Récit de la course : Marseille-Cassis 2017, par banditblue29

L'auteur : banditblue29

La course : Marseille-Cassis

Date : 29/10/2017

Lieu : Marseille 01 (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 498 vues

Distance : 20km

Objectif : Se défoncer

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39ème M-K6 avec un départ du sas élite !

Le CFM 2016 était accolé au 20 km de Paris, j’ai l’info un peu tard pour réussir à caler un semi marathon me permettant de candidater. Pour 2017, je me programme le semi d’Hyères en mars pour entrer dans les clous. Ce sera juste en 1h59’45’’ (il faut moins de 2h).

Je suis retenue pour participer en catégorie master. M-K6 sera mon 2nd objectif de rentrée et finalement mon 1er puisque tous mes projets sont annulés….

A 15 jours de l’objectif, 1ère gamelle à VTT. 6 jours de l’objectif, 2nd gamelle à VTT…. Là, les dégâts sont un peu plus conséquents…. Hématomes, dermabrasions….

Du coup la dernière semaine, je fais du jus pour soigner mes bleus !

Veille de course, rassemblement des participants à Marseille sur le site de l’organisme en charge de la compétition. La distribution du dossard, tee-shirt de la course et les petits présents spécifiques au championnat est rondement mené, l’hébergement est top. Je suis comme une gosse avec mon dossard Elites… Même que je le prends en photo !

Briefing pré-course, présentation des modalités (heure de départ, heure de dépôt des sacs, zone d’échauffement, positionnement dans le sas). Pour la 1ère fois de ma vie, je vais prendre le départ d’une course avec 17500 participants dans le sas Elites, juste sous l’arche de départ ! Aucune prétention de résultat, si ce n’est de faire mieux que mon temps sur semi et quasi assurée de terminer dernière de la délégation. M-K6, c’est 10+3 bornes de montée pour 400 m de D+, et 7 bornes de descente pour 300 m de D-, avec le vent dans le dos.

Jour J.

Petit déj’ à 6 h du mat’. Le changement d’heure facilite le réveil, départ en bus, largage de tout le monde au début du boulevard Michelet, près du parc Chanot. On remonte la contre allée en direction du stade de l’ASPTT, passage devant le stade Vélodrome. Fait quand même frais, je temporise le début d’échauffement. Les kenyans sont déjà à fond. A 8 h, je m’y mets. Je mets mes petites affaires dans le camion et hop, y a plus qu’à attendre le départ et à courir. Météo clémente, ça va bien le faire.

Je suis surprise par le départ, il n’est pas encore 9h…. Ou alors c’est que je rêvassais. Un peu courte question échauffement, je me mets en rythme sans me laisser entraîner par le flot. Même en partant de devant, je me fais un chouille bousculer, rien à voir cependant avec Hyères. Je suis au alentour de 5’38’’, je trouve ça rapide…. Est-ce que je ne vais pas le payer ?

Le boulevard Michelet se passe, avant le rond-point de Mazargues, j’ai déjà été doublée par le sas 1h20. Maintenant, c’est en pente douce ascensionnelle, du monde sur le bord de la route, des encouragements, des groupes de musique, bref bonne ambiance. J’ai vu partir il y a longtemps déjà le dernier maillot de notre groupe de coureurs. Je suis donc bien la dernière. Les kilomètres défilent.

Le sas 1h30 m’a déjà passé depuis un moment, pas de signe de celui des 1h45 pour l’heure. A Redon, je fais une halte pour faire un bisou à des supportrices sur le bord de la route. Km 5, la route s’élève, c’est là que ça va commencer à piquer. Justement les meneurs d’allure 1h45 me déposent très vite pourtant je n’ai pas l’impression de me trainer. Je suis en avance sur les 2 h tout en sachant que la moyenne va baisser sérieusement dans les 5 prochains kilomètres.

Aller, on y va. Virage en épingle au pied de la Gineste. A la sortie de celui-ci, de bonnes rafales de vent. 1 km de vent dans le nez, et ça monte ! Reste plus que 2 bornes, les genoux sont déjà en mode grinçage. Bonne nouvelle, je n’aperçois pas les meneurs d’allure 2 h en me retournant. Je suis parfois doublée par des concurrents qui soufflent et qui souffrent. Ne sachant pas du tout comment je vais gérer la suite, j’ai l’impression d’être un peu en deçà de mes capacités.

Je ne prête pas attention aux ravito, j’attrape juste une bouteille d’eau à chaque fois. Enfin, le sommet de la Gineste, c’est parti pour descendre, je zieute les poubelles jaunes pour balancer ma bouteille, je file à 4’40’’ (vitesse supersonique), j’essaye de limiter les impacts sur les genoux (je réfléchis, je m’applique sur le médio pied) pour ne pas passer en mode grippage.

Etant passé au sommet sur une moyenne de 2 h, je suis assurée de faire mieux sauf pépin, alors je m’emploie même si les pulsations restent basses. Bonne nouvelle, je double un peu mais qu’est ce que ça descend vite ! Après tout s’enchaîne, quand la route se relève je force pour tenir du 5’10’’ et quand ça descend, je surveille mes genoux qui sont de plus en plus douloureux.

A y est le rond-point d’entrée sur Cassis est là, virage à gauche puis à droite et nous voilà dans les vignes pour affronter la dernière difficulté de près de 2 km. Je suis heureuse de voir qu’il m’en reste sous les semelles. Cette année, l’arrivée n’a plus lieu sur le port. Moins sympa. Enfin, le dernier kilomètre en descente, là je donne tout ce qu’il me reste.

Je passe la ligne en 1h52’54’’, je n’ai rattrapé personne du groupe. L’avant dernier termine 2’ avant moi. Après la ligne, c’est la cohue. Y a du monde partout, des gens à contresens. J’entends qu’il y a les podiums du CFM sur la gauche (mais je ne vois rien). Je récupère une bouteille d’eau et continue d’avancer. Je tombe sur la remise des médailles, je tâche de m’approcher mais c’est compliqué. Du coup, je fais comme pour les ravitos, je vais plus loin et effectivement, là y a pas affluence. J’avance toujours, je passe les tentes des kinés/ostéo, je poursuis ma route. Enfin le ravito d’arrivée, quelques trucs à manger et puis je pars à la recherche du camion qui détient nos sacs. Me sachant dernière, je ne traine pas trop. Je demande quand même si les sacs sont loin… Et là, enfin les camions ! Je me les ferais tous avant de revenir au début. Me reste plus qu’à trouver le bus pour rentrer !

Quand finalement nous partons, nous nous rendons compte du binz que c’est pour le coureur lambda pour rentrer à Marseille/Aubagne….. Des centaines de mètres de queue, des files de bus,…. ! Bref, vraiment nous avons eu une occasion unique.

Nous faisons les podiums du CFM l’après-midi, sous le soleil. Le vent est maintenant plus que fort.

Grâce au point de règlement FFA relatif aux catégories d’âge, j’ai une belle surprise !

Sinon question course, je termine 4029 sur 16070 concurrents. Vraiment de super conditions de course. Cela dit, M-K6 ne devrait pas me revoir…. Tout ce barnum, l’obligation de se pointer dans son sas plus d’une heure avant le départ, etc, etc…. Le nombre de wawa dans les sas insuffisant… Rien que des trucs contraires à ma pratique Clin d'œil.

 

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