Récit de la course : Madeira Island Ultra Trail - 115 km 2019, par Cheville de Miel

L'auteur : Cheville de Miel

La course : Madeira Island Ultra Trail - 115 km

Date : 27/4/2019

Lieu : Funchal (Portugal)

Affichage : 568 vues

Distance : 120km

Objectif : Pas d'objectif

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Un coureur sachant dormir ou les tribulations d'un Touriste à Madeire

3 Mois, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour récupérer totalement de ma Swiss Peak. A vrai dire je me suis même réellement posé la question de continuer à courir. La tête est restée longtemps sur ses chemins, le corps meurtri et fatigué n’a pas aidé à trouver la motivation. Puis il a fallu garder ses précieuses lunettes, puis se projeter sur 2019 sans vraiment savoir ce que j’avais envie de faire. Plus envie de faire les choses uniquement pour soi, mes expériences de courses partagées sont tellement forte que je me pose en suiveur auprès des copains. Qu’importe la course tant qu’elle est partagée.

Les copains, font le MIUT, je m’inscris aussi. Je ne connais de la course que les quelques belles images de coureurs sur des singles vertigineux mais 115Km et 7500D+, ça parait abordable. C’est fou comme dernière un PC tout est facile. Julien se charge de l’inscription, Mazbert de la location, je me laisse porté.

 

Sur le papier c'est toujours beau

 

Alors je me remets doucement à courir, en footing principalement pour éviter de réveiller mon genou, puis je monte à 4 séances semaine, souvent très courte, mais pour réhabituer le corps et la tête. Ça passe, j’augmente les temps, me remets à faire un peu de seuil, un peu de RPM. Un Ultra fin Avril, c’est compliqué à préparé,  la montagne est encore enneigé et je ne fait pas de ski de rando. J’enchaine. 200km en Janvier, 220 en Février. Je sollicite Mazbert pour faire quelques sorties chez lui et faire un peu de D+ et surtout du D-. C’est lent mais ça passe. Je me fixe de faire au moins 10km par jour en cap sur Mars, je fini à 330km, j’ai jamais autant couru, j’entraine la voisine sur des week end à trois sorties avec de bonnes séances et de bonne sensation. Je bats mon RP du 10km, je tiens de bonne séance de seuil, je me sens prêt. A l’heure de faire le RB, je me fixe 27H, sur la MH l’an dernier, en 100Km et 7500D+ on a bâché en 23H. Ça me semble jouable, les 30 dernières km sont roulant, il faudra pouvoir les courir pour tenir le temps. Je ne veux pas être dans 10% de fin de classement, je continue de m’entrainer jusqu'à J-7 de la course ou je fini par une grosse tartine de VMA en 3X10mn à fond, RPM, Sprint…… Je ne veux plus être un poireau.

Les vacances arrivent, je comptais bien me reposer, être frais, mais je n’arrive pas à caler de sieste, me couche tard. Je pars le mercredi matin, l’avion est à 6H, mince, il va falloir se lever à 3, mon fils est malade je m’endors  passé minuit. Maintenant que je l’écris, la suite est tellement logique, mais sur le moment je m’en rends pas réellement compte….

J’arrive à somnoler 1H dans l’avion, Mazbert mon GO m’accueil on jette les valises et on va direct sur les Picos, LE SPOT de la course. C’est vraiment magnifique et vertigineux avec un air de Mafate en plus acéré. Le soir c’est paisible et on partage de bon moment avec  Ju et Bertrand. Malheureusement Manu n’est finalement pas de la partie pour cause pro. En se penchant un peu plus sur le RB je me rends compte que c’est bien tendu quand même. Première BH à 3H15 pour 15km et 1500D+, mais je reste zen, ils ne font pas venir 1000 coureurs de toutes la planète pour en éliminer une bonne partie d’entrée de jeu, ce n’est pas possible, les inscriptions partiraient pas en 1H si c’était le cas. J’ai suivi les copains, en fait je ne sais pas grand-chose de cette course, ni son niveau réel de difficulté, les CR que l’on trouve sont plutôt sur des bases sub 24H, donc beaucoup plus fort que moi, ou c’est que la course est « facile ». Ju part sur 20/22H de course, il s’est mis la pression avec un avion à prendre à 7H le dimanche matin, reprise de l’école oblige, il est venu avec sa petite famille, il en est capable, j’espère juste que s’il rencontre une difficulté de timing il n’abandonne pas. Mazbert est sur un Sub 27H, on devrait faire un bout de course ensemble, je me fixe de le suivre le plus longtemps possible. Je n’ai jamais couru ce type de format, il a beaucoup plus d’expérience que moi, je compte un peu sur lui pour donner le bon rythme.

