Récit de la course : L'O'Rigole - 71 km 2007, par olo

L'auteur : olo

La course : L'O'Rigole - 71 km

Date : 9/12/2007

Lieu : Le Perray En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 1854 vues

Distance : 71km

Objectif : Terminer

3 commentaires

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Ultra Cross de l'Origole

Dimanche 9 décembre, 13h30... Ça ne fait pas 5 minutes qu’on est dans le Thalys, on ne quitte la gare du Nord que dans une demi-heure, mais je dors déjà. C’est fatiguant ces trucs de nuit !

Fatiguant, mais ca donne envie de revenir, pour finir cette fois ! On a du s’arrêter après la fin de la deuxième boucle, hors délais. Arrivés à huit heure et quart, ça fait 1h15 plus tard que la barrière horaire, même si elle a été prolongée.

 

(en orange, les commentaires de Gonzo) 

  

C’était pourtant une (très) belle course... humide, glissante, accidentée. Un cross quoi. Je vais d’ailleurs reprendre l’appellation d’UltraCross trouvée chez les UFOs , je trouve que ca convient bien. Pas vraiment de moments pour souffler, pour faire des pas réguliers: c’est soit en devers, soit glissant, soit en pente, soit de la boue profonde... ou tout ca en même temps !

Ca avait commencé à la lecture des CRs des Kikourous, particulièrement ceux d’Agnès et de l’Electron... puis avec l’appel de Corto, je n’ai pas pu résisté et j’ai réussit à convaincre Gonzo d’aller faire les andouilles en région parisienne en décembre. L’excuse en bois était que c’est sur le même terrain de jeux que le Raid 28 et que ça nous ferait un bon entrainement. En plus, ça sera l’occasion de faire connaissance avec nos futurs coéquipiers du Raid, Laurent (le Bagnard) et Olivier. Notre dernier larron, Totoche88, est indisponible... il fait un 24h pour se délasser de la NFL...

On arrive donc au Gymnase du Perray en Yvelines un peu avant 22h, pour un départ à minuit. Apres un contrôle des sacs rigoureux voire inquisiteur (attendez les gars... je ne suis pas encore changé... et mon sac est encore en configuration voyage... je n’ai aucune idée où j’ai mis mes piles de rechange !) , je parts me changer. Au retour, je retrouve Gonzo qui a déjà été repérée par Olivier et Laurent (merci la casquette Kikourou toute neuve :-) ).

 

Olivier, Gonne et Laurent, pas encore déguisé. (Photo de tounik, Merci !) 

 

On discute un peu avec tounik. On fini tranquillement de se préparer, puis arrive une vague de Kikoureurs, en provenance de Plaisir si j’ai bien compris. Photos, discutes, photos... la pression monte, ambiance sympa. Je suis content de rencontrer "en vrai" tous ces pseudos: Le gars qui tartine l’intérieur ET l’extérieur de ses chaussettes de Nok c'est Corto (Je l’ai vu hésiter... il a bien failli tartiner aussi l’extérieur de ses chaussures)... La voix grave et posée, c’est le Castor... Monstertruck a un phare de camion sur la tête, tounik est tout discret...

 

 Le briefing... y'en a qui n'écoutent pas... je les vois !

 

Apres le briefing (Dont le message principal est "prenez les bâtons pour le deuxième tour !"), on se dirige en troupeau vers la Mairie pour le départ. Ça continue à discuter dans le peloton. 

 

Nos coequipiers pour le Raid 28, le Bagnard et Olivier (coupé à droite)

 

Gonzo a encore froid... ça ne va pas durer 

 

Vetchar prête au départ ("Non, je fais la courte distance car c'est la premiere fois que
je cours de nuit"...
mon œil, elle finira 3ème!)  

 

Première boucle (25 km d’après l’organisation, nettement moins à mon podo. 3h23).

Apres le tour de la ville et un ou deux kilomètres de bitume, on entre dans le vif du sujet. Un chemin boueux, on suis le troupeau, presque tout le monde essaye encore d’éviter les flaques... ça ne va pas durer ! Le chemin se transforme en sentier, puis en rien... on suit le balisage (et les autres coureurs) au milieu des bois. De plus en plus boueux, des rigoles à sauter (Note for myself : penser à entraîner Gonzo à sauter les fossés). Jusque là, on court toujours en groupe.

Pfffeu... je sais très bien comment sauter les fossés moi... même pas peur!

