Récit de la course : Saintélyon 2006, par thunder

L'auteur : thunder

La course : Saintélyon

Date : 3/12/2006

Lieu : Saint Etienne (Loire)

Affichage : 5015 vues

Distance : 68km

Matos : Trabuco avec guêtres quechua, xsocks, cuissard long asics, caleçon décathlon, manche longue lafuma ulimit, veste R-Light kikourou, casquettes brooks et cornes de diablotin, gants lafuma, sac runner R-Light avec 1,5 litre d'eau/isostar, des tucs, des gerblés, une couverture de survie, des piles, une pharmacie, portable sur l'épaule et baladeur MP3 sur l'autre. Sur le front TikkaXP, la taille Tikka

Objectif : Faire un temps

18 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

une jolie balade nocturne

Saintélyon 2006


Note : les photos sont de Dokko,Castor Junior, akunamatata et Béné38

Bonne lecture


La découverte ou la première blessure


Il y a tout juste moins d'un an, dans ma tête je préparais le marathon de Lyon. Je tombe sur un jeune qui cours vite pour se vider l'esprit. Nous discutons je suis à plus de 190 battements par minute pendant une heure. En courant il me demande si je prépare la saintélyon – kesako? - Une course nocturne de 68km - c'est un truc de malade.En même temps dans ma tête le marathon n'est pas un aboutissement mais plutôt un sas à franchir pour aller au delà. Je sais que j'ai encore des progrès à faire mais un jour je ferais cette course. Le lendemain matin après ce footing je ne peux pas poser le pied par terre je me suis fait une inflammation de la tête du péroné.

Préparation du concours le stress me fait découvrir les joie des footings nocturnes.

Avril 2006 je finis mon premier marathon (et pour l'instant encore unique). Maintenant le but c'est le concours pour St Cyr et augmenter le vitesse donc travail de foulée et VMA au programme.


L'engagement ou nier la douleur


25Juin et le « trail » de Parilly, le CR, je redécouvre la non linéarité du bitume, après un an à Vienne les souvenirs de mes footings dans le Jura reviennent. Je me souviens quand je filais au fond des bois à bouffer du dénivelé. A l'occasion de cette course Dokko me branche sur la Saintélyon. Mais j'ai envie d'aller me dégourdir les jambes au marathon de Vannes. (et aussi un cadeau pour mes 21 ans si je passe en master). Cette course marque aussi le début de ma pause pour un mois je fais deux sortie vélo relax pour récupérer.


14 juillet ma chère et tendre m'annonce une certaine incompatibilité au niveau de nos sentiments l'un pour l'autre. C'est comme si on bascule un interrupteur.

Dans le même temps mon université ne sait pas si elle me délivre ma troisième année.

La plaisanterie sur ma participation à la saintélyon devient beaucoup plus sérieuse.

Les soucis s'accumulent ça commence à faire beaucoup. Le 17 juillet je rechausse les baskets. Le martèlement des kilomètres pendant la nuit m'évite de trop cogiter. J'ai l'impression d'être un bout d'acier qu'on martèle, j'avale les kilomètres mais je ne ressens plus rien juste le rythme de mes pas.

Ce n'est pas très sage donc je continu ma pause et part en camps scout (au passage je m'achète une frontale à led)



La préparation quelle préparation :?:


4 août je reprend la course objectif faire tomber l'heure trente au semi le 23 septembre. Mes parents sont en vacances alors je cours la nuit sans faire de soucis à personne.

23 septembre le semi tant attendu et la tuile, une belle grosse tfl et une contracture au mollet gauche.

Il faut que je récupère au plus vite pour pouvoir préparer la sainté. Le lundi le toubib m'arrête pour 15 jours. Une semaine après il m'autorise à monter sur un vélo pour mes « déplacements ». A défaut de courir je pédale mais j'ai le genou sensible.

13 octobre je rencontre Raideur à Parilly il me fait faire une séance de fractionné.

Le dimanche 15 octobre je prend le départ du dix de Caluire contre l'avis médicale et celui de raideur. A la base ça devait être un footing cool mais les bonnes sensations de l'échauffement me trompe et je réveille ma tfl. Retour à la case départ re-vélo.

Au final ma prépa saintélyon c'est moins de quinze sorties course à pied dont un cross universitaire, un 30 km et un 50 km, environ une heure 30 cumulée de cardio training chez le kiné, une douzaine d'heures de vélo.

L'objectif c'est d'abord d'arriver sans blessure à Lyon, ensuite la sainté de Bronze ça serait pas mal, mais au fur et à mesure des entraînements je réalise que la bande de joyeux sauvages qui s'entraîne avec raideur veut faire 7h15 et que je suis pas trop mal. Même si je manque de fond et de forme, ça pourrait être tentant. Alors autant aller droit dans le mur et y'aller en se marrant. Alors je peaufine les détails et la diététique (enfin j'essaye) :roll: .


L'avant course


S-1 la pression monte monte je suis excité comme une puce c'est la fin de la saison après basta repos. J'essaye le régime dissocié mais c'est dur notamment les deux premiers jours de lipido protéiné. J'en profite pour faire mes deux dernières sorties, histoire de vider le glycogène.

Dokko doit aussi angoisser car il me harcèle de mails pour gérer le transport


J-3 resto avec Raideur, Angel et Gillou. On planifie les temps de passages ça devient sérieux. Je jette un coup d'oeil aux différents papiers mais j'ai plus confiance dans les capacités des autres que dans les miennes alors je suivrais le train. On profite de la soirée pour planifier la saison 2007. (ça va envoyer du gros en 2007). La prochaine rencontre est fixé à 11 heures samedi matin pour aller chercher les dossards. Le coach nous ramène à la maison et en profite pour me rassurer.