 

Balisage en cours

Dernière rando la veille de la course, l’occasion de croiser Bubulle et sa super suiveuse au bord du chemin et de tailler une bonne bavette.

L’heure du départ approche, Mazbert et Ju s’offre une bonne sieste, je n’arrive pas à dormir. Mais je ne suis pas inquiet, sur mes Ultra, j’ai jamais sommeil avant la 3ème nuit. On retrouve Galette Saucisse et nous voilà dans le bus pour rejoindre le départ de la course qui est à minuit. Il fait frais, le vent souffle fort, l’occasion de s’offrir un bon café au chaud. On traine un peu ce qui fait que l’on rentre dans le SAS au dernier moment et donc dans ledernier ¼ alors qu’on voulait se mettre en moitié de peloton.

 

Au départ, faire les malins pour se rassurer!

Porto-Moniz/Fanal, 1500D+ 15km, BH 3H15, RB 3H15, 2H58.

Ça y est, c’est parti, et ça parts extrêmement vite, même en étant positionné en fond de sas on se fait méchamment doublé. Un peu de plat sur la route avant d’attaquer la première montée. C’est large, c’est de la route, on se met à notre rythme sans se soucier des autres. Les 400D+ sont avalés rapidement et la descente qui suit est facile mais un bouchon nous fait perdre un petit ¼ d’heure. Faut déjà pas trainé pour tenir la BH, en bas de la descente je me paye une bonne gauffre, ça commence bien, hanche, genou, coude et surtout la main qui me rappelle ma chute à la SP. Je rattrape Mazbert en serrant les dents, je ne veux pas le lâcher, pas tout de suite.  Tout en bas de la descente, c’est grosse ambiance de supporter, on tape dans les mains, on prend du smile en avance avant d’attaquer les 1100D+ qui nous attendent derrière. En fait c’est le seul moment de la course on l’on verra du monde autre que quelques suiveurs et bénévoles (au top ! il faut le souligner).

La montée se passe bien, principalement sur la route pavé et de long escalier, c’est encore très roulant et on s’applique à relancer dès que le terrain s’adoucit, principalement en foret dans des tunnels de végétations ou l’odeur de lauriers (?) est très forte. Le ravito arrive finalement vite et on a déjà gratté 15mn sur le plan. 6mn d’arrêt (luxe Bertrand avais prévu 3 !).

Fanal/Chao de Ribeira, 1572D+, 20,2km, BH5H00, RB4H24, 4H33

A la sortie je dis à Bertrand que je vais mettre la veste, je suis déjà trempée de sueur et le vent souffle fort. Il m’imite et on fait bien, 5 mn après c’est l’apocalypse. Le vent doit souflé à 80km/h et accentue la sensation de froid, il faut vite avancer. On avale les Up et down a bonne allure avec de plonger sur la première grosse descente. Je suis devant, le terrain est merdique, boueux, glissant, c’est là je suppose que Galette Saucisse se vrillera la cheville, tout ça avec encore beaucoup de monde de niveau très hétérogène. Bref, c’est merdique à souhait. A un moment je me retourne et ne vois plus Mazbert., je l’appelle, plus personne. Mince il a du se retrouver bloqué. Je sais qu’il va plus vite que moi en descente donc je ralentie un peu mais continue. Malgré cela je ne le voie pas, j’appelle dès qu’un groupe revient sur moi, personne, bon an mal an j’arrive au ravito plus au moins dans les temps. Je le cherche sans le trouver. En fait il m’a doublé sans me voir et m’attendue 6mn au ravito, je suis arrivé 2mn après….

Une soupe, deux, je grille un peu plus que les 3 mn prévu mais j’ai besoin de cette chaleur, je sens que j’ai une baisse d’énergie que sur le coup j’attribue à la faim.

