Récit de la course : Grand Raid 73 2007, par stef73

L'auteur : stef73

La course : Grand Raid 73

Date : 26/5/2007

Lieu : Cruet (Savoie)

Affichage : 1517 vues

Distance : 73km

Objectif : Pas d'objectif

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Grand Raid 73 : Un Trail magnifique, des copains, une bonne ambiance, ...

Grand Raid 73 : 73km et 5000m D+ . 26 Mai 2007
Voir le site Internet avec le parcours en détail
Tout d'abord un immense merci aux bénévoles et aux organisateurs pour ce superbe trail, pour leur gentillesse, pour la qualité du balisage et pour leur superbe organisation.

C'était mal parti !
(nuits sous tente avec les enfants..., angine qui ne passe pas..., boulot par dessus la tête...)

Mais ... bien motivé pour ce beau trail dont je connaissais seulement quelques parties pour m'être entrainé régulièrement sur ces beaux sentiers des Bauges.
Et les CR des 2 dernières éditions m'avaient vraiment donné envie (Merci Val et Olviv91)

Samedi matin :
Lever 3h15.
Après 15 minutes de route, je retrouve sur le lieu de départ quelques copains dont Oliv91 et Marmotton (de UFO) puis Cyril et David (du Ski de rando)
L'accueil est super sympa et l'ambiance très conviviale.

5h : Départ.
Je suis en première ligne et sur le coup personne n'a l'air pressé.
Je décide de connaître l'ivresse d'être le premier et je fais les 500 premiers mètres en tête.
Ayant bien conscience qu'il reste encore plus de 70 km, je lève maintenant le pied et essaye de me caler à un rythme plus raisonnable. Le jeu a assez duré.
Mais la cadence reste quand bien soutenue.
Je me fais doubler par Dawa et tous les "bons" dont David (qui finira 4ème).
Nous cheminons dans les vignes puis prenons la direction de Montalbert où nous laisse l'organisateur qui nous indiquait en VTT le chemin sur les 6 premiers kilomètres.
Nous prenons maintenant un sentier qui monte plus raide, et la marche succède à la course à pied, avec la bonne utilisation des bâtons.
Je rencontre François, avec qui j'avais fait un bout de chemin au Trail de l'Ardéchois 2006.
Je trouve qu'il avance fort et il me confirme qu'il se prépare pour l'UTMB. Bien sympa de le retrouver ici.

1er ravitaillement vers le 11ème kilomètre (1h14)
où je bois juste 2 verres de coca.
Nous attaquons maintenant une montée très raide de 600m D+ jusqu'au Mont Charvet.
Je monte trop vite voulant rester avec un groupe d'une dixaine de coureurs (qui montent aussi trop vite !). Le coeur s'emballe un peu mais je décide de m'accrocher.
Passage au Mont Charvet puis descente jusqu'au ravitaillement du Morbier.
Aïe ! Je sens des débuts de crampes dans les mollets. Il faut dire que le chemin pour arriver au Mont Charvet était très raide et mon rythme inadapté pour un trail de 70km.

Au ravitaillement du Mont Charvet (16ème km), je fais le plein d'eau, un bonjour à Marmotton qui fait des photos et je repars tranquillement.
Je me fais doubler par quelques coureurs qui ont mieux géré la 1ere difficulté.
Nous rejoignons le haut des pistes de ski des Aillons, pour arriver au sommet du Mont Pelat.
Descente sur les crêtes par un cheminement magnifique avec des successions de descentes et de montées pour arriver au Col de la Fullie.
Le ciel est déjà chargé sur Belledonne mais encore complètement dégagé sur les Bauges.
Cette partie est vraiment magnifique !

On rattaque la "vraie" montée avec le Mont Colombier.
Je me fais rattraper par François que j'avais laissé dans la montée du Mont Charvet.
Nous restons ensemble et discutons de montagne, trail, ...
Nous doublons Thierry de la Maurienne (Organisateur de la Fortich) qui a un coup de moins bien, pour arriver au Col de la Cochette.
Montée très raide sur l'arête S-SO.
Je demande à François s'il veut passer devant. Il décline l'offre.
Je remets la machine en marche et j'arrive au sommet avec une 50aine de mètres sur François.
Passage au sommet. Un petit mot aux organisateurs puis descente Ouest puis Sud pour retrouver le Col de la Cochette.
Descente sur les Aillons où je double un coureur, mais les écarts se creusent et je vais courir souvent tout seul.