J-2 je tiens plus en place. Dans le même temps je me coupe du monde.


J-1 oula je suis plus tendu qu'un « string un soir de surboum »1 :lol: je passe chez raideur récupérer mes cornes de diablotin. Le soir Raideur me gave de pâtes et me fait découvrir la viande cuite à la vapeur. Hum c'est bon. Je suis un poil anxieux je suis pas sur que la jambe tiendra pour 7h15 mais comme d'hab l'homme aux jambes bleues me rassure et me fait relativiser l'abandon possible.


Jour J


Réveil 8h30 quelqu'un rabote du bois juste sous ma fenêtre comment gâcher ma récupération. Je me prépare tout doucement, nous avons rendez vous à 17h30 à Perrache.

11h normalement Raideur doit m'appeler d'une minute à l'autre pour aller chercher nos dossards.

11h30 le coup de fil arrive enfin.

11h40 retrouvaille avec Angel et Raideur direction Gerland On appelle Gillou qui doit nous attendre en théorie depuis 30 minutes à l'arrêt Jean Jaures mais il est à petaouchnok bosnie orientale de Lyon. He voilà raideur est énervé il va cramer son glycogène. Après encore un bon quart d'heure d'attente on file vers Gerland.

Chemin faisant nous dissertons sur les acharnés qui vont récupérer leur dossard en courant. On se gare à coté du palais des sports sans difficulté, comme par hasard la sécurité pour enfant est activée et donc tout le monde se marre de me voir coincé dans la voiture.La récupération des dossards se passent super bien on récupère nos cadeaux et on se dit que dans quelques heures on sera de retour. On aperçoit le finish.

Au moment de partir Gillou arrive et Raideur grand déconneur devant l'éternel décide de partir se cacher pour le faire baliser. On quitte finalement le palais des sports et là suprise la Baobab family est là. Mini baobab a le bonnet de son papa sur la tête elle est trop chou. Retour vers la maison dans l'espoir de manger un morceau et de faire une bonne sieste.

13 h j'avale des pommes de terre vapeur avec une escalope. J'essaye de faire une sieste mais je suis un brin excité donc pas moyen de dormir alors j'en profite pour faire mon sac et finir ma préparation physique.

17h je boucle enfin le sac en oubliant la boisson de récup dans le frigo.

Dans le métro je croise une camarade de cours qui me prend pour un cinglé vu l'excitation, le kilométrage et l'horaire.

17h25 je suis à Perrache, je récupère mon billet de train et je retrouve dokko et sa chère et tendre. Quelques minutes et mètres plus loin Biru est là dans sa belle tenue de traileur. Derniers adieux pour ceux qui se sont fait accompagner. Puis notre train arrive. Il y'a foule sur le quai dont un certain nombre de randonneurs. Le train est bien rempli. On déconne pour changer à d'habitude, on bouquine des revues de courses à pied. On entend les randonneurs qui donnent de la voix.


Balade en ville


Saint Etienne châteaucreux là ça devient sérieux. D'abord trouver des toilettes mais à la gare c'est payant. On se retrouve à l'extérieur. Comme d'hab on sent l'organisation gazteam. Dokko doit aller chercher son dossard nous voulons aller poser nos sacs à la loco. Mais personne ne sait par où aller. On n'est pas perdu mais égaré. A ce moment quelqu'un nous interpelle « la gaz team » merdum on est déjà repéré. Voilà Zeb il a un plan. On reconnaît les orienteurs en herbe. Après avoir consulté les plans des abribus, des stéphanois on finit par tailler tout droit quand l'un des membres du groupe nous fait remarquer qu'il y'a le restaurant juste à coté et qu'on passe devant sans le voir. On tergiverse un moment avant de rentrer. Rencontre avec Dani26 on pose les sacs passage express aux toilettes. Nous revoila dehors pour chercher le palais des sports. Comme d'hab on trouve encore le moyen de vraiment se pommer. Finalement on arrive quand même au palais des sports Dokko et Zeb veulent récupérer leurs dossards.

19h30 ça y'est c'est le début de la distribution des dossards. Dokko revient mais sans son gel. Donc demi tour pour qu'il puisse récupérer un nouveau sac. Puis passage générale aux toilettes comme si était en avance. Retour vers la loco.


La surboum


Nous revoila au restaurant il pleuvine un peu dehors. Rencontre avec les kikoureurs. Y'a du monde dans la salle mais on est pas au complet. Selon le castor junior il y'a un licencié de CO de Saint Étienne qui est perdu. Au moins ça déconne gentiment. Karllieb n'a pas pensé à mes haribots. :twisted:

Chacun se présente mais j'oublie aussitôt les prénoms et les pseudos.

Voici venu le temps de s'attabler (ben oui si on veut nos trois heures faut pas déconner).

Alors une entrée rêvée : salade, tomate, céleri, haricot verts et un oeuf. Bon je vais être prudent j'avale l'oeuf et basta

Les pasta : de délicieuses tagliatelles avec une sauce aux champignons pas mauvaise du tout avec un peu de gruyère. Bien sur les plats n'arrivent même pas à faire la table en entier, nous voilà obligé de mendier des pâtes à la table de derrière. Une deuxième fournée commence à me remplir la dent creuse, puis la troisième assiette me cale. (je suis pas en forme ce soir).

