Récit de la course : La Mauritanienne Race 200 2007, par gdraid

L'auteur : gdraid

La course : La Mauritanienne Race 200

Date : 13/3/2007

Lieu : Atar (Mauritanie)

Affichage : 2671 vues

Distance : 200km

Matos : casquette saharienne,
lunette de soeil,
tee-shirt blanc à manches longues,
sarroual blanc (pantalon ample en coton protégeant du soleil, et comme ventilé.)
Bas de contention force 4,
soquettes anti frottement diosaz 500,
chaussures Asic gel trabucco 2007 oranges,
sac à dos avec poche de 3 litres, et matériel obligatoire de survie,
bidon de 250 g de miel, et mélange salé (amandes noisettes , cajous, arachides...),
gants ,
bâtons de marche TSL,
lampe frontale TSL,
sac ventral pour divers médicaments quotidiens, et petits objets d'usage courant.

Objectif : Terminer

14 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Résurrection sur le terrain, en milieu hostile

 

 

 

 

 

 

    Résurrection sur le terrain, en milieu hostile.

J'ai enfin réalisé la course dont je rêvais depuis avril 2005,
La Mauritanienne Race200 non stop en autosuffisance, qui a eu lieu du dimanche 11 mars au dimanche 18 mars 2007.



Départ de Roissy CDG dimanche matin 11 mars RDV à 4h00 à T3, devant le comptoir "POINT AFRIQUE".
Première rencontres silencieuses, avec des têtes connues ou inconnues, mais toutes figées par un sommeil méchamment interrompu...

Le voyage semble long et pénible, ponctué de changement d'équipage à Marseille: descente de voyageurs, arrivées de nouveaux passagers, et appro de carburant. Escale à Agadir Maroc pour appro de carburant (encore !) Un Airbus A321 va plus vite qu'un chameau, mais il consomme beaucoup plus !
De nombreux trous d'air, éprouverons nos oreilles. Consolation, les équipages sont sympa, et le repas plateau servi, de bon goût pour ma part, en tous cas meilleur que les Bolino à venir durant la course...

Descente à Atar , aéroport de tourisme, brûlant, au nord de la Mauritanie. On reste sur la piste, en plein soleil durant 1 heure, pour récupérer nos bagages, et rédiger en plein vent, la paperasse inutile, mais obligatoire, dans les pays émergents ...

Enfin nous pénétrons dans un hall d'accueil surchauffé, pour les contrôle douaniers, policiers et financiers.
Il nous est recommandé de changer au moins 40 euros, aux changeurs officiels, je n'en échangerai que 20. On verra. Inch Allah !

Enfin, l'accueil chaleureux, de Martine , Jean-Pierre, Patrick, Saad ould Yayah, et son homme de confiance Sidi Mohamed Elkorey, nous conduit jusqu'aux Toyota 4x4.
On charge et on part pour l'Auberge Oued Illij, 8 km plus loin en brousse.
Je réalise enfin que l'aventure est entamée et je me sens bien dans cet environnement saharien, qui me manquait tant depuis mars 2004.


Arrivés à l'Auberge, chacun communique son émotion et sa joie d'accueillant et d'accueilli, Mauritaniens et Français, par de larges sourires, dans un brouhaha de paroles joyeuses.

On m'attribue un Tikitt géant
(sorte d'igloo du désert, savamment tressé de branches d'acacias, étanche au vent, à la chaleur, et aux rares pluies diluviennes, "le bois gonfle, avec l'eau").
Pierre MITEV partagera très discrètement et amicalement avec moi, ce magnifique abris, sur l'entrée duquel j'installe avec son accord , mon étendard rouge barré de 2 léopards jaunes, symbole de mon attachement à mes origines normandes. "Et oui les Normands, une histoire sans fin depuis Guillaume le conquérant ...".




Repas sous la tente géante, nous sommes près de 40 autour de la table,
Déjà les commentaires vont bon train, le soleil délie les langues ...
Tous les sujets sont permis, les éclats de rire fusent, le bonheur !
Jean-Pierre et Martine font taire tout ce beau monde, pour annoncer le plus précisément possible, le déroulement de toutes les actions à venir.

Lundi matin, lever du jour à 7h00, lever des campeurs à 7h12'30",
la table se rempli à nouveau, et dès 8h00, chacun peine, la bouche pleine de pain- beurre-confiture rose, trempé dans les tasses de thé ou café au lait, pour dire comme il a bien dormi dans ces conditions précaires et bédouines.

Vers 10h00, revue de détail,
contrôle médical par Karim et la belle Héléna,
contrôle des équipements de survie, par Augustin et Jacqueline,
remise des 9 drop-bag à Claude et Mireille.

A midi, tout est fini , on se remet à table ! Ouf j'avais une petite faim... Ce sera , comme à chaque repas du midi ou du soir :
Plateaux géants de crudités (salade, tomates, betteraves, maïs, pomme de terre à l'huile, dans un bain d'huile vinaigrée), suivi d'une assiette en tôle émaillée rouge à fond blanc, généreusement remplie de riz, pommes de terre, carottes, dans un jus de viande de chameau, complété de 2 minuscules morceaux de viande de ragoût de chameau.
Saucé avec le délicieux pain local, je me suis régalé à chaque repas.
Dessert : mandarines et délicieuses dates noires sèches, locales.

