Récit de la course : Impérial Trail de Fontainebleau - 54 km 2019, par yoyotito

L'auteur : yoyotito

La course : Impérial Trail de Fontainebleau - 54 km

Date : 14/9/2019

Lieu : Fontainebleau (Seine-et-Marne)

Affichage : 402 vues

Distance : 54km

Objectif : Pas d'objectif

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Des bosses et des bosses

Il y a quelques temps, un ami rencontré à l’Ultra Trans d’Aubrac, m’a dit « tiens je compte m’inscrire à L’impérial Trail en Septembre ». J’avais vaguement déjà entendu parler de ce trail et j’avais lu un certain nombre d’avis positifs. Je regarde donc mon planning et cette course rentre parfaitement dans mon plan d’entrainement pour le Grand Raid des cathares. BANCO ! je suis présent sur le site le premier jour des inscriptions pour prendre mon dossard, il parait que les 400 places disponibles partent très rapidement.

Le Jour J est arrivé, je prends donc ma voiture pour faire une petite heure de route pour me rendre dans le massif forestier de Fontainebleau. Ayant, déjà fait quelques fois le parcours des 25 bosses, je connais un peu les lieux. De la forêt, des racines, de gros rochers et du sable (et oui car avant il y avait une mer ici !!!). Pour cette journée il est annoncé 54 km et 1 450 m de D+, avec un très beau temps. L’objectif du jour est clairement de prendre du plaisir, en essayant de se mettre un peu dans le rouge mais pas trop, afin de voir si mes sorties du mois d’Août ont porté leurs fruits.

Avant de prendre le départ, je retrouve mon pote, bien accompagné par une vingtaine d’amis et leurs beaux tee-shirts roses, nous faisons une séance photo dans une ambiance festive. Je m’approche de la ligne de départ et je me mets en milieu fin de peloton. Nous commençons à trottiner sur le sable et rentrons directement dans le vif du sujet avec une petite bosse, belle entrée en matière !!! Petit bouchon de début de course mais très temporaire. Une fois que tout cette petite file s’allonge je décide de tenir une allure vers les 7 min au kilomètres jusqu’au premier ravitaillement positionné au 12ième kilomètres. Challenge accompli puisque j’arrive au ravitaillement en 1h16. Constatant que mes gourdes sont quasi pleines je ne m’arrête pas, je lance un grand BONJOUR pour tous les bénévoles. Le prochain stop sera au 22ième kilomètres et son deuxième ravitaillement. Sur cette seconde partie du parcours les bosses sont un peu plus nombreuses et longues, avec alternance de plat qui me fait tenir un rythme correct. Je pense à m’alimenter et à bien boire. Je ne suis pas dans le rouge tout se passe parfaitement. J’entends derrière moi des fusées arrivées, ce sont les premiers du marathon, pour ne pas les gêner je tente de leur laisser place sur ces monotraces. Les gars ont un sacré rythme !

Le second ravitaillement apparait, il est très copieux (comme tous les autres) mais mince pas de fromage, je mange donc une pâte de fruit, quelques quartiers d’orange. Je recharge une gourde avec eau et poudre, et tente dans l’autre de l’eau et citron. Je repars confiant. Nos chemins se séparent avec les marathoniens. Je croise un participant qui arrive en face de moi, et pense qu’il a oublié quelque chose…un deuxième et troisième…je comprends que ce sont ceux qui viennent de faire la boucle de 10 km. Rapide calcul, ils parviennent à faire 10 km de plus en 3h45 de course…Un autre monde !!! Je continue à mon rythme et voilà qu’au bout de 2 kilomètres, et je ne sais pas pour quelles raisons, j’en chie littéralement. Je n’avance plus. Mon rythme a diminué considérablement, je me fais doubler par beaucoup de monde. Du 24ième ou 32ième cela été un vrai calvaire. Le parcours est une succession de montés et de descentes avec peu de place au plat. Je constate que l’eau et citron et bien quand tu as soif bah ça donne encore plus soif !!! Je passe donc 1h30 à douter, à réfléchir… du style « mais comment tu vas faire dans 1 mois si tu es déjà HS maintenant ? »  « Ça sera carrément plus dur, tu te sens prêt ? » en méditant, j’avance doucement.

La boucle est bouclée et je reviens donc sur le ravitaillement ou je décide de changer mon tee-shirt, prendre de l’eau gazeuse et eau plate, et manger un peu. Je discute avec quelques personnes, pour elles aussi ça n’a pas été si facile cette portion…ouf je ne suis pas le seul !!! Je repars doucement et constate que cela va mieux, peut-être parce qu’il y a plus de plat Cool. Je fais les 9km en 1h15, les jambes sont revenues, mon coup de moins bien est passé. Je cours tranquillement mais je cours tout du long. Je commence à doubler de plus en plus de personnes, du fait que je rattrape aussi les personnes engagées sur le marath’bleau. Toujours des petites alternances de plats, montée et descentes. Des bosses en veux-tu en voilà !!!

Dernier ravitaillement au 42ième kilomètre, je prends le temps de recharger intégralement en eau sous le conseil d’un bénévole, et je repars en trottinant. Je sais que mon objectif des moins de 7h n’est plus faisable, ce n’est pas grave, je vais tenter de terminer sur un rythme constant. Chose réussie car je parviens à trottiner jusqu’à la fin. Les derniers kilomètres se font avec le sourire, ou je remercie grandement les personnes qui nous encouragent. Je passe la ligne d’arrivée en levant les doigts au ciel pour rendre toujours le même hommage après chaque fin de course. Le chrono s’arrête à 7h33 de course pour être 178 sur 312. La place n’est que secondaire, je suis satisfait de ma journée. Après coups, je suis très satisfait d’avoir eu cette forte baisse de régime. Chaque course est différente, ce sont les échecs et les périodes difficiles qui sont formateurs et permettent de capitaliser pour plus tard.

Je vais vite à la voiture pour me changer et reviens pour manger un yogourt, comme à mon habitude je n’ai vraiment pas faim après une course. Cependant je prends le temps pour me prendre une petite bière blonde artisanale, je la déguste tranquillement en compagnie d’autres coureurs, nous partageons notre retour d’expérience de cette journée. J’apprécie grandement ces moments mais il est temps de rentrer.

Pour conclure, j’ai fortement apprécié courir, trottiner et marcher sur ce parcours très agréable. Le balisage était parfois compliqué (la couleur rouge de balises n’aidant pas), mais on m’a répondu qu’a l’Impérial Trail c’était le jeu !!!  Je conseille vraiment cet événement pour tout amoureux de la nature en Ile de France. Je le classe même dans mes top 3 des trail à faire en Ile-de-France. Des bénévoles au top une organisation irréprochable, un buffet de course gargantuesque quoi demander de plus, alors n’hésitez à vous inscrire pour vaincre toutes ces belles bosses.

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