Le dessert pas mal non plus tarte aux pommes avec un peu de nougatine et une boule de glace à la noix de coco bon j'aime pas la noix de coco mais on va pas faire le difficile. D'ailleurs Biru sature déjà du sucré et me file sa part. On se chamaille pour la nougatine avec Béné (y'a des choses où faut pas déconner :lol: ). Ça c'est pour la partie gastronomique

Maintenant l'important les événements autour de la bouffe.

Alors nous sommes dans une salle un peu surchauffé en sous sol et comme d'hab sa déconne. Béné et tendon agile font du prosélitysme pour leur trail. Le relai de béné commence à calculer les temps de passages (là ça déconne plus). Biru se fait une ligne d'un truc bizarre sortie d'un sachet en alu.

laligne


Bref on se prend la tête mais surtout pour déconner car personne ne joue la gagne quoique...

Fin du repas certains sont pressés d'aller au palais des sports.

Avec dani26 dokko38, biru et zeb nous restons pour profiter de la salle au « calme »j'essaye de faire une sieste mais il fait trop chaud alors on enlève le haut puis le bas. Alors j'essaye quand même de me détendre. Mais entre les serveurs qui reviennent tout le monde qui se prépare je peux m'asseoir sur ma sieste digestive.

Des vrais gonzesses devant leur placard notamment Zeb qui sait pas ce qu'il va mettre comme chaussures. Nous nous préparons dans le plus grand sérieux (non la creme chauffante n'est pas une creme anti frottement)voir les photos.

gazlapose

Une partie de la gaz team au fucking blue boy club

22h30 on part vers le palais des sports il pleut dehors. J'ai comme l'impression que les gens dans la rue ne me regarde pas dans les yeux.Biru aperçoit une voiture venant du 67 alors du coup on attend. Il s'agit en fait d'une bande de joyeux relayeurs originaires de Villefranche sur Saone. Et voilà on est encore à la bourre. On arrive au palais des sport ça grouille de monde mais on retrouve bien vite les kikoureurs et ufos, quelques présentations (droopy, Steff 34, Sandrine74) et on va poser nos sacs. Retour vers la masse de webcoureurs

Finalement d'autres kikoureurs arrivent à nous rejoindre (Raideur + angel baobab et gillou qui devrait bien s'inscrire un jour).

groupe1

De gauche à droite : en civil golum, Castor Junior, Dani26, dokko38,zeb, raideur, thunder, Biru, Gillou et Angel,

groupe2

Les mêmes loustiques plus totote01 et Baobab en jaune


Encore des photos mais l'heure tourne Béné nous quitte pour son départ. Nous sortons progressivement du hall mais il y'a aussi foule dehors. Ultime vidange avec le coach sur le mur d'enceinte puis on va se masser au départ. D'ailleurs on se retrouve tous en vers le départ. Je croise un cyclotouriste qui était déjà au clair de Lune. C'est bizarre mais tout ceux qui sont autour de Raideur avait annoncé un objectif supérieur à 8 pourtant on est sensé partir pour faire 7h15 va y'avoir du carton.


La course ou 8h23 de balade nocturne


Vers 00h00 une clameur s'élève nous voilà parti. Bizarre j'ai pas entendu de coup de feu ni de sifflet ou de corne de brume. Nous nous ébranlons tout doucement. Passage de la ligne et juste après Mathias nous attend déjà, petit signe pour le maître kikoureur. Assez vite on peut dérouler sa foulée et on dépasse déjà des randonneurs. La route est assez large, mais raideur opte pour les trottoirs alors on suit. Nous sommes un petit groupe tendon Agile, raideur,Dani26, dokko, Angel et Jacques. Ces deux derniers font remarquer à Raideur son départ rapide mais selon la capitaine l'allure est conforme au tableau de marche d'angel. (certaine discussion avec Raideur laisse entendre que c'est une technique révolutionnaire pour activer certaines filières énergétique) On arrive sur une petite bosse c'est hallucinant cette foule. Puis la route resdescend la foulée s'allonge (mais c'est des malades d'attaquer aussi fort). On nous appelle des kikoureurs, il s'agit de nicnic69 (devenu 38), les présentations sont tendues (une vieille histoire de béquille ou une histoire de vieux avec des béquilles). On se ballade sur le bitume c'est pas folichon

pff

Un panneau signale une chocolaterie dis coach on s'arrête s'il te plait – non – on a pas le temps? Bouh .

On remonte sur un commercial de charme et de choc essaye de nous refourger des vestes kikourou respirantes quand on les lave. Il s'agit de notre Ourson national.

Nous attaquons la monté vers Sorbier, une concourante se plaint que personne ne cause, là c'est le drame, toute les vieux de kikourou sont aux petits soins avec elle. Mine de rien on monte en courant.


Sorbier son village pitoresque, ses ravitos sauvages entre les voitures et des spectateurs au ravito.

Contrairement à ce qu'il a put être dit il y'a du monde mais ce n'est pas la foire d'empoigne. On arrive assez vite à prendre un verre et à le mettre dans la poubelle [par contre elles étaient pas très visible pour les pressés d'arriver] on se regroupe. De mémoire on a 4 min d'avance sur ce qui était prévu.

A sorbier on rentre enfin dans la course. La luminosité diminue, la pente s'accentue. Puis on quitte le bitume. Les frontales s'allument.

Je cherche à lever la tête pour admirer la course mais n'ayant pas une vision assez dégagée vers l'avant je touche un peu trop le sol avec l'avant du pied, donc je baisse la tête et je rentre dans ma course. (je branche le balladeur) Bien vite on attaque des petites descentes j'en profite pour attaquer gentiment, je retrouve tout doucement mes qualités de descendeur.

