Récit de la course : 15 km de Saint Gély du Fesc 2022, par Petramala

L'auteur : Petramala

La course : 15 km de Saint Gély du Fesc

Date : 11/9/2022

Lieu : St Gely Du Fesc (Hérault)

Affichage : 156 vues

Distance : 15km

Matos : Maillot Montpellier LDC
Short MHSC
Asics GT 2000/5

Objectif : Se dépenser

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Les Km de St-Gély 2022

Jeudi 18h. Avec le tracé sous les yeux, nous partons reconnaître le nouveau parcours des Km de St-Gély. Les déluges des deux derniers jours ont ravagé les sentiers. Entre un arbre en travers du chemin, des branches qui jonchent le sol et des collections de cailloux éparpillés un peu partout, cette édition sera très différente des précédentes. Mais puisque les deux premiers kilomètres et les cinq derniers sont sur l'une de nos boucles d'entraînement, l'on prend facilement quelques repères et l'on se dit que, dimanche, ce devrait être une belle sortie.

Dimanche 8h30. Peu de monde sur l'esplanade, pour l'instant : tout le monde ne se lève pas avant le jour. On récupère un dossard, on discute de l'été qui se termine doucement ; ce rendez-vous héraultais se déroule entre le Sentier des Bouzèdes et le Trail des Cèpes, se dit-on entre Cévenols. À quelques minutes du départ, on cherche des complices : ne trouvant aucun lièvre, il faudra donc remonter le peloton à la force des mollets.

9h30 : feu ! Dans la foulée de Myriam, on ne se rend pas compte que le rythme est rapide. On la laisse partir. C'est toujours étrange, ce brouhaha quasi silencieux de centaines de paires de chaussures qui tapent le bitume ensemble. Dans un élan léger, la polyrythmie installe ce son si caractéristique qui fait qu'il est bon, parfois aussi, de ne pas courir seul. Le groupe, en traversant la Grand'rue, pénètre le vieux village, passe devant l'église, se faufile entre les écoles, accuse d'un même souffle la montée de la Valène. Ceux qui sont partis pour le 8 km virent à gauche ; on hésite (la descente entre les vignes et la garrigue est sympa)… et prenons à main droite, dans le sillage des talons de Sandy. Que l'on devance, finalement, mais qui parvient à reprendre le commandement, au moins jusqu'au cinquième kilomètre.

Après avoir rejoint Cassandra, nous apercevons à nouveau Myriam, peu avant la borne dix. Au cœur du bois de la Valène où, raconte la légende, rode « un loup grand comme un homme, un homme noir comme un loup ». Les passages sont assez étroits, les galets imposent la prudence dans les courtes portions plus ou moins roulantes. Arnaud et Pierre reviennent en puissance, nous courons un bon moment en leur compagnie, alors que nous foulons le terroir de la Combaillère et que le second point de ravitaillement nous invite à faire halte. Le soleil est au rendez-vous, mais la chaleur est modeste, c'est plutôt un beau jour pour cavaler.

Il reste deux belles montées, que nous connaissons par cœur, celles qui contournent la Fontaine du Rougé. Bien que nous ayons, souventes fois, parcouru ces pentes, Julie reste devant, inaccessible. Elle fonce aisément et s'échappe un peu plus à chaque lacet. Au plus haut de la piste, nous rattrapons Christian ; et bientôt, le village apparaît, et l'on file vers la fin de la course. Cécile également, qui dévale à grande allure et nous dépose à trente mètres de la dernière ligne, malgré toutes nos résistances et nos longues enjambées !

Magnifique matinée pour tout le monde. Nous regrettons, cependant, la réaction de l'organisateur qui, au micro et très maladroitement , explique à un coureur de plus de 80 ans, ayant fièrement parcouru sa quinzaine de kilomètres, que les M8 et les M9 ne sont pas récompensés par le règlement. Comment ignorer nos vaillants et méritants aînés, qui, nous le savons toutes et tous, ne concourent pas pour les honneurs, encore moins pour une coupe attrape-poussière, mais qui sont nos points de mire vers tous les possibles ? Christian (un autre), primé pour sa superbe performance, partage nos pensées.

Avant de repartir, moment de retrouvailles avec notre alter ego, l'alerte Ago : à plus de soixante-dix ans, u Calabrese sempre giovan' !

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