Récit de la course : Trail de la Pointe de Caux - 20 km 2019, par Twi

L'auteur : Twi

La course : Trail de la Pointe de Caux - 20 km

Date : 8/9/2019

Lieu : Gonneville La Mallet (Seine-Maritime)

Affichage : 114 vues

Distance : 20km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Le plus beau trail du 76 (en toute simplicité ...)

En version 20 ou 50km, le Trail de la Pointe de Caux est sans doute le plus beau de Seine Maritime, parce que les 10 derniers kilomètres, tu cours là :

 

Et que, au-delà de la zone hyper-touristique à 500m de part et d’autre du front de mer d’Etretat, tu découvres tous les coins un peu plus secrets mais tous aussi impressionnants, comme les valleuses d’Antifer et du Tilleul.

Et parce que la ligne d’arrivée est là :

 

 

 

Ayant testé la 50km il y a 2 ans (mon premier ultramarathon, je verse une petite larme au passage), c’est avec plaisir que j’inscris le 20km à mon planning en lieu et place du « 2h30 de footing vallonné à allure modérée » de mon programme d’entrainement du moment.

Ça avait pourtant commencé très mal : parti juste à l’heure pour rejoindre Guillaume avec 50km d’autonomie dans le réservoir de la voiture, mon autonomie est tombée à 11km à la première pompe (située à 12km de chez moi, puisque 12+11=50), qui refuse obstinément de prendre ma CB. On continue vers la pompe suivante, ce qui m’oblige à faire une bonne quinzaine de km avec une autonomie réduite à 0. Le stress est à son comble … Notre héros va-t-il tomber en panne sur le bord de la RD925 ou va-t-il parvenir à la station-service de Senneville ? La station va-t-elle accepter son moyen de paiement ? Eh oui. Mon partenaire récupéré, 2ème grosse frayeur quand arrivé à Etretat sur le lieu du parking (enfin, celui de l’édition 2017), nous constatons avec effroi l’absence de navettes et du moindre véhicule. La magie de la technologie et du réseau 4G auront bientôt corrigé notre erreur, et nous voilà bientôt sur le parking de l’édition 2019, puis dans le bus, puis à la halle de Gonneville, lieu du départ, avec presque 1h d’avance.

En chemin, nous avons devisé sur la stratégie de course, qui se résume à :

1° on y va doucement –surtout moi qui ai une grosse course dans 15 jours et ne dois pas me blesser (« 2h30 de footing vallonné à allure modérée ») 

2° mais il faut quand même essayer de bien se placer avant le single track pour éviter les bouchons

3° on a donné RDV à la famille à 12h30 sur la ligne d’arrivée

10h30, c’est le départ, ça part vite sur la route goudronnée qui sort de Gonneville. Le premier kilomètre est bouclé en 4:45, et on attaque la descente dans le bois et les chemins de terre. Ça commence à bouchonner un peu. Comme d’habitude dans ces cas-là, quelques concurrent(e)s en mode « du grand n’importe quoi, je double alors que personne n’avance en poussant mes petits camarades ». Il y a des croche-pieds qui se perdent, mais je me vengerai bien plus élégamment en les poutrant dès que le chemin le permettra, mais en tout état de cause dans les 10 minutes qui viennent.

Au fait, on n’a pas dit si on s’attend ou pas avec Guillaume. Limite, ça m’arrange, je déroule ma course sans regarder s’il me suit (avec ces racines et ces ornières, c’est un choix salvateur pour mes chevilles). Dans la longue descente de 5km, j’avale un à un les quelques routards qui font moins les malins maintenant que le parcours n’est plus bitumé. Le cardio est haut mais les jambes vont bon train, si bien que la première montée vers le Tilleul est faite en courant. Faudrait que je me calme … mais en fait non. 

Retour sur la plaine, l’orientation de ma casquette Kikouroù (la rouge !) suit celle du vent : ce serait dommage de la perdre. Dans mon euphorie, je décide de zapper allègrement le ravito du 9ème km pour enchaîner. La nouvelle descente dans la valleuse est de toute beauté, j’en profite pour laisser sur place quelques concurrents avant de remonter là où, il y a 2 ans, je me souviens avoir envoyé un SMS : « je viens de passer 42,2 km, j’ai battu mon record de distance » (avec le recul, ça parait être un autre siècle). Un petit coup d’œil sur le sentier des douaniers qui remonte derrière et sera notre lot dans 6km : pas encore de traileur, je dois être plutôt pas mal en temps. On continue sur le faux-plat bien agréable au-dessus du Tilleul, un petit sourire au photographe avant de revenir au lieudit la Place où je retrouve le bitume pour passer le 12ème km en 1h01 (« 2h30 à allure modérée » qu’ils disaient). Va falloir ralentir sérieusement pour tenir mon plan d’entrainement. Ou pas.

 

 

 

Tout petit coup de mou juste après le 12ème qui disparait subitement après un virage à droite et une vision sublime : la mer !!! La boucle autour du phare d’Antifer (1,5 km pour revenir au même endroit) m’avait parue pénible il y a 2 ans. Avec 30 bornes de moins dans les pattes, j’en apprécie plus le paysage, la vue sur la mer, le terminal d’Antifer à l’ouest et l’enfilade des arches d’Etretat qui se profile à l’est.

 

 

Plus que 4km tout droit sur le sentier des douaniers, du pur bonheur d’autant que mes jambes sont en pleine forme et me permettent de relancer sur le plat, d’envoyer en montée et de dérouler en descente et de regagner des places dans un classement dont je me fous un peu mais qui me confirmera que toutes ces heures passée à m’entraîner n’auront pas été vaines. 

La densité de moldus commence à augmenter au fur et à mesure que nous approchons d’Etretat, leurs encouragements et leurs regards mi-incrédules mi-émerveillés compensent les « attention je passe à gauche – keep right please – ich gehe links bitte » que je suis obligé de lâcher pour passer. Enfin, le parcours longe le golf et un bénévole m’annonce que c’est la dernière montée puisqu’on ne remonte plus vers la chapelle de l’autre côté de la ville, ce qui signifie que l’arrivée … est en bas des escaliers. Déjà ? C’est passé tellement vite, je n’en reviens pas. 

Gros sprint contre mon ombre à la vue de l’arche d’arrivée que je franchis en 1h43, et 115ème/490. Premier quart du tableau, je suis content de moi.

Guillaume arrivera 8 minutes et quelques 88 places plus tard (j’ai vraiment pacmanisé tout ça ?), et la famille 15 minutes après (pour nous applaudir sur la ligne d’arrivée, faudra repasser les amis).

Plus qu’à trouver le gymnase et la douche pour aller se changer, à moins que … chiche ?

 

Chiche ! 

La baignade du finisher, c’est encore meilleur que la bière du même nom.

A refaire, juste pour le plaisir !!!


2 commentaires

Commentaire de centori posté le 11-09-2019 à 11:12:49

je ferai un de ces 4. tu fais le TRM ?

Commentaire de Twi posté le 11-09-2019 à 11:23:08

J'peux pas, si tout va bien heureux finisher du Half MDS, j'attendrai l'avion à Fuerteventura.
La prochaine fois ...

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