St Christo en Jarez


Nous arrivons à St Christo en Jarez nous longeons des petits plans d'eau c'est joli avec la lumière du stade. En plus on vient de rattraper béné alors c'est la fête. Le stade est violemment éclairé et on en fait le tour. Les ravito sont vraiment des moments hors du temps dans cette course hors du temps. ça bouchonne dans les escalier alors brute de brute on prend droit dans la pente, petit cri « kikoureur » et une réponse je lève la tête et je tombe nez à nez sur mathias. On arrive au ravito c'est la joyeuse voir d'empoigne, tout le monde se précipite sur la petite fenêtre alors que plus loin il y'a une tente pour un ravitaillement un peu moins chaotique avec une grosse remorque qui sert de poubelle. Le groupe se ravitaille, on s'étire en vitesse. On repart et on oublie Jacques au passage. Tient ça monte et y'a plein de voitures. Après ce ravito les souvenirs sont moins net. Il me reste des images des moments où je lève la tête alors la suite sera sûrement un peu dans le désordre.


L'hôpital


Nous voilà sur le bitume au loin une colline selon angel c'est l'hôpital, choissisent vraiment leur nom par ici. Ça montre droit ou presque les relayeurs sont en forme. Je ne me souviens plus très bien du terrain mais c'était pas trop désagréble


Moreau :

petit ravito fort sympathique entre deux fermes comme d'hab petite pause hors du temps. Pourtant y'a déjà de la casse devant l'ambulance des secouristes des coureurs souffrent, raideur fait le briefing vante les mérites de la sportéine, on reforme le groupe et on perd dani26, totote arrive et repart. D'ailleurs on commence à se refroidir donc a va faire semblant d'aller courir.

Peu de souvenir de ce tronçons sûrement à ce moment qu'on rejoint le route avec le file des voitures des relayeurs, il y'a aussi les bois boueux à souhait, mum j'adore, j'applique les conseil de raideur économie dans les montée relachement dans les descentes alors ça déboule. Je suis un coureur avec un sac de la Lyon free vtt avec un cuissard blanc, à la réflexion c'est bien salissant comme tenue pour jouer dans la boue.On double comme on peut il s'agit en fait plus de chute contrôlée que de dépassement élégant. Mais ça déroule j'ai pas mal tout va bien. Dernière ultime descente boueuse et étroite je suis comme un fou je m'amuse dans la gadoue.


Sainte Catherine


Étrange comme endroit, j'ai l'impression de voir le stade dans la chute du faucon noir. Il y règne une ambiance surréaliste. Le sol du terrain de sport est creusé par les flaques, les coureurs semblent déboussolés, certains sont à terre les pieds à l'air, c'est vraiment un monde à part.

Dans ma tête à St Catherine c'est le check up de mi course si je ça va là ça ira jusqu'au bout, si ça va mal je peux abandonner. Je me dirige vers le ravito pour refaire le plein des niveaux, encouragement pour les bénévoles.

On se regroupe, certains vont remplir leur poche à eau, il me reste un litre sur les un litre cinq embarqué au départ. :? Séance d'étirements.

Alors le check up :

  • les pieds ça va

  • petite douleur dans le mollet (je m'étais pris un coup de pédale), raideur me trippote m'arrache un ou deux hurlements « bon dieu coach tu sais toujours mettre le doigt au bon endroit pour me faire jouir »

  • les quadri ça va

  • le ventre tout va bien

  • le reste RAS

    Alors on repart. Nous passons à coté des bus que je suppose être celui des relayeurs, on passe dans le village dokko nous présente la salle où ils on fait la choucroute. On monte raideur manque de se casser la gueule sur le bitume à cause d'un petit caillou de rien du tout (ça la fout vraiment mal pour un traileur) Bon stop les conneries concentration ça monte, manque de bol avec ma casquette je voie pas une branche basse, en plein dans la tête; bon on va rallumer la frontale qui est sur la tête. :lol: .

  • Le bois d'Arfeuille

  • Je ne sais plus comment on y arrive j'ai juste le souvenir d'angel qui m'accompagne, on s'émerveille devant ce qui doit être la vallée du Giers noyée sous le brouillard. Il me signale qu'on est dans le bois d'Arfeuille. Depuis le temps que j'en entend parler, je balise un peu il paraît que c'est un passage difficile. J'ai l'impression d'être sur une piste de VTT c'est ludique à souhait y'a un peu de dévers des racines, et pas beaucoup de boue, bref pas de quoi casser trois pattes à un traileur. D'ailleurs zeb me rejoint on papote un peu sur les avantages des garmin. On se tape une belle descente sur bitume ça tabasse. En levant la tête on voit un col avec une lumière c'est St Genoux.

St genoux


Pour y arriver va d'abord falloir monter, pfff c'est jamais plat ce genre de connerie.Donc on monte tranquillou, quand je lisais les CR ce nom me faisait sourire, je le trouvais en adéquation avec la possibilité d'arriver sur les rotules à ce point de la course.

Nous voilà encore dans un autre endroit en dehors du temps. Ce marabout planté au milieu de nul part c'est vraiment incroyable. Ici c'est ambiance bal du 14 juillet, les piliers de comptoirs sont accoudés au zinc. J'attrape un morceau de saucisson (selon les ufo ça s'avale bien en ultra alors on va testé), des tucs miam, une pâte de fruit, et tant bien que mal j'arrive au fond de la tente, petit mot pour les bénévoles qui sont vraiment courageux de rester dans ce sauna. On repart je m'agrippe au sac d'un coureur devant en pensant que c'est un gars de notre groupe alors forcément je sorts des conneries et une fois dehors je croise le kikoureur avec lequel je croyais avoir fait le chenille oups. Tient gillou qu'est ce que tu fais là? On échange sur l'état de chacun. Il a du s'arrêter car il était un peu chargé. De mon côté pas de gaz mais qu'est ce que j'éructe.

