Récit de la course : Raid Ados Epernay-Reims 2007, par Papy

L'auteur : Papy

La course : Raid Ados Epernay-Reims

Date : 10/7/2007

Lieu : Epernay (Marne)

Affichage : 1932 vues

Distance : 40km

Objectif : Terminer

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3 jours de raid aventures avec des ados..



3 jours de raid aventures avec des ados...(I)



Bonjour,

Voici le premiers épisodes relatant 3 jours de raids entre Epernay et Reims.
Cela faisait longtemps qu'il n'y avait plus de CR, mais après les années folles de 1999 à 2004 environs, ou des dizaines d'écrits sont nés, il est difficile de se renouveler et d'apporter d'autres expériences.
C'est pourquoi il n'y avait plus rien, ou presque...

Ce n'est pas une ressurection, non, mais plutôt une envie de faire partager des moments classiques pour des raiders, mais beaucoup moins lorsqu'il s'agit d'adolescents.

Je vous fais toutes mes amitiés, les vacances approchent !!!

Bonne lecture !

L'Papy

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"Ecrit le 16 Juillet 2007"

Bonjour,

Le récit est partagé en 6 chapitres inégaux :

1/ Introduction
2/ Préparation
3/ 1er jour
4/ 2nd jour
5/ 3ème jour
6/ Conclusions...

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1/ Introduction

J'ai 4 gamins qui me voient depuis des années faire différents sports d'endurance, cela les tentent d'en faire. Mais la peur du jugement paternel, parfois trop intransigeant, fait que certains échecs ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur et restent marqués sans analyse et donc, sans possibilité de rebondir.
Le sport est un outil important car les échecs impactent "peu" la vie courante, et donc, il est possible d'en accumuler quelques uns, pour bien les analyser et en appliquer les enseignements dans la vie quotidienne.

Ma grande fille a réussi à passer ce cap et à transformer ses gros échecs en grande réussites, son parcours actuel en témoigne (même si elle n'a pas encore tué le père).
Mon dernier fils n'a pas encore connu suffisamment d'échec pour savoir s'il arrivera bien a en analyser les causes, mais il commence à apprendre qu'il faut gérer ses efforts. Pour mon garçon ainé et mon troisième, c'est plus dur, les aléas de la vie associés à notre incapacité de toujours mettre la "bonne" réaction en face des soucis qu'ils nous présentent font que les phases de régression sont encore, à notre gout, trop importante par rapport à leur progression dans la vie.

C'est pourquoi, lorsque Jean Christophe, mon fils ainé, 15 ans, vient me chercher pour être son encadrant dans un raid qu'il avait fait l'an dernier, j'accepte avec plaisir.
Comme il faut être 4, sa soeur accepte de venir ainsi que son camarade de classe du collège "Prieuré de Binson", Flavien Jobert.

binson_2_.jpg
Le prieuré de Binson
 
Ceux qui ne connaissent pas ce que ce collège représente, sache que celui ci est un institut privé qui permet à des gamins qui ont de grosses difficultés dans les collèges "normaux" d'obtenir une nouvelle (et souvent dernière) chance de rebondir dans la vie scolaire. C'est un endroit difficile ou les règles de conduites très strictes permettent aux gamins qui en ont la volonté de s'accrocher, d'avancer dans la vie et de se réaliser avec plus de fierté qu'auparavant. C'est très éprouvant et éreintant pour le corps professoral, mais les réultats obtenus par beaucoup d'élèves dans les poursuites de cursus et leur attachement au prieuré montrent que les efforts n'étaient pas vains.

Flavien, fils d'un ancien boxeur professionnel, a fait beaucoup de sport demandant de l'explosivité. Il est rude au mal, mais va devoir travailler son mental face aux aléas d'un raid car il a, entre autre, une endurance limité en course à pieds.

15 jours avant le départ, ma fille se retire pour cause de voyage en allemagne. Ni une, ni deux, Flavien, alléché par une première expérience sur une journée de collège, trouve un ami et l'équipe est prête.

Jéremy Herbin, un inconnu pour moi, me sera rapidement décrit par sa mère au téléphone la veille du départ. Comme vous le lirez plus tard, j'avais une expérience de 2 heures avec ce gamin extraordinairement gentil, mais sa mère confirma avec détails le parcours ourdi par ses attitudes.
De grosses difficultés étant jeune, avec un renfermement à la limite de l'autisme, j'ai bien confirmation que c'est un garçon qui commence à s'épanouir aujourd'hui après un énorme travail sur lui même. La mère était très agréablement surprise que son fils accepte de se lancer un défi, alors que le sport lui était totalement inconnu un an avant, le temps de pratiquer le hand ball à Epernay. Quelques soucis de santé sont à prendre en compte et si Flavien doit être modéré, lui demandera à être boosté.

Pour compléter le tableau, je signalerais que mon fils est hyperactif (oui, je sais, il a de qui tenir :-)))) ), dyslexique grave avec une gestion personnelle pas facile au quotidien.

J'ai donc un équipage hétéroclite, avec de grosses qualités mais de grosses carences, des ambitions très fortes, des égos importants mais aussi des idées fausses sur ce qui nous attend.
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2/ Préparation

L'équipe n'ayant jamais été réuni, je décide donc de leur faire faire une CO de jour, le dimanche avant le départ.
Cela nous permettra de faire mieux connaissance et de les voir réagir dans l'adversité.
J'ai une carte "Mareignier" de la forêt de Cuis
CUIS
Eglise de Cuis, lieu du départ 
 et place quelques balises d'une initiation que j'ai suivi avec le club d'Epernay.
Le but étant de les voir à l'oeuvre en CO, puisqu'ils affirment en avoir fait au collège et que c'est... Facile !
Je place le démarrage en bosse et attend les réactions.
Les premières erreurs ne furent pas longue à venir... :-)

Tout d'abord, les trois sont partis comme des flèches, la pente les a rapidement ramené à la raison. Ensuite l'un deux m'affirma voir le nord grace à la fameuse "mousse" sur les arbres.
Puis, comme il connaissait le terrain pour l'avoir moult fois fait en VTT, ils pensèrent que cela serait évident.

Malheureusement pour eux, ils se rendirent rapidement compte qu'ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord. A chaque carrefour le repositionnement était obligatoire, les débats sans fin sans qu'aucune hiérarchie ne se dégage dans leurs propos. Pour la première balise, distante de 800m, au bout du chemin, ils mirent 20 minutes sans être sur d'être sur le lieu... Après quelques palabres, je confirme le lieu et les lance 500 metres plus loin.
Nous traversons ronces et hautes herbes, mais je note de grosses difficultés à avancer. La motivation baisse et nous commençons même à étudier de magnifiques fourmilières de presque 40cm de haut !

Lorsque nous arrivons à un point remarquable je propose de nous mettre en éventail pour élargir notre champ de recherche de la balise. Rapidement c'est la débandade et c'est à la queue-leu-leu qu'ils arrivent sur site.

Je décide de mettre une balise facile, à 300m, en expliquant les courbes de niveaux. Le moral remonte car Flavien montre sa force en traçant la route au travers des ronces et c'est assez facilement que celle ci est trouvée.
Nous allons en chercher une 4ème au dessus des vignes, la ou les parapentes décollent, à 500m et nous rentrons à la voiture par la forêt...
Nous avons mis un peu plus de 2h pour... 3kms !!!

J'ai bien soulevé quelques soucis quand à leur progression sur le raid, mais ils balayèrent cela d'un revers de main, croyant que la force brute résoudrait les soucis de pertes d'orientation en traçant à travers...

De retour à la maison, quelques rappels furent fait :
1/ Il va falloir apprendre l'humilité !
2/ Les égos (l'orgueil) seront mis à rude épreuve, il faudra souvent s'asseoir dessus !
3/ La solidarité devra être beaucoup plus importante que celle que j'ai vu !
4/ Le Capitaine sera Flavien dont les avis trancheront... Il y gagnera le surnom de "capitaine coin coin", du fait qu'il ait souvent les mains dans les poches.

Sur d'eux mêmes les jeunes me répondirent d'un "ouais, ouais" classique et nous nous sommes donné r/v Mardi 10 Juillet au matin...
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3/ 1er JOUR, MARDI 10 Juillet 2007...

Je signale que tout est écrit de mémoire, alors hormis les détails "marquants" dont je suis certains, il se pourrait que dans l'ordre, ou l'éxecution des épreuves quelques erreurs de timing apparaissent.
Je n'ai pas, non plus, les chiffres exactes des résultats, juste quelques flashs instantanées des plus critiques en fin de course.
J'attends ceux ci, peut être remanié, dans les semaines qui viennent.

Nous voilà à pied d'oeuvre sur la place des arcades à Epernay, ce matin là.
Beaucoup d'effervescence dans la préparation de la première épreuve.

Celle ci sera une C.O. sur carte de l'Office du Tourisme avec description de poste sommaire et pondération des balises.

Nous sommes l'équipe 24. Comme c'est un décompte croissant, nous partons dans les derniers...
Vouiméééé, personne ne va chercher les papiers.
C'est donc en catastrophe que nous récupérons nos outils et le départ est donné dans la précipitation.
Nous avons 1h pour faire 12 balises !

Jean Christophe prend la carte, les garçons connaissant la ville je les laisse partir... Pas longtemps, ils commencent par un 180° (CAD qu'ils partent dans le sens inverse...)
Je leur signale et pars dans le bon sens. Ils me rattrappent, courant déjà TROP vite...
La première balise se trouvait à la Mairie, nous ferons le tour de celle ci, nous rentrerons dans le batiment, discutant à volonté avec le personnel (je voyais le moment ou les garçons allaient accepter un café ! :-) ) puis découragés, levant le camp sans rien trouver.
CUIS
Mairie d'Epernay
Jean Christophe propose de rentrer dans la Société générale, et trouve une balise.
Malheureusement, pour faire ces 2 balises (dont une manqué) les plus simples du parcours, nous avons mis 15' !

Nous revenons chercher les points suivants.
Nouveau départ et erreur de 90°... Lors des choix fait sur carte, notre orienteur nous rajoute 50 à 100% de trajet en plus par rapport au lien direct. Nous ne sommes pas dans la forêt, alors j'indique qu'il n'est pas interessant de prendre les grands chemins.
Balise Bachelin puis OMS faites nous rentrons. L'effort pèse déjà sur Flavien et c'est Jean Christophe qui fait le voltigeur (celui qui va à la balise tandis que l'équipe continue son chemin).
Je remarque à chaque rencontre d'équipe que c'est l'encadrant qui mène les troupes. Il est vrai qu'après chaque erreur, je récupère aussi la carte pour indiquer la voie à suivre. Mais je tente de laisser la direction aux garçons. Malheureusement ceux ci sont rapidement carbonisé et la lucidité n'étant plus là, il me rendent la carte...
Je tente bien, au retour de la grimpette de la rue des rocheret, de leur donner celle ci mais la réponse est cinglante "POurquoi ne faisons nous pas comme les autres ?"
A leur tête je comprends que ce n'est pas le moment d'entamer une discussion d'autant plus que nous remarquons également être les seuls en autonomie. Je leur fait laisser au PC leur poche à eau et nous reprenons un nouveau pointage.

Dernier essai de repositionnage par les garçons, nouveau 180°, nouvelle mauvaise direction car à pied, les sens interdits sont autorisés, je récupère la carte.
Nous sommes de retour, il reste 8', ils veulent tenter la "De Castellane"...
Nous y allons, mais c'est déjà très dur pour eux et je ne connais pas la valeur de pénalité d'1' de retard, car il est évident que nous le serons !

L'avenue de Champagne est prise, au milieu des travaux, nous avançons vaille que vaille, mais l'heure tourne.
Dans la descente nous décidons que j'irais pointer la balise à la tour pendant qu'ils chercheront l'autre au parc maigret. Ils y descendent et je file chez De Castellane.
Je trouve rapidement, le pointeau mais l'heure tourne toujours, les garçons m'indiquent celle du parc maigret et nous rentrons à toute jambes...