Après midi tranquille et libre pour chacun .
Premières agressions sympathiques des vendeurs de souvenirs locaux, dans le village d'Azougui, comme dans la ville voisine d'Atar ...

Le soleil tape fort, je reste dans mon Tikitt, à préparer méticuleusement, mon équipement de course, et mon plan de progression de CP en CP , du départ d'Azougui, jusqu'à l'arrivée à Azougui durant 200km.
Vers 18h00, 1h30 avant la nuit noire, je rejoins un groupe de 20 promeneurs pour remonter la piste d'arrivée de la course, sur 4 km, à travers les villages riverains, sous le regard amusé des habitants, et escorté par des hordes d'enfants rieurs, à l'affût d'un "cadeau".

Mardi matin à 9h58', en plein soleil, Jean-Pierre siffle le signal du départ, après le mitraillage photographique d'usage.

La course de 200km non stop en auto suffisance est partie !
A travers
les ergs (dunes),
les hammadas,(plateaux tabulaires pierreux),
les guelbs,(massifs de pierres et de sable),
et les oueds desséchés (lits de rivières souterraines, recouverts de roches, de sable et d'épineux redoutables.)

Parcours de jour sous un soleil de 40°C, et de réverbérations du sol (albédo), renvoyant souvent plus de 60°C aux jambes.

Parcours de nuit sous un ciel noir étoilé, avec de nombreuses rencontres d'insectes, et autres petites gerboises, surpris dans la lumière de la lampe frontale.
(les traces de toutes sortes, sur le sable, témoignent d'une grande activité nocturne, dans le désert. Je ne verrai, durant mes 3 nuits, heureusement, aucune trace en zig-zag de céraste, ce gourmand de gerboises.)
Un ravitaillement tous les 20km, nous permettra de pointer nos passages, et nos prises de 3 litres d'eau obligatoires.                                      On pourra également s'y soigner, se restaurer, s'y reposer ou abandonner en fonction des besoins de chacun.

Une équipe médicale assistera la course pour garantir la survie de tous.

Le temps limite de l'épreuve est de 75 heures.

Mohamed MAGROUM détient le record de l'épreuve en 31h20' depuis mars 2004, sans forcé son talent.
( L'histoire dit qu'il mangeait du pain tartiné de harissa tunisienne, et buvait de l'eau dès que possible. Il oublia même de remplir son kamel-bak sur 1 CP, "Momo" s'en tira bien cependant.)

Jean-Claude BLUM améliore sa performance de 2006, de près de 5 heures! Il lui manquera 10 minutes pour ravir le record de l'épreuve de "Momo".

J'ai terminé en 71 heures pour garantir la bonne tenue de mon tendon d'achille droit, et de mon poumon droit récemment opérés.

J'en reviens en parfait état, avec quelques petites ampoules aux pieds, et déjà une envie folle de revenir pour réaliser moins des 57h25 de ma couse de 2004, et peut-être moins de 48h00 à l'exemple de mon ami Michel SAVELLI qui termine comblé en 47h26', 3 mn derrière un coureur expérimenté tel le journaliste scientifique Pierre MITEV en 47h23'.



Ma plus belle anecdote :
Arrivée jeudi soir à la tombée de nuit au CP9, encouragé par l'extraordinaire Lucien GUIGUET, et accueilli par Wilfrid SCHMIDT , un pompier de Paris, infirmier urgentiste, aux qualités humaines incomparables pour le soutien physique et moral de chacun.

L' arme secrète de Wilfrid, le rire en paroles, et le sérieux en actes d'assistances de tous ordres !

J'annonce à Lucien et Wilfrid, que je décide de dormir jusqu'à 3 heures du matin, et de partir à 4 heures, en pleine nuit noire, pour profiter une dernière fois du spectacle magique des lever de soleil sur les dunes et les plateaux tabulaires, de 6h30 à 7h30.

Je souhaite terminer avant 9h00, avec l'accueil de tous mes amis, Mauritaniens et Français, jusqu'à l'Auberge du bonheur d'Azougui.
Arrivée pathétique, sensation d'accueil d'un héros, j'en ai encore le frisson.

71h00 j'ai rempli mon contrat.
71 kg au départ, 71 kg au retour, je reviens entier !
71 un nombre que je retiendrai longtemps, avec le diplôme reçu comme tout Finisher, et comportant la mention : 1er V3 .

Samedi ,
fête au village d'Azougui, réception bouleversante des enfants de l'école d'Azougui avec des chants de bienvenue.



Sortie en 4x4 jusqu'à Terjit, oasis merveilleux où l'on se baigne dans une rivière chaude, sous la fraicheur de gigantesques palmiers.

Le soir fête à l'auberge Oued Illij, avec méchoui succulent, de demi agneaux rôtis, fourrés de riz basmathi ou de semoule au jus de viande carottes. HUMMM !!!    j'en ai repris 4 fois...