On monte puis on bascule direction Moreau.

Je laisse allez je double je ne retiens rien j'ai pas mal tout va bien, je creuse gentiment l'écart par rapport à ceux qui se freinent dans la pente. Tout va bien je suis incassable, dans pas longtemps je serai à Gerland, j'utilise la technique gaz team au clair de lune on court dans les descentes et on marche quand ça monte. Totote me passe, je fais l'élastique. Tout va bien, ça déroule, je joue à l'accordéon avec des coureurs. Un léger basculement mental, je suis seul maintenant c'est marche ou crève mais je veux mes 7h15. Le saucisson ne veut toujours pas descendre. Et soudain le méchant coup de bambou celui qui fait mal, dokko et dani26 me passe sur un plat et je réalise que je n'arrive plus à relancer. Je ralentis je commence à en avoir marre.

Je me traine clopin clopan jusqu'au ravito suivant


Soucieux en Jarrest


J'en ai ras le bol. Marre de marre, pourquoi je me casse le cul à courir de nuit, j'ai mal de partout en dessous des hanches. Je suis de mauvais poil. J'essaye de rester lucide mais la fatigue la colère font que je perd mon légendaire sourire.J'avais lu que les chaises des ravitos sont des sièges éjectables vers l'abandon, donc je ne veux pas rentrer. J'essaye d'accéder au bar. Le serveur est débordé pas grave j'attends mon verre accroché à cette planche comme un naufragé au milieu de l'océan. J'appelle Biru mais je tombe sur sa messagerie. Ho le fourbelui qui me disait que je pourrais l'attendre si ça va mal. Alors là je suis vraiment seul.

Raideur me tape le coude et me dit qu'il continue en marchant

Je suis plié en deux Akuna a le malheur de me demandé si ça va,dans un accès de colère je l'envoie bouler NON çà VA PAS, JE M'EMMERDE, PLEIN LE CUL DE CES COURSES DE MERDE.

raslebol

Bon je repars quand même car j'ai pas de vrais raisons d'abandonner. Et puis cassé pour cassé autant avoir le tshirt finisher pour justifier de la démarche de cow boy le lundi en cours. Je relance douloureusement et je rejoins raideur. Il me traîne m'encourage à relancer, dans la tête chaque pas me rapproche de Lyon. Après des faux plats montants on quitte enfin le bitume on descend dans les bois. Çà me rappelle mon Jura on arrive vers un petit pont tient on dirait le pont de la fontaine aux oiseaux à St Claude (lieu de mes premiers footing). Une fois en bas il faut bien remonter dans la boue avec les cailloux qui glissent.

Nous arrivons dans un village


Chaponost


Dans le village je suis un groupe de coureur. Je passe sur le réserve au niveau mental, j'appuie sur les bons boutons, j'ai d'avantage mal au coeur qu'au jambe alors je peux avancer, Je pleure, je pense à mon grand père et à ma grand mère. Je pleure à grosse larme mais j'avance. «  tant fait pas grand père t'as souffert pour rester debout alors ma douleur n'est rien, je vais finir. T'aime papy » Je sais que ce booster est douloureux mais il me permet d'aller au delà. Le seul soucis c'est que çà me gène de l'utiliser en publique. Dans le village j'ai l'impression de d'être passé par ici lors de la reco vélo faite avec Biru donc la fin est proche (en faite on est passé à Saint Foy pas à Chapanost). Dans le village il ya des spectateurs qui encouragent, je suis super ennuyé, j'ai les larmes au yeux mais physiquement çà va, c'est pas à cause du physique que je pleure, c'est les émotions, j'espère qu'il ne vont pas croire que j'en ai chié :roll: . On rentre dans le parc. Je suis enfin seul, mais juste derrière Dokko et Dani26. Je peux enfin pleurer à fond, mobiliser toute la douleur refoulée pour aller au delà. J'apprécie ce parc, je savoure chaque instant, les étangs la boue, les candidats, maintenant je sais que j'irais juqu'au bout.

On sort du parc j'ai du mal à relancer, j'aimerais être seul pour pouvoir relancer mais tous ces coureurs qui me passent m'inhibe. Finalement Raideur revient alors je relance. (enfin vite fait) on dirait deux vieux usés par les années.Il me conseil de brancher mon baladeur. (rah le c%*n comment j'avais oublié çà) Un peu de sportéine. (je sais pas si c'est efficace mais çà fait pas de mal). On entame une descente interminable sur le bitume.Raideur marche j'en profite pour récupérer au lieu d'aggraver les douleurs Raideur veut faire une pause pour se changer. Alors j'en profite pour m'accroupir non de non çà tire. Angel nous rejoins. On fait la pause. Je me gave de tuc. Il faut relancer angel repart le pas léger. Nous relançons gentiment mais on continue cette logique de récupération. On sort de Chapanost et on rentre dans Beaunant. Au loin on aperçoit une côte bien droite. Il y' a une grande descente mais les expert de l'urbanisme on mit une chicane histoire de bloquer les vélos. Shreugneugneu il faut freiner, tournicoté mais le son de l'accordéon me fait chaud au coeur. C'est la plus belle musique que j'ai jamais entendu. Voilà le ravito


Beaunant


Ultime ravito dans 11 km je suis à la maison. J'ai plus de raison d'abandonner mais on va pas dire que je suis au top. Alors on va se ravitailler. Dans le fond de la salle il y'a du monde enroulé dans des couvertures de survie je veux pas voir çà. Je prends ce que j'ai à prendre et je ressort. On s'étire avec Raideur et Angel, Gillou se fait appeler par madame. Le pauvre on dirait (enfin c'est une impression perso) qu'il se fait engueuler parce qu'elle est obligé de l'attendre à Gerland et qu'il est en retard au rendez vous. Je rie intérieurement de cette situation cocasse. Bon c'est pas tout çà mais il va falloir repartir. Alors on relance.


