Récit de la course : Saintélyon 2006, par Tortue géniale

L'auteur : Tortue géniale

La course : Saintélyon

Date : 3/12/2006

Lieu : Saint Etienne (Loire)

Affichage : 3688 vues

Distance : 68km

Matos : * Casquette BROOKS
* T- shirt manches longues PATAGONIA silk
* Coupe- vent respirant RAIDLIGHT MP+
* Collant long ODLO été
* Chaussettes FALKE
* Chaussures trail MONTRAIL Highline
* Guêtres QUECHUA
* Frontale PETZL Tikka
* Lampe de poche à main GEONAUTE
* Sac à dos RAIDLIGHT Endurance renfermant gels FENIOUX ANTIOXYDANT, pastilles ISOSTAR anti- crampes, boisson PUNCH POWER goût potage tomate, TUC bacon ( pas utilisés ), MP3 ( pas utilisé ), couverture de survie ( pas utilisée ), PQ ( pas utilisé ).

Objectif : Terminer

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SAINTELYON 2006 : DU REVE A LA REALITE

Début septembre 2006, je décide de faire un trail nommé trail des balcons du Lyonnais à SOUCIEU EN JARREST ( tiens, tiens ! déjà là … ) : 38 km pour 1100m de dénivelée positive afin de voir ce que pourra donner une éventuelle Saintélyon, vu que son parcours doit forcément passer sur les mêmes chemins …
Je vous fais grâce de mon parcours mais résultat à l’arrivée : envie de raccrocher les pompes, de faire non plus du trail mais du jogging ( beurk ! ).
Quelques jours passent, où je décide même de reprendre le badminton ! Je fais une séance où je m’éclate ( j’étais déjà en club ) puis je reviens quelques jours plus tard pour un entraînement, où je me fais gentiment envoyer bouler par l’entraîneur car il y a trop de monde.
OK, tu le prends comme ça ? ben ta licence tu peux te la carrer là où je pense … mais qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de cet argent ?… ( vous voyez où je veux en venir ?… )
Bon, je me remobilise alors, je fais le point sur ce qui a pu entraîner une telle méforme sur ce précédent trail : préparation « moyenne » durant l’été après le Mont- Blanc Marathon, alimentation plutôt déséquilibrée, charge de travail très importante et surtout chaleur le jour de la course que je déteste plus que tout niveau météo !
A peine le temps de penser à tout ça que mon inscription pour la Saintélyon était envoyée ! d’où remise en question rapide, d’où mise en place d’une préparation correcte, d’où mise en place d’une alimentation équilibrée, et c’est parti !
Début octobre, je passe à un plan de préparation chopé dans ENDURANCE MAG spécial Saintélyon que je me presse de commencer et SURTOUT le 10 octobre, je m’inscris sur KIKOUROU le jour même où je reçois internet, et là, c’est le drame ! impossible d’arrêter ! impossible de renoncer ! les semaines défilent à une allure d’enfer, où je fais la connaissance rapidement de Kikoureurs tels que Thunder, Baobab, Doko38, Raideur69 sur différentes sorties de préparation. Quelle ambiance ! je m’aperçois enfin que des personnes partagent la même passion que moi, mais chacun à son niveau …
Les jours approchent rapidement du Jour- J, où le post’ consacré à la course s’anime de plus en plus : la pension monte ! J’arrive quand même à me faire mal au boulot aux 02 ischios, où la douleur prend du temps à s’estomper, jusqu’à la sortie des 30km des Jogg’îles où je commence presque à douter ! Je fais alors attention à mes sorties pour ménager les muscles de mes jambes et 04 jours avant la course, je me chope une pharyngite !
Le post’ s’anime de son côté de plus en plus, où je garde le moral afin d’être bien présent le samedi. Je paufine ma préparation en allant jusqu’à plastifier le profil du raid afin de ne pas me faire surprendre par une montée oubliée ! ( sans compter les heures passées dans les magasins de running pour choisir telle ou telle tenue, pire qu’une Kévina en mal de fringues Pimkie ! )
Bien évidemment les 03 derniers jours, les heures passent trop doucement, où j’essaye d’oublier le plus possible l’effort que je vais bientôt produire, mais ce n’est pas évident !
Les 03 nuits qui précédent la course sont très courtes, mais je fais avec.
Le samedi 02/12/2006 arrive enfin ! Une fois levé, je m’empresse d’aller chercher mon dossard au palais des sports de Gerland ... arrivé devant à 09h45, une queue de 20m est déjà présente ! Dire que dans quelques heures, j’arriverai de nouveau à cet endroit, enfin, si tout va bien ! 10h00, les portes s’ouvrent, où tout le monde s’engouffre dans la hall.
Je remarque qu’il s’agit en fait de beaucoup de personnes qui viennent en fait pour s’inscrire pour le raid solo, pas pour prendre directement leur dossard. Je m’approche alors d’une dame qui me donne mon enveloppe ainsi qu’un sachet biodégradable à l’odeur de poulet frit moisi qui contient LE BONNET : noir pour cette année ! Je ne peux m’empêcher de le mettre et constate que ledit objet est quand même pas mal petit pour les grosses têtes, heureusement que la mienne le supporte bien !
Fini le temps où je reluquais les porteurs de bonnets estampillés « SAINTELYON », mais par principe, je refuse de le porter avant de l’avoir finie c’te course ! ( et oui, je suis aussi une personne de remplie de principes à la con ! )
Mon dossard est le numéro 178, je n’arrive pas à rapporter ce chiffre à quelque chose de connu, tant mieux ! ou tant pis !
Je rentre rapidement à la maison où je mange mon repas de midi avant de terminer mon sac de course.
Je passe le récit de sa conception, mais entre le paquet de TUC qui ne voulait pas rentrer et le fait d’avoir décoré mon mur de potage à la tomate sortant du tube du Camel’, j’ai pris une bonne suée ! Je me mets ensuite en tenue d’apparat pour la nuit prochaine et à 17h00, ma femme m’emmène à la gare de LYON PERRACHE, où nous longeons à un moment le parcours lorsque celui- ci descendra de SAINTE FOY LES LYON pour passer sur le pont Kitchener- Marchand. Je quitte tendrement ma ptite femme en espérant la retrouver rapidement ( hum ! ) et vais chercher mon billet de train.
