Récit de la course : La Course de la Pentecôte 2022, par Petramala

L'auteur : Petramala

La course : La Course de la Pentecôte

Date : 4/6/2022

Lieu : Anduze (Gard)

Affichage : 164 vues

Distance : 14.6km

Matos : Maillot rose Montpellier Reine
Short MHSC
Asics GT 2000/5

Objectif : Battre un record

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Anduze, Course de Pentecôte 2022

C'est la 32e édition de la magnifique, très endurante et diablement convoitée Course de Pentecôte, seulement la deuxième pour nous qui jouions les néophytes, l'an passé avec, bien entendu, la ferme intention de ne plus revenir souffrir sur ces pentes cévenoles avec un dossard épinglé sur le devant !

Nous avons cédé, nous voici avec un numéro parmi plus de deux cents autres, à nous échauffer dans les allées du parc, où nous saluons, troubadouresquement, avant l'envoi, Na Clara d'Andusia.

 

Nous étions partis le matin, depuis la route, en 2021, cette fois, le départ est donné à 17h30, et nous quittons le havre ombragé sous les battements d'ailes de canards moqueurs, par la porte qui sort sur le chemin bas de Saint-Alary. Ça coince, ça frotte, nous sommes nombreux, le public également. Il y a quatorze kilomètres et quelques à gravir sous la belle chaleur pré-estivale, et l'on mesure très vite le défi, en apercevant le séduisant Gardon qui nous nargue au loin. On résiste, en perdant rapidement la vue lointaine sur la rivière, aussitôt engouffrés dans le tunnel poussiéreux de la Madeleine, au coude-à-coude avec Sophie et Danny.

Un groupe, qui a pris l'entêtée et courageuse décision de continuer l'aventure, s'est constitué, avec Charlène. Il garde une centaine de mètres d'avance sur nous. Pas facile de les suivre, leur peloton est fort ; avec Patrick, nous tentons bien d'accélérer par à-coups, mais les semelles pèguent au bitume. À guetter la moindre défaillance devant nous, on en oublie de tourner la tête à droite pour admirer le château de Tornac, plombé, lui aussi, par le soleil de juin. À hauteur du hameau du Soulier, nous revenons dans les pas d'Alice et d'Amandine sans doute pour la dernière fois de notre carrière, d'ici quelques mois, les deux vaillantes cadettes seront hors de nos foulées !

Le parcours est toujours aussi sympa, avec, entre les vignes, l'église Saint-Baudile puis le monastère Saint-Étienne, là depuis des lustres, comme nous, semble-t-il, à déjà éprouver la distance qui nous sépare du premier feu, encore davantage avec celle qui nous attend jusqu'à Anduze, qui est à présent de l'autre côté du versant. Nous courons sur le rythme de Marie-Dominique, l'on sait que le vrai dénivelé est proche. Heureusement, les ravitos sont très réguliers et accueillants, de véritables guinguettes où l'on souffle une poignée de secondes et quelques âneries pour feinter le monde, pour laisser entendre que l'on est frais et alertes !

 

Cette partie de grimpe est probablement la plus belle ligne du circuit : quoique, la terre, les cailloux et le raidillon qui nous obligent à courber l'échine et tirer la langue n'aident pas à profiter de la pleine nature qui nous entoure. Avec Julien, rejoint quelques dizaines de mètres avant le pont, nous savons que la côte est loin d'être achevée. À cette heure, le podium est joué : les premiers ont tort, ce doit être frustrant de ne pas profiter davantage d'une si belle course !

On tourne à main droite, direction l'arrivée : enfin, cinq kilomètres sont encore au programme, et certainement les moins tranquilles. Nous rattrapons Charlene à cet endroit, et Fabien, peu avant le col. La cime est une manière courtoise de nous faire croire comme le font, d'ailleurs, tous les merveilleux bénévoles sur le chemin que « le plus dur est fait ».

Car, bien que la suite soit assez roulante, voire descendante, deux ou trois petites montées font office de cerises (avec de gros noyaux) sur le gâteau. Mais Charlene cavale, ça y est, nous la reperdons de vue, définitivement même. On essaie bien de prendre le même élan, ignorant un soupçon d'entame de crampe, mais au-delà de trente mètres, l'effort est vain.

 

Le parc ! Le chrono affiche trente secondes de moins que lors de l'épreuve de l'an dernier. Autant que l'on se souvienne, le plaisir de passer sous le mot Arrivée est du même acabit, un grand moment, une délivrance, que l'on partage probablement avec deux centaines de concurrents. Jurent-ils, eux aussi, à cet instant, qu'on ne les y reprendra plus ? Pari tenu !

 

Quoique… pour la sympathie de l'équipe, le principe de chambrer quelques crocos en grignotant les petits salés, et l'idée de ramener un (ou deux !) vase(s) de plus, l'on peut y réfléchir…

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