Dimanche matin, dernier petit déjeuner "pain-beurre-confiture rose", trempé dans le thé ou café au lait, dans un agréable brouhaha d'évocations de tant de souvenirs bouillonnants dans nos crânes.

Retour à Roissy CDG lundi matin 19 mars vers 1h45,
temp° au sol +3°C,  vent faible , sans problème de froid ressenti en descente d'avion, par rapport aux températures élevées, ( de +15 à + 40°C)
durant ces 8 derniers jours en Mauritanie.

Chacun se quitte en poussant son chariot, mi sourire, mi fatigue, et sensation de rêve inachevé. Fin d'une trop brève et merveilleuse aventure.

Merci Martine, merci Jean-Pierre, vous m'avez accordé votre confiance , par l'accueil risqué d'un handicapé...

Rien que pour vous je devais réussir.

Je remercie le chirurgien Pierre HAMON, pour ma greffe de tendon d'Achille droit, si bien réussie, en octobre 2005.
Je remercie le professeur DARTEVELLE et son équipe, pour la chirurgie lourde du poumon droit en novembre 2005.

Je remercie le docteur Frank LEGALL
(il fait le projet de s'inscrire sur la Mauritanienne en 2008 !).
Il est responsable du centre médical FFF à 78 Clairefontaine.
Il a suivi rigoureusement ma rééducation, en compagnie de ses kinés Jean François M'BUY et Jérôme , des stagiaires kiné Nicolas et autres, de l'infirmier Christian, de l' adorable et efficace Catherine à l'accueil du centre médical de Montjoy à Clairefontaine.
(Christian s'est démené pour me remettre un ballon de foot de l'euro 2004. J'avais promis en 2004 aux enfants d'Azougui, de leur amené un ballon de foot !),

Je remercie la grande sportive Yamna OUBOUHOU, en traitement durant des semaines avec moi, à Clairefontaine. Elle m'a si bien encouragé, renforcé mon mental par son exemple, et offert un mini sac à dos avec kamel-bak d'1,5L que j'ai porté pour finir du CP9 jusqu'à l'arrivée.

Je remercie mon médecin généraliste Nathalie TISSARD, connue sur les courses vertes d'ile de France. Elle est ma meilleure amie depuis 18 ans, et je lui dois beaucoup, dans la réussite de mes traitements médicaux.
Nous la verrons j'espère sur la Mauritanienne...pour réaliser 40 heures, je pense qu'elle en est capable.

Je remercie Cristina, ma kiné d'Etampes pour son bon travail de kiné respiratoire et orthopédique, si intelligemment et patiemment mené.

Je remercie Patrice PROIETTI, mon kiné-osthéopathe des Alpes de Haute Provence, entre Digne et Sisteron, pour tous les soins spécialisés réalisés sur mon corp agé...

Je remercie mes amies kiné respiratoires Bernard et Sylviane COSSALTER, à Grenoble, ils ont démystifié tant de craintes au sujet de mes poumons, au cours des mois...

Je remercie par dessus tout, mon adorable épouse, Françoise, qui m'a laissé tranquille dans ma tête et dans mon corps, durant tout le temps qu'il aura fallu depuis avril 2005 jusqu'au 19 mars 2007, pour me remettre sur pieds et en paix avec mon corps et mon esprit, malgrè la grande souffrance qu'elle subit du 3 octobre 2006 au 31 janvier 2007, par la perte de sa maman adorée.

.....Suite Mauritanie, mes 200km pas à pas, CP après CP....................................................................................................

Sur la ligne de départ d’Azougui à 9h58’ je suis le seul blanc, blanc de la tête aux jambes, comme un clown gugus, cher aux enfants .

Chacun rit ou ricane en m’observant. Mais le clown rit bien aussi, sous son déguisement.

J’ai enduit mon visage d’une crème blanche spéciale montagne, achetée chez Décathlon, réputée très efficace contre les brûlures du soleil ,

J’ai le visage aussi blanc que le blanc de mon maillot.




J’ai choisi de me vêtir, d'une casquette saharienne claire, et d'un maillot blanc à longues manches blanches, en tissus à séchage rapide, achetés chez Décathlon.

Je porte aussi un saroual blanc, pantalon long et large en coton blanc brillant, offert par mon ami Saad ould Yayah, pour une meilleure ventilation, du bas ventre jusqu’aux chevilles.

Il est muni, à droite d’une large et profonde poche pour accéder facilement durant 180 km, à mon bidon souple de miel, à mon mélange salé (noisettes, amandes, cajous, cacahuète).

Je rangerai aussi dans cette immense poche, ma 2ème couverture de survie, pour me recouvrir en marchant, en cas d’ensoleillement insupportable, et mon papier Q  nécessaire 1 à 2 fois toutes les 24 heures… (Vous riez moins ?)

Mes si confortables chaussures Asics gel Trabuco, et mes socquettes diosaz 500, achetées chez Décathlon, sont oranges.

Elles sont recouvertes de mi-bas noirs Tex de Carrefour, à 2,50€ les 3 paires.                                                                                               (les mi-bas Tex me serviront très efficacement, à protéger mes pieds, contre les entrées de sable, gravillons, et autres brindilles ou épines .

