Récit de la course : La Course nature du Pays de l'Arbresle - 32 km 2007, par Startijenn

L'auteur : Startijenn

La course : La Course nature du Pays de l'Arbresle - 32 km

Date : 17/6/2007

Lieu : L'Arbresle (Rhône)

Affichage : 1123 vues

Distance : 32km

Objectif : Se dépenser

4 commentaires

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L'Arbresle, ou la déconfiture (de cerises)


Ce 17 juin, c'est la Course Nature de l'Arbresle. Je me suis décidé tardivement à la faire, mais j'habite à deux pas (sur une colline bordant la ville) et j'aime bien les petites courses style "courses de clochers" comme j'en ai vu dans ma Bretagne natale. Ici, les organisateurs attendent 150 coureurs sur le 14 km, et 80 à 90 sur le 32 km.

J'ai choisi le 32 km pour 1100m de dénivelé positif. Bon, depuis 1 mois et le trail du Nivolet-Revard, je n'ai pas beaucoup couru, pour différentes raisons, bonnes et moins bonnes, et seulement des séances en côtes, aucune sortie longue. Qui courra verra !

 

Le dimanche matin, lever à 6 heures pour la platée de nouilles, ensuite je m'habille et je pars tranquillement vers 8 heures pour le stade de l'Arbresle. J'y vais à pied, cela me fera un petit échauffement (pour une fois!). Au stade, il y a peu de monde, je retire mon dossard. Pas de Kikoureur en vue (ou pas aperçus), mais visiblement pas mal de coureurs de route venus des clubs environnants. Le temps est beau, avec quelques nuages non menaçants. Les averses sont prévues pour l'après-midi. Juste avant le départ, je me lance une barre énergétique derrière le gosier et en route ! Le speaker nous annonce que nous passons dans pas mal de vergers, et qu'il ne faut pas s'arrêter pour faire la cueillette des cerises ; ensuite, il sort le pistolet de départ et PAN !

 

9 heures environ, départ du 32 km.

 

Le tracé commence par faire le tour du stade, puis nous longeons un moment la rivière que nous traversons et nous empruntons un tunnel sous la voie de chemin de fer avant de monter par des sentiers sur la zone de prés à vaches qui s'étend au sud-ouest. L'allure est bonne, pas trop rapide, je suis dans la moitié du peloton. Le temps de discuter avec les voisins qui le veulent bien, et nous abordons des sentiers en montée progressive.

Le parcours forme une boucle: d'abord une montée progressive sur des crêtes, puis après un petit col, deux descentes suivies de deux remontées assez raides, et une dernière descente, raide d'abord puis plus douce jusqu'à l'arrivée. J'avoue que j'aurais préférer les montées raides, et les descentes raides aussi, mais bon … je n'avais qu'à être organisateur.

Une fois traversée la route qui va de Savigny à St Romain de Popey, nous montons des sentiers caillouteux entre les vergers de cerisiers. L'allure reste sensiblement la même, malgré la montée. C'est la première "bosse" que nous attaquons. Tout le monde court toujours, et nous arrivons après un plat et une légère descente sur le premier ravitaillement : tiens, une autre indication que je suis sur une course organisée par des coureurs sur route : les bénévoles du ravito sont au milieu du chemin et tendent les gobelets d'eau aux coureurs ; je n'ai pas du tout l'habitude, et décline l'offre en disant que je m'arrête. J'en profite pour grignoter un sucre boire et un verre de boisson au cola .. je discute un peu et repars.

Chose bizarre, le fait d'avoir mangé un sucre me fait beaucoup de bien pour la suite des montées de collines : mouais, bizarre, est-ce que je gère bien mon alimentation ?

 

Nous sommes maintenant sur une ligne de crêtes qui surplombe la vallée de la Turdine, et qui se matérialise par une succession de bosses assez légères. Au fur et à mesure, je perds de l'énergie et je vois mes forces s'amenuiser. Il fait chaud, le vent est faible, et pourtant je frissonne et me sens peu de force dans les bras et les jambes. Cela malgré la barre énergétique que je mange toutes les heures en plus des ravitos. En même temps temps, les autres coureurs semblent réussir à tenir un rythme plus vif que le mien, ce qui n'est pas de bon augure pour moi.

 

Le sentier en crêtes continue et je finis par marcher dans les montées. Nous arrivons enfin à un "col" qui se situe à moitié de course, puis le chemin remontre sur la colline d'en face et redescend sur un sentier à peine tracé : les hautes herbes où s'égarent de longues ronces sont couchées au milieu du chemin et matérialisent un "single trace". La descente est la bienvenue et laisse un peu reposer le cardio qui n'est pas beaucoup descendu sous 180 depuis le départ : pas glop, la machine aujourd'hui !