7' de retard, c'est trop, nous ne serons surement pas bien classé, mais les garçons ont eu un aperçu de ce que réellement les attendent. Ils se sont rendus compte que sous la pression il n'est pas facile de prendre une décision surtout lorsque la condition physique n'est pas au top.

Nous migrons jusqu'à la base nautique ou nous mangeons nos sandwichs.
Je commence à tenter de leur expliquer les principes de la nutrition avec le sport, mais aucun exemple n'est encore venu renforcer mes arguments, ils se "baffrent" donc goulument.
:-)))))

L'après midi, sous un soleil relativement clément, nous avons 6 ateliers à faire.
Cela va être l'occasion de vérifier les dires et prétentions de mon équipe.

Le "turn over" nous impose d'aller à la CO Azimut.
Il y a 5 balises à faire, sur celles ci il y a 4 pinces à des azimuths différents, dont une seule répond à la description de l'azimuth. Nous devons faire 1 balise ensemble puis les 2 autres 2 par 2...
Nous regardons la carte, demande des avis et approuve le mauvais, arf...
Connaissant le terrain j'ai tout de suite positionné la balise... Au mauvais endroit car la carte était à l'envers. J'ai donc suivi l'avis qui nous envoyait peu ou prou au sud alors qu'il fallait aller à l'ouest. Nous avons gagné un tour de stade gratuit et un chambrage du traceur hilare... :-))))
Les garçons furent obligé de courir de nouveau pour rattraper l'erreur, puis Flavien et Jérémy allèrent chercher leur 2 balises. Nous les voyons rapidement réapparaitre et nous filons avec Jean Christophe. Je trouve les balise et lui calcule l'azimuth pourchoisir la bonne pince. Je cours après la seconde et me demande si je ne vais pas trop vite. Que nenni, après qu'il ait poinçonné une seconde fois, c'est lui qui me distance pour revenir à la table de marque.
Les garçons sont contents, nous pouvons aller au suivant.

Nous allons nous affairer à l'escalade...
Il faut traverser le mur de droite à gauche tous les 4, l'un après l'autre.
Jean Christophe et Jérémy se débrouillent très bien, tandis que le Capitaine "Coin Coin" montre sa première défaillance.
Nonchalant lorsque nous lui avons appris que de l'escalade était au programme, il pensait que sa force brute résoudrait les soucis. Malheureusement pour lui, il se rendit rapidement compte que la force, utile, n'était pas la qualité la plus primordiale et le nombre de chutes faites nous occasionna un temps relativement "moyen"...

Flavien se renfrogne, il n'a pas été bon et vis à vis de ses camarades, cela le mine.

Nous allons sur le Canoé Slalom car notre fiche du tir au drapeau a disparu.

Nous formons les équipes et même si notre expérience est quasi nulle, Flavien et Jean Christophe ont déjà fait quelques mouvements au mini raid réalisé et Jérémy a de vagues souvenirs...
Il est décidé au vu des prétentions que Jérémy fera le moteur de Flavien, et Jean Christophe, le mien.
Je tente d'expliquer le peu de mes connaissances, mais je vois bien que le Capitaine n'écoute que d'une oreille, sur de sa force. Jérémy, au contraire essaye d'intégrer.

Une première manoeuvre de placement est éxécuté. Tout de suite il apparait que notre chef n'est pas à l'aise, au contraire de Jérémy qui tente de compenser les erreurs de son coéquipier.

Le départ est donné et un ballet étonnant de notre bateau à lieu. Cela serait et deviendra d'un comique extraordinaire si ce n'est le visage de plus en plus renfrogné de mes garçons.
Les autres concurrents avait presque fini leur tour que nos 2 amis tentaient de passer A mi parcours de leur slalom... Si nous avions pu mettre une musique classique, les avancées de notre bateau aurait pu donné lieu à un spectacle très fouillé. Malheureusement c'est à leur dépend que le bateau se jouait de nos malheureux acolytes, impuissant à redresser la barre.
Ils réussirent enfin à revenir, mais nous finirons bon dernier de la manche.

C'est un coup de massue, Flavien commence à comprendre et à intégrer les rappels faits à l'issue de l'entrainement.
Encore une fois la force brute n'a rien résolu...
C'est penaud que nous retournons au "turn over" chercher la suite des ateliers.
Nous n'étions pourtant pas à la fin de nos surprises.

Nous nous dirigeons vers l'atelier Tir au drapeau et je suis serein car j'ai 2 tireurs "émérites", dont l'un a fait 1 an de tir à l'arc...
Je laisse donc faire, ne touchant même pas à un arc pendant l'échauffement.

Je note quand même un début de désarroi car le moniteur, badin, présent fait quand même une sacré moue à chaque tir. Les 2 tireurs, en plus, se blessent !
Nonobstant la douleur, Flavien et Jean Christophe tirent leurs flèches complétées par une de Jérémy. Nous comptons... Je regarde le moniteur et comprend que c'est nullissime, arf...
Mes gaillards s'y remettent avec difficultés et augmentent, quand même leur score ! 85 en 12 flèches ! Nous serons avant dernier sur cet atelier...

Je met le coup de grace lorsque je prend l'arc et fait le maximum de point dès la première flèche. En positionnant différemment leur arc, les garçons ont ensuite approché les 200 points, sans se blesser, mais c'était trop tard !!!

Devant les mines déconfites, je tente de remonter le moral des troupes en expliquant comment nous allons nous débrouiller pour le "Canoe halage" en utilisant les techniques tyroliennes.

En effet cet atelier est un relais entre 2 bateaux "2 places" qui se déplacent à l'aide d'une corde. Il faut donc "haler" le bateau !
Me souvenant qu'en tyrolienne, nous nous déplaçons plus vite en tirant en arrière, j'explique au désormais pilote Jérémy, la technique. Même le Capitaine n'en perd pas une miette et j'espère que mes propos leur profiteront.

J'ai quand même un doute, car de la théorie à la pratique, il y a un monde. Nous partons en premier avec Jean Christophe et la première des 6 longueurs est faites... Dans le sens inverse conseillé ! :-)
Premier pointage, je change le bateau de sens et tente le style "tyrolien"... Cela marche correctement, mais heureusement que j'ai mes gants de trail !!! Ce n'est pas évident. En effet le bateau n'est pas facilement dirigeable. Bien vu, le Jean Christophe place ses mains sur la corde pour tenter de remettre le bateau en ligne. Cela marche, mais j'ai peur pour ses mains sans protection.
Nous rattrappons le bateau nous précédent, mais n'arrivons pas à le doubler.
Au relais je file mes gants à Jérémy et les 2 compères s'ent sortent honorablement, légèrement bouchonné par le bateau précédent.
Le regard est plus fier, nous avons fait un bon atelier.

C'est donc avec de meilleures intentions que nous attaquons le dernier atelier, le Canoé CO.
Il faut pagayer quelques centaines de metres pour aller poinçonner 4 balises (2 par bateau), puis revenir. Cela se fait en relais et Flavien demande à changer les équipes. Jérémy est poussé pour être le gouvernail du bateau 2 et il sera aidé par le moteur Jean Christophe. Flavien sera mon moteur.

Nous partons en tête et je note effectivement que Flavien pagaie "mal". Malgré sa puissance le bateau ne bouge presque pas. N'étant pas un expert, je lui signale juste d'éviter de toucher le bateau car sa puissance s'y perd. AMHA, quelques cours et celui ci devrait avancer vite, mais cela ne sera pas pour aujourd'hui. Tant bien que mal nous finissons nos balises et envoyons, inquiet, nos 2 acolytes. Ils se défendront bien pour des néophytes, ne perdant qu'une minute sur nous. C'est donc avec un temps correct, meilleur que sur d'autres ateliers, que nous rentrons pour nous doucher.

Gouter, douche, puis transport jusqu'à Cumières pour un montage de tente puis un barbecue accueilli avec plaisir.
Je préviens quand même mes gaillard qu'il faudrait éviter de "trop" manger et je demande de ne prendre qu'une brochette et saucisse. Pour les betteraves, je conseille un second tour car c'est les seules "sucres lents" du repas.

Les résultats de la journée arrivent, je sens les garçons trépignant d'impatience mais tente de leur expliquer qu'il n'y a pas le feu...
Jean Christophe n'y tient plus et...

A suivre...

A Dopu...
---
L'Papy Ming
France

"©Il n'y a qu'une vérité, mais chacun a la sienne !"
"Ces écrits n'engagent que moi et ma personne... Ce n'est l'expression
d'aucun club, association ou autre groupement de personnes !"



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Ecrit le "17 Jul 2007"...

 

3 jours de raid aventures avec des ados...(II)

 

>Les résultats de la journée arrivent, je sens les

>garçons trépignant d'impatience mais tente de

>leur expliquer qu'il n'y a pas le feu...

>Jean Christophe n'y tient plus et...

 

>A suivre...

 

 

Avant de vous décrire Jean Christophe "le retour", des Zanimosss m'ont rappelé un détail lors de la monte des tentes.

 

En effet, j'ai gentiment chambré Charlotte, une charmante leader d'équipe, lorsqu'elle lança en l'air sa tente 2" de chez Quechua... En effet les images du Troll au trail Mercantour  (http://lewebdupapy.free.fr/200506-mercantour/photos%20mercantour/index.html) ainsi que celles d'estivants en Corse l'an dernier s'escrimant comme des "malades" pour plier leur tente m'a permis d'espérer rire un peu à ses dépends.

 

Effectivement, j'ai bien ri, mais à mes dépends, tout en admiration sur la technique de la demoiselle. C'est une pro de la 2" (3" et 4" itou parait il) et Quechua devrait faire un spot publicitaire avec elle... Elle a plié les différentes tentes avec une maestria extraordinaire !

 

Mais revenons à Jean Christophe qui a été voir le classement et qui revient.. Tout penaud...

 

En effet, mes "vedettes" qui me parlaient victoire, dimanche, se retrouve 14ème sur 22 équipes au départ. Bien loin, bien trop loin des premiers pour espérer une quelconque victoire. L'orgueil en prend un sacré coup.

Je tiens à signaler que dans l'équipe de tête, les "Cumariots" (de Cumières, le village proche d'Epernay en Champagne ou nous nous situons à ce moment là) il y a un gamin de 11 ans, Henri, qui, vous le verrez plus tard, est un sacré "dur à cuire" ! Le reste de l'équipe est formé de garçon de 13 et 15 ans, plus jeunes que les miens, mais surement plus coriaces !

Leur intervenant est le père d'Henri, Olivier Plateaux, avec qui je faisais des Défis Verts dès 1994 et qui, avec les "durs de Cumières", fit l'ironman d'Embrun plusieurs fois...

 

Les autres équipes de têtes sont équivalentes à la mienne, peut être physiquement plus fort sauf que l'expérience en raid de l'intervenant est moindre... Normal, ils n'ont pas 30 ans !!!  :-))))

 

Je sens que l'ambiance est lourde et que la déception est difficile à avaler. C'est qu'ils n'ont pas l'habitude, non plus, d'être, comme moi, souvent dépassé par les filles ! Là, plusieurs équipes exclusivements féminines sont devant eux !

 

Le raid continue quand même avec la CO de nuit sur les hauteurs de Cumières. Les leaders posent leur jocker, normal, ils sont dans leur jardin !

Nous étudions la carte et je teste l'envie des garçons.

Ils veulent tous "s'arracher" pour tenter de rentrer dans les 10 premiers.

Nous échangeons sur la stratégie...

 

Cumières

Les Vignes de la CO de Cumières 

 

Je leur explique que cela va être "dur", qu'il ne faudra pas lambiner en route et rester solidaire avec le plus faible. Je note qu'ils sont habillés un peu trop "chaudement" car il fait froid, que nous avons le ventre plein (mais moins que les autres), et que la fatigue montre ses premiers signes.

 

Nous avons les cartes et j'explique les premières balises lorsque Jean Christophe emet l'idée de partir en sens inverse de l'ordre des balises, au vu des autres stratégies mises en place. C'est bien vu car, de plus, cela nous permettra de nous échauffer sur le plat avant d'attaquer les vignes, la 1 étant déjà dans les coteaux alors que la 10 est proche de la Marne.