C'est du jetable. Les 3 paires de mi-bas, seront bien suffisantes sur les 200km de cette course non-stop.)                                                                                                                                                                                             

Mes pieds sont enduits de crème anti-frottement NOK, d’Akiléïne acheté en pharmacie.                                                                                       

Ouf ! un peu long, non ?

Ainsi tout blanc, mais blanc de chez blanc, je prends le départ derrière tout ce petit monde, qui souffrira plus que moi, j’en suis sûr, dans moins de 30 km.




Je commence ma balade généreusement ensoleillée, en trottinant comme les derniers de la course, dont l’expérimenté Jean-Claude BLUM.

Je pointe mon arrivée au CP1, 2h45 plus tard, et m’installe tranquillement en plein soleil, pour boire une soupe chaude d’un demi litre de Bolino hachis Parmentier.

Je rempli mon kamel-bak de 2 litres et demi d’eau, mélangée, comme pour ma boisson du départ, avec 100 g de dextrine maltose, une pincée de sel, et une ampoule de vitamine B1.

Ce sera ma recette de boisson dans tous les CP.




Je récupère ma sacoche ventrale noire, dans le drop-bag déposé au nom de mon numéro de dossard 7,  7 comme édition 2007.

J’avais le dossard 4 en 2004 .

J’aurai j’espère le 8 en 2008…

Vous avez tout compris, je suis venu préparer sérieusement la prochaine édition 2008, en prenant garde de ne pas endommager le travail des chirurgiens de fin 2005 , sur mon tendon d’Achille droit, et mon poumon droit.

( mes 60 ans en 2005, quelle galère !   La droite m’a trahit en 2005 et 2006,  tant pis il me reste la gauche pour continuer en 2007…)

Dans ma sacoche ventrale noire en plus du sac à dos, j’emporte les médicaments utiles à ma santé, le tube de NOK, les lunettes solaires durant la nuit, et une pièce d’identité internationale pour les contrôles de police.   C’est demandé par l’organisation.

Dans mon sac à dos Arcs de décathlon, la trousse d’équipement de survie obligatoire, une combinaison intégrale blanche, pour dormir si nécessaire sur la piste, un pull polaire pour les fins de nuit fraîches.




C’est parti pour le CP2 jusqu’au 40ème km. En marchant, vite si possible, suivant l’état de la piste.

L’ami corse Michel SAVELLI, me dit déjà souffrir de nausées comme chaque fois en 2003 et en 2004.

Cela commence mal, pour lui et pour quelques autres coureurs tels Yves EVAIN et Nicolas AUTRET  par exemple.

Cela ira de mal en pis pour ces 2 derniers, qui atteignent un peu trop rapidement le CP2.

Michel SAVELLI ne va pas trop bien. Il me demande de l’accompagner au départ du CP2.

Pas de problème , nous repartons après le repas de fin d’après midi.

La même soupe, avec en plus en dessert, un bol d’un demi litre de Rénutryl 500, mélangé à de l’eau bouillante.

Je récupère mes bâtons de marche TSL, et ma lampe frontale TSL dans mon drop-bag du CP2, et nous repartons vers le CP3, laissant derrière nous, en postures inquiétantes, nos amis Yves, et Nicolas le Normand. Ils repartirons cependant, reboostés par Karim le toubib.

La nuit ne va pas tarder, vers 18h30, quand Michel et moi apercevons, 500m après la traversée de la route goudronnée, Samia la gazelle d’Azougui depuis 2003, « finisheuse » en 2006 en 48h00, adossée à une pierre, mi souriante mi gênée.                                                        

Elle nous explique qu’elle est contrainte à l’abandon . Chaussures trop petites, doigts de pieds trop martyrisés. Moral au fond des godasses. Deux coureurs tranquilles, Patrice et Jean-Claude, les inséparables, nous rejoignent. On est trop déçu de voir notre belle Samia dans cet état. Un 4x4 nous rejoint, Martine en descend , apprend consternée la nouvelle de la bouche de sa meilleure amie Samia. Elle l’engueule, lui dit qu’il n’est pas question d’arrêter si tôt.

Michel et moi , nous nous sauvons, sans mot dire !

( Samia repartira courageusement jusqu’au 140 ème km, où elle abandonnera, sans avoir démérité. ).

La nuit est agréable, après 8 heures passées sous une chaleur accablante. Michel va mieux. Je le ralentis quand il se plaint de nausées , ou de menaces de crampes aux jambes, je le booste quand il va mieux. Peu à peu il parvient à avaler sa boisson en marchant. Nous arrivons au CP3 dans de bonnes conditions.

Je décide de repartir sans repos, après mon repas du soir. Le même qu’au CP2, avec en plus un morceau de pain mauritanien trempé dans ma soupe chaude. Comme à la maison !

Michel m’observe, plutôt écœuré, sans trop toucher à ses provisions. Il boit et c’est l’essentiel.

Je lui conseille de repartir avant moi vers le CP4. Si cela va mal pour toi, je te rattraperai, lui dis-je, et nous reprendrons le rythme de marche conforme à ton état.

Je repars vers minuit, et très vite je rattrape Michel, mal en point.