J’attends ensuite dans le hall avant l’arrivée de mes comparses Thunder et Doko69 qui me rejoignent rapidement. Nos mines sont réjouies, presque pressées d’en découdre avec les chemins ! Le voyage se fait à vitesse grand V où nous échangeons nos infos de dernière minute … mais mon attention est surtout fixée le sac de 20kg que Thunder va porter cette nuit et son sac de 121kg qui contient son tapis de sol pour qu’il se repose, son réchaud, ses pulls, ses préservatifs, son Zodiac, son album de naissance, son Gatosport et autres ustensiles … Une fois à Saint Etienne, nous sommes rejoints devant la gare par Zeb qui a surtout reconnu Thunder et ses cornes de diable rouges fixées sur sa casquette.
Nous nous attachons alors à trouver le resto afin de larguer nos gros sacs … après une lecture de plan digne de débutants de C.O. nous trouvons le resto qui à distance linéaire se trouve à 40,37m de la gare, en plein dans l’axe … ( j’espère alors que le fléchage sur le parcours sera VRAIMENT au poil ! )
Sur place, nous faisons la connaissance de Dani26 déjà en ces lieux depuis quelques temps. Nous larguons nos affaires et nous nous dirigeons ensuite tant bien que mal ( plutôt mal d’ailleurs ! ) vers le parc des expositions.
Sur place, Doko38 et Zeb chopent leur Précieux puis nous retournons au resto pour arriver à 19h50. Arrivés dans une salle réservée à Kikourou ( mon Dieu qu’ils ont eu raison ! vous verrez plus tard … je crois que cela s’appelle du teasing ce que je fais … ) nous nous retrouvons face à toute une bande de personnes qui nous attendaient.
( Je m’excuse d’avance pour ceux que je vais oublier ou dont je vais modifier le nom ou pseudo mais je crois me rappeler de L’castor junior, L’castor senior, Rapace74, Karllieb, Mathias, Akunamatata, le Hérisson, Gollum, Totote01, Béné38, Tendon Agile, Bede ( Laurence ? ), Phil78, Fabienne et nous autres ! ça en fait du monde ! Je me rends compte par la même occasion que je suis un des rares à me pointer en tenue de course au resto … )
On fait alors rapidement les présentations et les photos de groupe ( quel instant ! ) avant de passer à table. L’atmosphère est bon enfant, où j’essaye de faire bonne impression en évitant toute vanne de potache où autre connerie dès le début … pas évident quand même !
L’entrée arrive et est rapidement avalée ( assiette de crudités pour les intéressés ) puis entre ceci et les pâtes, Master Mathias en profite pour que l’on fasse un tour de table afin que chacun se présente : enfin je peux mettre une voix sur un visage ( sauf Totote01 … = extinction de voix )
Nous attaquons ensuite les pâtes accompagnées d’une sauce qui me semble être un fond de veau dans lequel on a ajouté un peu de crème et des champignons, pas mauvais ! j’en mange deux assiettes avant de manger une partie de mon dessert.
Une fois les réjouissances terminées, tout le monde fait ses affaires pour partir en direction du parc des expos pour se changer.
Comme nous sommes dans une salle réservée, je pars demander à la Direction si nous pouvons rester pour nous changer et nous relaxer, où l’on me répond par l’affirmative.
C’est alors que je me retrouve avec Dani26, Doko38, Zeb et Thunder, moment où la gaz team commence à faire parler d’elle …
Rapidement, l’odeur le tarte aux pommes fait place à une odeur de vaseline, ça parle d’échauffement, Doko38 en se passant de la crème anti- frottements s’aperçoit qu’il s’est en fait mis de la pommade chauffante ( imaginez l’effet en pleine course s’il ne s’en était pas rendu compte ! ), Thunder se retrouve quasi nu à vouloir tenter de dormir sur son matelas posé en pleine salle … bref, le serveur attaché à débarrasser les tables hallucinait ! ( des photos de tout cela on été prises et doivent déjà circuler sur des sites hautement dangereux ! )
Toutes nos frasques font passer le temps très rapidement puis une fois nos habits de lumière revêtus, nous prenons la route per pedes pour le parc des expos où nous constatons en sortant du resto qu’il a bien plut durant notre repas. La pluie a cessé, mais j’imagine déjà l’état des sentiers !
15 minutes plus tard, nous nous retrouvons dans le parc des expos rempli comme un œuf, où nous parvenons à trouver l’emplacement des Kikoureurs … encore des camarades du site avec lesquels je fais connaissance ! d’ailleurs, quelques UFO ne sont pas loin de nous mais vu leur concentration, j’irai les saluer une autre fois … ( ‘on pas l’air commodes ! )
Je ramène par la suite mon sac de préparation au bus pour le récupérer par la suite à LYON puis je me rends à notre emplacement pour taper la discute avec les Kikoureurs.
30 minutes avant le départ, j’avale 05 cachets anti- crampes, on ne sait jamais ! ( beurk ! )
Nous sommes alors rejoints par mon ami Baobab, frais comme un gardon suivi de près par coach Raideur69. Les minutes défilent à toute vitesse, où nous apprenons que le départ des relayeurs va se faire dans 05 minutes, ce qui veut dire qu’il est déjà 23h40 ! incroyable ! pas vu le temps passé et je ne suis même pas excité !
Nous faisons quelques photos de groupe pour ensuite filer dehors.
Sur ma gauche, je devine la file d’une centaine de mètres de relayeurs qui attendent le départ et PAN ! d’un coup d’un seul, ils partent tous comme des flèches ! Rapidement Baobab et moi décidons de faire course ensemble vu les prétentions des autres, bien au- dessus des nôtres. Nous attendons le passage de beaucoup de coureurs qui se positionnent sur le départ pour nous retrouver en quasi queue de peloton.
J’avale 01 tube d’antioxydants et bizarrement, les 05 dernières minutes ne sont pas plus exaltantes que cela et à 00h00, je vois au loin les premiers partir comme des bombes ! je n’ai même pas entendu de starter ! 04 minutes plus tard, je franchis la ligne de départ avec Baobab, le rythme est assez lent, assez bon pour faire chauffer la machine …