 

Gonzo kikour dans le bois... ça ne serait pas le Senior du Junior, là devant ? 

 

Apres une heure, on fait une petite pause pour attraper à manger dans le sac. Gonzo, qui crève de chaud, enlève un ou deux T-shirts. Elle a moins que moi sur le dos, mais elle dépense plus d’énergie dans les appuis instables. Son excuse est que j’ai quasiment appris à marcher en forêt... je ne peux pas lui donner tort.

 

On repart... hum... 1 heure de course, 7 km au podo... ca va être juste pour finir à 10 h... surtout si la deuxième boucle est plus difficile. Enfin, on garde notre petit rythme. On a perdu tout le groupe avec la pause. C’est là que je découvre toute la beauté de ce balisage : tu lèves la tête... tu vois la trajectoire à suivre sur une cinquantaine de mètres comme une succession de petits points lumineux. C’est beau :)

 

Mouai, c’est beau... m’enfin... quand je lève la tête, j’ai les pieds qui choisissent la trajectoire la plus mouillée... on se concentre s’il vous plait ! En plus je commence à me souvenir que je n’ai pas réussit à trop dormir cette semaine... j’ai déjà envie de dormir... ça promet. Gonzo qui a peu mal à la patte me dit 2 ou 3 fois de partir sans elle pour pouvoir faire les trois tours. Je n’ai pas envie : j’aime mieux courir ensemble, tant mieux si on fait les trois tours, tant pis sinon. Et puis je pique du nez. Alors piquer du nez pendant 9 heures tout seul... ça ne me dit pas grand-chose.

 

Je ne me souviens plus trop de la fin de la première boucle, si ce n’est que c’est plutôt plat (tout est relatif... pour la Hollande, ca serait des montagnes russes), mouillé et glissant. Il me semble que la toute fin de la boucle était plus roulante : du grand chemin puis de la route avant de traverser la nationale pour arriver au Perray et au gymnase.

 

Ambiance spéciale dans le gymnase... on nous dit qu’il nous reste 10 minutes pour repartir avant la barrière... on a quand-même le temps de grignoter un peu, de demander au Bagnard qui est déjà là depuis un moment s’il repart avec nous (il était venu pour faire le 25 km). Il fera semblant de ne pas entendre la question :) Et on va chercher les bâtons pour repartir.

 

Deuxième boucle (23 km d’après l’organisation. ~4h40).

On est applaudis par les bénévoles en partant, Gonzo encore plus : « Eh, c’est une fille en plus... vous n’êtes que la troisième à repartir ». Je commence par faire une (courte) pause pour enlever l’accéléromètre de ma chaussure. Ça me fait un point de pression sur le dessus du pied avec les mini-guêtres. Puis je refais une (trop longue) pause dans le tunnel de la gare pour enlever le support de l’accéléromètre qui me fait toujours mal... mais il ne veut pas se sortir des lacets... #$#$#$&# !!! On se fait doubler par deux petits groupes dans l’affaire... que l’on rattrape quelques centaines de mètres plus loin, car ils ne voient plus de balise. Nous non plus comme on les suivaient de loin comme des andouilles. Après s’être entêtés un peu, on retrouve le chemin, le long de l’étang du Perray.

 

On court avec le petit groupe... c’est fini pour le silence de la forêt. C’est un groupe de braillards :) Ils forcent un peu le rythme de temps en temps sur le roulant, mais on les rattrape à chaque fois sur les devers et les toboggans glissants à monter. On les lâche à la faveur d’une pause casse-croute. De notre coté, j’ai enfin trouvé comment attraper à manger dans le sac sans m’arrêter.

 

On se retrouve à trois. En fait on a gardé un koureur du groupe. Il reconnait le Buff sous nos frontales, me dit qu’il lit beaucoup les récits sur Kikourou, et me demande si j’en ai publié... vu ma faible production pour l’instant, il y a peu de chance qu’il m’ai lu, mais bon :). Si tu te reconnais, kikoureur sans nom (je n’ai pas demandé, et puis j’aurais probablement oublié, tête de linotte pour les noms!) n’hésite pas à laisser un message, ou encore mieux à décrire ton expérience :). Je court devant (enfin, vu le relief... c’est plus souvent de la marche). J’aime bien voir le chemin de lucioles dans la frontale dés que je lève la tête. Cette boucle est vraiment superbe. C’est vrai que ça monte et ça descend, mais c’est plutôt plus sec. Façon de  parler, mais c’est plus sablonneux en haut des buttes, l’adhérence est meilleure... par contre des qu’on redescend... ca redevient la patinoire. On apprécie le bâton (un chacun !). Je m’amuse, malgré le petit rythme et les paupières toujours aussi lourdes. En levant la tête un peu plus haut, on voit aussi les étoiles... c’est autre chose que le ciel pollué par les projecteurs des serres de tomates de Hollande !