Durant les 4 heures de trajet utiles pour rejoindre le CP4, Michel retrouvera peu à peu, en ma compagnie, la paix avec son estomac et ses jambes.

Je le prie de continuer ainsi sans m’attendre. Je le rattraperai et l’aiderai à nouveau si nécessaire.                                                                    

Il insiste un peu pour rester en ma compagnie et m’aider ainsi à résister ensemble, à la fatigue de cette longue nuit.

Je lui explique donc que je cours en V3, et que je ferai, si j’arrive , un podium de 1er V3, étant le seul V3 de la course. Il rit, et s’arrête net de rire, quand je lui explique, que non loin devant nous, il y a une bande de V2, nombreux, exténués sans doute, et que c’est maintenant qu’il doit se battre pour une place honorable au scratch, et dans sa catégorie V2.

Il part, décidé.

Je ne le reverrai qu’à mon arrivée à Azougui, tout reconnaissant envers moi de son temps incroyable de 47h26, sans blessures ni autres nausées!

Repas sans repos au CP4, approvisionnement d’usage, pointage, et départ vers le CP5 .




Matinée très ensoleillée et agitée, ce mercredi 14 mars pour mon arrivée au CP5.

Le docteur vient d’atterrir, une minute avant, de son 4x4, dont le chauffeur excité, cru malin en me doublant à plus de 80km/h, à 2 m de distance sur ma gauche, de me faire avaler, à pleines gorgées, la poussière de sable de son désert.                                                                             

Je me permis quelques minutes plus tard de l’engueuler comme j’en suis capable, quand je suis très en colère.
Il y a peu de temps, cet imbécile frimant devant les filles, aurait pris mon poing sur la figure.

On vieillit vite , après 60 ans …

La charmante Barbara, le front plus violacé que bronzé, me mitraille avec sa caméra durant mes derniers pas d'arrivée au CP5, puis nous échangeons quelques propos agréables.

Je me calme et m’explique même avec le Doc, étonné de mon comportement.

Pas rancunier le Doc Karim, et même super chouette cet homme là ! Il soigne mes 3 premières petites ampoules, le temps pour moi d’avaler mon repas habituel.

Je ravitaille , je pointe et je repars en plein soleil vers le CP6. Rien n’arrête un Normand, même pas le soleil de feu du désert!




Mes pas se font de plus en plus lents, j’ai de plus en plus chaud, je suce le tuyau de mon kamel-bak de plus en plus souvent.

Je sors alors difficilement, ma couverture de survie brillante et argentée, et je la déploie dans le vent.                                                             

Je me capuchonne tant bien que mal avec, et je l’attache comme je peux à l’aide de longs lacets de rechange.

Je passe le temps, à manger à chaque envie. Un coup mélange salé, un coup mon miel sucré, ponctués de coups de boisson de mon tuyau de kamel bak.                                                                                                                                                                                               

Je vide ma boîte de Coca Cola, moitié en long jet de mousse, moitié en liquide sucré, chaud,  en récompense du franchissement du 110 ème km.

Le bruit métallique de cette pellicule de protection, est infernal.

Je le supporte 3 heures de temps, avant de défaire difficilement mon ouvrage. En quelques secondes, la chaleur intenable me rappelle à l’ordre.

Je reficelle le mieux possible cette écran thermique si performant.

J’arriverai au CP6 abruti par le bruit infernal de l’harmattan (vent chaud du désert), dans ma couverture de survie, et par la fatigue des 120 premiers km en 29 heures, sans repos.




J’apprends, sans surprise, que Jean-Claude BLUM est à moins de 3 heures de l’arrivée à Azougui, suivi de l’inattendu Nicolas POINTEPAS, un jeune montagnard de l’Isère, perdu dans le désert de Mauritanie …

Au CP6, je mange ma soupe habituelle avec un morceau de pain.                                                                                                               Bilan de santé, je contrôle mes pieds, je répare 2 nouvelles petites ampoules à la seringue et à l’éosine.

J’enfile des socquettes propres, j’avale un comprimé de zolpidem (stilnox), pour dormir durant 3 heures non-stop.

Ma montre me réveille une demi heure avant mon départ programmé.
La gentille commissaire du CP6, craignant que je n’attrape froid allongé presque à poil sur le matelas du bivouac, avait glissé sur moi une couverture de protection.

Encore merci, charmante amie ...

Je déjeune avec un bol d’un demi litre de Rénutryl500, complété d’eau bouillante.                                                                                          

Je me rechausse, m’habille pour la nuit, j’approvisionne ma boisson , toujours la même, je récupère ma lampe frontale et mes bâtons de marche, et je repars seul dans la nuit noire.

Le CP7 arrivera facilement.                                                                                                                                                             

J’observe, pour passer le temps, toutes ces traces dans le sable, qui attestent d’une vie incroyable de nombreuses petites bêtes, qui volent, qui rampent, qui sautent, en long ou en zig zag.                                                                                                                                             

Les petites gerboises sont mignonnes à croquer, les cérastes le savent bien, enfouis presque entièrement dans le sable !                         




D’énormes sortes de fourmies noires tachées de blancs, sont à la chasse d’insectes, genre scarabées ou scorpions, qu’elles dévorent.  

