Récit de la course : La Jasseronnaise - ND2BR - 15 km 2019, par Yanic

L'auteur : Yanic

La course : La Jasseronnaise - ND2BR - 15 km

Date : 5/10/2019

Lieu : Jasseron (Ain)

Affichage : 292 vues

Distance : 17km

Objectif : Pas d'objectif

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Ma jasseronnaise

Au programme du jour, nous allons préparer un trail de 17 km et 500 D+ , avec... une prépa semi, tout ce qu'il y a de plus plate !

Oui, c'est une méthode alternative, sortant des sentiers battus (à plate couture !). Bon, par souci de véracité, disons plutôt que l'arrivée aux 40 ans était l'occasion de tenter mi-septembre de battre mon record sur semi-marathon, datant de l'époque où je courrais un peu, avec quelques copains lyonnais qui fonderont ensuite le Lyon Ultra Run (coucou Arthur !) soit il y a... 11 ans ! Bon, j'ai dû me bonifier avec le temps et l'arrêt du sport (ou alors, je fainéassais vraiment beaucoup à l'époque !), l'objectif est donc rempli au semi de Mâcon, 1min30 de gagnée, pour atteindre une marque à 1'31"17, satisfait. Et donc venons-en au fait, sinon on ne va s'en sortir : trois semaines après, se déroule donc ce charmant trail de 17 km (il y a aussi un parcours de 8 et un parcours de 30 km) à Jasseron, un intéret pour l'épreuve et son parcours probablement renforcé par le fait que j'en suis un de ses heureux résidents. Et c'était avec cette course que j'avais remis mon premier dossard en 10 ans en 2017, épreuve qui m'avait laissé d'excellents souvenirs, et fait découvrir des chemins que je n'aurais pas pensé à emprunter par ailleurs.

Donc le plan de bataille est simple : Quand c'est plat, allure semi. Quand ça ne l'est pas, heu, on verra sur place.
En l’occurrence, c'est surtout le "on verra sur place" qui est à retenir !Belle affiche, n'est-ce pas ?!!

La course a la particularité de se dérouler un samedi après-midi, et ça, c'est bien. Ça suffit, cette dictature des courses du dimanche matin où il faut se lever aux aurores ! Bon, OK, ça prive peut-être quelques commerçants de la course, et encore. En contre-partie, voyons que ça libère ceux qui travaillenrt les dimanches matins, comme, euh, les curés ? (à part ça, je vois pas !) ! Priant ND2BR (Notre Dame 2 Bresse Revermont ?), probablement, pour le salut des coureurs, contre les entorses et les contractures douloureuses.

Revenons donc au direct : les 3 premiers kilomètres serpentent entre les champs de maïs, donc tout se passe bien, on déroule, avant de quitter les dernières paisibles plaines bressanes pour attaquer les hostiles terres du Revermont. Après une première montée, on quitte l'ancien tracé pour serpenter dans les bois, le terrain est varié, le profil aussi, on a parfois l'impression que le chemin a été créé pour l'occasion (d'ailleurs, j'ai lu par la suite que c'était plus ou moins le cas pour certaines portions), quand tout à coup, alors que l'on déroule sur un joli chemin, une rubalise coupe le passage ! Qu'est-ce donc ? La forêt est en travaux "afin de mieux vous servir" (selon la formule consacrée) et "les cerfs et les sangliers s'excusent pour la gêne occasionnée" ? A moins que ce soit une scène de crime ? Un marcassin abattu et la zone sécurisée en attente de la police scientifique ? Non, plus bêtement, le fait que l'on abandonne (lâchement !) le chemin, mais que l'on monte droit dans la pente au milieu des buis, une pente entre 30 et 40% ! Donc là, j'abandonne dès le début toute dignité et commence l'ascension en m'accrochant à la base des buis, avant de saisir au bout de quelques mètres une corde bienvenue, et c'est parti pour 200 mètres en tirant sur les bras. Mais quel est donc ce genre de trail que l'on risque de finir en ayant plus mal aux bras qu'aux cuisses ?

