Récit de la course : Semi-Marathon de Beaune 2004, par hérisson

L'auteur : hérisson

La course : Semi-Marathon de Beaune

Date : 20/11/2004

Lieu : Beaune (Côte-d'Or)

Affichage : 2139 vues

Distance : 22.4km

Objectif : Pas d'objectif

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un beaun'après midi


course de Beaune, Côte-d’Or, 20 novembre 2004

C’est un copain qui m’en parle il y a un mois de cela ; lui, traditionnellement, fait le 12 km, pour moi ce sera le 22,4 km ; à 15 jours de la Saintélyon cette course sur bitume constituera un bon exercice et me permettra de « rouler » un peu à mon « allure marathon »…
Samedi matin, arrivée à Beaune à 11 heures : je crois que je n’ai jamais été autant en avance pour une course (les départs sont à 14 heures) d’autant plus que je suis déjà inscrit ; du coup je n’ai qu’à retirer le dossard ce qui ne prendra guère de temps…
Le repas d’avant course se passe chez les parents du copain du copain : bref, sur le coup de midi nous engloutissons une superbe assiette de semoule accompagnée de ses petits légumes bouillis : que la maman du copain du copain soit ici remerciée : ce fut très digeste – et bon ! - bien que la règle des 3 heures ne fut pas respectée.
C’est en petites foulées que nous nous dirigeons vers le départ : dossards, épinglage… bon, il nous reste 1 heure à attendre et un petit troquet nous tend les bras… Généralement c’est plutôt pour l’après course mais n’ayons par peur de déroger à la règle…
H – 15 minutes, léger échauffement ; l’aire de départ commence à se remplir (3000 coureurs sont attendus), le temps pour moi de « planquer » mes vêtements sous une voiture (en priant pour les retrouver à l’arrivée) et je me retrouve dans le dernier tiers du peloton : je vois l’arche là-bas bien 200 mètres devant. Rahh, peut importe la petite puce accrochée à la chaussure donnera le temps exact du franchissement de la ligne.
Bang ! c’est parti… enfin pour les premiers parce qu’autour de moi rien ne bouge ; ah si ça y est le frémissement de cette masse humaine me parvient et ce sont les premiers piétinements et les premières petites foulées : diantre ! c’est pire qu’au Marathon de Paris avec les sas en moins !
Le Squick (un Zanimal du Zoo) m’a bien dit qu’il était habillé en noir mais comment le trouver dans cet énorme peloton à moins d’une chance extraordinaire. Pour l’heure je me préoccupe surtout de ne pas trébucher, de ne pas (trop) bousculer et de me faufiler, pour, le plus rapidement, trouver mon rythme…
Les 2-3 premiers kilomètres se font en centre ville puis on emprunte un court instant le boulevard qui ceinture Beaune avant de bifurquer à droite en direction les petites routes du vignoble
Ce n’est qu’au 5ème km que la situation commence à se « décanter » ; j’ai de bonnes sensations et continue à faire ce que je fais depuis le départ : doubler et remonter l’imposant peloton maintenant très étiré. Pommard est passé – les concurrents du 12 km ont tourné à droite - puis Volnay (km 7) : bien qu’il y ait moins de monde, je peste contre des coureurs qui courent à gauche de la route sans penser aux plus rapides qu’eux (c’est moi !) qui essaient de passer. Je me fais la réflexion que c’est comme sur la route : il devrait y avoir un règlement obligeant les coureurs à tenir leur droite… Je rigole intérieurement en imaginant des forces de l’ordre faisant appliquer ce règlement…
Peu avant Meursault on m’interpelle « c’est Jacques ? « auquel je réponds par « c’est Christophe ? » L’Squick et l’Hérisson viennent de se trouver ! Rapide connaissance : à 14 km/h (voir un peu plus) essayez de tenir une conversation ! Nous courons de concert jusqu’au ravitaillement ; au 12ème km l’Squick m’annonce qu’il va baisser un peu le rythme (nous venons de couvrir le dernier km en 3mn50) sachant que cela monte par la suite ; je tiens mon rythme, le souffle et les jambes vont biens et je passe pas trop mal la petite bosse qui nous amène à Monthélie, point culminant de la course. Le vent de face (pas chaud) et le crachin ne sont que de courte durée ; panneau km 15 : si je me souviens bien du profil, les 7 km restants sont plats et/ou en descente. Je déploie les jambes du mieux possible et colle sans doute de trop près aux baskets du « meneur » d’un petit groupe : ça ne semble pas lui plaire. Il coupe son effort et je me retrouve seul devant ; tant pis, je tente de hausser un petit peu le rythme : ça marche je les décroche et récupère d’autres coureurs.
Il me reste 4 km : j’ai peur du « coup de bambou » ; mais non, je continue à me sentir bien. Il faut dire que le faux plat descendant contribue à ces bonnes sensations…
Petit coup d’œil à ma montre : à vrai dire, je ne sais pas trop où j’en suis : je n’ai pas fait partir le chrono, j’ai piétiné une ou deux minutes avant de passer l’arche de départ ; avec ça je dois avancer de 3 minutes et je suis toujours à l’heure d’été ! (dire que certains courent avec des GPS !). J’ai peur d’avoir de bonnes sensations mais que cela ne soit que des sensations et que cela ne se concrétise pas au niveau du chrono…
Allez, tant pis pour le temps ; je mets maintenant » le paquet » jusqu’à l’arrivée. Nous quittons le vignoble pour entrer dans Beaune, le son des hauts parleurs, un dernier virage et une ligne droite jusqu’au biiiiiiipp déclenché par la puce. Pas de chrono (ou je ne l’ai pas vu) mais j’estime mon temps entre 1h30 et 1h35…Christophe arrive sur mes talons…

Je me suis vraiment fait plaisir sur cette course sans forcer l’organisme : pas de coup de pompe, pas de courbatures le lendemain, que du bon… Qui plus est, une rencontre avec un Squick, ça, ça fait plaisir !
Je reviendrai volontiers pour les prochaines éditions : un parcours agréable à travers les vignes, assez roulant ; une organisation à la hauteur de l’évènement qui a pu bien accueillir près de 3000 coureurs, le traditionnel tee-shirt souvenir et région oblige, la bouteille de Bourgogne…
En moins bien, l’encombrement du départ ; si cette course prend encore de l’ampleur, les sas vont devenir nécessaires !
Ma dernière course sur route remontait à……..pfiou ! ça fait longtemps ! Je m’aperçois que depuis plusieurs mois je fréquente surtout les courses où il y a de la boue et du dénivelé ! Ce 22,4 km m’a à nouveau donné envie de titiller le chrono sur semi et marathon…. A suivre donc.
Le site de la course me donne le classement de 223ème (sur 1600) avec un temps couru de 1h30

Oui, un bien beaun’après-midi !


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