Nous sommes sur la ligne de départ et Olive (le leader des Cumariots) me demande dans quel sens je pars. Il est d'accord avec nous... Bref échange avec mes garçons, nous allons tenter de ne pas perdre de vue cette équipe.

 

J'indiquerais que les balises de la CO de nuit sont expliquées de mémoire avec mon neurone fripé. Je n'ai pas la carte, rendu à l'organisateur à la fin de la CO.

 

Avant le départ je situe la balise 10 (Tennis) et la balise 9 (coin du cimetière) à mes gaillards. Ils visualisent...

Puis leur montre les courbes de niveaux pour leur faire comprendre que de la balise 8 à la 6, il ne faudra pas lambiner, mais, SURTOUT, il faudra MARCHER (et non courir) le plus vite possible car c'est à  ce moment là que la différence devrait se faire.

 

Je ne crois pas qu'ils visualisent vraiment l'effort qui les attend, nous verrons bien...

 

Pan, c'est parti...

 

Nous sommes une bonne vingtaine à avoir pris l'option "à l'envers" et tout de suite les Cumariots prennent la tête du groupe. Je ralentis mes garçons commence à douter que les autochtones aillent jusqu'au bout à cette vitesse.

 

100 mêtres, nous sommes toujours englués dans le peloton et je freine l'équipe...

200 mêtres, cela se dégage...

300 mêtres, il n'y a plus que les Cumariots devant !

 

Portail à gauche nous arrivons au Tennis. Nous voyons la balise et je demande à l'équipe de continuer jusqu'au cimetière pendant que je pointe derrière Olive.

Arrivé devant le cimetière je montre la carte, leur demande de faire le tour à gauche pendant que je vais à droite. Le premier qui trouve la balise hèle les autres.

J'aperçois les encadrants qui tirent leurs troupes, venant surement de la balise 1 et nous cheminons ensemble.

Il y a encore beaucoup de monde et c'est moi qui voit et pointe la balise.

 

Je demande à mes gars d'arréter de chercher et de monter jusqu'à la maisonnette du 8... C'est le début des difficultées pour tout le monde. La cote fait son office et, hors les Cumariots, tout le monde accuse le coup. J'harangue les troupes leur rappelant leurs propos et ils se relancent. Même l'équipe d'Alex Gadret (le cousin de John, cycliste chez AG2R sur le tour de France) marque le pas, pourtant ces footeux ont de la caisse. Je rejoins mes gaillard peu avant la maisonnette du 8 et leur montre ou aller me montrer la 7 au "carrefour de chemin" suivant, le temps que je pointe.

 

Je me trompe de chemin et tourne trop tot sous la maisonnette. Je mets du temps à m'en rendre compte et tourne. Une fois cela compris, je prend l'intervigne pour monter au chemin du dessus. J'arrive sur le bout du chemin, centre du point... Rien !!!

Nous sommes plusieurs à tourner et je commence à m'impatienter car les garçons m'attendent à la 7. Je grimpe de nouveau l'intervigne, prend à gauche, vois un point remarquable, me resitue sur la carte. Je suis donc bien au BON endroit.

Pas de balise 8 ! Je vois tourner les équipes dans les vignes, mais les organisateurs ont bien précisé que nous n'avions pas à y aller !!!

Après plusieurs minutes, inquiets pour les gamins, je décide de lever le camp et... Tombe sur la balise 8 qui était au milieu du chemin, au lieu du "bout" du chemin.

Je rameute tous ceux qui sont passé devant sans la voir, pointe et file vers la 7.

 

Serais je passé à coté comme les autres si j'avais pris le bon chemin, je ne sais pas, mais dans tout les cas, le retard pris dans le pointage m'a empéché de rejoindre mes gaillards qui doivent se demander, s'ils sont seuls, pourquoi je les ai abandonné.

 

J'arrive sur la 7 et voit personne !!!

Ouille !!!  Je corne et entends que les gamins sont au sommet. Je leur demande de ne pas bouger, vais poinçonner la balise et continue la grimpette sur la 6.

 

Je suis très mécontent des consignes non suivis mais en fait, tout tranquillement avec les Cumariots, ils sont en train de discuter à coté de la 6. Jérémy m'explique qu'ils ont préféré faire confiance à la connaissance du terrain des autochtones plutôt qu'à la leur.

Nous visionnons la carte et après la 6, c'est le début de la cavalcade.

 

Nous avons fait le trou et les Cumariots ne sont pas loin devant.

 

Nous devons conserver cette avance pour ne pas que notre recherche de balise ne dirige tous nos poursuivants. En effet, le classique des raids Aventures est, pour ceux qui sont devant, de lacher "physiquement" les suivants pour ne pas leur indiquer les balises (même si lorsque l'on se rencontre, on se les indique...)

 

Mais nous, nous avons le même souci avec nos prédécesseurs.

Ils ont une meilleure connaissance des lieux, mais, EN PLUS, par de simple mnémotechnique, dès la vision d'une balise, les gamins filent à la suivante.

En effet, "vigne du grand père", "sablière" sont des mots qui "parlent" aux Cumariots, alors que je suis obligé de montrer la carte à mes coéquipiers.

 

Nous tentons vaille que vaille de ne pas perdre ses fusées indicatrices, même si le pauvre Flavien donne des signes évidents de fatigue. Jérémy l'aide de son mieux pendant que Jean Christophe fait le lien. Nous ne sommes plus que 2 sur la carte. Balise 5, balise 4 sont faites avec de plus en plus de difficultées, malgré que nous amorcions la descente. La 3 signeras l'explosion du groupe et nous voyons les loupiotes des Cumariots s'échapper, au grand Dam du Capitaine qualifiant les qualités du P'tit Henri de "Monstrueuses" !!!

 

Pour la balise 2 il y a possibilité de repos à un carrefour pour Jérémy et Flavien, nous monterons faire un aller/retour avec Jean Christophe pour la pointer...

Nous continuons notre descente, le repos a fait du bien au capitaine, tellement que nous avons failli louper la 1 !

Pointage puis redémarrage. Les garçons reprennent des couleurs dans le village, ils sentent l'arrivée proche et la possibilité de faire, enfin, une place correcte et c'est donc "au sprint" que Capitaine Coin Coin ramène la carte.

 

Les Cumariots sont, bien entendu, déjà là et nous les félicitons chaudement. Ils nous ont donnés une leçon que mes gaillards, je l'espère, n'oublieront pas demain.

Nous avons l'impression d'être second, c'est bien pour le moral des garçons.

Nous sommes quand même liquéfié car nous avons été au bout (même moi !).

Je dégouline de partout.

 

J'aperçois le traceur et lui explique le souci de la 8 qui se trouvait "au milieu" du chemin et non "en bout" comme indiqué sur la carte. Malheureusement, il prend cela comme une agression et non comme une indication, il réagira vertement. Peut être un manque de lucidité de ma part, la fatigue, la sueur dégoulinante ont fait que mes remarques n'étaient pas opportunes...

Dommage, le peu de CO faites, lorsqu'un souci arrive comme cela, j'explique au traceur qui rectifie voire annule lorsque la balise manque à trop d'équipe. Il me souvient de grandes discussions avec Janot Lapin(Raid28) et L'Pockemonito(Trail' Orientation des pélerins) se renvoyant la balle sur la position exacte de telles ou telles balises et agissant en cas de souci !

 

 

Nous rentrons rapidement au campement, n'attendant pas les troisièmes, une nouvelle douche obligatoire nous y attend ! :-)))))

Après cette épreuve, je vous assure que nous avons bien bien dormi !!!

 

Le lendemain les organisateurs sont venus nous demander si nous avions vraiment fait tout le parcours, au vu des différences avec les autres équipes. Il aurait suffit de voir mes gars à l'arrivée pour se rendre compte qu'ils n'avaient JAMAIS été aussi loin en endurance et résistance. Pour les Cumariots, leur étonnante fraicheur aurait pu créer un doute. Mais nous en sommes témoins, et notre capitaine le premier, ils sont monstrueux et largement au dessus de toutes les équipes présentes !!!

 

Pour l'anecdote, Olivier, leur leader, m'expliqua sa grande surprise de voir ses gamins aussi bons. En effet, cela fait 3 semaines qu'il les entraine et à chaque fois, il a du les "trainer", me prenant le cas de celui qui est toujours devant dont il se demandait, après les entrainements, s'il arriverait à finir la journée.

Il avait oublié, c'est étonnant pour lui, que la légende des Cumariots n'était pas vaine...

 

***La légende, qui est une réalité validée à chaque course, veut qu'un Cumariot ne se rende JAMAIS. Ceux sont des guerriers, des garçons qui là ou tout le monde aurait abandonné depuis longtemps, continuent vaille que vaille, peu importe les conséquences résultantes. Le Castor Junior en a rencontré un au Ulis qui fait second... Mais qui fut blessé des mois durant après... L'abandon raisonné n'existe pas en terre Cumariote... C'est pourquoi dans des raids, ils ont toujours fait grosse impression, même si leurs avancées manquent parfois de finesse !!!

:-)))))

 

La nuit en terre Cumariote fut bonne, le lever, frais, une nouvelle journée d'épreuve arrive !!!

 

A bientôt !

 

 

A Dopu...

---

L'Papy Ming_kirécupère_après_son_WE_dur...(Vélo/CAP)

France

 

"©Il n'y a qu'une vérité, mais chacun a la sienne !"

"Ces écrits n'engagent que moi et ma personne... Ce n'est l'expression

d'aucun club, association ou autre groupement de personnes !"

 

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Ecrit le "18 Jul 2007"...

 

3 jours de raid aventures avec des ados...(III)

.../...

>La nuit en terre Cumariote fut bonne, le lever,
>frais, une nouvelle journée d'épreuve arrive !!!


4/ 2nd jour... MERCREDI 11 Juillet 2007

Nous voilà au petit déjeuner ou les organisateurs nous questionnent encore
sur la performance réalisée par les Cumariots la veille.
Je n'ai pas tout compris et n'ai pas les classements en main,
mais il me semble qu'aucune autre équipe n'a eu les 10 balises en 1h.

Je peux me tromper, par contre les Cumariots ont mis 32' et nous 35'...
3' d'écart sur 3 balises en moins d'1km, alors que nous n'avons pas lambiné, c'est impressionnant !

Le petit déjeuner est frugal et assez gras. J'ai encore des doutes sur les soucis stomacaux mais je note dans les questions des garçons que la leçon de "l'estomac au bord des lèvres" d'hier a porté. Il mange doucement, mache bien et ne s'empiffre pas. Apprenant qu'une marche nous permettra de rejoindre près des tennis d'Hautvillers, le calvaire Paroli, nous aurons du temps de digestion en plus.

L'épreuve suivante est la CO photo(*) dans le village de Dom Pérignon, le créateur le plus connu du Champagne avec frère Houdart. Le départ est en fonction du classement de la veille, nous pensons donc partir dans les premiers. C'est une excellente nouvelle car cela nous permettra d'être loin des meilleurs et donc, de faire notre propre trace tranquille.

Les photos représentent soit des enseignes stylisées, le village en regorge et en a fait une spécialité, soit des statues ou points remarquables.

Enseigne Hautvillers
Enseigne Hautvillers

Les équipes partent et nous ne sommes toujours pas appelés. Un doute m'assaille et je vais voir les starters...
Ceux ci me montrent leurs papiers et nous voilà 4ème !!!

La courte joie fait rapidement place à des grognements des garçons, ils ont compris qu'il faudra partir plus vite.
Je tente de les calmer car une réussite comme la veille n'est pas toujours possible. Nous verrons bien...

Notre tour arrive, prise de la carte en main puis visionnage des photos.
Nous nous situons sur la carte et décision est prise de courir, doucement, jusqu'au prochain carrefour.

Arrivé là, je préconise de prendre le tour d village à l'envers, mais je suis tout seul.
Les garçons veulent descendre ! C'est donc parti pour un tour !!!