DEPART SAINT- ETIENNE – SORBIERS

Le temps est au beau fixe, il ne pleut pas mais la chaussée est très humide, le température est par contre très douce, inutile de mettre une sous- couche polaire ! Il doit faire 08- 09°C, trop chaud pour cette période de l’année.
Nous évoluons ainsi dans des rues très larges sur des faux- plats montants, quel monde ! puis nous descendons avant de prendre un pont pour ensuite remonter sur une bonne centaine de mètres avant de nous stabiliser.
J’occupe ce temps à discuter avec Baobab qui connaît le parcours où franchement, tout passe très vite, et nous arrivons très rapidement à SORBIERS au 01er ravito.
Il n’y a que de la route mais je suis étonné de cette « spéciale » qui est quand même assez montante par endroits.
Des badauds nous applaudissent dans le village à cette heure avancée de la nuit puis nous arrivons déjà au ravito !

SORBIERS – SAINT CHRISTO EN JAREZ

J’avale 02 verres d’ISOSTAR avant de prendre encore un tube d’antioxydants puis nous revoilà partis sur une route qui s’élève déjà plus rapidement. Des cadavres de gobelets en plastique jonchent le sol à n’en plus finir, ce qui me fait immédiatement penser à une course sur route …
J’adopte alors la technique de marche rapide en montée puis je m’aperçois que les crêtes sont déjà visibles, non loin de là … à un moment, la route part sur la droite pour laisser place à une montée sur sentier sous un taillis très sombre … nous pénêtrons à l’intérieur et allumons enfin nos frontales ou l’espace d’une seconde, nous basculons dans un autre monde ...
Nos frontales éclairant devant elles mettent alors en valeur nos tenues réfléchissantes. Comme nous sommes tous collés les uns aux autres en marchant de front sans parler, on croirait une armée de squelettes qui se déplaçant dans la nuit ! c’est beau à mourir, fascinant, presque effrayant !
Le chemin continue de monter pour ensuite se stabiliser sur du schiste très compact mais attention ! des éperons rocheux schisteux traîtres ( dites ces 04 derniers mots le plus rapidement possible, bonne chance ! ) font trébucher voire tomber à terre certains d’entre nous … et pas la peine de les regarder car la moindre seconde d’inattention peut nous faire chuter ! méfiance …
Nous alternons une succession de montées- descentes pour nous retrouver au pied du col de la Gachet : un spectacle unique s’offre à nous, où le chemin devant nous serpente en montant vers le prochain arrêt, donnant encore plus cette impression de spectacle fantomatique, ectoplasmique, irréel … lors de la montée vers le col de la Gachet, je me retourne plusieurs fois pour constater que nous autres squelettes ressemblons de face à des lucioles, dont le spectacle est beaucoup plus réjouissant !
Je fais part de mes impressions à Baobab, où nous prenons un plaisir fou à être en ces lieux, de nuit.
Quelques minutes plus tard, nous atteignons l’entrée de SAINT CHRISTO EN JAREZ avant de dévaler la route pour ensuite remonter vers le terrain de foot en longeant un ruisseau. Ledit terrain atteint est en fait le ravito, où je bois de l’eau et du sirop avec une pastille d’anti- crampes … vérification faite, tous mes voyants sont au vert … tant mieux !