Nous abordons ensuite une remontée sur le même versant (en fait, on a descendu la colline en travers pour la remonter ensuite, ce qui nous a fait contourner le sommet) dans un sentier en sous-bois . Subitement, un lot d'une demi-douzaine de génisses déboulent en descendant ce chemin ; le gardien de ces jeunes vaches est derrière, et il les redescend tranquillement à la ferme, mais du coup elles s'arrêtent en nous voyant et se rassemblent en plein milieu du passage, bloquant la route. Le temps de calmer tout le monde, et moi et les coureurs qui me suivent avons le temps de faire une pause non prévue (un ravito sauvage!) dans le road book.

 

Enfin nous remontons et atteignons le second ravitaillement ; je mange, refais le plein de mon camel-bag (il fait bien chaud) et c'est parti pour la première réelle descente. Le sentier est fait de cailloux assez gros, et on voit les passages des vaches qui doivent l'emprunter régulièrement ; un peu de boue mais pas trop, elle est plutôt là pour amortir les prises d'appuis, sans faire glisser. On passe alors un petit pont puis on remonte sur le versant d'en face, vers le crêt d'Arjoux. Là-haut, un point de ravitaillement en boisson : la bénévole me voit arriver avec mes bâtons de rando (je suis tout de même l'un des seuls…) et me lance "vous avez oublié vos skis?" "Non, ils sont plus bas dans les cailloux" lui réponds-je en prenant un verre "en fait, j'ai commencé la course en mars, et si ça continue je vais finir en décembre… toujours en skis". Je repars donc pour la descente suivante, qui est suffisamment pentue pour me permettre de laisser aller et prendre une vitesse toute relative. S'ensuit un cheminement entre les prés et les vergers, rapidement sur route goudronnée d'ailleurs, et on attaque la dernière petite colline.

 

Le dernier ravitaillement et une petite discussion avec les bénévoles, et nous reprenons la dernière partie sur route, entre Savigny et l'Arbresle : l'organisation disait 90% de sentiers, j'aurais dit à vue d'orteil plutôt seulement 80%, mais j'admets que c'est subjectif, surtout quand on se traîne sur la fin.

Cette fin paraît assez longue, sur des portions de routes droites, et je double quelques collègues de "piste": on s'encourage, mais ils sont pris de crampes et sont contraints de marcher. Moi, j'ai pas intérêt sinon je ne vais plus pouvoir me remettre à courir !!

La route reprend le parcours d'aller et après le tunnel, nous arrivons au stade : sur la ligne d'arrivée, je remercie en plaisantant la bénévole de ne pas nous avoir infligé le tour de stade supplémentaire toujours un peu fastidieux (surtout à mon allure). Bilan, 4 heures de course pour aujourd'hui. Je vais boire et grignoter un tantinet (essayez donc, c'est bon le tantinet, mais il faut réussir à l'attraper) et je re-discute avec les autres coureurs arrivés en même temps que moi. C'était très sympa, ma foi.

Peu après la remise des récompenses aux gagnants, devant un public restreint, je repars à pied, histoire de me délasser les jambes.

 

Bilan : un parcours sur des sentiers larges, peu techniques, qui permet sans doute à certains de filer à un train d'enfer, dans un paysage agréable, et un dénivelé raisonnable.

Pour moi, l'impression d'avoir été en régime hypoglycémique, d'où je pense, un travail à faire sur le ravitaillement. a étudier pour la suite.

Une course à conseiller, pas trop fréquentée, proche de Lyon : à vos chaussures, messieurs dames !



4 commentaires

Commentaire de Gibus posté le 20-06-2007 à 12:48:00

Joli récit
c'est vrai que c'est sympa c'te course
je l'avais faite l'année passée (le 14 kil)
ya pas beaucoup de monde et c'est très bon enfant
j'y reviendrai pour faire la grande distance
tu m'en as donné encore + l'envie.

ps : c'est vrai que le ski cet hiver ça n'a pas été le top
a+

Commentaire de nicnic38 posté le 20-06-2007 à 21:22:00

sympa ton CR...

Le parcours est sympa en effet malgré la fin un peu trop goudronné a mon gout ( j'y étais y a deux ans)... Je suis passé sur le tracé rapido en vélo... mais je t'es pas vu t'avais une keskette de kikou?)

pour l'alimentation, je te conseille de remplacer les barres par les gels, plus digeste et plus efficace... 1 par heure ça va tres bien...

encore bravo pour ta course

Commentaire de agnès78 posté le 20-06-2007 à 22:36:00

Merci beaucoup pour ce chouette récit d'une très belle course.
Bravo pour ta course...
Bah oui manger c'est important... et puis il ne faut pas manger n'importe quoi... des HARIBOS, ça te dit?;-))))
Encore merci
Gros poutoux
agnès

Commentaire de corto posté le 21-06-2007 à 08:13:00

bon tu t'en ai pas trop mal sortie avec une paire de skie au pied (penses à les enlever la prochaine fois).

Super ton CR m'a bien fait rire avec tes jeux de mots.

Rétablis toi bien.

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