Sainte Foy les Lyon et sa terrible côte.


On attaque en courantsi si c'est vrai pendant 30 mètres, une fois hors du champs des caméra on marche. Je me souviens l'avoir faite en vélo. Bon sang de bon soir je me souvenais pas qu'elle était aussi longue par contre le cardio ne monte pas. Il y'a une jolie maison avec une coupole. On fait du tourisme dans la monté. Le bistrot est fermé donc pas de ravito sauvage.La maternité, pensée pour le Biru qui repassera par ici avec le cardio à fond dans quelques mois. En haut un coureur « tire sa crampe » sous le pied selon Angel c'est un truc particulièrement douloureux surtout à ce point de la course. On continue à monter mais c'est moins raide. Un coureur ce fait accompagné par une jeune femme. (le veinard) Nous basculons dans le centre du village - j'en profite pour appeler une amie qui m'a promis d'être présente vers la Saône finalement elle est fatigué donc elle ne viendra pas, cette feignasse- là je connais. Ho un stand avec des huitres, C'est pas un ravito? Non bon tant pis on va profiter de la vue sur Lyon avec le soleil qui se lève. Çà descend petit coup de speed y'a peut être moyen d'accrocher une sainté bronze, alors je donne tout ce que j'ai pas çà descend. Soudain un fléchissement, raideur me retape le coude je vais pas me laisser décrocher par le vieux. Çà descend. Les escaliers allonger pour s'étirer. Tout va bien ou presque de mon coté. Raideur est raide. Soudain un jeune nous dépasse et lance un commentaire. Je regarde raideur et lui fait signe qu'il s'agit d'un espoir qui court en solo. Je tiens à mon classement en espoir alors je relance raideur ne peut plus suivre alors çà sera solo, je le passe maintenant c'est le sprint final:evil: :evil:. Je le décroche dans les escaliers au niveau du tunnel de Fourvière. Le seul objectif c'est qu'il ne me dépasse pas alors j'ai le feu au fesse. J'envoie tout ce que j'ai. Je vole au dessus de la Saône. Les quais de Saône et son vent de sud, ne pas faiblir y'a un jeune qui te colle au cul lâche rien mon coco, saleté de vent je rame mais j'avance. Je me souviens des mots d'Eugène ce vieux marathonien plein de sagesse lorsqu'on trottinait dans le coin, effet coup de fouet, j'avance. A la lutte mais rien à cirer j'irais au bout rien ne m'arrêteras avant Gerland. Punaise c'est long ces quais mais 4 kilomètres c'est 2*2 mille mètres une paille. Alors je continue j'aperçois à peine le pont roulant tellement j'ai le regard vers le sol. La ginguette, le chantier pour les bateau je déroule avec la frousse de me faire passer. On passe sous les ponts il y'a des gens qui dorment ici, je continue. Je contourne le petit coup de cul en longeant la rivière j'aperçois Angel (dans ma tête c'est un rapide il va pouvoir m'aider). Au confluent je le rattrape, je lui demande un coup de main, et là il s'accroupit avec un grand sourire et me dit qu'il est cuit:lol: . Merdum je vais devoir lutter tout seul comme un grand. Vent dans le dos profiter de l'aide. Roule coco ne ralentit surtout pas. Les escaliers pour accéder au pont, ne pas marcher courir et envoyer. Ce pont qui m'avait si mal au marathon de Lyon, je dois courir ne rien laisser. En fait il n'est pas si raide quand on a le feu aux fesses. On redescend de l'autre coté, je vais pas me traîner à faire toutes les boucles derrière tout ceux qui sont à la ramasse alors je coupe. Bon il faut relancer sur le plat, ne pas ralentir. Lever les pieds pour éviter les racines. Petit coup de cul, c'est plutôt un coup de frein, mais je peux pas me le permettre. Nous rentrons dans le parc de Gerland j'ai mal au bide le saucisson ne veut toujours pas descendre. Il me reste plus qu'un kilomètre mais j'ai l'impression d'avoir une brique dans le ventre. J'ai des nausées, j'ai envie de me vidanger. Un coureur me dit que c'est normal et que je peux aller au delà. Reste 500 mètres soit un tour de stade et des poussières, çà va déch. 200 mètres, un demi tour de stade, maintenant çà passe ou çà passe. Un coureur sentant ma remonté lance le sprint, ok mon coco tu veux jouer au plus accrocheur ben on sera deux. Il y'a du monde le mec s'arrache moi aussi je pousse un hurlement et je pousse la bécanne en surrégime 75 mètres c'est qu'un petit sprint. 50 mètre j'ai bientôt fini. Je rentre dans le palais des sports, j'arrache les dernières foulée et je passe le tapis.

Tient on vient de couper un interrupteur??? :?

Je n'entend plus rien, visuellement mon champs de vision se restreint j'ai l'esprit vide. Béné m'inerpelle, je lève les yeux et les bras. Vite le ravito pour faire le plein, ho un tshirt finisher fallait pas je cours pas pour çà :lol: . Sortir de l'aire d'arrivée. Tien mon cardio tourne encore. Penser à l'éteindre.