SAINT CHRISTO EN JAREZ- MOREAU

Nous grimpons ensuite une côte assez raide dans le village où de nombreux véhicules sont à l’arrêt dans les rues, probablement des relayeurs … quel bordel ! je quitte alors cette route toujours avec baobab pour nous retrouver presque seuls sur une route qui nous amène rapidement sur un chemin en ligne de crête.
Tant mieux puisque je me retrouve alors sur la portion que j’ai reconnue il y a 01 mois avec la sortie organisée par Nike sur les traces de la Saintélyon jusqu’à SAINTE CATHERINE.
Dès la ligne de crête atteinte, un brouillard nous encercle où l’utilisation de la lampe à main va s’avérer nécessaire … le chemin descend lentement où nous nous retrouvons sur la route au niveau du lieu dit de « l’hôpital » ( vous remarquerez que certains lieux dits sur la Saintélyon portent des noms très évocateurs … et ce n’est pas fini ! )
Nous courons alors sur la droite de la route, avec des voitures quasiment à l’arrêt sur notre gauche … c’est rigolo, sauf quand on prend de la fumée des pots d ‘échappement dans la figure … un chemin part ensuite sur la droite et monte d’un coup avant de descendre peu à peu vers le ravito de MOREAU que nous atteignons rapidement.
Une fois sur les lieux, je m’alimente et bois ce que je peux … je croise alors le regard de Pat69, un adepte de Kikourou que j’invite à courir avec nous … à peine le temps de dire cela que je ne vois plus Baobab … j’attends quelques secondes en criant son nom, pas de réponse. Je prends alors la portion de route avec Pat69 où j’atteins le point culminant du parcours.
Une fois passé, nous empruntons un chemin boueux où nous chopons à nouveau le brouillard. Je m’équipe de ma lampe de poche qui me permet d’éclairer devant mes pieds, bonne pioche ! dans un même temps mon portable se met à sonner, je m’aperçois qu’il s’agit de Baobab qui m’appelle et lorsque je décroche, le voilà qui s’éteint, faute de batterie ! pour couronner le tout, mon embout du Camel’ manque de se barrer, où je lutte dans la nuit et dans le brouillard pour le remettre comme il faut ! quelle déconvenue en 500 mètres ! en fait, je suis tout seul, ne sachant pas où Pat69 se trouve ! arrrrggg ! grâce à ma lampe à main et ma connaissance du parcours, j’en profite pour tracer la glace dans la forêt.
Rapidement, j’atteins le haut de SAINTE CATHERINE qu’on appelle JUAN LES PINS
( c’est une collègue originaire de là- bas qui me l’a dit car il y a des pins en à- pic de la vallée du Gier, vous vous souvenez pour ceux qui y étaient ? ) avant de passer au- dessus du camping pour ensuite dégringoler vers le ravito. La descente est très piégeuse avec des rochers partout, mais la boue très présente permet d’amortir les chocs de la chaussure sur les cailloux. Forcément, beaucoup de coureurs passent à gauche pour l’éviter : pas moi ! feu ! j’allume comme un porc dans la boue en m’excusant comme je peux : « désolé, mais il paraît que c’est bon pour la peau ! »
Ma dégringolade terminée, je m’approche rapidement du ravito par une approche sur terrain boueux glissant auquel je me suis bien habitué ( merci mes guêtres au fait ! ).
Je passe la ligne en 03h34’, 04’ de trop pour la clore en 08h15 ( c’est la dernière fois que je regarderais mon chrono pour cela ! ).
En quelques secondes, je sens que quelque chose ne va pas bien, mais je ne sais pas quoi : fatigue ? mauvaise alimentation ? mauvaise hydratation ? je ne sais pas.
Je bois quelques verres de sirop de citron pour me donner du courage et avale tant bien que mal mon premier TUC, qui a vraiment du mal à passer. Je sens que ça agit directement sur mes intestins, où j’ai comme l’impression d’avoir une enclume qui descend dans mon bide …