 

 

Gonzo, l'étoile de ma nuit :) 

 

 olo, ma lune

 

J’entends notre groupe de braillards derrières à un moment, puis on les relâche. Ça devait être dans un des lacets. On perd aussi notre lecteur de récits anonyme, je ne sais pas trop où, pourtant je n’ai pas forcé le rythme. J’aurais de toutes façons bien du mal... on manque quand même un peu de préparation longue... et ca fait pas loin de 6 heures qu’on court. On rattrape d’autres petits groupes. Ils nous rattrapent un petit peu plus tard à la (dé-)faveur d’une pause TUC (ceux-là, ça me prend plus de temps pour les attraper, et comme ils sont en miette (en poudre), ce n’est pas facile à manger en courant). Gonne en a un peu marre aussi et parle d’arrêter à la fin de la deuxième boucle de toutes façons.

Même pas vrai! (mais entre les kilomètres 37 39... ils avaient reussi à mettre au moins 10 km! 

 

On arrive sur de longs dévers avec la pente à droite, où j’espère qu’on va tourner pour avoir la pente à gauche... Ca n’arrive pas, mais une petite descente sympa en lacets bien pentus nous amène à un bénévole qui nous dit que le CP est dans 800 mètres, et qu’après ca c’est le retour vers le Perray. Au CP, on nous dit que Gonzo est deuxième féminine... je la sens revivre. On n’accélère pas vraiment mais il n’est plus question d’abandon. Par contre... je ne me souviens plus trop du retour, si ce n’est qu’on rattrape une partie du groupe de tout à l’heure, puis qu’on arrive dans un village avec une boulangerie, qui n’est pas le Perray malgré mes espérances : Il est 7h40 et je venais de fixer 7h30 comme limite pour repartir pour la troisième boucle sans stresser pour le train. On fini donc tranquillement en trottinant sur la fin de boucle plutôt roulante.

 

Arrivée sur l’étang du Perray par le même chemin qu’on avait raté tout à l’heure, puis re-passage du tunnel de la gare et arrivée au gymnase. On dit qu’on arrête, et on apprend qu’on est de toutes façons hors-délais. Un peu moins de regrets.

Quand même... si il ny avait pas eu le train à prendre... je serais bien repartie vu ma place dans le classement.

 

A l'arrivée de la deuxième boucle... on est moins frais (photo de Monstertruck ou Taz, merci !) 

 

Sympa le gymnase comme base centrale. Le bagnard est passé derrière la table de ravitaillement. Il nous ravitaille :) Puis c’est la douche (tiede), et on traine dans le gymnase. On discute, on profite du petit déjeuner avec croissants.

 

Ravito d'arrivée spéciale dédicace pour le Lutin :) 

 

 

Bilan.

On est un peu déçus de ne pas avoir fini. Belle épreuve ! On la refera, mais en se préparant mieux. On a mis 8h15 pour faire ~48 km. C’est 30 minutes de moins que ce qu’on avait mis pour la SaintéLyon l’année dernière, avec 20 km de plus !!! Ça n’a rien à voir au niveau difficulté, mais c’est beaucoup plus amusant !

 

3 commentaires

Commentaire de tounik posté le 15-12-2007 à 19:37:00

Merci d'être venu d'aussi loin , dommage pour la barrière horaire, l'année prochaine avec un peu plus de préparation il n'y aura pas de problème.

Commentaire de la panthère posté le 15-12-2007 à 19:54:00

super! le récit! à le lire, ça me donne vraiment envie de faire le 71 l'an prochain, pour savourer plus longtemps.......ravie d'avoir fait votre connaissance à tous les deux, nos routes se croiseront encore, sur un trail ou un autre, bravo!!!

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 19-12-2007 à 14:35:00

On l'a pas encore faite : Olo rigole ! (je baisse, je baisse !)
Dommage pour la barrière horaire ...
Bravo pour le récit et merci pour la dédicace.
A très bientôt, j'espère sur la place de l'église...

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