Récit de la course : La Foulée Vénissiane 2007, par Baobab

L'auteur : Baobab

La course : La Foulée Vénissiane

Date : 18/11/2007

Lieu : Venissieux (Rhône)

Affichage : 1321 vues

Distance : 10km

Objectif : Pas d'objectif

9 commentaires

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foulées Vénisianes

7h20 je me lève en pleine forme. Mon petit lapin qui avait 39,5 de fièvre a bien dormi. Je suis allé vérifier que tout allait bien vers 1h du matin. Je pense que ça devrait aller. Feu vert pour les foulées vénissianes.

Deux cafés et une tartine plus tard, je m’habille ? Après moultes hésitations je choisis la formule damard/veste légère + collant..
8h20 je suis dans le bus direction métro D puis sortie Parilly. Là c’est le désert. Dans le brouillard je discerne des barrières métalliques en place, quelques personnes qui s’affairent. Je demande mon chemin (et je fais bien parceque je n’ai aucune idée de la direction à suivre). C’est parti pour 10’ de marche.

Retrait des dossards, je me trompe de file, j’attends avec les élites. Hé hé hé salut les gars, vous êtes impressionnés par ma casquette kikourou, nana ??? ah bon…
Dans l’autre file, je récupère mon dossard, le 138, retire mon beau t shirt « foulées vénissianes 2007 ». Il est assez beau je dois dire.

Je me pose dans un coin du gymnase et attends 9h45 pour commencer mon échauffement. Je peste intérieurement contre les portes ouvertes (gla gla gla il fait super froid dehors).

9h50-10h20, échauffement en petites foulées. Je parts à l’aventure dans le froid et la brume.

Au retour je suis doublé par un gars qui s’affole, « le départ est ouvert, le départ est ouvert » Relax mec, il y en aura pour tout le monde.

Je me mets derrière la ligne de départ . Ça brasse pas mal, certains poussent pour passer devant, d’autres hurlent des conversations nerveuses à leurs co-équipiers . Bref, le stress monte, il ne faudrait pas que ça dure 2 heures (encore que ce serait assez marrant… un peu comme dans une nouvelle de Julio Cortazar qui commence dans un banal embouteillage sur l’autoroute du soleil)

Pif paf, le départ est donné (le paf c’est l’écho, ne cherchez pas le deuxième tireur). Je déclanche mon chrono au passage de la ligne de départ, 10 sec plus tard.
Ça bouchonne pas mal sur les 500 premiers mètres. Dur de se frayer un passage. Je patiente pour ne pas bousculer des coureurs, je double, cherche mon allure malgré toute cette explosion.

Voici le déroulement de ma course kilomètre par kilomètre

Prévu Réalisé
Kilo 1 4’05 4’00
2 8’11 8’11
3 12’17 12’18
4 16’23 16’23
5 20’29 20’31
6 24’35 24’37
7 28’41 28’43
8 32’47 ??????
9 36’53 ??????
10 40’59 40’49


Kilo 1 4’05 4’00
5 secondes d’avance, waou je ne suis jamais parti aussi lentement. Tant mieux, pas besoin de freiner trop violemment.

Kilo 2 8’11 8’11
Tout le monde s’est à peu près installé dans son rythme. Un grand nombre de ceux en vue le seront encore au 9ème . Pour la gestion de l’allure c’est parfait, il va falloir faire attention pour la suite, d’autant que je me sens en forme .
Kilo3 12’17 12’18
Passe pour la seconde de « retard »
. Tout va bene, on court dans de rues désertes, larges. Seul le bruit de nos foulées vient rivaliser contre le brouillard d’hiver.

Kilo 4 16’23 16’23
Passage dans le parc de Parilly. Sympa, sauf les deux virages en épingle à cheveu. Je me concentre bien sur ma relance.

Kilo5 20’29 20’31
La moitié vient d’être dépassée. Je suis à peu près bon pour le chrono.
Voici la seule montée de tout le parcours : 20/30 mètres légèrement ascendants sur un parcours platissime.

Kilo6 24’35 24’37
2 secondes de retard…c’est rien mais ça m’inquiète un peu. Je commence à ressentir l’accumulation de lactique (jambes un peu lourdes, sensation de lassitude). Pourtant je connais la chanson : les kilos 7 et 8 sont habituellement mes « zones critiques » sur ce genre d’exercices. Le mental doit entrer en action
Kilo7 28’41 28’43

Allez;euuuu on tient on ne lâche rien, bouffe le bitume .
Je passe du monde sans être toutefois doublé. Je ne dois pas être le seul à connaître la solitude et le doute.

Kilo8 32’47 ??????
Je ne regarde plus mon bracelet d’allure. Depuis le ki lo 6 j(attends patiemment le panneau kilo8 pour entrer dans l’engagement ultime. Tatatinnnnnnnnnn
Lorsque j’arrive au panneau je commence à allonger sensiblement la foulée. Quelle joie de constater que j’ai de la réserve. Prudence prudence, je suis apparemment seul à attaquer, il ne faudrait pas que je me grille.