SAINTE CATHERINE - SAINT GENOUX

Je repars quelques minutes plus tard où je longe un bus rempli de personnes, sûrement des relayeurs qui ont fini … où des coureurs flingués ... Je remonte dans le centre- ville de SAINTE CATHERINE par la route, où celle- ci bifurque sur la droite vers un chemin pierreux. Celui- ci monte régulièrement dans la montagne, où je me rend vraiment compte que j’ai un coup de moins bien : pas envie, pas faim, pas soif, je suis seul … par contre, à aucun moment l’envie d’abandonner ne se fait sentir ! Ma cheville droite me fait très mal, où je m’arrête à un moment pour défaire légèrement ma puce histoire de ne pas laisser mon pied bleuir ! Je m’accroche ensuite comme je peux et parviens à rejoindre la Bullière. Ma solitude me fait alors réfléchir sur beaucoup de choses, un petit coup d’introspection, ça n’a jamais fait de mal à personne …
J’alterne alors marche et course pour alléger mes cuisses et mes genoux. La Bullière passée, le chemin serpente et se joue du relief en montant et descendant à de nombreuses reprises, c’est dur ! surtout que je m’attend au pire avant SAINT GENOUX … après d’interminables minutes, j’atteins une descente rapide où je me rends compte que je suis dans le fameux bois d’Arfeuille, pas si terrible que ça : ça descend juste vite, en dévers, de nuit, sur terrain humide ( rire intérieur ! ) puis le chemin se stabilise.
Les points de vue sont alors magiques car derrière les vallons encaissés, je devine au loin La Civilisation, mais qu’est- ce que c’est loin ! Nous descendons alors rapidement sur une route asphaltée et je crois deviner que le prochain ravito n’est pas loin, enfin pas loin, il est face à moi, mais tout en haut d’un vallon car on le devine par une intense lumière qui est visible de très loin … bizarrement, le chemin que j’empreinte me donne alors une impression de déjà vue et je ne sais pas pourquoi … une fois au pied de la montée, je passe un hameau avec une maison superbement retapée ! mais je la connais ! ben oui, je sais où je suis, je suis sur le chemin que j’avais emprunté en septembre sur le fameux trail des balcons du Lyonnais !!! aaaaahhhh !!! mais c’est pas vrai ! je suis maudis en cet endroit ! chaque fois que je ne me sens pas bien, c’est toujours les mêmes chemins ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! l’avantage maintenant c’est que je sais précisément où est le ravito, je sais qu’il y a 02 monstres dures à encaisser avant d’y arriver et elles ne manquent pas à l’appel les garces !
Résultat j’arrive assez frais au ravito car rassuré de mes ascensions, mais qu’elles ont été dures ! J’essaie alors de boire un coup dans la tente, mais impossible d’y arriver ! c’est bourré de monde, on n’avance pas, vraiment mal fichu, l’orga aurait pu faire un sens entrée et un sens sortie pour fluidifier les arrivées !
Bon, ben je me contente de boire ma soupe énergétique à la tomate et décide de compléter mon Camel’. Je prends mon temps de le remplir, où je vois sur ma gauche un jeune assis, complètement hagard … on dirait qu’il pleure … qu’il tremble comme une feuille, il n’arrive même pas à taper sur les touches de son portable tellement qu’il tremble ! Je voie alors qu’on prend soin de lui et me rassure en me disant que je suis très loin d‘être comme ça !

SAINT GENOUX – SOUCIEUX EN JARREST

Je repars en marchant sachant qu’il reste encore un bout de montée, où je discute avec une personne pendant pas mal de minutes ! enfin je papote, ça en fait un bout de temps qu’aucun mot n’est sorti de ma bouche !
Je mets mes gants car le froid pince mes extrémités.
La montée passée nous dégringolons très vite dans une vallée où je me contente de marcher pendant pas mal de temps … je m’arrête sur la gauche pour me soulager et constate que je me fait alors doubler par une silhouette que je reconnaîtrais en 1000 ! ben oui, c’est lui ! c’est Baobab ! yes ! enfin du monde que je connais ! je le hèle puis il s’arrête en enlevant son casque MP3 ! nous sommes heureux de nous retrouver et repartons ensemble … Immédiatement nous mettons en place notre stratégie de course ( et oui, même lorsqu’on va à 02 à l’heure, on a une stratégie de course ! ), celle d’alterner notre foulée en rando- course selon le profil du parcours, mais bon, le style rando nous est bien plus approprié … nous discutons ensemble durant quelque temps, mais je me rend compte que la portion SAINTE CATHERINE – SAINT GENOUX m’a fait entrer dans ma bulle, où j’ai du mal à en sortir … ( désolé Baobab, après coup, je m’en suis vraiment rendu compte ! )
Nous descendons plus ou moins rapidement vers SOUCIEUX, mais l’arrivée au ravito se fait vraiment attendre, c’est une portion qui n’est pas agréable du tout, mise à part qu’on approche petit à petit de LYON, on n’arrête pas de serpenter sur des chemins.
Le ravito arrive enfin, où intérieurement, je pense avoir pris ma revanche sur ma course de septembre car je me sens plus en forme maintenant après 44km dans les pattes qu’en septembre !
Je bois quelques verres de thé chaud, ma première boisson chaude depuis le départ car une légère froideur s’est installée, mais à peine … je m’étire quelques secondes, mais je ne veux SURTOUT pas m’asseoir, ce serait du suicide !

