Récit de la course : Paris-Mantes 2007, par mobydick

L'auteur : mobydick

La course : Paris-Mantes

Date : 27/1/2007

Lieu : Boulogne Billancourt (Hauts-de-Seine)

Affichage : 1110 vues

Distance : 54km

Objectif : Terminer

1 commentaire

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1er Paris Mantes

Après une longue traversée du déser sportif, j'ai repris les chemins du sport via la marche "rapide" tout du moins soutenue en septembre 2007.
Je m'étais fixé comme objectif de faire mon premier Paris-Mantes. Ca y est c'est fait, et en voici le récit.
Me voilà à 23h20 dans les starting block après avoir récupéré mon brassard fluo parqué avec plein d'autres marcheurs et coureurs. L'ambiance est bonne est détendue, à côté de moi un groupe apparament composé d'anciens qui ont l'intention de courir pendant 54km ce qui me laisse réveur.
minuit, ça y est les dés sont lancés, j'avale mes premiers kilomètres de sphalte dans Boulogne endormi. Passé la Seine nous entamons les pentes de St Cloud, ca grimpe et ça réchauffe la montée des marches s'effectue dans un beau capharnaum, puis nous entamons la longue ligne droite vers Roquancourt. Jusqu'ici tout va bien.
Je n'ai pas vu passer le temps jusqu'au premier temps de contrôle où je constate etonné que j'ai marché bien plus vite que d'habitude -2H45 pour 18.5km- (note de l'auteur : ce temps paraîtra bien peu pour beaucoup d'entre vous mais comme je l'ai précisé avant je reprends le sport!!!).
Un ravitaillement frugal (1 verre d'eau et un choco BN que je décline).
A 03h30, j'ai un ptit coup de pompe (ma moyenne rapide du début se ferait-elle sentir??), un ptit peu de gel energétique : c'est pas bon mais ça redonne un coup de fouet.
On entame le plateau des Alluets, longue ligne droite dans le brouillard. Nous sommes au milieu de nulle part. Soudain, on entre aperçoit une rangée de lumières, serait-ce un village? Super un peu de diversité dans le paysage. Que-nenni? il s'agit d'une base militaire paumée dans la pampa. Ils doivent vraiment se faire c.... ici.
km 30- 4h50 : le bol de soupe fait des merveilles sur mon organisme et sur mon moral. Un petit SMS à ma chérie qui me répond à cette heure bien matinale, deuxième dose de motivax en 15 minutes. Me voilà reparti. L'acide lactique commence à faire son apparition dans mes cuisses. La descente vers Maule ne fait rien pour arranger les choses et mes jambes n'arrêtent pas de m'harceler (et pourquoi on est là? et pourquoi on dort pas à cette heure un dimanche matin??). Vite un peu de musique dans les oreilles.
Deuxième point de contrôle : une petite pause, un peu de boisson et une barre énergétique et en route.
LES DERNIERS KILOMETRES : passé Maule, le calvaire commence, chaque pas est une épreuve. Toutes les 30 secondes, je chasse de mon esprit les bonnes raisons qui me disent d'arrêter : à chaque passage de la voiture balai qui sillonne la longue colonne de marcheurs, je lui jette un : passe ton chemin, oiseau de malheur!
Nous sommes rejoints par les marcheurs du 12 km, l'allure bien plus altière que la notre! quelque uns nous dépassent dans la plus grande indifférence, d'autres plus gentils nous adressent des regards des mots d'encouragement et voire même partagent mon calvaire en restant quelques mètres à mon niveau.
LES TOUS DERNIERS KILOMETRES :
Il y a longtemps que rien ne va plus!!
Je me laisse avoir par les personnes de l'organisation qui me donnent de fausses indications kilométriques en diminuant le nombre de km qu'il me reste à faire quand je leur demande si on y est bientôt à Mantes, avec du recul je les remercie car c'est aussi un dérivé bien efficace du motivax 500.
Je commence à rentrer dans les faubourgs de Mantes la Jolie, ça sent l'écurie mais que c'est bon. Dans mon calvaire, j'ai trouvé un compagnon de route. On s'est pas dit un mot mais on s'est compris et le fait de rester côte à côte nous a fait du bien. Je traverse la voie SNCF et je croise les marcheurs qui ont terminé qui rejoignent la gare.
Dernière ligne droite, j'aperçois la ligne d'arrivée et ma ptite chérie qui m'attend. J'ai du mal à contenir mon émotion d'avoir terminé et réussi. Mes jambes sont en kevlar
10H20 : terminé. Je récupère le dernier tampon sur la feuille de route la médaillette et direction le ravito stalinien (désormais je ne regarderai plus comme avant un choco BN). Je retrouve ma petite femme et une seule question me hante : est-on garé loin????
CONCLUSION :
j'ai rempli mon objectif qui était de terminer, je suis parti trop vite et je manquais de km au compteur. J'ai adoré et j'ai attrapé le virus et passé 24 heures je réfléchis à mes futures marches ou courses.
Un enseignement : peaufiner son ravito (même si j'aime les choco BN...) et trouver des compagnons de route.

1 commentaire

Commentaire de corto posté le 29-01-2007 à 19:31:00

Salut,
j'ai partagé ta souffrance das mon coin. Moi aussi mes pieds son pas en kevlar. Je te souhaite un bon retablissement.

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