Nous attrapons la balise 1 puis... La 4, il y aura donc la 2 et la 3 à trouver !
Nous continuons un peu au "petit bonheur la chance" jusqu'a ce que
Jean Christophe demande une indication à l'office du tourisme.

Toutes les photos-balises se situent sur le "périphérique" lui a dit la jeune fille présente.
Nous continuons notre recherche et les garçons sont performants.
Malheureusement nous coinçons sur la 10 lorsque nous reprenons notre tour.

En fait de périphérique la jeune fille ne savait pas qu'au moins une était dans la rue principale ce qui nous causa un souci de repositionnement. Flavien nous suggère de descendre plus bas dans le village, nous suivons et nous trouverons le cadran solaire attendu. La balise 3 suivra en remontant (nous venions d'y passer devant sans la voir) et au regard de la carte les garçons m'indiquent qu'ils pensent que la dernière balise est sur la route de l'atelier suivant. J'opine d'autant plus que Jérémy m'indique une publicité de notre balise photo nous dirigeant vers la même rue...

Nous n'avons pas été formidable mais la fin est correct, capitaine Coin Coin nous gratifiant d'un dernier sprint pour gagner 1'... Même si je persiste à lui indiquer que cela ne sert pas à grand chose au vu des 3 jours, il aime finir comme cela... Qu'il soit comme cela en fin de journée, c'est tout ce que je lui souhaite !

Arrivé au pointage, dans une belle cohue, je tente de demander au GO (Gentil Organisateur), l'exacte règle du jeu (Faut il suivre un linéaire ou pouvons nous tracer notre propre route ?) et s'il nous est possible de mettre un jocker sur le parcours suivant ? Je pose 3 fois les questions, sans réponse de l'intéressé car il est un peu dépassé par les arrivées. Je vois nos poursuivants finir leur parcours et nous toujours pas parti. Je repose les questions une 4ème fois, le GO ne me comprend qu'à moitié mais me répond "ne restez pas là, le chronomètre ne s'arrète pas, c'est déjà une règle !!!"

Voyant que les équipes arrivent l'une après l'autre et que le GO est toujours occupé, je remet à plus tard mes demandes, et pour le jocker il y a une pause sandwich sur le parcours !

Etude de la carte et définition de la stratégie...

Au vu du long parcours, des postes optionnels et de l'état de fraicheur des troupes il est décidé que l'essentiel de l'équipe restera sur le parcours central et un voltigeur ira poinçonner les cartes... Mouaifff, de toute manière, même si je ne voltige pas à chaque coup, je serais bien obligé de suivre de loin... :-( J'ai comme l'impression de m'être fait avoir mais accepte la sentence.

Nous filons rapidement... Ou plutôt, nous partons assez rapidement, car mes garçons ont le contre coup du sprint relativement inutile du final précédent. Nous montons jusqu'au carrefour de la balise 1 (notez bien) et je file pointer la balise optionnelle B. Les obligatoires sont des chiffres, les optionnelles sont des lettres et comme avant, j'écris cela de mémoire, mes excuses pour les traceurs si une erreur apparait dans mon discours.

Balise B faites, je montre la carte au gars et leur demande si nous faisons la A ?

Ils acquiècent et nous voilà parti en sens inverse. Nous empruntons un chemin de traverse,
faisons la A et filons droit dans la pente et le bois faire la C...

Nous sortons sur le chemin principal sous l'air ahuri des autres concurrents et filons sous la nationale 51 pour remonter vers le Royal Champagne de Champillon. Sitot passé le pont nous voyons une balise obigatoire. Nous la poinçonnons et j'aperçois le chiffre 2... Je questionne les garçons sur la balise 1 et aucun ne m'apporte de réponse. Je me renseigne auprès des autres équipes qui m'apprenne qu'il nous faut suivre le linéaire marqué sur la carte et que des balises s'y trouvent. La première est... Au carrefour ou les garçons m'ont attendu !!!

J'ai une grosse colère qui me monte car je me rend compte que pour cet atelier, les garçons ont décidé de ne "rien faire"... Si c'est pour me faire courir, je veux bien, mais s'il ne sont même pas attentif au déroulement de la course, ni concentré sur leur évolution, ce n'est plus la peine. Pour faire un raid tout seul, je n'ai pas besoin d'eux.

Les garçons, d'habitude très volubile regardent tous leur bout de chaussure. J'ai bien envie de les renvoyer aller chercher cette balise, mais j'ai "pitié" (c'est un bien grand mot mais je n'ai pas trouvé mieux) leur indique de monter jusqu'au restaurant et me tape le kilomètre retour pour monter à la balise 1.

Sitôt sur site, je me demande comment ils n'ont pu apercevoir cette balise, surtout avec les équipes qu'ils avaient autour et qui poinçonnaient à tour de bras. Ils n'étaient vraiment plus dans la course depuis la fin de l'atelier précédent. Je repars et fait 1,5km avant de les rattrapper. Nouvelle mise au point ou je ne leur demande pas d'être au top sur chaque balise, mais au moins d'avoir les sens en éveil pour ne pas louper l'une d'elle de nouveau.

Je ne veux plus m'occuper des balises obligatoires rouges sur le linéaire ! Tant pis pour le classement...

Nous passons le controle de Champillon puis direction la malmaison... Enfin, presque, Jean Christophe me signale que nous sommes en train de tourner alors que sur la carte c'est tout droit. Ouf, ils sont de nouveau rentré dans la course car moi, j'en sortais.

Controle Champillon
Poste de controle de Champillon

Nous reprenons un rythme lent mais continue jusqu'au chateau d'eau ou c'est Jérémy qui verra la balise 3
(Balise que n'ont pas vu les Cumariots, devant, ni les playmobil d'Alex Gadret, derrière).
Nous rentrons dans la forêt et nous commençons un parcours gadouilleux, bientôt en compagnie
des JSP (Jeunes Sapeurs Pompiers), equipe n°2.
Nous faisons l'accordéon avec eux, tantôt loin, tantôt près. Régulièrement nous sommes obligés
de faire un point sur la carte car notre avancée n'est pas sereine.

Nous voyons la balise 4 et faisons, pour la dernière fois, l'erreur de ne pas faire ce qui parait évident... Nous y reviendrons plus tard.

En effet, cette balise est au début d'un chemin, mais après réflexion de l'équipe, nous décidons de ne pas prendre celui ci et de continuer. Les garçons ne demandent pas la boussole, tant pis je suis... De plus les JSP2 sont d'accords, nous continuons...
Au carrefour suivant une cloture m'inquiète et je demande aux garçons ou ils pensent se situer ? J'ai l'impression de me retrouver dans le village gaulois d'Asterix tellement les avis divergent et la cacophonie est importante.
Seul Jérémy semble un peu sur la réserve.



Les JSP2 nous rejoignent et nous tombons d'accord sur un point...
Nous ne savons pas exactement ou nous sommes !!!
Après avoir fétés nos avis convergent nous tentons de rassembler nos idées cohérentes.
Je craque et réclame la boussole à Jean Christophe, la place sur la carte et demande au garçon où nous allons.

Décision est prise de remonter Nord-Nord-Est et nous relançons la machine...

Nous passons un croisement de chemin, me retourne et... M*rd*, qu'arrive t il à Jérémy ? Il m'étonnerait que la compagnie des charmante JSP2 féminines l'importe à ce point aujourd'hui ? Et pourtant il reste à leur niveau au grand étonnement de ses camarades. Je m'approche de lui et me rend compte qu'il fait une crise d'asthme. Je porte tout de suite la main à ma poche ou j'ai toujours de la Ventoline (Je suis asthmatique itou) et... Catastrophe, elle n'est pas là !!! En voulant bien refaire mon sac, je l'ai mis avec mes médicaments homéopathiques et je l'ai oublié ce matin... 30" de panique car je m'en veux terriblement. Je suis en pleine forêt, Jérémy fait une crise d'asthme, et je suis défaillant ! De plus il m'est déjà arrivé cela et j'avoue que les souvenirs de cet entrainement en forêt avec respiration cahotique me sont assez pénibles.

Je demande à Jérémy de souffler comme s'il soufflait dans une paille (exercice à faire par des asthmatiques lors de séance de jogging curatives par le labo de recherche de Bruxelles)

Je le soutiens mais me sens inutile...

Je ne savais pas que l'équipe 2 était des JSP, mais je demande à l'encadrant de l'équipe de s'occuper de Jérémy pendant que je cours jusqu'au point sandwich chercher du secours.

Je lui demande de bien rester sur ce chemin jusqu'à une route goudronnée marquée sur la carte. En effet nous sommes à un ou deux chemins parallèles près dans la bonne direction de la boussole, nous arriverons obligatoirement sur ce point remarquable.

Je file avec notre carte et arrive effectivement un chemin trop à l'Est du point sandwich et
je file prévenir les organisateurs pour obtenir le camion "tente" ou nos "produits" pour l'asthme sont.
Des coups de téléphones sont données, il m'est indiqué qu'ils vont tenter de faire venir le camion,
tout cela sous l'oeil soupçonneux du GO chronomètreur (le Hand balleur), n'appréciant pas me voir seul.

Je retourne en arrière et corne mes équipiers. J'entend des réponses et les aperçois au loin dans la forêt.
L'encadrant JSP toujours auprès de Jérémy. J'indique la pause sandwich et les jeunes filles
accélèrent leur cadence entrainant les gaillards derrière.
Nous arriverons quelques temps plus tard avec l'encadrant et Jérémy, un peu à bout de souffle.

Je vois venir Francis Paupinet, l'organisateur coté Sparnacien de la course (coté rémois c'est Laeticia Mareigner), qui prend Jérémy avec lui pour l'emporter. Il me demande si l'hopital est nécessaire, mais lui indique que juste une prise de son produit devrait suffire. Il repart rapidement avec le gaillard.

Entre temps l'encadrant des JSP, que je remercie chaleureusement, est venu nous signaler que
le chronométreur nous avait mis 1' derrière eux et qu'il se proposait d'aller protester.


Le remerciant de nouveau, je lui indiquais qu'à la fin de la journée ce ne sera pas 1' de plus ou de moins qui changeront quelque chose, d'autant plus qu'avec le temps perdu dans notre mauvais positionnement puis la marche obligé du groupe du à l'asthme de Jérémy, c'est plutôt son groupe qui avait souffert du retard que nous avons accumulé.

Je finissais à peine ma phrase que nous apercevons le déboulé des équipes Playmobil 26 et Cumariote 27. En "nage", CAD dégoulinant de sueur, assez exténué, je ne comprends pas leur retard, étant donné qu'ils étaient loin devant lors de notre loupé de balise 1 ! Ils avaient loupés la balise du Chateau d'eau.

Encore une surprise des raids C.O. ou si nous n'avons pas de tête il faut des jambes !

Je n'ai pas encore écrit sur l'équipe 22 de la "ferme de l'hopital", centre social et culturel d'Epernay. Discret dans la course, un peu moins hors, ils avancent quand même très vite et en orientation leur intervenant, Vincent, se débrouille très très bien. D'autant plus qu'après un départ canon, le physique ne suivant pas, ils sont obligés de bien se diriger pour être au top.

D'ailleurs, AMHA, a cette heure, c'est son équipe qui est en tête sur cette épreuve, car malgré son genou douloureux, il est l'un des premiers à la pause sandwich, assez loin devant nous. Il nous explique que lui aussi a été assez loin, encore plus à l'Est que nous, se permettant d'apercevoir la balise F qui la repositionné sur la carte.

La pause sandwich se terminant, Vincent et ses boys repartent et je vois arriver Jérémy tout sourire. Son "Bricanyl" a fait de l'effet et son optimisme est revenu. Il veut en découdre pour rattrapper le temps perdu. Merci à Francis pour la rapidité de son intervention.