L'après course


Je file récupérer mon sac. Je discute avec le vététiste pour le féliciter de ses qualités de descendeurs. Punaise mais qu'est que j'ai bien put mettre dans ce sac. Je me dirige finalement vers le hall, mais j'aperçois un copain qui surveille les arrivées. Je me dirige vers lui. Rencontre surréaliste lui qui vient de se lever et moi qui ai passé la nuit dehors. Deux univers qui se rencontrent mais qui ne se comprennent pas. Il me tend un dossier pour les cours et me dit de l'étudier, alors là je l'envoie bouler car je suis vraiment à 10 mille kilomètres de son foutu dossier :evil: . Merde venir me faire chier avec çà le dimanche matin à 8h30. Je m'eclispe et rejoint les kikoureurs après être passé par le ravito. On nous propose des pâtes avec de la sauce tomate. Je fais remarquer à la bénévole qu'on est vraiment choyé y'a même des oignons dans la sauce tomate ( elle connaît pas encore le pire de la gaz team). Je retrouve le castor, qui me présente fab des ufo, sa tête me dit quelque chose mais j'arrive pas à savoir quoi. Il écoute mais ronchonnements contre ma mauvais prépa mon temps foireux etc, etc... Castor me fait remarquer le palmarès du monsieur. Je suis vraiment un petit joueur. Les pâtes sont en faite fade, je me gave de tous les trucs sucrés qui me tombe sous la main mais non la banane çà ne passe pas. Angel puis Zeb et raideur nous rejoignent Mathias vient tailler le bout de gras, j'aperçois Rapace au loin mais lui ne me voit pas. On discute. On apprend que Karllieb a abandonné, çà nous rend triste, lui qui voulait battre son record ne sera pas finisher. Le temps passe raideur s'éclipse. On reste avec Angel et Zeb pour voir le podium. Tien çà s'active à la table d'à coté, les secouristes arrivent. On a rien vu. Biru et baobab ne sont toujours pas arrivés. Je commence presque à me faire du soucis. La remise des prix est faîte. Dis donc 68 km çà brasse de l'intérieur je fais mes adieu à Zeb, vidange non de zi heureusement que j'ai refusé le tabasco. Direction la douche, tien s'était pas écrit pour les bains de boue. Petite séance de prosélytismes pour kikourou. On ressort de la douche pied nu pas moyen de remettre des chaussettes avec cette boue. En sortant je tombe sur Remond assis sur le podium il a le regard ailleurs on dirait qu'il a souffert. Je consulte les résultats 8h23, 10 eme espoirvraiment pas cool). Je croise LtBlueberry. Je tombe sur mon Biru, direction les osthéos. Mathias est déjà allongé On se fait tripoter, d'ailleurs cela résout le problème que j'avais au dos depuis septembre.Il est temps de se quitter, Biru est attendu par sa femme et on sprint (enfin allure escargot sur lac de sel). Me voilà dans le métro c'est fini bientôt midi, je me pose sur le canapé et je m'endors doucement et je rêve du prochain objectif : on rajoutera 32 km.


Retex


S'il ne fallait retenir que quelques petites choses de cette course :

1 la course

Du monde, un autre monde (la nuit c'est génial), des ravitos magiques mais victime de leur succès.

2 le bonhomme :

mental : je passe différents cap pendant la course et malgré le 50km de préparation j'ai faiblis, oublié mon objectif final.

amibugs disait dans son CR 2005 « Depuis plus de trois ans, je ne cours plus aucune distance inférieure à 43 km car je n'y éprouve plus aucun plaisir. Un ultra est une profonde lutte contre soi-même avec comme principale arme, la volonté. Et cette volonté quoi de mieux que les pires conditions pour la défier ? ». Je n'irais pas jusqu'au défi de ma volonté mais oui j'ai souffert mais je savais que je m'engageais émotionnellement sur cette course. Peut être est ce la magie de ce genre de cours? De ce découvrir.

Physique : manque de préparation évidente pour finir en 7h15

Matériel : ma maison sur le dos ne m'a pas posé de problème


1 From biru


1

18 commentaires

Commentaire de L'Castor Junior posté le 18-12-2006 à 16:19:00

Jolie course quand même gars, surtout pour un gamin ;-)
J'imagine le choc des deux mondes lorsque tu as vu ton collègue et ses dossiers...
En totu cas, j'ai été ravi de te rencontrer.
Visiblement, il y aura d'autres occasions à l'avenir !
Merci pour ce CR, et pour toutes les émotions que tu as vécues sur cette course.

Commentaire de Zeb posté le 18-12-2006 à 16:53:00

Ben, ca vallait le coup d'attendre ....ce CR nous remet tous en situation, et ca me rend (déjà) nostalgique ! Félicitations pour ta course et surtout ne soit pas décu par ta course, c'est une formidable expérience !

Zeb

Commentaire de joy posté le 18-12-2006 à 16:59:00

a ta raison ça c du cr de pro encore bravo et a bientot poto...

Commentaire de le_kéké posté le 18-12-2006 à 17:05:00

Merci thunder, de l'emotion, de l'humour, il y a tout dans ce CR.
J'ai adoré !!!!
J'aurais du essayé de vous suivre un peu au début quand je vous ai vu devant moi mais vous êtes parti trop vite.

A+ Philippe

Commentaire de l'ourson posté le 18-12-2006 à 17:31:00

Bravo Thunder pour ton CR tréééés long et trééééés zémouvant.. Bienvenue dans le monde des ultra-dingues ;-)) et RV en 2007 pour une Sainté de bronze... minimum !!!