Du coup, arrivé sur la crête, je suis déjà bien entamé, et on ne peut pas constater ensuite une relance particulièrement significative ! Le monotrace est chouette, mais suite aux averses du matin, ça glisse quand même un peu, et les pierres glissantes au sommet me conseillent malgré moi de sauver les apparences, et me dictent la prudence (celui qui trouve la référence gagne... ma considération et une bière tiède !).

Après-coup, je me dis que j'aurais quand même pu forcer un peu plus, je ne devais pas être à bloc mentalement sur cette section ! Pensais-je à la date du prochain contrôle technique de mon véhicule, ou à ne pas oublier de les fruits d'automne à ramener à l'école lundi pour ne pas perturber la brillante scolarité de moyenne section du fiston ? En tout cas, j'aurais peut-être quand même pu même un pied devant l'autre un peu plus vite ! Parce même si je ne suis pas un fana des analyses et statistiques, le mouchard Strava m'a glissé fielleusement que j'ai passé le segment "de la Croix à la Chapelle" en 2'26, alors que mon meilleur temps sur cette portion était de 1'36. Et je n'ai même pas l'excuse d'avoir ramassé sur cette portion une ou deux châtaignes, ce qui aurait à la fois expliqué mon retard et résolu mon problème pédagogico-automnal sus-ditement évoqué !

Bref, en l'absence de pépins, c'est seulement dans la dernière partie de cette portion que je me suis mis un coup de pied occulte (ce qu'il aurait été inconvenant de faire au passage de la croix, notez bien) pour appuyer sur l'accélérateur, et attaquer ensuite la descente vers Jasseron. Bah oui, c'est bien beau de monter, mais dans tout les cas, aussi haut qu'on monte, on finit par des cendres, comme disait Jeanne D'arc sur le podium de l'Ultra Trail de Rouen (une course historique renommée, qui a attiré de nombreux anglais).

La descente n'est pas mon truc, j'ose pas l'attaquer franchement, donc je perds du temps, et je me range encore régulièrement vers le coté pour laisser passer une ou deux personnes. Arrivé sur les seuls 300 mètres de bitume de l'épreuve, objectif grosse relance pour se donner une contenance, ça fonctionne, et je me fait plaisir jusqu'à la "dernière montée". Oui, cette formule consacrée qui se veut rassurante et que tout spectateur d'une course aura prononcé au moins une fois. En l’occurrence, il s'agit d'une bonne longue montée qui attaque droit la colline, puis le château de Jasseron. On enchaîne ensuite sur la crête à travers les buis, c'est pierreux donc piégeux, avant une dernière descente très grasse et assez raide. Je laisse encore passer quelques personnes avant de me dire que zut, quoi, les chaussures de trail font le boulot d'ABS et les autres coureurs y arrivent, donc j'accélère en me disant qu'au pire, je préfère largement tomber sur de la terre grasse que sur les cailloux des portions précédentes. Là-dessus, je dois vraiment travailler, à la fois sur la technique et sur l'appréhension.

Après un passage très sympa dans les buis (qui repoussent, d'ailleurs, la pyrale ne les a pas définitivement achevé, Buis Not Dead !), on rejoint le plat, pour les 3 derniers kilomètres. Et là, il y a deux possibilités, pour en avoir avoir déja parlé avec des coureurs de l'épreuve : soit on est déja rincé, et on peut à la rigueur si on est aigri parler d’interminable Jasseronnaise  Soit on a encore des réserves, et là, c'est le pied, on se sent bien, et on finit serein. Dans mon cas personnel, c'était presque ça, je me suis tenu à un rythme soutenu à minima, sans la pression d'un objectif chronométrique. Ce qui constitue quand même un avantage reposant du trail !

Terminé en 1h51, boueux et crevé mais content de la découverte.

Merci aux organisateurs et aux bénévoles, tout était parfait !












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