Kilo9 36’53 ??????
Plus d’hésitation, je lance le moteur. Pas de détour il faut finir, et vite, ça commence à chauffer. Je double quelques coureurs, arrive en vue du départ. Il faut contourner le magasin « Carrefour ». commence alors une longue courbe. Je n’en vois pas la fin. Mais où est l’arche d’arrivée ??? je commence à me décourager. Pas de panique, la voila…Allez hop, le sprint pour l’honneur, et aussi parce que ça m’énerverait de me faire passer 300m avant l’arrivée. La ligne est sous mes pieds , j’arrête le chrono :
Arrivée en 40’49. Je n’en espérais pas tant. 29 secondes de moins qu’il y a deux semaines. Le parcours est plus roulant mais surtout j’ai passé une meilleure semaine (voir mon récit des 10km d’Issoire)

Ravitaillement top de chez top : petites bouteilles d’eau, quartiers d’orange, clémentines, barres de céréales, powerade, coca, VIN CHAUD !!!!, et j’en passe.
Quelques étirements, petite discussion avec une amie, et je retourne au métro en trottinant.

Je reviens à la maison et retrouve ma douce et mon puceron : quel bonheur !!!

Merci de m’avoir lu.:D Merci aussi à tous pour vos encouragements, (commentaires, mp, promesse d’envoi d’ondes positives etc…)


Quel sera mon prochain objectif ? J’hésite beaucoup, ne sachant pas exactement comment évaluer ce « record ». Je pèse 1kg5 de moins qu’en mars (le gain théorique serait de 50sec soit exactement ma progression)n les conditions ont été très proche de l’idéal.
L’année dernière je pensais que 40’ étaient à portée de main. Je me suis rendu compte du contraire. Passer de 40’49 à 40’ ça représente un beau chalenge, alors… je vais partir pour une côte mal taillée : 40’30. Je vais changer quelques réglages de mon entraînement : progressivité, réalisme mais aussi optimisation des séances vma. Sans oublier l’essentiel : la cap c’est pas ma vie, c’est une activité que je fais pour m’éclater alors « keep coo »l, « don’t worry be happy », « , une tite bière de temps en temps, on ne se prend pas trop au sérieux et on n’oublie pas le trail :P !!!

9 commentaires

Commentaire de agnès78 posté le 19-11-2007 à 11:43:00

Merci pour ce récit plein d'humour! Et un grand BRAVO pour ta course... tssss tssss la barre des 40 minutes, elle a la vie dure, heinggg? Allez, encore quelques séances de VMA et une petite bière de temps à autres pour recharger les accus, et je suis certaines, que cette fameuse barre tombera en 2008!
Bonne récup
bises
agnès

Commentaire de Fimbur posté le 19-11-2007 à 12:12:00

Bravo Baobab !

40'49, là y a du champion en progression.
Samedi, je ne te suivrais pas à ce rythme, j'aurais la langue par terre bien avant :o)

Merci pour ton récit,

A+,
Fimbur

Commentaire de brague spirit posté le 19-11-2007 à 15:39:00

le houblon,c'est bon pour les tendons._40mn,c'est pour 2008.

Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 19-11-2007 à 19:30:00

Je vois que la bière est une très bonne boisson de récupération et
surtout d'entrainement, mais si, mais si ! Bravo pour ta course et le beau chrono.
Merci pour ton récit, et au plaisir de te croiser enfin, Lyon, c'est pas si loin...

Bises - L'esc@rgot

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 19-11-2007 à 19:34:00

Allons, ne soyons pas mesquins, la prochaine fois, tu nous fais 39'30, c'est à ta portée nom de d'là ! Tu es bien timide avec le chrono.
Bravo pour ta course !

Commentaire de Olycos posté le 19-11-2007 à 20:05:00

Sympatique CR...
Allez encore un ti effort et les 40' seront effacées ;-)

Commentaire de astra wally posté le 19-11-2007 à 23:57:00

salut Vincent,

je te félicite pour ta gestion de course. Une tactique de marathonien qui consiste à en garder pour la fin. Pour moi c'est la meilleure méthode car quand tu dépasse du monde au 7-8ème km sans te faire doubler c'est excellent pour ton moral et démoralisant pour les autres partis trop vite. Les meilleurs partent très vite au départ et c'est payant. Mais ne visant pas les 32 min. je pense que c'est un meilleur choix de modérer son allure au début. De plus tu commence à devenir constant dans tes temps de passages et c'est ça le plus important. Tu verra le jour où au 5e km tu sera sous les 20min. les -40 min. ne seront pas loin. Tu va te sentir des ailes car étant devenue constant dans ton rythme tu sais que tu dispose d'une marge pour les 5 derniers km. Accélération progressive après et au 7+8e km tu commence l'effort. Au 9e km tu brule tes dernières cartouches pour grapiller de précieuses secondes.
Je suis vraiment très heureux pour toi. Ca me fait vraiment plaisir. Il reste encore 49 secondes à grapiller mais au fil des courses tu devrais y arriver progressivement. Vu ta prépa je le pense sérieusement. Vraiment un grand bravo pour ton chrono.

Commentaire de Say posté le 20-11-2007 à 14:25:00

Un petit vin chaud???!? Tiens, ça me rappelle une région ça... Je ne pense pas qu'il n'y ait que le poids qui a joué dans ta progression. Avec une température un poil moins froide, tu aurais même pu grapiller ces 30'. Donc le travail paie!

A peluche
Coli

Commentaire de bzh67 posté le 24-11-2007 à 01:37:00

Bravo pour ce nouveau record. La barre des 40 se rapproche et sera certainement atteinte l'année prochaine.

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