SOUCIEUX EN JARREST – BEAUNANT

Sur l’ensemble sur parcours, c’est la spéciale dont je me méfie le plus, à cause de l’heure matinale et des petites difficultés merdiques à passer compte tenu du manque de lucidité que je pourrais avoir … je connais de plus un peu cette portion pour l’avoir faite il y a quelques mois à V.T.T dans l’autre sens…
Je quitte le ravito avec Baobab en direction du centre- ville de SOUCIEUX, mes jambes ne veulent plus courir, même en forçant, rien ! nous forçons notre marche et quittons au bout d’une dizaine de minutes le bourg pour un chemin plat, voire en faux- plat descendant très long. Nous réussissons à courir par intermittence, mais ce n’est pas facile !
A un moment, nous entendons le Garon que nous allons traverser, ce qui signifie que le chemin va rapidement nous y emmener … à peine de temps d’y penser que la pente s’accentue, où nous courons ( si, on court ! ) sur les pierres hautes qui nous font tordre les chevilles dans tous les sens … ggggggrrrrr !!!! je sers les dents avant de me retrouver sur une grande chape en béton très pentue qui donne sur le chemin du Garon.
Je pars à droite puis quelques mètres plus loin à gauche avant d’arriver sur la passerelle métallique qui nous fait passer le ruisseau.
Le jour est en train de pointer et nous amorçons notre remontée sur CHAPONOST.
Dès que le chemin se stabilise à nouveau, je regarde ma montre et pense à mes camarades Kikoureurs qui doivent être sur le point d’arriver, il est 07h40’… Baobab et moi tapons la discute comme nous le pouvons et tout ceci nous aide à entrer dans le village plus rapidement. On passe alors dans le centre- ville où les effluves de croissant chaud sont à la limite du supportable puis nous entrons dans un parc en plein jour dans lequel nous restons pas mal de minutes où enfin mes intestins se rappellent à mon bon souvenir, mais quant à la question de se soulager dans un parc à découvert … moyen moins !
Nous quittons après d’interminables minutes CHAPONOST par le bas avant de bifurquer vers BEAUNANT par les petits chemins. J’ai l’impression que je vais un peu plus vite et je me retrouve ENFIN sur mon terrain de jeu, là où je cours quasi tout le temps : SAINTE FOY LES LYON ! BEAUNANT !
En serpentant dans les ruelles de ce quartier, nous atteignons le dernier ravito avant l’arrivée, où je suis surpris de constater qu’il se trouve à l’intérieur du garage OPEL spécialement aménagé pour l’occasion, sympa !
J’avale tout ce que je peux et tout passe bien ! je suis à 11km de l’arrivée et il faudrait un tremblement de terre pour que je n’y arrive pas ! Baobab de son côté se fait soigner par un ostéopathe pendant pas mal de minutes et me dit de continuer sans lui … j’accepte sans broncher car je suis en train de me refroidir à vue d’œil et repars en courant jusqu’au pied du chemin de Montray, pardon, de la côte de SAINTE FOY LES LYON !
Je passe alors en mode marche rapide et je l’avale en un coup de cuillère à pot, en dépassant même des personnes qui étaient bien devant moi ! mais qu’est- ce qu’elle est balèze quand on ne la connaît pas, c’est à vous dégoûter d’une course !
La fin de la côte avalée, je passe devant le centre hospitalier de SAINTE FOY LES LYON, dire que dans quelques dizaines de semaines, je serai là- dedans pour voir naître mon fils … frisson … je file tout droit en direction du centre- ville par une ultime montée qui nous y amène sur la droite.
Le centre- ville passé, nous longeons LYON par le haut où l’esplanade LICHFIELD donne un point de vue à couper le souffle sur la capitale des gaules, le haut Bugey et les Alpes en toile de fond. La route est alors un faux- plat descendant pendant 1,5km sur laquelle j’alterne course et marche rapide ( avenue Valioud ) pour croiser ensuite la montée de Choulans.
Je n’ose pas regarder les quais de Saône en contrebas sachant qu’il y a des coureurs qui y sont déjà ! Les fameux escaliers descendants sont alors sur ma droite que j’emprunte assez rapidement pour me retrouver dans la rue des 03 artichauts puis de suite dans la montée Saint Laurent, ou plutôt descente … et ça tombe vite ! c’est même une des rares fois que je la prends dans ce sens …J’arrive alors juste au- dessus du tunnel sous Fourvière puis j’emprunte des derniers escaliers qui m’amène au bord de la Saône.
Je passe le pont Kitchener- Marchand pour le retrouver sur le rive gauche de la rivière et à, dernière ligne droite et quelle ligne droite ! on a beau regarder, le coin est vraiment monotone pour une arrivée comme cela. Mes jambes refusent de courir pendant pas mal de minutes et j’entends alors une personne me disant « allez Kikourou ! » et v’la t’y pas que je me fais doubler par Master Mathias himself, frais comme un gardon, qui finit son relais en traçant comme une balle, j’ai à peine le temps de lui dire un truc !
Pour le reste, je réussis à courir jusque sous le pont de LA MULATIERE au mental, où je mate un coup de l’autre côté sur ma droite en me disant que j’habite juste là à 400 mètres ! mais je m’en fous ! j’ai quasiment ter-mi-né ! je longe alors le confluent sur la droite avec un coureur- marcheur puis je passe de l’autre côté pour remonter le Rhône rive droite, c’est rapide ! Je passe sous le pont Pasteur pour me retrouver dessus après avoir monté quelques escaliers puis je rejoins ( ou me fais rejoindre ? ) par une coureuse avec laquelle je vais finir en courant.
Là, plus de chichis, on ne parle pas de la pluie ou du beau temps, on dit directement pourquoi on est là et qu’est- ce qui nous fait avancer : Nelly vient de LONS – LE- SAUNIER dans le JURA et s’est amochée les ligaments croisés internes d’un genou en début d’année sans s’être faite opérée ! et la voilà en train de finir tranquillou avec moi ! Admiratif je suis et je lui en fais part. de son côté, elle ne dit qu’elle est contente de finir avec un ptit jeune ( merci ! ) et étonnés nous sommes car nous nous retrouvons sur la dernière ligne droite, incroyable !
250, 200, 150, 100, 75, 50m, la ligne se ressert par les barrières métalliques derrière lesquelles des spectateurs nous applaudissent.
Je n’ai plus mal nulle part, et nous entrons dans le palais des sports de Gerland pour passer l’arrivée main dans la main, HEU- REUX !
Quelle course ! tout s’enchaîne dans ma tête : les entraînements, les courses de préparation, les connaissances faites avec les potes et voilà qu’une étudiante Chinoise me remet LE T- SHIRT DE FINISHER bien flashy comme j’aime ! je la remercie dans sa langue ( mais comment j’ai bien pu faire pour retrouver « merci » en Chinois dans ma tête à 10h30 du matin après 31h sans sommeil après MA Saintélyon ? )
Je trinque encore avec Nelly autour d’un verre de Coca- Cola puis je constate l’arrivée de Baobab à peine après moi ! Quel talent !
On tombe alors dans les bras l’un de l’autre en se félicitant puis je retrinque avec mon acolyte autour d’un autre verre de Coca ! Je me prends alors le temps de regarder tout autour de moi en me disant que je l’ai fait ! quel truc de malade ! mes yeux s’embuent, sans plus, mais quelle fierté m’envahit ! Je pense à ma femme et à notre bébé, comme presque toute cette nuit.
Je vais par la suite récupérer mon sac, la caution de ma puce pour ensuite aller sous la douche. Baobab de son côté va rejoindre ses dulcinées, mais je ne le verrai plus, faute de temps. J’arrive dans les vestiaires où je mets 05 minutes à me déshabiller puis je me rends sous la douche bien chaude, instant durant lequel tout mon corps me remercie de lui donner un tel soulagement ! Je constate l’absence de toute crampe, ampoule ( merci la cure de 10 jours d’AKILEINE NOK ) ou ongle noirci.
Je me rhabille bien ragaillardi, où je parle avec une personne de 64 ans qui me dit avoir terminé en 09h30, un habitué des 24h00 ou autres courses de ce type. Un autre gars porteur du T- shirt des 100km de MILLAU dit de son côté qu’il est plus facile de faire ce 100km que la Saintélyon , pile ce que je ne veux pas entendre maintenant !
Je file chez les ostéos où je croise Thunder qui me demande où j’étais … hou qu’il est pas beau à voir le Thunder ! bien entamé mais content d’avoir fini et bien avant moi !
Je me fais ensuite impeccablement prendre en charge durant au moins 30 minutes par un praticien qui me dit que j’ai une bonne tendinite au talon d’Achille droit.
Je quitte par la suite le palais des sports à la hâte pour retrouver ma femme et laisse Thunder en sprintant pour me retrouver devant la Halle Tony Garnier où je patiente 15 minutes avant de véritablement m’asseoir dans la Kikouroumobile qui me mène dans la foulée chez nos familles en Lorraine …
Le lendemain, mes cuisses sont explosées, mais j’élimine un max de toxines en m’hydratant du mieux que je peux avant de faire un sauna salvateur le surlendemain ! A l’heure où je termine ce CR soit 04 jours après l’arrivée, je n’ai plus mal aux jambes, où seule une douleur diffuse persiste au niveau de ma cheville droite !
Je me donne 02 semaines de repos complet avant de repartir pour de nouvelles aventures …