Commentaire de akunamatata posté le 18-12-2006 à 17:47:00

sympa le CR Thunder! A la prochaine et essaye de sourire sur les photos ;)

Commentaire de Coach Cyril posté le 18-12-2006 à 18:57:00

Quel CR de pro !!!
Super merci c'est trés émouvant et on a l'impression d'y être et de revivre la course.c'est pas possible tu t'es filmé pour restranscrire les moindres détails du parcours!
c'est donc toi que j'ai vu avant le départ portant des cornes sur ta casquette!!!

@+sur les courses
et à l'an prochain sur la STL

cyril d'orient'alp

Commentaire de béné38 posté le 19-12-2006 à 00:22:00

Ah, ben ça valait le coup d'attendre !!!!
Merci pour ce super récit Thunder.
Ne sois pas déçu de ta course, nous on est très fier de toi (hein coach ?)!
Bises
Béné38

Commentaire de Tortue géniale posté le 19-12-2006 à 07:51:00

Que dire : BRAVO ! super Cr mon Thunder !
Par contre, je ne savais pas que tu était allé puiser autant que cela pour te remettre en selle ... respect.
POur le coup du " tendu comme un string un soir de surboum " je reste le titulaire de cette expression !!!
A bientôt !
( pour info, mon internet à la maison est HS, je suis obligé de gruger au boulot pour pouvoir me tenir au courant ... )

Commentaire de thunder posté le 19-12-2006 à 11:53:00

Merci à tous pour vos commentaires même si la fin me laisse un peu déçut j'ai super bien relativisé et je suis heureux de ma balade nocturne.
@castor junior Toi le vieux grr au plaisir d'autres rencontres... :)
@pinston la méthode démarrer fort ça marche pas super la prochaine fois je resterai derrière toi
@l'ourson 2007 euh rando non?
@akuna t'as le chic pour me prendre au mauvais moments :P merci pour les photos et j'attend ton CR avec impatience
@Cyril si tu porte la caméra je veux bien filmer la course :P
@béné merci :oops:
@biru mais que fait la police : usage privé des outils du travail, :P sinon tu remarqueras la note de bas de page qui rend à toi ô grand biru tes élégantes citations

Commentaire de rapace74 posté le 19-12-2006 à 12:55:00

bravo pour ton CR et ta course!!!!
encore navré de ne pas t'avoir vu a l'arrivée!!
mais bon vous m'avez tous enrhumé au bout de 5 km sans meme m'attendre!!!!!! lollllllll
bon entrainement pour la suite a bientôt en course ou a cluses !!! pkoi pas?
manu

Commentaire de patate posté le 19-12-2006 à 13:25:00

Thunder
Une chose est sure, on a rien à t'apprendre en terme de CR, il est vraiment super (fais ch... de dire du bien lol).
Tu n'as vraiment pas de quoi être décu, loin de la, tu as fait une super saintélyon, et pour un début ADDM, c'est plutôt encourageant surtout quand on connait ton age.
Je serais ravi de te saluer et de connaitre enfin un espoir
Noel (patate)

Commentaire de Karllieb posté le 19-12-2006 à 18:15:00

Enfin ! Le cR a été plus long à finir que la course en elle-même. Remarques, ça valait le coup d'attendre. Il m'a bien fait rire et les photos sont sympas. Bravo... et à la prochaine.
Karllieb

Commentaire de raideur69 posté le 20-12-2006 à 08:06:00

Je me répete,mais Bravo!!!mon petit Mathieu,tu t'en tire tres bien, pour une premiere et puis comme je te dis tjrs tu à le temps toi.C'est ma mauvaise gestion qui nous à fait merdé
Belle photo laposeteam.
A bientot

Commentaire de brunoangel posté le 20-12-2006 à 22:35:00

Big Bravo pour ton CR Thunder... Pour ma part, j'ai été super content d'avoir vécu ma 3e SaintéLyon avec ce petit groupe bien sympathique qu'était Thunder, Raider69, alias le Coach, Gillou et les autres que je connais moins...

Il est clair qu'avec le peu d'entrainement que j'avais, j'aurais eu du mal à finir si je m'étais lancé seul dans l'aventure...

Bon, maintenant c'est récup' et faire du gras !, ca tombe bien c'est bientôt l'heure des foies ! ;-)

A bientot pour de nouveaux projets en 2007... avec le RTT fin janvier, puis le Vulcain, puis la Sainte Victoire... puis....

Commentaire de brunoangel posté le 20-12-2006 à 22:39:00

Big Bravo pour ton CR Thunder... Pour ma part, j'ai été super content d'avoir vécu ma 3e SaintéLyon avec ce petit groupe bien sympathique qu'était Thunder, Raider69, alias le Coach, Gillou et les autres que je connais moins...

Il est clair qu'avec le peu d'entrainement que j'avais, j'aurais eu du mal à finir si je m'étais lancé seul dans l'aventure...

Bon, maintenant c'est récup' et faire du gras !, ca tombe bien c'est bientôt l'heure des foies ! ;-)

A bientot pour de nouveaux projets en 2007... avec le RTT fin janvier, puis le Vulcain, puis la Sainte Victoire... puis....

Commentaire de NoNo l'esc@rgot posté le 04-01-2007 à 20:29:00

Je connaissais le Thunder_Fonceur...
le Thunder_glouton... le Thunder_farceur...
mais je découvre le Thunder_râleur_boudeur !!!
Bah ! Personne n'est parfait, va !!! Nan...

NoNo_qui_se_venge ! (mais très beau récit quand même !)

Commentaire de langevine posté le 21-04-2008 à 12:42:00

Un régal ce récit, j'en redemande!! Cette année, je viendrai souffrir avec toi mis hors de question d'entendre tes grognements, hein?!!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran