Récit de la course : Saintélyon 2006, par paulo

L'auteur : paulo

La course : Saintélyon

Date : 3/12/2006

Lieu : Saint Etienne (Loire)

Affichage : 2894 vues

Distance : 68km

Matos : Chaussures asics trabuco, collant long, maillot manches longues, sacs raid ligt évolution sans la poche ventrale, bidon, lampe TIKKA plus de PETZL et une bonne dose de courage

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Le récit

La SaintéLyon, j'en avais entendu parler, grande doyenne des courses à pied nature, pas facile et en plus de nuit.
Mi novembre, c'est décidé, la sainté sera au programme de cette année bien fournie à mon avis avec un MDS et Millau en septembre. M'enfin, même pas peur, donc c'est parti, un peu d'entraînement dans quelques chemins pour s'habituer, une bonne séance de deux heures sous la pluie et nous voilà parti avec quatre autres corréziens dont mon pote TITI.
Arrivée sur ST ETIENNE, en voiture, nous commençons par regarder du côté des collines avoisinantes et comme par hasard, plus de bruit dans l'espace. Ca rumine un peu, mais nous sommes rassurés par un connaisseur. Impressionnant mais rien d'insurmontable.
Arrivée à LYON, et nous voilà sur un parking entrain de manger des pâtes, du gâteau, des sandwichs, le tout préparé maison délicieux. Entre temps un autre compatriote se joint à nous. On a de la chance il ne pleut pas ce qui ne sera pas le cas quelques temps plus tard. Changement de tenue dans le palais des sports et belle photo sur le podium. Puis départ à ST ETIENNE avec les navettes. Mince alors il pleut, sale temps ça pouvait pas attendre demain. On arrive à ST ETIENNE, chez les verts, d'ailleurs match pour eux à domicile, allez les verts, pour nous ce sera thé ou café gentiment servi par les bénévoles, petit encas avec et sera une longue attente dans la salle des sports. Au milieu de plus de 6000 personnes j'y retrouve un camarade perdu de vue depuis 3 trois ans.
Puis vient l'heure du départ, rassemblement sur l'avenue du départ. Peu de lampes allumées, elle resteront éteintes pendant la traversée de la ville jusqu'à la première bifurcation dans les chemins. Sorbiers, premier ravito, que de monde, tables inaccessibles, alors on tape dans la gourde et on continue la montée. Je suis surpris par la chaleur, il fait chaud jusqu'à St Christo. Premier contrôle et belle gamelle sur un rondin de bois dans un beau passage aménagé à l'entrée de la ville. Ce sera la seule, d'autres seront évitées de jutesse. Toujours du monde alors on retape dans la gourde et on arrive à Moreau. Là, monde ou pas arrêt après les interminables montées dans la gadoue sous quelques gouttes de pluie glaciale. On continue vers Ste Catherine, les vues de nuit vers les villes de la vallée sont très belles. Il ne fait pas chaud, limite froid, j'hésite à prendre une veste, et le temps de réfléchir, cela s'améliore. Quelques belles montées plus tard et après une descente sans fin nous voilà à Soucieux, non sans s'être arrêté à St Genoux. Je ne ferais pas de jeux de mots, mais j'y étais presque. La sensation de froid est partie et en route vers Lyon, 22 kms plus loin. Il fait jour et nous traversons quelques villages qui s'éveillent, quelques habitants ou bénévoles nous encouragent et je les remercie. Des côtes encore des côtes, ça fini par devenir des montagnes. Arrivée à St Beaumont et ravito dans un garage. Soupe chaude, saucisson, menthe à l'eau petit gâteau, tout est disponible et servi avec le sourire. Pas de discours sur la suite du parcours, j'en profite pour faire quelques étirements et me voilà reparti petit trot, plus que 11 à faire. Et là, une côte, que dis-je un mur, une montagne bien pentu à souhait terrible. Tout le monde marche sauf un qui courre, mais quel est cet extra terrestre? Ouf, il ne s'agit que d'un jogger qui vient se frotter à la pente. D'ailleurs nous en retrouverons tout le long de notre fin de parcours. Puis c'est la descente vers le Rhône, passage dans des quartiers qui commence à s'animer, les commentaires sont respectueux, il ne s'agit pas de fous qui courent, mais de gars qui sont partis à minuit de st étienne et qui ont le courage d'être là. Puis les bords du fleuve interminable, on tape un peu de discute, et puis 5 - 4 - 3 - 2 - 1, j'en arrive à sprinter sur les 100 derniers mètres. Le photographe assis par terre a failli me prendre en pleine face, je ne l’avais pas vu.
Et voilà, 11 heures d'effort sur les chemins et les routes des monts lyonnais. Tous les copains sont arrivés et j'ai droit aux félicitations d'usage. Encore un dernier repas servi par des bénévoles d'un grande gentillesse et puis une bonne douche chaude, ce que je n'espérais pas vu le nombre de participants.
Bien belle épreuve, mais pas facile, vraiment pas facile.

3 commentaires

Commentaire de l'ourson posté le 05-12-2006 à 23:28:00

Bravo Paulo pour avoir été des nôtres et finisher de la SaintéLyon.. ce qui n'est pas à la portée de beaucoup de monde !!
L'Ourson_1ère_STL_aussi

Commentaire de titi posté le 06-12-2006 à 07:29:00

sacre vieilles b..... tu m étonneras toujours!!!!

Commentaire de Say posté le 07-12-2006 à 22:52:00

On a du faire une grosse partie de la course ensemble car j'ai tellement ralenti après la côte de Ste Foy qu'une centaine de coureurs m'ont doublé.

MDS, Millau et STL? Quelle année, bravo!

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