La Saintélyon est une course à faire une fois dans sa vie, pour l’atmosphère qui y règne, cette ambiance digne du clip « Thriller » de Mickael Jackson ( Hi ! Hi ! ) qui tantôt glace le sang, tantôt rend euphorique.
Son parcours est très nerveux, avec des passages techniques mais le plus difficile pour moi n’a pas été les montées, mais les descentes, surtout à partir de SAINT GENOUX ( j’vous ai dit que ça portait bien son nom ! ) jusqu’à l’arrivée.
Les bénévoles sont aux petits soins, où un « bonsoir » et « merci » ne sont vraiment pas de trop pour eux : ils font cela gratuitement, ne l’oubliez pas !
Par contre, l’Esprit de cette course n’est qu’un prolongement de l’esprit route : des gobelets jonchant le sol à n’en plus pouvoir à la sortie des ravitos, des tubes de gels énergétiques présents assez régulièrement sur les chemins et le pire du pire pour moi, cette volonté farouche de toujours vouloir courir le plus vite possible avec des points de passages pour faire tel ou tel temps à l’arrivée, d’où cette idée de diplômes soit ( en extrapolant un tout petit peu …) :

SAINTELYON D’OR : - 06h15’
SAINTELYON D’ARGENT : - 07h15’
SAINTELYON DE BRONZE : - 08h15’
SAINTELYON DE CHOCOLAT : - 09h15’
SAINTELYON DE GUANO : - 10h15’
SAINTELYON D’ANUS DE POULPE : - 11h15’ ( c’est le mien ! )
SAINTELYON DE JAMBON PERSILLE : - 12h15’
SAINTELYON DE POIL D’OURAN- OUTAN : - 13h15’
SAINTELYON AU NEURONE DE PARIS HILTON : - 14h15’

… désolé, vous aurez compris mais courir contre un chrono, c’est pas mon truc … au fait, même l’électronique n’a pas voulu entendre parler de moi car je ne suis même pas comptabilisé dans le classement général, en somme, j’ai payé pour faire une sortie off !
Félicitations aux arrivants ( et ceux qui ont réussi à me lire jusqu’ici ! ) et mes encouragements les plus sincères à ceux qui veulent monter sur une telle aventure …
Il y a 03 ans, j’ai connu cette course par le calendrier Jogging International.
En lisant un long article la concernant, ma 01ère réaction a été « mais il faux vraiment être taré pour la faire celle- la !!! » …


THIS IS THE END MY FRIEND …

14 commentaires

Commentaire de thunder posté le 07-12-2006 à 11:24:00

yopla bien sympa ce CR j'ai crains le pire mais tu rattrapes bien le coup
Remet toi bien va falloir augmenter la distance maintenant...

