !

Commentaire de Cawito46 posté le 04-04-2008 à 20:57:00

ouaip, fallait y aller patauger dans la boue ! alors bravo à toi Snoopy05 pour avoir fait ces 30 kms dans de telles conditions et surtout je suis content de voir que les problèmes de genoux sont peut être réglés. C'est de bonne augure pour la suite des hostilités.

Alors, bon courage pour la suite et RDV au Trail des corniches à Millau.

PS : être autonome en alimentation, cela veut dire quoi pour un Snoopy05 ? lol

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