          

Des nuées de petits papillons gris, flottent un court instant dans le faisceau de la lampe frontale.                                                                  

Les silhouettes fantasmagoriques des buissons d’acacias, dans le faisceau de la lampe, représentent toutes sortes de personnages plus horribles les uns que les autres.

Amusant ce décors insolite sonorisé par de non moins inquiétants bruits de toutes sortes.

Bruit du vent dans les hautes herbes à chameaux, ou dans les branches d’acacias.                                                                                     

Bruit d’insectes qui grincent comme des cigales, ou des grillons enroués.                                                                                                   

Bruit de pierres qui craquent, surchauffées le jour, et soudainement refroidies en fin de nuit.                                                                       

Bruit lointains d’animaux non identifiés, chacal, ânes ou autres chameaux malades ?                                                                                  

Bruit de mes pas sur certaines pierres plates , puis sur certains graviers.                                                                                                  

Dans la nuit noire, tous les bruits sont étranges.

Je me mets à chanter, de plus en plus fort pour répondre à ces bruits.                                                                                                          

Je ris , bruyamment tout seul.                                                                                                                                                                  

Un Normand ne peut que rire de n’importe quel bruit, et surtout du bruit de sa voix, tellement je chante faux !

Repas sans repos au CP7, je suis en pleine forme. Je pointe le plus tôt possible après tous les approvisionnements réalisés, et je repars vers le 160 ème km du CP8.

Tout va bien, mes pieds , ma tête, tout suit. Seule une gêne douloureuse, me rappelle ma greffe de tendon à ma cheville droite, qui semble avoir enflée depuis le CP7. Je suis cependant sûr que cela tiendra comme cela jusqu’à Azougui.

Du CP8 , toutes formalités et repas accomplis, je repars en plein jour par ce beau matin de jeudi 15 mars, vers d’immenses étendues, sans misères pour mes pieds.                                                                                                                                                                          

Puis quelques heures plus tard, la chaleur supportable (on s’habitue à tout), me dispense de l’épouvantable couverture de survie.                                                                                                                                                                                            

J’admire en passant quelques magnifiques kékés aux larges feuilles rondes et vertes comme des laitues.                                                      



  En fin de parcours un troupeau de 15 ânes sauvages s’abrite à l’ombre des acacias noirs, géants .                                                                  

Je passe bien au large pour ne pas agacer un éventuel mâle jaloux, ou une mère méfiante, pour la sécurité d’un ânon nouveau né.

Ils restent immobiles, agitant à peine une longue oreille pour ventiler leurs yeux couverts de mouches.

Les mouches m’ont peu agressées. Certaines petite noires, restaient de longues minutes immobiles, comme asphyxiées, sur les manches salées de mon maillot du départ, plus sale que blanc !




J’aurai la compagnie du 4x4 de Lucien le pisteur, pour me guider dès la nuit tombante , faute de bâtons lumineux sur les 3 derniers km avant le CP9, au détour de gigantesques butes rocheuses.

Wilfried le commissaire du CP9, m’accueille d’autant mieux que j’annonce un arrêt, avec repos jusqu’à 3 heures du matin.                               

Ce repos ils en ont besoin également. Ce repos mérité de Lucien, Wilfried, et des 7 assistants mauritaniens, dépendait de ma décision de marcher, pourquoi pas, toute la nuit, pour arriver avant jeudi minuit à Azougui.

Il me reste à finir ma course, en moins de 75h00 pour gagner mon titre et mon podium de 1er V3.

Pas question d'arriver seul dans la nuit noire, à l’auberge, sans autre accueil, que celui du commissaire de corvée de veille, pour pointer mon heure d’arriver !

A minuit à Azougui, nuit noire partout dans l’auberge, aussi bien dans les toilettes , que dans les douches, et dans le tikit où dors sans doute profondément mon voisin Pierre.

Je m’installe dans le bivouac du CP9.                                                                                                                                                 

Contrôle et soins des pieds, nettoyage général avec les lingettes pour bébé, repas habituel, tranquillement, et en bavardant avec l’un, puis avec l’autre( ça je sais faire), même fatigué !                                                                                                                                                     

Je m’allonge, tout le monde se couche, tout le monde s'endort.

A 3 heures du matin je me lève discrètement, je m’habille tout neuf, tee-shirt blanc, petit short noir, socquettes propres oranges, je remets mes chaussures, fantastiques de confort depuis le début de la course, et une paire neuve de ces efficaces mi-bas Tex, pour protéger mes pieds de tous saletés écopées en marchant.                                                                                                                                                                    

Je sors de la tente silencieusement pour faire bouillir mon eau sur le réchaud à gaz des mauritaniens.                                                       

J’avale mon petit déjeuner dans mon grand bol blanc d’un demi litre, de rénutyl500 allongé d’eau bouillante. Je trempe un morceau de pain mauritanien pour mieux caler mon estomac.

Je range dans mes drop-bag du CP9, tous les équipements devenus inutiles si près de l’arrivée.

J’endosse un nouveau mini sac à kamel-bak d’un litre et demi de boisson.

Ce Kamel-bak m’a été offert par une grande championne française d’athlétisme, Yamna OUBOUHOU, en rééducation avec moi au centre médical FFF de 78-Clairefontaine. Nous avons sympathisé. Elle m’a aidé, par son exemple, à renforcer mon moral et mon mental, durant ces derniers mois.

Je réveille Wilfried à 4 heures du matin, pour le pointage de mon départ vers l’Arrivée .

Les 10 premiers kilomètres dans la nuit noire, seront pénibles, à travers des chaos de sable mou, mêlés de roches, et barrés par endroits d’épaisses touffes de hautes herbes, jaillissant dans le faisceau de ma lampe comme des porcs-épics géants.                                   

Heureusement cette portion infernale du parcours est jalonnées de bâtons lumineux verts, bien utiles pour progresser, dans ces horribles passages labourés par les 4x4 .                                                                                                                                                               

Mes bâtons n’auront jamais été si utiles qu’en ces lieux, durant ces 3 premières heures vers l’arrivée.

Dés le lever du jour, vers 6h45 , miracle !

Apparition de magnifiques dunes orangées, accueillantes, et douces sous les pas.                                                                                          

La vie nocturne s’achève, une autre vie matinale commence dans toute sa beauté. 

                                                                                     

Des nuées de petits piafs gris, volent d’acacias noirs géants en acacias, pillant à chaque escale, les graines des cimes, si chères aux grands chameaux.

Un âne en rut, brait fortement son désir pour une ânesse voisine.                            

                                                                      

D’élégantes petites chèvres noires ou blanches, et parfois noires et blanches, apparaissent derrière une vague ronde de dune.                      

Deux jeunes garçons de 13 à 14 ans, les accompagnent au pâturage .

Les 2 jeunes bergers me feront un brin de causette durant une demi-heure, en bon français.

Ils sont scolarisés à l’école du village voisin.                                                                                                                                               

Ils m’apprennent le nom des 2 principales sortes d’herbes à chameaux :                                                                                        

"marktayah" pour la plus petite et la plus jaune,                                                                                                                            

"tarktayah" pour la plus haute, bien verte, aux épis veinés de blanc.                                                                                                            

Ils me font découvrir, ô merveilles, de minuscules et fines herbes , et de minuscules fleurettes, pointant si discrètement partout sur la dune apparemment nue.                                                                                                                                                                                 

Ces herbes sont la nourriture essentielle de ces biquettes pour enfants, dont le lait délicieux nourrit depuis toujours ces familles du désert.

Les seuls cadeaux que je puisse leur faire, seront 2 briquets sur les 3 de mon équipement de survie traîné depuis 190 km. Il sont heureux , c’est beau à voir, leurs larges sourires sur de si belles dents blanches.                                                                                                                  

Je leur recommande de ne pas mettre le feu au désert. 

                                                                                                                                  

Ils me quittent dans de grands éclats de rire.

Je rejoins la piste à travers les villages riverains sur 8 km.



Une grande pancarte récente, m’apprend en italien que la croix rouge italienne, aide dans ce village la population pauvre.

Elle a réalisé entre autres, un grand radier en béton destiné à franchir facilement les ravins de pluies torrentielles rares mais dévastatrices.      

Sur ce radier salutaire, il est peint en blanc, en lettres géantes : RACE 200 .                                                                                                 

Un homme âgé observe curieusement cette inscription. Je lui explique qu’il s’agit du passage de la course sur une boucle de 200km d’Azougui à Azougui.

Un grand sourire de reconnaissance me remercie. Je lui apprends que le « chibani » que je suis comme lui, est le dernier coureur classé de cette course. Il m’encourage à poursuivre, en estimant à 7 km la fin de mon supplice.                                                                                            

Je suis heureux, et pour me le prouver je me mets à courir, sous le regard curieux et amusé des villageois riverains.



A 500m de l’arrivée, peu avant 9 heures du vendredi matin 16 mars, mes amis d’Azougui, Mauritaniens et Français, viennent à ma rencontre.   

Un accueil de héros, je n’en méritais pas tant !                                                                                                                                        

C’est trop !                                                                                                                                                                                            

S’ils savaient comme j’ai traîné agréablement, durant cette belle balade de 200km…

Hilaire le Breton, accueille Jean-Claude le Normand, bras autour du cou.                                                                                                      J’en frissonne de fierté.



Pascal pointe mon arrivée à 9 heures et 1 minute. J’aurai donc bouclé ma course en 71 heures et 3 minutes.

Je ferai mieux en 2008, et j’espère, au minimum 3 minutes de moins !

Deux envies pressantes m’assaillent.

La première, faire pipi.

La deuxième, dévorer s’il en reste, un vrai petit déjeuner d’un demi pain local de 25cm de long, ouvert en 2, tartiné de beurre, et recouvert d’une couche de 3 cm d’épaisseur de confiture rose « tous fruits », trempé dans 4 tasses successives de café en poudre, au lait concentré en boîte, noyées d’eau bouillante et à peine sucré… Hummm ! 

La douche attendra, et le reste du monde aussi.

Jean-Claude



14 commentaires

Commentaire de Khanardô posté le 21-03-2007 à 13:11:00

Eh ben mon pote...
Respect.