Commentaire de L'Castor Junior posté le 07-12-2006 à 14:59:00

Chouette CR Biru,
Ca fait du bien de savoir que tu es encore en vie (plus de nouvelles depuis ton sauna ;-)) ).
Que dire ? Tu as fait quelquse chose de grand (obtenir dès sa première participation une Sainté en anus de poulpe n'est pas à la portée du premier biru ;-)) ).
Entièrement d'accord avec toi sur l'esprit de cette course qu'il faut pourtant faire une fois dans sa vie.
On remet ça sur Le Puy-Firminy l'an prochain ?
Bonne récup' et à bientôt !

Commentaire de Baobab posté le 07-12-2006 à 17:25:00

Encore bravo cher Biru ! C'était un grand plaisir et un grand honneur de partager avec toi ces deux trois foulées nocturnes.

Bonne récupération et à bientôt sur de nouvelles distances hostiles.

Commentaire de rodo26 posté le 07-12-2006 à 19:14:00

Salut Biru
Super CR, finalement tu les as pris des fameux Anti-cramp.
A bientôt à Crest avec Thunder et .....

Commentaire de le_kéké posté le 07-12-2006 à 19:50:00

Excellent ce CR, j'ai bien rigolé.
En plus j'apprends que j'ai une sainté en chocolas, trop cool.
De toutes les façon l'important dans la sainté c'est d'arriver au bout alors même avec la sainté en guano on est bien content ...

A+ Philippe

Commentaire de maï74 posté le 07-12-2006 à 20:18:00

Bien sympa à lire ton CR, j'ai bien rigolé à l'évocation de l'odeur du bonnet, ça "sent" le vécu des nuggets de Ronald oubliées dans un coin de la voiture, non ?
Bravo à toi pour cette belle course, te voilà réconcilié avec le trail !
Bonne continuation

Commentaire de Philkikou posté le 07-12-2006 à 21:02:00

peu importe le temps...pourvu qu'on ait l'ivresse......
phil

Commentaire de Say posté le 07-12-2006 à 22:31:00

Ton CR est comme tes interventions : plein de vie! J'ai fait la même chose que toi pour les dénivelés du parcours, en poussant le vice à changer les couleurs pour mieux les voir et ajouter les temps intermédiaires prévus.

Bravo, tu t'es vraiment bien débrouillé.

A+

Coli

Commentaire de béné38 posté le 07-12-2006 à 23:19:00

Bravo Biru,
c'est bon d'être un taré n'est-ce pas ?
Ton récit est plein d'émotion et m'a émue aussi.
Ravie d'avoir dîné à ta table et d'avoir fait ta connaissance, et ne t'en fait pas pour le chrono c'est pas ça qui donne la valeur aux gens.
Bonne chance pour ta prochaine aventure, et pour tes prochaines nuits blanches (celles-là elles valent toute les Sainté d'OR).
Bises
Béné

Commentaire de Zeb posté le 08-12-2006 à 10:15:00

Génial, Biru, c'est à cause (grace) à des CR comme çà que la participation à la Sainté explose !!

Bien venu dans l'ultra_kikourou !

Seb.

Commentaire de Zeb posté le 08-12-2006 à 16:37:00

purée, même la liste du matos, c'et du ZOLA !

Commentaire de raideur69 posté le 09-12-2006 à 06:55:00

Bravo!!!!biru,le chrono,RAB,c'est de participer,et puis je te souhaite plein d'aventure encore,ex:trail de vulcain;les templiers etc....
A+

Commentaire de l'ourson posté le 09-12-2006 à 14:40:00

Excellent CR du début jusqu'à la fin !! Merci de m'avoir fait revivre cette course dont je me suis la même remarque que toi la 1ère fois que j'en ai entendu parler ...pour devenir taré à mon tour ;-)))

Commentaire de Bourdonski posté le 10-12-2006 à 12:40:00

Sympa le CR, en particulier la partie au resto qui a du être folklorique ! Belle course où toi aussi tu as su surmonter les difficultés pour finalement bien finir.
Un petit mot sur le chrono, c'est vrai que l'important est de participer etc... Mais, en ce qui me concerne, quelque soit la course, l'objectif principal n'est pas seulement de finir mais de finir en donnant le meilleur de moi-même par respect pour moi et pour ceux qui nous permettent de faire la course (famille, entourage, bénévoles, spectateurs...). Ca veut dire que je me fixe un objectif temps, en rapport avec mon niveau présumé et ma préparation, que je vais essayer de tenir voir de dépasser.
A bientôt peut-être sur d'autres courses ou au travers des forums et Cr.
Félicitations au futur papa.

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