J'échange avec Laeticia Mareigner et le GO d'arrivée d'Hautvillers (Philippe Tassin il me semble) sur la possibilité du jocker sur cette épreuve. Après nous avoir répondu par l'affirmative, Laeticia se rétracte réfléchissant aux possibles conséquences d'une réclamation. Le pauvre GO d'arrivée s'excuse tout penaud, mais comme écrit plus haut, il a fait ce qu'il a pu devant les arrivées consécutives. Cela m'a quand même permis de le chambrer celui ci ne s'en était pas privé la veille au tir à l'arc ! :-)))))))))))

Les JSP2 sont prêt à partir, le sourire est là, le repos a fait son effet.
Ils foncent sur la D et oublie, me semble t il la 5...
Le GO chronométreur nous lance et je file faire la D car c'est un aller/retour.

Les Garçons font la 5 et je prend de l'avance pour faire la E. Je m'enfonce dans le chemin vu sur la carte mais je dois me rendre à l'évidence au bout de quelques minutes qu'il ne mène à rien. Hormis un biche élégamment allongée, qui ne bronchera pas à mon arrivée, je ne vois que des ronces barrant ma route.

Je reviens parlementer avec Flavien et Jérémy.
Il m'indique que Jean Christophe est parti visualiser la F et qu'ils pensent que la E n'est pas dans ce chemin,
mais dans un autre qu'ils me montrent.

Vouiméééé, sur la carte le chemin du E est avant le chemin du F, alors que celui indiqué par les garcons est... APRES !

Je file rattraper Jean Christophe qui me montre ou est la balise F et je remonte discuter avec mes gaillards tout en indiquant aux équipes trop pressées la balise 5 qu'ils ont oubliés en partant !

:-)

Je vais revenir à la réflexion sur "l'erreur de ne pas faire ce qui parait évident..."

Cela nous a couté plusieurs points dans certains ateliers, mais l'exemple le plus flagrant fut la balise 4 qui comme la 3 était positionné pour indiquer le chemin à suivre.
Là, l'évidence est bien le beau chemin que me montre les gamins, même si sur la carte il n'est pas positionné à la bonne place (F est normalement après E et non le contraire...)
A partir de la, je ne chercherais plus à proposer de chemins "scabreux" ou de raccourcis potentiel imaginé par le traceur car la population adressée n'est pas une spécialiste. Il m'a fallu du temps pour comprendre, mais je crois y être arrivé... :-))))
Les avis des garçons prendront donc encore plus de poids.

A partir de là ma mémoire se brouille un petit peu, mais nous faisons la E puis les garçons reviennent en arrière ??? Je leur demande pourquoi, retourne la carte et nous partons dans le bon sens !
Nous suivrons le GR14, les garçons sur les dents pour attraper les balises obligatoires et Jean Christophe et moi en voltigeur sur les balises optionnelles.

Je n'ai pas de souvenir des balises que je n'ai pas faites, en particulier les 6, 7, 8 et 9 mais la G n'a pas causé de gros soucis. La H ou la I par contre fut comique. Je ne sais exactement laquelle des 2 c'était, mais sa position était après la zone rubalisé à traverser.

A ce moment là nous recroisons les JSP2.

L'encadrant fait le lien entre ses 2 jeunes coéquipières prenant de l'avance sur le linéaire et son voltigeur parti pointer cette fameuse balise. Je regarde sa carte et lui indique qu'AMHA(**) ses JSP filles sont dans l'erreur. Comme la partie "rubalise" du parcours n'est pas loin, elle me permet d'insister pour qu'il rappelle ses coéquipières, pendant que nous rejoignons son voltigeur.

Dans le parcours balisé par les rubalises nous rencontrons à contre sens le truculent Hisham qui nous explique doctement que la balise a été arrachée et qu'il n'y a plus de rubalise indiquant le chemin. Son coéquipier opine du chef...

Nous continuons prudemment et trouvons les rubalises suivantes, un des garçons retourne le prévenir de sa méprise.

Nous arrivons sur zone, ou plutôt sur ce que nous croyons être la zone.
Nous partons à 2 chercher la balise et rencontrons le voltigeur JSP2 bientôt rejoint
par son encadrant qui a ramené ses ouailles féminines.

Rien, nous ne trouvons rien et en fonction du chapitre "Erreur de ne pas faire ce qui parait évident" nous devons être à coté de la plaque. C'est Jérémy qui nous alerte comme quoi nous sommes effectivement à coté de la plaque. Les Cumariots sont passés en trombe lui indiquant que ce n'était pas là. Jérémy nous montre que nous sommes à un chemin d'écart de la balise qui nous apparait dorénavant facile, "évidemment"...

Les 22, même s'ils ne courent plus, doivent être toujours devant, comme les Cumariots 27, par contre, aucune nouvelle des 26, les Playmobils. Nous sommes moyennement performants dans la recherche de balise, mais le contact des autres équipes égait certains passages difficiles pour cause de boue importante.


Nous arrivons à l'intersection sur la route de Germaine à Saint Imoges, une pause est prise,
le temps reste clément, la pluie tombe pas loin mais pas encore sur nous.

Près de Germaine
La route de Germaine

Le GR14 est toujours suivi et nous arrivons à la balise J.

Nous y croisons les 22 et 27... Vincent, l'encadrant des 22, apparait de plus en plus atteint. Il a même une douleur qui manque de peu de le faire chuter lorsque nous arrivons. Il est évident qu'il souffre beaucoup, mais au courage il continue. Deux de ces gars sont partis en direction de la balise tandis qu'il tente de se "soigner" en discutant avec les Cumariots.

L'Etude de la carte nous permet de voir qu'un voltigeur peut prendre la balise J puis rejoindre ses camarades qui cherchent les balises obligatoires tout en poursuivant sur la K... Un état des lieux des ressources montre que Flavien est out et qu'il ne tient qu'à l'énergie. Jérémy, après un coup de moins bien, revient, mais ne se sent pas apte à y aller. Jean Christophe se sent fort, mais l'excitation de la course lui fait perdre les consignes et comme le voltigeur aura 1,5kms à faire...

Je m'y colle en m'appuyant sur Jérémy qui parait le plus lucide pour répéter les consignes.

Je pars avec 100 mêtres de retard sur les pointeurs de la 22 et de la 27 ensemble devant moi.

La balise est bien à sa place, je trace suivant les consignes. J'arrive au point de rencontre, corne, entend la réponse des Mia (J'ai oublié de vous signaler que notre équipe s'appelle les "Mia Fifty One) file sur la K et récupère tout le monde pour un topo.

Jérémy récupère la carte et nous le suivons... Nous tombons sur la Balise L par hasard car sur la carte elle nous apparaissait plus enfoncée dans la forêt, puis sur la 10. La suite du parcours a trouver est une grande descente à droite sur Germaine, mais nous trouvons la distance longue. Seul le rappel du théorème "l'erreur de ne pas faire ce qui parait évident" me permet de répéter au gaillards qu'il nous faut un large chemin bien "évident".

Effectivement celui ci apparait et nous assistons au festival Jérémy... Le garçon sentant l'écurie proche, carte en main prend un peu d'avance, tandis que Flavien flanche. Je montre à Jean Christophe, volontaire, comment aider un camarade en difficulté en lui expliquant ou mettre la main pour le pousser. Cela m'étant interdit, je crois que c'est le moment que les garçons apprennent ces techniques. Je reste à coté pour rythmer la descente du capitaine.

Elle sera héroïque... Pas une plainte, mais des yeux dans le vague. Marche 10m, course 30m marqueront son évolution.

Dans Germaine Jérémy file à gauche pour les 1,8kms finals. Je l'interpelle car sinon, euphorique, il va terminer seul avec 5' d'avance sur nous ! De plus c'est lui qui a la carte, nous n'aimerions pas le perdre de vue. Nous quittons le goudron, Jérémy est toujours devant, mais des virages peu prononcés le font douter de sa trajectoire. Nous nous arrèterons à l'entrée du chemin domaniale, à la barrière, proche d'un gros carrefour. Un débat nous pousse quand même à continuer par là, même si le linéaire cache les virages apparaissant.

Je sens un découragement car l'arrivée semble être repoussé à chaque nouvel horizon. Une nouvelle montée (qui s'apparente pour nous au col... d'Avize ?) fait douter l'équipage. je pars devant, prend de l'avance pour espérer voir apparaitre de loin les camions salvateurs de l'organisation. Ouf ! Il me semble qu'après le second virage c'est eux. Je reviens en arrière, leur donne mon espérance et sous l'idée de Jean Christophe, nous finissons mains dans la main ce que nous croyions être l'arrivée du dernier atelier de la journée...

A suivre...



(*) A l'attention des organisateurs.

Comme vous l'aviez évoqué, pour réaliser des ateliers ou le potentiel des jeunes s'exprimerait,
une CO photo du type de celle d'Hautvillers peut facilement être faites juste par les jeunes,
les intervenants étant placés aux carrefour stratégiques pour empécher la sortie de ville.

Faisable à Hautvillers mais aussi à Germaine, St Imoges, voir Mutigny
si la première nuit ne se passe pas à Cumières. Pour que tout le monde participe pendant la période horaire,
il faut que le nombre de balise à trouver soit très supérieur à la potentialité d'en avoir.

(p.e. mettre 1 h pour un nombre de balise qu'un adulte entrainé mettrait 1h30'/2h à avoir).

Cela permettrait à toutes les équipes de commencer et finir en même temps,
hors décalage de départ de quelques minutes...

(**)AMHA = A Mon Humble Avis...

A Dopu...

---

L'Papy Ming
France



"©Il n'y a qu'une vérité, mais chacun a la sienne !"
"Ces écrits n'engagent que moi et ma personne... Ce n'est l'expression
d'aucun club, association ou autre groupement de personnes !"

 

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Ecrit le "19 Juillet 2007"...

 

3 jours de raid aventures avec des ados...(IV)

 
.../...
>Je reviens en arrière, leur donne mon espérance et sous l'idée de Jean Christophe,
>nous finissons mains dans la main ce que nous croyions être l'arrivée du
dernier atelier de la journée...

Nous sommes accueillis par les GO Philippe et Régis (toujours si mon neurone fripé ne me joue pas des tours)
avec un grand sourire. Mes garçons sont exténués et nous apercevons l'encadrant des n°4.
Je le félicite lorsqu'il m'avoue avoir abandonné.
Les GO nous annoncent que nous sommes les premiers sur le site, avant les Cumariots ?
Etonnant ! Une joie non feinte se lis dans les yeux des garçons, Mais...
Mais elle sera de courte durée car nous apprenons que nous avons encore 10 balises à faire !
 
Fatigue
 
 
Jérémy et Flavien s'affalent par terre, Jean Christophe rale et moi je me pose des "questions"...
Nous pouvons quand même prendre le temps de repos que nous voulons car, en fait,
le chrono est arrété depuis notre arrivée.
Une fois nos esprits retrouvés :-)
(oui nous en avons plusieurs, même chacun un ! L'esprit d'équipe est en plus !!)
décision est prise de mettre le jocker sur la route de Rilly.
Philippe accepte malicieusement en me chambrant d'un "dommage pour le jocker sur l'épreuve précédente" :-)))))

Cela fait quelques minutes que nous sommes arrivés que les Cumariots déboulent de...
... La forêt !?!?!
Le chemin était surement trop facile pour eux, ils ont donc corsé la difficulté.
Les discussions à batons rompus reprennent avec eux.
En effet, aux différents repas nous avons été ensemble et les garçons ont beaucoup échangés
avec un mélange d'admiration et de respect pour ces jeunes "bourrins"
(Le terme est ici affectueux, les Cumariots, comme décrit précédemment, se revendiquant même comme cela !),
CAD qui avancent même au milieu des pires difficultés, sans sourciller, en puissance.

Au bout d'un très long moment et après s'être ravitaillé, mes gaillards s'estiment prêts à repartir.
Je ne sais pas comment ni dans quel état, mais nous faisons signe aux GO que nous sommes prêts.
Les Cumariots demandent à partir avec nous. Ce n'est pas interdit et nous trouverons plus facilement les balises.
Nous partons et le premier doute est déjà présent...
Je reviens en arrière demander au GO si la position du départ est correcte et il me confirme de repositionner le point plus haut.

Lorsque l'on zoome sur le parcours par google_map,    $_PARCOURS_$ , nous nous rendons compte
qu'effectivement la distance n'était pas énorme. Mais pour les garçons, Rilly représentait le bout du monde !

Nous partons donc immédiatement à gauche faire la 1.
Malheureusement cela grimpe rapidement et les velléités de courir s'éteignent très vite.
Jérémy et Jean Christophe tentent bien de motiver Flavien, alors celui ci s'accroche au P'tit Henri,
lui aussi victime d'un coup de "moins bien" avec une douleur au pied...

A ce sujet, Jérémy semble avoir des ampoules énormes sous les pieds.
C'est d'ailleurs étonnant car ses chaussures de CAP sont à la pointure "de ville",
CAD que ses doigts de pieds sont limites de toucher le bout de la chaussure et donc en courant,
le pied grossissant, j'ai eu peur qu'il ne soit trop serré.
Hors c'est plutôt une ampoule type de chaussure trop grande qu'il a !!!
Tout son dessous de pied est une cloque géante. Mais il arrive encore à courir et ne veux pas ralentir ses camarades !

La balise 1, au coin du chemin, est faite, la 2, sur le ru, aussi...
La 3 tombe rapidement et sur la 4 nous avons 2 options différentes... L'option nord sera finalement choisie.
Les garçons ont de plus en plus de mal à participer. Jean Christophe et Jérémy tente de répondre à mes interrogations, mais Flavien demande à rester concentré sur son effort et sa motivation à rester avec P'tit Henri. La 5 est facilement faite.

Lorsque je propose de "voltiger" pour la 6 et 7, c'est un soupir de soulagement, les plus vaillants guidant Flavien.
Au Carrefour de la 8, au regard de la boue, je vais chercher dans un aller/retour celle ci.
Je comprend rapidement pourquoi la 10 est annulé car le chemin devient rapidement scabreux par la suite.

Nous arrivons sur la 9 puis terminons sur le stade de Rilly la Montagne avec la 11.
Sur celui ci nous nous trompons de point d'arrivée et faisons un tour de stade pour rien...

Les garçons, comme à leur habitude, finissent au sprint main dans la main !

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui... Heu... Non, pas tout a fait...
En effet il y a un atelier initiation escalade et Flavien, furieux de ses difficultés la veille,
appliquera les conseils de travail pour le bien de l'équipe le lendemain.
Douche prise, nous montons la tente à coté de celle des Cumariots puis allons nous initier à la grimpe.
Jérémy s'y balade, tout comme Jean Christophe avec 5 ou 6 grimpés.
Moi même m'y conforme, mais n'ai plus de force au bout de 6 montées.
Au contraire de Flavien qui fera plus du double de parois pour vraiment tenter de s'ancrer les minimums pour demain matin.
Même si cela fut dur, les garçons sont heureux de leur journée, le regard est plus fier après les déconvenues précédentes.
Ne sachant pas comment les autres équipes se sont comportées , la troisième est arrivé plus d'une heure après nous, nous ne pouvons imaginer le classement. En effet avec les arrêts non fixes cela ne veut pas dire grand chose surtout que nous ne connaissons pas les barèmes de point.
Mais qu'importe les garçons ont vraiment le sentiment de s'être défendu honorablement et de prendre gout au raid aventure...

Je soulignerais de nouveau la perf de Vincent des 22 que nous avons vu arriver avec son équipe au moment ou nous quittions Germaine. Vu l'état de son genou, il a vraiment du faire appel à toute sa concentration et son intelligence de course pour être au controle aussi tôt. Son voltigeur doit également avoir bien travaillé pour que son équipe soit si rapide.

Le repas qui nous attend est goulument avalé avec force envie et délectation.
J'ai la chance d'échanger de nouveau avec les JSP2, mais aussi les JSP1 qui m'expliquent un peu leurs parcours
plus ou moins cahotique pour atteindre leur vocation de pompiers professionnels.
Je leur souhaite tous mes voeux de réussite car c'est beau de voir des jeunes parler avec passion
d'un metier dont ils ont la vocation.

les encadrants des premières équipes ont des mines contrastées. Olivier (27), ne parait pas fatigué
au contraire de Vincent (22) et Alex(26) dont les genoux rendent l'ame. Ils sont inquiets pour demain.

Pour notre part, Flavien est naze après son gros entrainements d'escalade, tandis que Jean Christophe
galope toujours, après le ballon cette fois ci, et Flavien fait goal. Ils sont content, la nuit va etre bonne...

Je ferais une aparté sur un exercice de maitrise de soi réalisé avec les garçons. La population participant au raid n'est pas que sportive. Certains éléments ont plus l'habitude de trainer dans la rue que sur des parcours de raid. Outre que c'est génial de voir ces jeunes, vaille que vaille, avancer pendant trois jours sur un rythme différent et plus sain qu'à l'habitude, la promiscuité avec d'autres jeunes d'origines différentes enrichis, mais aussi, apprend la tolérance et la relativisation des évènements.

Nous avons donc pu décrypté, débattre et échanger sur les attitudes des différents jeunes entre eux et avec les autres.
Ceci leur permettant de graduer positivement les réponses à des contacts parfois difficiles au contraire d'une impulsivité souvent mal maitrisé qui leur a causé des déboires par le passé.
J'espère qu'il restera quelque chose de cet enseignement, même lorsque je ne serais pas présent... :-)

La nuit passe....

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5/ 3ème jour Jeudi 12 Juillet 2007

La nuit fut excellente pour Jean Christophe et moi, moins pour nos 2 compères qu'il faut secouer pour qu'ils se lèvent.
La vue d'un excellent petit déjeuner (ainsi que le démontage de leur tente), amené par les Rémois, les fait sortir de leur duvet.

Aujourd'hui est prévue une CO urbaine similaire à celle d'Epernay.
Au milieu de celle ci, il nous faudra voyager en bus pour aller retrouver un mur de "grimpe" et y faire un relais de 4 montées.

Le transport se fera en train de Rilly la montagne au centre de Reims.
Un long moment d'attente commence ou, entre autre, nous rencontrons Renaud Dutreil.
Il ne fait pas chaud et j'ai bien peur de prendre froid.
Comme à son habitude, dès qu'il le peut Flavien s'allonge et pique une sieste.
Jérémy tente de faire pareil alors que Jean Christophe saute encore de partout. :-))))

Nous sommes au centre des promenades dans le parc devant la gare.
Le départ des équipes se fera encore à débours du classement, nous saurons donc a quelle place nous nous situons.
22 équipes, des départs de 4 toutes les minutes, nous nous retrouvons seul avec les Cumariots, nous sommes donc second !

Les garçons sont content, mais cela leur met un supplément de pression.
Je suis étonné de voir que certaines équipes s'astreignent à travailler leurs cartes,
alors que d'autres partent dans les secondes qui suivent la réception du matériel de course.
Le top nous est donné en même temps que l'enveloppe avec le matériel.

Il faut décrypter des rébus chiffrés qui donnent l'emplacement de 4 balises situées sur une carte.
Jean Christophe propose de partir pointer instantanément, mais je suppose qu'il faille d'abord remplir les rébus.
J'astreins donc les garçons à travailler sur un banc à remplir les cinq "énigmes"...
Rapidement nous nous partageons le travail. Flavien et Jean Christophe d'un coté,
Jérémy et moi de l'autre. Je suis impressioné par la capacité de Jérémy à mémoriser les relations chiffres<->lettres.
J'espère pour mes garçons que ce travail sera validé, car sinon, le temps perdu a déchiffrer les rébus
risque de couter cher à la fin. Par contre, si les rébus ne sont pas demandés, les équipes qui sont partis sans les faire
(hormis le 5 qui n'est pas précisé sur la carte) auront choisie la bonne stratégie.

Les 5 feuilles déchiffrées, nous filons Porte de mars, Ange de la place Drouet D'Erlon,
Hotel de Ville puis à 100 metres de l'Oeuf, je pose les garçons sur le rebord d'un "quai",
leur demande de situer l'énigme 5, la médiathèque et file poinçonner.
;;;;Les garçons sont encore frais et lorsque nous arrivons à la médiathèque ils sont avide de continuer.
En plus de notre numéro de dossard, il nous est demandé notre couleur...
Couleur ? J'avoue qu'encore aujourd'hui je n'ai pas compris la raison de ce code couleur,
hormis sur un rébus en fin de course, rébus qui ne sera même pas ramassé à l'arrivée.
Je vois Leatitia l'organisatrice et lui pose la question de l'obligation des rébus à faire.
Elle me répond par l'affirmative... Mais les rébus ne seront jamais ramassé ! :-(

J'apprends que nous sommes rouge, va pour cette couleur et filons sur un bureau continuer d'autres rébus/balise.
Après que Flavien ait pris la saisie d'un, il nous est demandé de sortir et c'est sur un rebord que Flavien continue.
L'écriture est mal aisée, je reprend la main. Mais c'est Jérémy qui fait quasiment tout le boulot de décryptage.
Il va de plus en plus vite, c'est impressionnant.

Nous filons dans le parc derrière la cathédrale ou Vincent (22) est encore et toujours devant nous, malgré son genou !!!
Vraiment impressionnant le gaillard... Je ne sais pas s'il arrive à faire quelques foulées de temps en temps,
mais la vitesse entre 2 balises est phénoménale en rapport à ses blessures.
Aujourd'hui son passé d'étudiant rémois va l'aider un peu, mais vraiment, il force l'admiration avec son équipe. 
 

cathedrale
Notre terrain de jeu...
 
 
Nous continuons sur l'office du tourisme ou de longues minutes de flottement seront perdus.
Le personnel de l'établissement n'a jamais entendu parlé d'un raid ni d'une balise...
Sauf un ! Qui nous induit en erreur, pris par ses activités. Je fais tourner Flavien et Jérémy et
laisse Jean Christophe dans l'office. Ce n'est que bien tard que nous verrons le pointeau sur la droite de l'entrée,
au coin de la rue. J'appelle Jean Christophe et nos 2 gaillards...
  
Pas de réponse... Je tourne derrière l'office et les découvre "sorti de la course"...
Je leur met la carte dans les mains et demande ce que l'on fait ?
Ils avouent avoir complètement déconnecté...
C'est notre première avarie, mais elle sera loin d'être la dernière aujourd'hui.

En fait, je n'ai pas noté, mais la course depuis la médiathèque est devenue dure pour Flavien.
Jérémy, en bonne forme physique à des soucis de pieds et comme déjà précisé,
il a d'énormes ampoules sous la plante des pieds. Il marche sur des oeufs, c'est assez comique.

Nous filons Place Royale avec les JSP1, puis plus loin en direction de l'hotel de ville pour une autre balise.
Le différentiel avec les jeunes des JSP1 est saisissant. Ils sont surement rémois et
leur voltigeur se dirige très rapidement vers les balises. Mais les autres, même lorsqu'ils attendent,
restent en mouvement, au désespoir de mes gaillards qui les regardent éberlués.

Quelques échanges amicaux avec leur leader et nos routes se séparent, nous filons à la bibliothèque Carnégie...
Jean Christophe prend la carte et j'encourage nos 2 suiveurs.
Ils grimacent, en particulier Flavien dont la volonté est beaucoup plus grande que la condition physique.
Voyant que Jean Christophe prend 20 mêtres d'avance, je demande aux 2 garçons de s'arréter sur une place,
derrière la cathédrale, et de chercher ou est la bibliothèque Carnégie.

Les rémois qui lisent cette prose doivent bien rigoler.
En effet, ce batiment est bien visible et ne pourrait pas être qualifier de balise "traitre".
Il n'empèche que je rejoins Jean Christophe sur une place qui n'a rien à voir avec ce qu'il me montre sur la carte.
Nous questionnons les passants, mais tous sont des touristes et ne connaissent pas cette bibliothèque.
De plus je commence à sortir de la carte, alors je laisse Jean Christophe tourner un peu en rond.
Nous décidons de revenir vers nos camarades qui sont en train de disserter devant un gros batiment...

