Récit de la course : 20 km de Montpellier 2004, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : 20 km de Montpellier

Date : 28/11/2004

Lieu : Montpellier (Hérault)

Affichage : 2095 vues

Distance : 20km

Objectif : Pas d'objectif

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Le récit

Pour les coureurs de Maguelone-Jogging, les 20km de Montpellier ont commencé à 8h15 , au rendez-vous habituel du « Grand Jardin » afin de faire la photo officielle du club en tenue, la nouvelle, haut manche longues et collant long aussi, noir et bleu. Ca tombait bien car il faisait un peu frais ce dimanche matin 28 novembre même si le temps était sec et un peu ensoleillé.
Mais les nuages ont pris le dessus avec notre arrivée à Antigone, au parking du bord du Lez, le seul possédant encore quelques places libres, à 9h.
Chacun ayant pris soin de s’engager dans la semaine, c’était toujours autant de gagné car le départ est comme d’habitude sur la place du Millénaire…….à quelques centaines de mètres des voitures, qu’il faut faire entre la piscine Antigone, la Médiathèque E.Zola et autres immeubles , qui cachent eux aussi le rayon de soleil qui veut pointer le bout de son nez.
Pas chaud le temps vraiment , mais à l’approche de 10h, la chaleur humaine des quelque 1000 partants- on a parlé de 1500, mais ce dimanche après-midi, à 17h, je n’en sais pas plus- cette chaleur donc, se fait d’autant plus sentir, qu’on commence à se serrer !
Un dernier pipi discret au pied d’un arbre- faire la queue devant les sanisettes de l’organisation, non merci ! - et c’est le coup de pistolet du départ. Les immeubles, le béton, le quartier des Aubes, la ligne du tramway, la sortie de Montpellier vers le Millénaire… : bitume, route, piste cyclable…direction autoroute A9, par petits pelotons qui s’étirent, puis la campagne, un peu grise, les vignes, vendangées depuis longtemps, la banlieue de Lattes et son 10ème km avec ravitaillement, bien fourni, avec même du glucose ! Le diabétique que je suis apprécie. On ne sait jamais…J’ai une crève enrhumée et carabinée qui m’a failli faire déclarer forfait mais j’aime pas ça. Pas de pluie. La présence des copains pour la photo du club en tenue et dans la foulée – c’est le cas de le dire ! – autant continuer jusqu’à Montpellier, à 12km, et soigner le mal par le mal…
Pas eu à le regretter – pour l’instant, même si ce soir le nez coule comme une champleur, comme on dit en Normandie, mon ancienne région – Merci glucose car ça commence à ralentir. Les jambes deviennent lourdes chez moi ! Obligé de marcher – quatre ou cinq fois. La honte !Mais bon…faut faire bonne figure quand même. Un ancien élève du collège des Aiguerelles, en aiguilleur. Ya pas plus sympa que Sofiane. Il est vrai que c’est un futur champion de saut à la perche ! J’ai sa photo avec article de Midi Libre à la maison … ! Puis Michel, un collègue des Aiguerelles , coureur lui aussi parfois, qui me reconnaît au passage de Lattes. 100m avant, je marchais ! Dur, dur aujourd’hui lui dis-je et c’est vrai car des petits paquets de 5, 7, 10 me dépassent. Du jamais vu ! Je suis peut-être encore à 10 à l’heure, mais pas plus…pas de montre , pas de cardio, le pifomètre, comme d’ab….Jean –Marie, le président de Gignac, un sacré bon copain, y va de son « vas-y Pierrot ! », en filmant ses copains du club ( ça lui arrive, quand il ne court pas !). Toujours ça , mais il ne me propulsera pas pour autant vers l’avant ! C’est dur, tout simplement. Sans entraînement, avec le rhume , difficile de faire mieux…
Voilà le centre ville de Lattes, avec ses bouchons de bagnoles ! Bonjour l’oxygène ! Puis le km 15 avec ravito. Et 100m plus loin, le 16ème kilomètre ! Tiens, j’ai fait mieux que le premier :1km en 24 secondes ! Tiens, voilà une belle brune que j’avais dépassé au train, dont « je prend la roue »(je suis ancien coureur cycliste !) mais je ne la tiens pas et je la vois partir…au train, elle aussi. Décidément, c’est dur ! Puis l’entrée dans Montpellier. Les bagnoles, encore ! On prend une file à côté d’elles. On passe au rouge…On entend klaxonner mais on passe ….La police fait son boulot. Ca craint quand même…Allez, Antigone n’est pas loin. Quelques immeubles, quelques trottoirs, un ou deux ronds-points , à gauche et l’arrivée est à 300m. Ouf, ça y est ! Plus qu’à poireauter dans le sas d’arrivée pendant dix bonnes minutes . Une éternité. Fait frais. Suis en sueur. J’aime pas. Avec mon rhume. Mon suivant voit mon dossard sur lequel je scotche tous les dimanches « Sport Diabète ». Il me dit : « t’es diabétique ? ». Enfin ! Le premier en 7 ans qui me pose la question ! Il se trouve que son père aussi l’est. Il compatit ! Surtout que son père est à 3 piqûres et moi à 5 ! Deux collègues sont
venues s’encanailler comme bénévoles pour surveiller l’arrivée. je les vois et les salue. Mais ça commence à « tourner ». L’hypoglycémie n’est pas loin…On me tape sur l’épaule. Le mari d’une des deux collègues, que je n’avais pas reconnu !Aïe ! Vivement le ravitaillement. C’est le café et le thé qui semblent primer. Une pomme et un Perrier pour moi. Une chaise aussi.. Et je ne tarde pas à regagner la voiture. Encore 500m à faire, dans la sueur et le froid. Je monte vite et pars, un automobiliste cherchant une place désirant la mienne. Midi dix. A vue de nez, j’ai dû faire moins de deux heures. Je ne me plains pas. La fille du collègue au père diabétique lui a dit qu’il était 547 è. Alors je dois être 546è..J’apprends ce soir lundi d’après les résultats officiels que je suis 563è (sur 923), en 1h42mn54s et 18è V3. Moyenne :11,66km/h. . Pas à me plaindre. Je faisais quelques places de mieux en forme normale. Et le diabète ne m’a pas encore abattu …en course. Mais gare aux nuits suivantes, sur le coup d’une heure du matin. Si je me fais surprendre par l’hypo, ce sont mes copains les pompiers et du SAMU qui viennent me faire une petite visite….. !

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