J'arrive à Aillons Station (38ème km) au ravitaillement, après 5h14 d'efforts.
Je ne sais si c'est un bon temps, je me sens encore assez frais, juste une gène au niveau du thorax où j'ai l'impression de ne pas pouvoir respirer à fond.
Les débuts de crampes du début de course ont disparu et je prends le temps de manger un peu au ravitaillement.
Je redis encore aux organisateurs tout le bien que je pense de la course.
Je repars avec d'autres coureurs sur une route en faux plat montant pendant 2 kilomètres avant de rattaquer la montée au chalet de la Buffaz.
La montée est très raide et j'ai un coup de moins bien.
Impossible d'avancer vite, je suis scotché au sol. Ma cage thoracique est bloquée m'empéchant de respirer profondément.
La fatigue des jours derniers se fait vraiment ressentir.
Je regarde combien il me reste de gels sur les 10 que j'avais au départ : 4 !
Je calcule d'en garder 1 par montée pour les 2 prochaines montées et les 2 derniers pour la dernière montée et la longue descente sur Cruet.
Je prends donc un gel et cela fait un peu d'effet quelque temps après.
Sur le haut de la montée, je double un coureur que je vois souvent sur les trail du coin (du club des chamois du Nivolet) qui est en déperdition. Je l'encourage et bascule dans la descente pour atteindre les Chalets des Côtes de Marles.

Arrivée au ravitaillement en eau au 45ème Kilomètre.
Je remplis rapidement la gourde et repars pour la montée de la Galopaz.
J'essaye de relancer à chaque plat ou faux plat, et monte rapidement à pied dès que c'est trop raide.
La forme va mieux, même si je suis limité dans ma respiration (je pense que ce sont les restes de l'angine de cette semaine) et donc dans ma capicité à pouvoir atteindre un rythme supérieur.
Je suis avec un coureur avec qui nous cheminons ensemble depuis Les Aillons et c'est bien agréable.
Nous débouchons enfin sur la prairie et quand je vois la montée directe S-SO de la Galapaz le moral retombe un peu.
Un mur ! pas possible de faire plus raide !
Je laisse filer mon compagnon et prend un rythme plus tranquille.
Les 200 derniers mètres seront difficiles avec des crampes dans la cuisse gauche que je n'arrive pas à faire passer.
Ouf, j'arrive enfin au sommet.
Je salue les bénévoles et leur souhaite bon courage pour toute la journée qui leur reste à passer là.
Un bénévole m'aide à m'étirer et j'attaque la descente.
Je doublerai 2 coureurs atteints de grosses crampes.
Descente relativement rapide où je relance bien et je me sens de nouveau des ailes !
C'est fou dans ces courses longues, ces hauts et ces bas qu'on peut avoir. Il faut vraiment persévérer en disant que la forme va revenir.
Remontée sur une piste au Col du Lindar où m'attend un ravitaillement surprise qui n'était pas indiqué sur le road book.
Un verre de coca et je repars pour une longue descente sur la piste.
La pluie commence à tomber avec des averses et je me sens bien seul.
Je décide de mettre mon MP3 et me laisse entrainer par mes musiques jusqu'au col de Marocaz où les bénévoles m'encouragent (vraiment sympa) !
Toujours de la descente et une remontée de 100m D+ où je me fais doubler par mon copain des chamois du Nivolet qui a repris une forme d'enfer. Petit échange sympa avant qu'il ne disparraisse.
Enfin, ça redescend sur la Thuile et j'arrive au ravitaillement du 58ème Km tant attendu !

Au ravitaillement de la Thuile.

Je me restaure un peu et prends le temps de bien boire et discuter avec les bénévoles.
Les 2 coureurs que j'avais doublés dans la descente de la Galopaz arrivent également. Ils ont l'air d'aller mieux.
Je repars tranquillement sous la pluie, tout seul avec mon MP3 sur les oreilles et je mets la Gore Tex.
J'ai encore la forme mais dès que je force un peu, j'ai la cage thoracique qui me gène dans ma respiration.
Je décide d'y aller cool sans trop forcer.
Cette dernière partie ma parait très longue avec le passage par la Savoyarde et toute la traversée vers la Roche du Guet.
Je me fais dépasser par les 2 coureurs de la Galopaz juste avant le sommet.
Enfin, le dernier sommet... on les sent les 5000 mètres de dénivelé positif !

La descente est raide et soutenue jusqu'à Cruet.
Ayant vu un coureur juste derrière moi au sommet, j'essaye de ne pas trop molir.
Enfin, j'arrive à Cruet bien fatigué et surtout toujours avec cette gène pour respirer à fond.
J'arrive sur une route en faux plat montant, et là, j'abandonne ....
J'abandonne de courir et vois le coureur de derrière arriver à ma hauteur.
Je le reconnais (il travaille dans le même secteur que moi, et je l'avais rencontré sur un salon) et il m'encourage à finir avec lui. C'est beau l'esprit Trail !
Je le suis et retrouve le rythme. Nous franchissons main dans la main la ligne d'arrivée en 10h28mn et à la 32ème place (sur 180 partants)
Congratulations, passage sur l'estrade dans la salle avec applaudissements des coureurs ayant fini le 73km et le 25km !

Vraiment une course très sympa, un parcours de toute beauté et une organisation au top !

Douche, massage, discussions avec les copains sur les prochaines courses, ...
Enfin, que des moments supers sympas !
Je fais également la rencontre de Fabrice (nous nous connaissions que par mail), NicNic38, Laurent et retrouve Cyril, David, Marmotton, Oliv91 et sa femme, Thierry, ....

RDV dans 3 semaines, au Mercantour pour 102km et 6600m D+ (Ca promet !)

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