Merci à toi pour ce texte !

Commentaire de L'Castor Junior posté le 21-03-2007 à 14:13:00

Merci Jean-Claude pour ce récit bouleversant.
Lorsque tu nous avais expliqué ton histoire à la Padole trois semaines avant le départ, j'avais été époustouflé par ton courage, et étais persuadé que tu pouvais venir à bout, une fois de plus, de cette grande aventure.
Félicitations encore une fois, car il fallait avoir la foi pour se lancer.
Ton expérience pourrait servir d'exemple à beaucoup.
J'espère pouvoir suivre tes traces dès l'an prochain, à pied.
A bientôt,
Cédric

Commentaire de taz28 posté le 21-03-2007 à 20:46:00

Quel courage Gdraid !!!! Courir cette fabuleuse course avec tout ce que tu as vécu auparavant !!
Chapeau bas ...
Merci pour ce premier récit touchant pour cette belle aventure sportive et humaine..
Taz

Commentaire de agnès78 posté le 21-03-2007 à 21:28:00

Jean-Claude... c'est les larmes aux yeux que j'écris ce mot... je ne peux que te dire BRAVO... et aussi MERCI, car je dois le dire à tous, c'est grâce à toi, et à toi seul, que j'ai participé à cette merveilleuse aventure. A ton insu, tu as sû trouver les mots pour me convaincre de venir... JAMAIS je n'oublierai ce séjour à Azougui en ta compagnie... MERCI pour ta gentillesse, ton soutien, tes encouragements, ton humilité et ton amitié... Merci, Jean-Claude, du fond du coeur... sincèrement...
je t'embrasse
agnès

Commentaire de blancblancblanc posté le 21-03-2007 à 21:34:00

Je suis impressionné par la force qui est en toi.

Quel magnifique récit, une véritable ode à l'espérance et je garderai en mémoire ton histoire dans les moments de doute.

Mille Respects.

Jean-Christophe

Commentaire de Say posté le 21-03-2007 à 23:09:00

Ce que j'aime dans ton récit, c'est ta détermination et ta pudeur dans les milles et une émotion que tu as eu. On s'est croisé (j'étais en train d'attendre le Castor avant le briefing chez les organisateurs) et j'espérais te rencontrer pour te remercier de l'astuce du pot de miel souple. Une autre fois alors.

Bravo j'espère non pas faire aussi bien que toi mais encore avoir ton envie quand je serai VH3.

A+

Commentaire de JLW posté le 21-03-2007 à 23:36:00

Eh bien que dire devant un tel récit ? Bravo pour ton courage, ta détermination devant les épreuves et pour ton beau CR très touchant.

Commentaire de rapace74 posté le 22-03-2007 à 10:07:00

bravo pour ton combat contre les soucis medicaux et surtout pour ta performance!! ton recit donne envie de partager une aventure telle que celle la (p-e un jour si j'en ais la force ou le courage) je pense que cela doit etre dur de redescendre sur terre apres des moment comme ca .
tout mes repects

manu

Commentaire de magib posté le 23-03-2007 à 13:39:00

Salut Jean-Claude,

Bravo pour ta gestion parfaite de la course, cette arrivée au petit matin, splendide. Je crois que je me souviendrai longtemps de ta tenue d'extraterrestre sous le soleil (tout blanc, je dis bien tout blanc, et la couverture de survie en alu flottant au vent). A moins que... tu n'en sois un, en fait, pour terminer cette course comme ça!!!

Bravo encore

Marc

Commentaire de fastoch posté le 25-03-2007 à 17:54:00

Tu racontes bien ...

Aprés 3 jours et 3 nuits dans le désert, tu paraissais moins fatigué que tous les autres concurrents ... tu as superbement géré ta course.

Finalement, le dossard 71 que j'ai eu, il t'était destiné !

Nicolas.

Commentaire de Say posté le 26-03-2007 à 12:49:00

Là, c'est génial : la première partie sur les émotions et l'autre sur les détails de la course. Au moins avec tous les détails, je saurai comment constituer mon équipement si je fais une course dans le désert.

Merci JC

Commentaire de lulubelle1010 posté le 26-03-2007 à 14:32:00

Un seul mot: BRAVO!!!!
Pour ton courage, ta détermination , le fait de booster les autres!!!
Tu décris tellement bien le paysage ,ta tenue, les kikoureurs!...
Le film on se le représente facilement dans sa tête!!
et tu finis frais comme un gardon!
Gdraid! tu es génialissime!!!!!!
BRAVO pour ta 1ère place en V3!!

Commentaire de Mireille 91 posté le 28-03-2007 à 14:25:00

Les z'amis de Bout' sont fiers d'avoir un concitoyen aussi persévérant courageux et sympa !!! Chapeau J.Claude !
Cl.et Mir.

Commentaire de la panthère posté le 12-12-2007 à 09:44:00

génial!!! c'est pas encore pour moi, mais, foi de chti, rien d'impossible, le difficile c'est ce qu'on fait, l'imossible prend un peu plus de temps.....c'est pas de moi, mais y agree, merci pour ce beau récit!!!!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran