Récit de la course : Marathon de Rotterdam 2007, par olo

L'auteur : olo

La course : Marathon de Rotterdam

Date : 15/4/2007

Lieu : Rotterdam (Pays-Bas)

Affichage : 1363 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Terminer

4 commentaires

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Encore un marathon estival... en avril cette fois!

Apres deux marathons couru sous la chaleur (Mont-Saint-Michel 2005 et 2006), on avait décidé avec ma femme d’en faire un avec “de meilleurs chances de températures raisonnables”. Pour faire un temps et surtout pour en profiter plus. On avait donc jeté notre dévolu sur Rotterdam. C’est moins exotique que le Mont-Saint-Michel, mais c’est au mois d’avril. Températures maximum au 15 avril sur les dernières 10 années: entre 9° et 15°C. Ça doit être bon. En plus on habite à Delft, à  quelques km de Rotterdam, donc pas de problème d’intendance. Je ne connais pas trop Rotterdam, mais j’apprends le parcours sur GoogleEarth. C’est en fait deux boucles, la première, plus longue, au sud de la Meuse, et la deuxième autour d’un petit bois coincé entre deux autoroutes (sur la carte, car on ne les vois ni ne les entend pas pendant la course).

 

Ben c’est raté pour la température raisonnable... Dés le lundi qui précède, la météo annonce un weekend « printanier » avec des températures dans les 20°, voire même 23°.  Le vendredi, l’organisateur commence à s’inquiéter... annonce sur le site web et envoie un email aux participants pour leur conseiller d’adapter les objectifs de temps. Entre-temps, la météo est devenue encore plus « optimiste » et annonce que ça sera « estival » avec des records de températures pour avril : 25/26°. Après les expériences du Mont-Saint-Michel, on est d’accord pour revoir les objectifs. On partira 10/15 secondes au kilomètre plus doucement que prévu, et on ajustera au fur et à mesure.

 

On se présente sur la ligne de départ avec un T-shirt en coton « pour ne pas avoir froid en attendant » mais on fini par l’imbiber d’eau et par se le mettre sur le dos pour se refroidir en attendant. Au coup de canon (typique à Rotterdam, un coup de canon tirés par deux artilleurs en grand uniforme... après avoir subit une chanson à la guimauve « You never walk alone » ou un truc du genre), on garde le T-shirt autour du cou, avec l’intention de s’en débarrasser après quelques kilomètres. Finalement... je le garderai jusqu’à la fin.

 

Les 5 premiers km, on n’a pas vraiment la possibilité de courir trop vite, et ce n’est pas trop mal... on suit le mouvement et les kilomètres défilent doucement. Après, ça s’aère un petit peu... on fait attention à ne pas en lâcher trop (ce qui m’avait miné au Mont-Saint-Michel... à essayer de se concentrer sur la vitesse au lieu du cardio). Ça sera même un peu plus doucement que prévu, mais aux sensation et au cardio, je crois que c’est la bonne vitesse. On perd un peu trop de temps à mon gout aux ravitaillement, mais on se rafraichit bien à chaque fois. Je recycle le T-shirt qui pend autour de mon coup... j’arrache les manches car sinon c’est plus lourd d’un coté que de l’autre, et je le trempe dans l’eau ou je l’asperge chaque fois que c’est possible. Et là le truc tout con : il suffit de le retourner de temps en temps pour se rafraichir le cou et le dos car l’extérieur reste frais avec l’évaporation. C’est vrai que ça glisse sur le coté de temps en temps (et que je vais certainement avoir l’air d’un plouc sur les photos ;-)  mais au moins ça me permet de supporter la chaleur, ce dont je suis absolument incapable sinon.

 

On passe le semi à 1h59... m... ça va encore être juste pour rester sous les 4 heures... mais on se redit qu’on y est pas pour le temps mais pour en profiter... alors on en profite. On prend notre temps aux ravitaillements, on ralentis sous le soleil, on accélère à l’ombre (tout est relatif :-). Je n’avais pas repéré sur le plan du parcours que la partie entre le semi et le pont Erasmus, qui marque le retour dans la partie nord de la ville, était aussi longue, (moche) et au soleil... mais ce n’est pas grave, on fait avec. Tout du long, quasiment pas un mètre sans spectateurs. Arrive le pont, un ou deux kilomètres dans la direction de l’arrivée, virage à gauche ou voit l’arrivée, demi-tour et on passe dans un tunnel quasiment sous l’arrivée (qui est a gauche maintenant) au kilomètre 30. Ça en démotive plus d’un. Les derniers 12 km se font dans la partie nord de la ville, avec le tour du « Kralingsbos », un petit bois ou on court à l’ombre au début, puis au soleil sur le dernier tronçon qui n’en finit pas. Enfin on arrive à la fin du bois, et on revient sur nos pas en croisant les derniers (ou ce qu’il en reste... car la plupart on été arrêtés au km 30 et envoyés directement vers l’arrivée, comme au Mont-Saint-Michel il y a deux ans, mais sans les problèmes de logistique associés grâce au passage près de l’arrivée au km 30). L’organisation nous recommande d’arrêter et de finir en marchant, on nous indique même un raccourcit vers l’arrivée. On nous dit que l’on ne court que sous notre propre responsabilité (ah bon, comme d’habitude, non ?). Comme on a couru en dedans tout du long, ça va bien. On continue donc, en tenant le rythme mais en se promettant les 4 derniers kilomètres de ne pas faire de sprint sur la fin. Malgré tout, on garde un œil sur le chrono à chaque kilomètre... ça va être bon pour les 4 heures, quelle gloire :-). Il nous reste un peu plus de 22 minutes au km 38, ça va le faire... on ne trainera pas au ravitaillement à 40 km... 12 min au km 40... impeccable. La seule tentation est de faire un sprint inutile pour le dernier kilomètre... dernier virage avec 500m pour finir, et on fini en 3:58:51.

 

Bilan : Positif malgré la chaleur. On en a profité quand-même, contrairement aux deux précédents avec des conditions similaires. On ne retiendra pas le temps, ça ne sera pas encore ce que je veux garder comme référence pour un marathon. La prochaine fois peut-être. Le truc à retenir pour gérer la chaleur : un (bout de) T-shirt à garder mouillé sur le cou. L’évaporation le garde frais à l’extérieur, et il suffit de le retourner de temps en temps pour en profiter... Pour les photos, ce n’est probablement pas ça, mais on fera avec :-)

 

 

4 commentaires

Commentaire de Joe One posté le 18-04-2007 à 09:35:00

Félicitation pour ton récit, j'ai également participé à ce marathon et c'était pour moi une première sous une telle chaleur.... Résultat mon objectif de moins de 3h n'a bien sûr pas été rempli, j'ai même explosé le 2ème semi pour finir en 3h17 en passant au semi en 1h32'. A bientôt peut-être qui sait sur mon blog où je fais part de toutes mes séances: joseszlo.over-blog.com

Commentaire de bigout66 posté le 18-04-2007 à 19:23:00

Bravo pour la gestin de course parfaite avec des conditions très difficiles.
A croire que tu es abonné aux marathons caniculaires...le prochain tente celui d'Alaska:-)
Le plus important c'est que vous vous soyez régalés et que vous ayez profité de ce WE.
@+ ;-)

Commentaire de moumie posté le 18-04-2007 à 20:58:00

félicitation, malgré les conditions difficiles tu as su gérer ta course pour finir dans les temps que tu t'étais fixé.
merci pour tes conseils, craignant aussi la chaleur, j'en prends bien note

Commentaire de olo posté le 18-04-2007 à 22:49:00

JOE ONE: A regarder les graphiques de beaucoup de concurrents, tu n'es pas le seul a avoir réduit la vitesse sur le second. Je crois que c'est inévitable (et raisonnable) sous la chaleur, a moins de réduire les ambitions et de partir en dedans. Bravo pour ta résistance sous la chaleur et surtout pour ta volonté de continuer après avoir vu que ça ne le ferait pas!

Sinon, B66, je pense effectivement a l'Alaska... ou plutôt le Midwinter Marathon (Marathon "du milieu de l'hiver") qui a lieu à Appeldoorn (aussi aux Pays-Bas) fin Janvier... mais j'en deviendrais presque superstitieux, avec toutes les dernières courses ou j'ai eu trop chaud, même la SainteLyon en décembre :-)

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