Jean Christophe cherche la plaque de rue, voit Carnegie puis aperçois en gros sur le batiment
devant lequel nos compères discutent : "Bibliothèque" !!!
 
 Carnegie
 
Soulagement, mais déception quand même. Les 2 garçons n'en mènent pas large devant mes récriminations.
Même s'ils ont des circonstances atténuantes, il refont le coup de la balise 1 d'hier.
Aucune attention à l'environnement, ils ont décrochés. Je demande si nous arrétons ici, comme il est possible,
et de finir le reste tranquillement en marchant ? Ils sont peut être à bout et trop fatigués pour continuer ?
La réponse est donnée par un nouveau départ tonitruant du capitaine,
qu'il faut de nouveau ramener à la raison. Marche et course valent mieux que sprint et arrêt...

Nous arrivons au beaux arts ou au lieu de prendre rue de Chanzy, nous "jardinons" rue de libergier.
Après réflexion, la boite à piles nous remettra dans le bon ordre et après avoir fait le tour intérieur du batiment
nous ressortons, trouvons la balise (il faudra retourner aller rechercher Jean Christophe dans les batiments ! ;-)))) )
puis filons à la médiathèque. Les garçons sont requinqués et j'ai du mal à les suivre.
  Sitôt arrivé, nous avons notre nouveau rébus qui nous fera prendre le bus...

A suivre...

A Dopu...
---
L'Papy Ming_kiva_rentrer_en_moto
France

"©Il n'y a qu'une vérité, mais chacun a la sienne !"
"Ces écrits n'engagent que moi et ma personne... Ce n'est l'expression
d'aucun club, association ou autre groupement de personnes !"

.../...

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Ecrit le "21 Jul 2007"...

 

3 jours de raid aventures avec des ados...(V le dernier ! )

 

.../... 

 

 >Sitôt arrivé, nous avons notre nouveau rébus qui nous fera prendre le bus...


Allooooo, il y a encore quelqu'un ? Vous n'êtes pas trop fatigué ?



Pour notre part les signes de ruptures commencent vraiment à apparaitre.
Hormis Jean Christophe qui saute toujours de partout, les 3 autres, moi compris, commençons à trouver cela long.
Cela induit, comme déjà vu chez les garçons, des pertes de lucidité importantes, ou une déconnection complète de la course...

Malheureusement, c'est ce qui va m'arriver également. :-(

Mais avant cela, nous courons vers l'arrêt de bus pour prendre le H direction le chateau d'eau pour effectuer le relais "grimpe".
A ce sujet, je signale aux organisateurs qu'ils devraient "neutraliser" les portions bus, car les équipes ne maitrisent pas l'horaire
ni le retard de ceux ci. Il aurait suffit de prendre le chrono avant de partir de la médiathèque
(p.e. faire valider le rébus déchiffré du parcours bus = arrêt de chronomètre)
et de le faire redémarrer lors de la prise de la dernière enveloppe au planétarium
(ce qui m'aurait permis de ne pas perdre ma lucidité ;-) )


Cela fait 6' que nous attendons le bus et voici la 22, cahin caha, qui arrive aussi, nous prendrons le bus ensemble,
nous n'avons donc plus qu'une minute d'avance sur eux. Les garçons ralent, mais c'est le jeu...
Il faut qu'ils apprennent à faire contre mauvaise fortune bon coeur, sinon il perdront souvent...

Nouvel échange avec Vincent qui me fait mal au coeur tellement sa douleur semble difficile à supporter,
mais il est héroïque avec ses gaillards. Nous avons aperçu nos amis Cumariots de la 27 durant notre attente
allant pointer les "beaux arts". Par contre, aucune nouvelle d'Alex et de ses boys fouteux...

Dans un raid d'adulte, il y a longtemps qu'ils auraient abandonné (Vincent, 22, et Alex, 26)
car il leur aurait été impossible de suivre la cadence physique.
Mais ici, grace à certaines largesses du règlement
(Remplacement autorisé lors d'atelier, concurrents prenant la voiture, coureurs perdus, etc...),
ils peuvent se permettre de rester en course et de permettre à leurs jeunes de continuer les ateliers.
ATTENTION, ceci n'est pas une critique car ces largesse sont une NECESSITE au vu de la difficulté du raid et de la condition physique des participants, c'est juste une qualité du raid qu'il faut entretenir mais nécessairement faire évoluer.

En effet, le but principal de ce raid, je le rappelle, est de faire sortir les jeunes pendant 3 jours, de leur faire toucher leurs limites pour certains, de leur faire faire déjà du sport pour d'autres avec une grosse souplesse des règles pour que des équipes restent en course malgré des ateliers non faits ou non terminés... Il faudra certainement, si la population des concurrents évoluent comme j'ai pu ouïe dire à l'arrivée, que les organisateurs réfléchissent dans l'avenir à une évolution plus stricte de ces règles qui prennent en compte cet objectif principal sans obérer les nouveaux candidats concurrents.(Si ceux ci venaient à se présenter)

Il est plus facile de faire des arrangements de règlement pour les équipes en queue de peloton que pour celle en tête... Ces dernières ont besoin de règles plus strictes, plus précises et surtout plus facilement controlables.

(Il est impossible de mettre un controleur à chaque carrefour, c'est pourquoi s'inspirer des grand raids adultes peut être une voie à explorer)     C'est compliqué mais j'y reviendrais car c'est un beau challenge pour les organisateurs, et surtout un besoin de crédibilité vis à vis des jeunes qui demanderont de plus en plus comment sont fait les classements...

Le bus arrive et nous transporte vers le chateau d'eau ou nous allons effectuer le relais sur un mur de d'escalade. Chacun notre tour nous devrons monter sur le mur, aller toucher le mousqueton, redescendre et laisser la place au suivant. Depuis que nous sommes arrivé, Flavien est rentré en "concentration". Son regard est dur, ses ongles "souffrent" :-), le mur n'a qu'à bien se tenir... Les garçons sont tellement avide de faire un score que j'ai l'impression que j'en deviens presque le maillon faible. J'avoue même avoir un peu stressé lorsque je les ai vu avec une telle détermination.

Chateau d'eau reims
le Chateau d'eau contenant les murs d'escalades


Nous assistons à l'incroyable démonstration des JSP1 qui montaient tellement vite que le GO tirant la corde de rappel
n'arrivait pas à suivre. Celui ci, Jean Marc un ami sportif de longue date, était soufflé par une telle vitesse.
Je le rassurais, mon équipe ne le fera pas souffrir comme cela, arf... :-)))

Les garçons sont prêts, Jean Christophe s'élance. Il fera un beau parcours, il donne le ton.
Derrière, c'est Flavien qui a demandé à passer second, alors que le premier jour il était passé troisième.
Il attaque le mur avec une grosse détermination. La tension se lit sur les visages lorsqu'il connait des difficultés.
Bien sur, il ne fera pas le meilleur temps, mais son sourire lorsqu'il descendra montrera bien
qu'il a lui aussi fait un bon parcours. Jérémy, derrière, est un vrai chimpanzé, il monte même plus vite
que Jean Christophe. Tellement vite que j'en viens à avoir peur de tomber et mettre par terre tous les espoirs
de mes garçons. Jérémy saute, me passe la corde et j'attaque.

Mur du chateau d'eau
Notre mur d'escalade


Vous écrire que j'ai été bon serait inexacte et même prétentieux, mais écrire que j'ai "balisé",
eu peur, cela je le peux. Je sentais mes jambes trembler sur les premières "marches".

J'ai, quand même, réussi à toucher sans être trop lent ce fameux sommet.
Au verdict du temps, il est clair que nous mettons plus de 30% du temps des JSP1,
mais les garçons ne sont pas ridicules et sont heureux de l'atelier
Nous perdrons beaucoup moins de points que le premier jour.

L'équipe à Vincent a aussi terminé son atelier et file au bus.
Je demande à mon équipe de patienter un peu pour récupérer car le chrono est neutralisé.
Quelques minutes plus tard nous repartons et... Tombons sur l'arrêt de bus avec 4 équipes parties avant nous.
Je peux montrer à mes garçons raleurs tout à lheure que si le bus nous avait désavantagés, là,
il nous a avantagés. Mais il faudrait, je pense, neutraliser cette partie de course
ou la chance joue un role trop important.

Le bus arrive et nous transporte au planétarium.

 Planétarium Reims
Planétarium de Reims

Durant le parcours, je plie la carte de reims de telle manière que nous ayons la ligne Planétarium-Arrivée
au parc de Champagne bien en exergue.
(il m'étonnerait que l'organisation nous fasse sortir de cet axe en fin de compétition).
Je donne celle ci à mon fils en lui montrant ou nous allons arriver.

Certaines équipes rémoises descendent du bus un arrêt avant celui du rébus pour tenter, au sprint, d'arriver avant. Malheureusement pour eux, le bus va vite à cette heure et nous arrivons en même temps que les meilleurs coureurs.

sprint

C'est à ce moment là que tout va basculer et que je vais perdre ma lucidité.

Nous arrivons au planétarium ou des jeunes, dans une cohue importante,
tente de récupérer leur enveloppe auprès d'une personne que le bruit semble importuner.

Etant plus grand, je passe devant tous ces jeunes et obtiens notre enveloppe rapidement.
Devant la bronca que cela soulève, je n'ai que dédain alors que je sens bien qu'il y a quelque chose qui cloche.
Mais le brouhaha et la fatigue m'enlève tout jugement positif et je me suis jeté sur l'enveloppe comme un mort de faim.
Les dégats sur la vision du fair play de ces gamins a du être très importante.

D'autant plus que je n'allais pas en rester là...

J'amène l'équipe sur un rebord ou nous travaillons le rébus.
J'écris sous la direction de Jérémy qui époustoufle tout le monde par sa mémoire des correspondances.
Je m'occupais de finir les mots qu'il nous commençait avec son déchiffrement.
Sitôt le rébus fini, je demande la carte en me retournant et croit que les 2 garçons jouent avec...
J'entre dans une colère noire car la carte préparée dans le bus est complètement chiffonée.
En plus je commence à avoir des difficultés à me repositionner...
J'allume en particulier mon fils car je lui avais confié l'outil avec précaution.
J'ai un ras le bol et demande au garçon de nous diriger vers St Remy...
Je suis passé dans un état second, qui ne me quittera plus jusqu'à l'arrivée.

Brouille

Nous sortons du planétarium, un peu hagard et comme à Epernay, Jean Christophe veut nous faire
prendre des grands axes qui rallonge la distance. Je reprend la carte et lui montre le lien direct.
Jérémy et Flavien sont déconnectés et suivent comme des fantomes.
Arrivé sur le parvis de St Remy, je les envois à la recherche du pointeau mais c'est moi qui le trouve.
Comme je ne comprends pas très bien le rébus, je rameute les troupes en me disant bien que nous su vrions simplement des rémois tranquillou, cela suffirait à notre bonheur vu l'état des "gadjos".

Vouiméééé, mauvaise pioche... Les rémois suivis se trompent et nous voilà embarqués dans un dédale de rue
sans comprendre pourquoi St Nicaise et St Sixte vont nous aider avec Césaire leur copain...
Je n'arrive plus à lire la carte, les lettres sautent, ma vue se brouille...

Nous voyons des équipes dans tous les sens et nous voilà rue Henry Vasnier...
Henry Vasnier ? Avec une seule balise ??? Il y a un problème évident et nous retournons en arrière.
Mais comme les garçons sont encore plus dans le brouillard que moi et qu'ils ne comprennent rien à mes tergiversations,
ils attendent que le soufflé retombe. Je n'arrive pas à me poser, mais nous trouvons quand même la balise 2.
Puis, rue St Nicaise nous désespérons de trouver une statue ou un lieu dévoué à Césaire(*) ou un saint du même nom.

Nous revoilà pour la troisième fois rue Vasnier, en désespoir de cause nous remontons vers la place Gouraud.
Nous allons bien chercher dans le jardin au bout de la rue Césarée (nom que j'ai lu à l'arrivée)
Mais aucun signe d'un quelconque Césaire dans le coin et donc pas de pointeau balise
(Nous sommes peut être passé devant sans la voir !)

C'est avec beaucoup d'abattement que nous montons la rue Vasnier jusqu'au Chateau des Crayères
ou après avoir été verbalisés par le GO hand-balleur pour non respect du passage piéton, nous trouvons le pointeau balise 4 !

Police

Je ne me vois pas faire redescendre l'équipe pour aller chercher cette balise 3 car
même si son décompte est important, vu l'avance temporelle que nous avons,
je ne crois pas que le décompte des points nous soit vraiment désavantageux.

Il est clair qu il manque des compléments d'informations sur le cout d'une balise loupée
pour permettre aux équipes d'affiner leur stratégie.

De toutes manières les garçons ont sentis l'écurie, Jér&a p;a p;ea ute;my qui n'arrivait plus à courir,
nous fait le clown à grandes enjambés et nous voilà dans l'entrée du parc de Champagne.
Je tente d'interpeller les garçons, car une autre équipe fini devant nous et j'aimerais que nous leur laissions la place,
mais c'est fini... Attirés comme des mouches par un beau morceau de viande, ils sprintent avec un gars de l'autre équipe et finissent en me laissant seul... arf...

Voilà, c'est fini, Je ne sais pas si l'équipe 22 est déjà arrivée ou si elle arrive peu de temps derrière nous,
mais j'ai souvenir que nous avons pris notre repas ensemble sur un banc.

Vincent était assez anxieux car avec son genou blessé, il devait se taper le week end suivant,
plusieurs centaines de kilomètres de conduite pour amener des jeunes dans les alpes, au chalet de l'arcanière...

Les Cumariots arrivent une dizaine de minutes après nous, quand au Playmobil, ils ont du lancer leur balise de détresse car c'est bien longtemps après que nous les avons vu débouler, dans les derniers (ou tout du moins bien après les meilleurs Rémois...)

Cela ne les empèchera pas de finir avec la "banane", un sourire qui n'a jamais quitté Alex, malgré ses 2 genoux en difficultés (Je n'ai pas eu de nouvelles une semaine après, j'espère qu'il s'en remettra sans trop de séquelles)

Les dernières équipes arrivent et profitent des sandwichs avec avidité.

Manger

Nous voyons les filles de la 12, avec Aurélie Charneux, certainement des sportives (pas d'endurance),
qui furent les seules, à mon souvenir, à courir toutes avec leur sacs à dos.
Je ne crois pas qu'elles aient traversé la forêt avec, mais lorsque je les ai vu courir dans Reims,
j'ai craint pour leur dos. En effet, ces sacs, non prévus pour cela, ballotait énormément et, à la longue,
aurait pu créer une inflamation par frottement, très handicapante.
En effet, il faut que le sac à dos, en raid, colle au corps le plus possible,
sinon, le pauvre coureur risque de bien souffrir de brulure...
Apparemment la fatigue est plus importante que les douleurs de dos. :-)


L'équipe de Charlotte, la spécialiste des tentes 2" toujours aussi souriante, est bien contente d'en avoir fini.
Les JSP1 et 2, Hisham, la 25 avec Sonia et toutes les autres terminent leurs périples.
La fatigue était présente mais la fierté aussi.
Quelques parents présent paraissaient étonnés des efforts fournis par leur progéniture et de longs échanges avaient lieu.

Pour notre part, fidèles à leur habitudes, mes 3 lascars attendaient les résultats en...
Dormant dans des hamacs !!! Enfin, presque, car Jean Christophe en descendait régulièrement...

Hamac

Les résultats allaient être annoncés, nous nous regroupons.

Ceux ci sont présentés dans l'ordre décroissant des places. Toutes les équipes ont droit à leurs cadeaux et leurs photos. Certaines sont incomplètes, dommage pour ces gamins qui n'ont pas eu le temps de rester.

Nous sommes annoncé 4ème...
Les garçons ne comprennent pas, mais je leur explique que la balise manquée devait couter très chère,
que nous n'avons pas été bon sur cette partie, même si nous devions avoir le meilleur temps.
Je tente diverses explications mais n'arrive pas à être persuasif.
En désespoir de cause, je leur conseille de demander aux organisateurs.
La remise des prix continue et la 22 de Vincent et la 26 d'Alex rejoignent la 27 des Cumariots.
Beau podium avec les meilleurs en tête et les plus "méritants" sur les marches 2 et 3.

Durant le pot de l'amitié mes garçons reviennent à la charge, puis viennent me voir car ceux qui ont calculé les points
des derniers ateliers ne veulent pas donner d'explication à mes garçons.
Je les accompagne et remarque que nous avons des points de pénalité, comme les Cumariots.
De plus, je crois (mais n'en suis pas sur) que les playmobils, 26, aurait gagné la dernière CO
et que nous y sommes 18ème (très chère balise !) ???
Très étonnant, vu que la 22 et la 27 était largement devant eux et à moins que des subtilités sur les couleurs des équipes ou d'autres rébus nous aient échappés, cela semble impossible.

J'ose demandé des explications et je comprends vite.
Mon attitude n'a pas été apprécié par une frange des arbitres.
Le classement a donc été fait en fonction de cela. Ils m'ont trouvé trop "gagnant" pour ce type de raid
et se devait de nous sanctionner.
Le souci est que la manipulation de classement n'est pas le meilleur remède car rien n'est clair pour les garçons.

En effet, qui a été puni dans l'affaire ???

Moi ?

Pas vraiment, mais il serait vain d'expliquer pourquoi, mon parcours suffit à le montrer.
Je n'étais là que pour obtenir le meilleur des garçons en fonction de règles définies entre nous au départ.
Le résultat n'est qu'un des reflets de leur implication...

Ceux sont bien les garçons qui ont été punis car aujourd'hui ils ne comprennent toujours pas le classement. Nous devrions le recevoir bientôt et cela sera l'occasion d'un débriefing ou j'espère avoir les moyens de leur expliquer notre résultat autrement que par un jugement subjectif à l'encontre de ma personne...

ATTENTION, les objectifs sont nobles et je ne les remets pas en cause, mais la part subjective,
à la tête du client, est trop importante surtout si d'autres raideurs venaient à y participer.



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6/ Conclusions...

C'est une bien belle épreuve à laquelle nous avons participé,
j'espère que les garçons s'en rendront compte une fois la déception passée.
Ils ont déjà annoncé leur désir d'y revenir.
Laissons passer le temps, les parcours scolaires nouveaux cette année, peuvent encore les faire changer d'avis.

Néanmoins et avant un débriefing "à froid" qui leur permettra de mieux cerner leur progression,
bien des satisfactions sont à mettre à leur crédit et j'espère qu'ils sauront se servir de cette expérience
pour rebondir au milieu de difficultés.

Flavien, le Capitaine "Coin-Coin", a appris que la force brute ne résolvait pas tous les soucis,
que parfois, il fallait mieux prendre patience, réfléchir pour être plus performant.
Sa progression en escalade en est le témoin. S'il arrive a contenir plus souvent une impulsivité importante,
nul doute qu'avec ses qualités de pugnacité, de rigueur et de loyauté il deviendra un élément dont toute équipe (sportive ou professionnelle) sera fière de compter dans ses rangs. Tous mes voeux pour sa nouvelle orientation de septembre, nous en attendons de grandes réalisations.

Jean Christophe a su débuter le raid avec calme, fut performant le second jour puis se liquéfia le troisième.
C'est déjà un grand progrès au regard de ses soucis de concentration, surtout sans ritaline.
Il y a encore du chemin à faire jusqu'à obtenir un niveau de maitrise suffisant, mais la voie est tracée.

Last but not least, Jérémy sut au fil des jours, prendre sa place.
Très réservé au début, il prit de plus en plus d'initiative, devenant le leader de l'escalade et nous étonnant par sa capacité mémorielle le troisième jour.
Il suffira qu'il prenne une paire de "running" 1 à 2 tailles plus grande pour que ses pieds souffrent moins.
L'épisode asthmatique nous montra bien que tout est fragile, même si l'expérience est grande,
et que l'humilité doit toujours être présente. Qu'il puise dans ces trois jours des souvenirs pour continuer son essor.

Merci à eux 3, pour une première expérience, d'avoir fait autant d'effort pour que vive le groupe. Qu'ils oublient leur classement pour ne garder que la force mentale qu'ils ont su développer lorsque les éléments étaient contraires...

Je leur souhaite d'être aussi performant dans l'année scolaire qui s'annonce.

.../...

Il est extra que 2 services des sports de villes voisines aient les moyens d'organiser un raid sur leur liaison, il faut déjà les remercier de cette initiative, après il faut réfléchir sur les objectifs et l'évolution de l'épreuve.

Une organisation se doit toujours d'évoluer
(Organisation peut être pris dans tous ses sens, humain, administratif, sportif ou autres)
Si le but, que je soutiens, est que l'encadrant ne soit pas le moteur principal des équipes
(l'an dernier et cette année au moins ce fut le cas),
il faut multiplier les ateliers ou l'autonomie des jeunes est demandée comme p.e. la CO azimuth.

(p.e., l'atelier d'Hautvillers peut être fait sans encadrant...)

Il est évident que sur les grosses liaisons c'est toujours l'encadrant qui dirige,
même dans les équipes ou j'ai pu noté que des jeunes avait quelques connaissances.
D'ailleurs, l'an dernier et cette année, les équipes qui se perdent sont celles dont l'encadrant n'a que peu de notion en CO.

Par contre en atelier, dont vous pouvez augmenter la pondération en point, il est même possible d'individualiser les performances. Les relais comme ceux de l'escalade sont un plus dans cet objectif.
Après, il ne faut pas imposer des règles "incontrolables" car même si l'éthique existe, la suspicion (comme celle du dopage en sport professionnel) et la subjectivité peuvent pourrir des résultats alors que ceux ci ne sont pas le but principal.

Pour finir je féliciterais Laetitia Mareigner et Francis Paupinet pour leur organisation, tous les GO pour leur participation, avec un clin d'oeil à Philippe et Régis, une pensée affectueuse pour la Mimi de Jean Marc, le groupe sport d'Epernay que je cotoie lors de diverses manifestations locales, ainsi que tous les autres dont je n'ai pas les noms, avec qui j'ai eu des échanges enrichissants durant ces 3 jours.



Bravo aux équipes d'Olivier, Alex et Vincent...

Et bravo aux Zanimoss et Kikoureurs qui sont arrivés jusque là !!! ;-)))))))

L'Papy_ki_a_enchainé_le_WE_suivant_sur_un_10kms_"cagniard"_puis_un_80kms_vélo_seul_à30MY_et_kihé_obligé_desse_reposé_depuis... Mouaaaaarf...

(*) Vous êtes là ???

Alors la meilleure pour la route...

Si nous n'avons pas eu la 3ème balise au bout de la rue Césarée c'est du à une erreur d'écriture de
ma part.

En effet, pour ce dernier rébus du planétarium, j'ai pris le stylo et sous la dictée de Jérémy j'écrivais les réultats. En fait, Jérémy me donnait les premières lettres et je finissais ce qu'il me semblait avoir compris.

Lorsque Jérémy m'a donné C E S A _ _ _, j'ai remplacé les 3 dernières lettres par IRE, alors que c'était REE.
Le R et le E se trouvant dans les 2 écritures, notre manque de lucidité ne nous a pas montré que le I n'existait pas... Voilà pourquoi nous nous sommes escrimé à chercher Cesaire, alors qu'avec Cesaree nous aurions terminé
plus vite et avec toutes les balises...
Quand on a pas de tête en CO il faut avoir des jambes, mais quand celle ci flanchent,
la balise est loupée... :-)))))))))))))))))))))


Petit cadeau pour la fin... C'était noël...
 Cadeau pour la fin 

 

 

Certains de ces GIFS sont pris à un blog d'un Kikoureur escargot dont je n'ai pas le nom, mais que je remercie ! 

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