Récit de la course : Marathon de Toulouse 2007, par Velveteethol

L'auteur : Velveteethol

La course : Marathon de Toulouse

Date : 28/10/2007

Lieu : Toulouse (Haute-Garonne)

Affichage : 1968 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Le récit

Pour moi aussi c'était mon premier marathon (même si j'avais déjà courru la distance sur un 100), mes deux amis Nicolas et Philippe aussi. Des impressions, des émotions, il ne reste plus grand chose au moment où j'écris.

Au départ, il y avait l'Airbus A 380 qu'on avait cherché en vain les 2 jours précédents le marathon. J'aurai bien aimé partir sous l'aile, mais déjà partir pas loin de lui c'était déjà beau. Des gens qui courrent, qui s'échauffent trop à mon goût, d'autres qui font des photos. Nous aussi, on fait des photos. Au fur et à mesure la pression qui monte autour, les gens qui se tassent sous la ligne de départ. Je n'entends pas les derniers conseil de Bernard Faure, la seule chose qui compte c'est passer ce grand portique en plastique. Pas de pression particulière, j'ai fait le vide, je suis dans ma bulle.

Coup de Feu. Ca bouscule pas trop. Passage du départ avec presque une minute de retard. Nico est à côté de moi. Il a un peu d'entraînement, Philippe pas du tout lui compte le finir en 5 heures et il est plus loin. Les 10 premiers kilomètres sont les plus pénibles pour moi. Dans le peloton ca frotte, les courreurs qui doublent comme des dératés à la descente et se trainent dans les montées au passage de pont, il faut que chacun trouve sa place. Les extérieurs, des changements de direction incessants et parfois limite, du stress parce que je n'aime pas me battre pour gagner ou garder des places. Je prends mon mal en patience, quand ils seront fatigués ca ira mieux. De toute façon, je sens que je suis sur mon bon rythme.

km 11, c'est le premier kilométrage que je vois depuis le début. 51 minutes. Nicolas est toujours à côté de moi, il a l'air d'aller même si je l'attends plus au moins par moment et qu'il me parait être un peu vite (impression trompeuse). Un peu plus tard on rattrappe les ballons blancs de 3h45. Après une petite discution avec lui et son accord, je le lâche. Je continue sur le même rythme 4'50-5'00 au kilo environ. Il y a déjà plus de place entre les courreurs. Le passage en ville est encore assez chaotique (pas mal de virage et de rues étroites).

On arrive dans le parc et la petite forêt le long du périph, direction Blama et la cité de l'espace. Ca fait tout bizarre de croiser des courreurs à contre sens. On m'encourage même par mon prénom au passage. Pas le temps de regarder qui m'encourage. Enfin de l'espace, et je rejoins un petit groupe de courreur qui court plus au moins au même rythme que moi. On ne se quittera plus jusqu'à l'arrivée. On se doublera et rededoublera au grée des mieux et des moins bien des uns des autres. Passage au semi en 1'40. A vue de nez, toujours régulier, ca roule.

km 25, je crois enfin une petite côte qui me rejouit parce que je retrouve mes pentes d'entraînement (pas trop fortes comme j'aime), je continue à mon train et lâche mon petit groupe. On arrive sur Toulouse.

km 30, ca devient plus dur. Mon kiste à l'oponévrose du pied gauche me fait mal. Les baskets sont trop rigides. Je me force à oublier cette petite douleur et j'avance autant que je peux. J'ai déjà 100 bornes (pas avec les mêmes baskets) et il est hors de question d'abandonner ou du marcher. Les reflets de l'automne sur la Garonne font bien passer le temps. km 32, encore un passage de pont en fond plat, je lâche rien. Je redouble mon petit groupe que je n'avais pas vu me passer. Décidemment, je commence à fatiguer. Vivement que ca se termine!

km 35, le Capitole. Grosse foule, dernier ravitaillement. Je m'arrête pour faire le plein de calorie, comme aux autres. J'ai l'impression que beaucoup de coureurs le sautent. Histoire de faire le beau? sourire... Je repars difficilement, mais je me force à ne rien lâcher à essayer de garder la cadence même si je suis bien incapable de regarder mon chrono et d'en déduire les temps de passage.

Jusqu'à km 42, je ratrappe pas mal de monde (et je me fais doubler aussi), les jambes vont bien, les pieds c'est supportable. Toujours cette sensation bizarre des fins. C'est dur dans la tête, et pourtant par rapport aux gens que tu doubles t'as l'impression de voler et de te traîner quand tu regardes ceux qui te doublent et qui te laissent sur place.

Enfin on arrive au Stade de Sesquières, l'arrivée au loin, La portique gonfable au bout de la ligne droite. La piste est un délice après le goudron. Un gars au loin... Je fais un dernier effort pour essayer de le rattraper. Il accélère aussi. C'est bon je le ratrapperai pas, je laisse courrir. J'arrive 3h23'51. Inespéré! Je me jette sur le saucisson et le coca au ravitaillement.

Je me pose sur la rembarde et j'attends les potes. Nico arrive en 3h30 mais je le vois pas arriver. Je vois Philippe arriver en 4h10 après une dernière ligne droite de folie (bien plus vite que moi). Pour un gars qui avait pas courru depuis Août et qui n'avait jamais fait de marathon, c'est énorme. Je suis content pour eux. On peut enfin se poser dans l'herbe du stade et profiter du soleil et de la chaleur.

En ce qui concerne le marathon, je pense que mettre les poubelles plus loins après ravitaillement aurait permis de moins jeter de bouteilles après. Il y a quelques passages étroits en ville et je trouve qu'on ne profite pas assez de cette belle ville qu'est Toulouse. J'aurai bien aimé passer par la Place Saint-Pierre. Voilà, pour le reste, ravitaillement, animations, encouragements,  rien à redire!

Vivement mon prochain marathon! C'est vraiment une épreuve entre deux eaux. A mon niveau, il faut essayer d'aller vite comme pour des distances plus courtes et garder de la résistance et de l'endurance comme pour un 100... J'ai hâte d'y revenir! Et peut-être qu'un jour se passerai sur 3 heures qui sait... Désolé de ne pas avoir pris le temps de faire connaissance ou de chercher les kikoureurs.

2 commentaires

Commentaire de l'ourson posté le 31-10-2007 à 16:02:00

Joli chrono pour une 1ère !! et la prochaine fois, cherche les Kaskettes Kikourou autour de toi à côté de l'arrivée car il y en avait une.. la mienne en attendant l'arrivée de l'Agneau et du Lombric ;-)

L'Ourson_au plaisir_de_te_saluer

Commentaire de Pasqui posté le 03-11-2007 à 23:02:00

Joli course, joli chrono et joli récit avec quelques touches d'hummour! Pareil, au ravitaillement du Capitole, j'ai pris le temps de m'arrêter et de me goinfrer, pas le temps de faire le "beau" lol
Bon récup'!

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