Chao de Ribeira/Estanquinhos 2912D+, 28km, BH9H00, RB 6H41, 7H28

La première grosse difficulté arrive, 1400D+, les montées en tant normal, je les passe facile, mais là je sens qu’il y a un truc qui va pas. J’ai bu, mangé, les jambes vont bien à part les petites douleurs liées à ma chute, mais je suis scotché. Le sommeil me tombe dessus, je n’arrive pas à ouvrir les yeux, j’avance à 2 à l’heure, mais ça c’est l’expression, mais qu’en fait en vrai c’est moins que ça, 1,5km en 1heure en fait. Impossible de prendre le dessus. Je me fais doubler de partout alors d’habitude ça m’arrive rarement ! Je subi, je titube, j’erre complètement alors que l’on est parti depuis moins de 5H. Heureusement le terrain s’adoucit et je me force à courir, la transpiration recommence, je sens que ça revient doucement, les chemins sont relativement facile mais déjà perdu beaucoup de temps par rapport au RB. Les derniers 500D+ sont avalés en vitesse normale mais arrivé au ravito je sens que j’ai encore besoin d’y passer un peu de temps, à boire de la soupe bien chaude et du café.

 

En haut c'est beau!

Estanquinhos/Roserio  3078D+, 39km, BH10H30, RB8H31, 9H02.

Le jour se lève, des Eoliennes au loin, de la bruyère, de la brume et l’on voit déjà les picos sur le fond de la carte postale. Le corps se réveille, c’est une grande descente qui m’attend. Je me sens à l’aise et j’arrive à relancer. J’ai stoppé l’hémorragie et double quelques concurrents dans cette longue descente roulante. J’ai peu de souvenir de ce passage, mais je gratte 20mn sur le RB, j’ai pas du trop trainer.

Roserio/Encumeada 3700D+ et 45Km BH12H30, RB 10H, 10H29.

Le début des marches et de la forêt « tropicale », je suis dans le rythme, un peu fort même car je sens des débuts de crampes, je bois une flasque complète avec 1 cachet de sel et 2 de Sportéine. Enfin je peux donner le change sur cette montée de 700D+ en forêt. Je mange les marches et les concurrents mais sans espoirs de croiser Bubulle qui doit passer à Encumeada à 9H30. Ju me tient au courant de sa progression il marche fort le bougre et s’il tient le rythme va tenir son pari ! Je me dis que le 1/3 est passé, que la prochaine étape c’est la moitié, me force à saucissonné la course au maximum. Je ne suis toujours pas loin du RB, mais le temps que je gagne en course je le mange 2 fois au ravito. 3mn de prévu, j’y resterai 20, plat chaud, nokage, pause toilette comprise.  

Encumeada/Cural de Freiras BV 4773D+ 61Km BH16H, RB 14H12, 14H34.

Encore une section que mon cerveau à partiellement oublié, une bonne montée de marche puis un interminable chemin en balcon pour « passer » côté pico. C’est très beau, minéral et végétal à la fois mais je commence à sentir un peu de lassitude. Les syndromes de crampes ont disparus mais ça tire encore un peu derrière les cuisses. Je prends régulièrement du sel et de la Sportéine, mon short est blanc de sel et je me force à boire beaucoup. Alors que la météo était pas trop chaude le reste de la semaine, là, la chaleur commence à monté et c’est déjà bien entamé que j’arrive à la base vie avec plus que 15mn de retard sur le RB, donc j’ai encore gagné 30mn en course sur le RB. Je compte d’ailleurs ne rester que 30mn au lieu des 45mn généreusement alloués pour me remettre « dedans ». Je me change totalement, basket comprise, passe chez le kiné qui me masse pas( ?), passe chez le médecin à qui je montre mon genou qui couine et me mets une espèce de bande lâche sur l’autre, je mange une soupe et ressort au bout de 30mn mais en ayant l’impression d’avoir fait n’importe quoi.

 

Bim!

Cural de Freiras/Pico Ruivo   6242D+ 73Km BH20H, RB 17H18, 18H53.

Je pars de nouveau dans le RB sur un long et beau chemin en balcon montant. Il fait maintenant très chaud et 1500D+ en plein cagnard pour un type qui transpire en marchant à 0 degrès bah ça le fait pas, mais pas du tout, je reprends un énorme coup de chaud/Fatigue/ Pertedemotivation/Enviede bacher/Appelàunami/J’enaimarredêtretoutseul. 2,43km/h sur la section et 2H d’envolé sur le RB. Avec du recul j’ai aucune idée du pourquoi du comment, 3 heures de sieste sur Bâton, de psychotage, d’arrêt de la CAP. Pourtant c’est beau, c’est long, mais c’est beau. Arrivé au ravito, j’ai la BH aux miches. J’essaye de ne pas trop trainer mais j’ai plus envie d’être seul. Je pars donc avec 2 Français à l’assaut du Mythe de la course, les fameux Picos.

Avant le col! On va tout au fond.

Pico Ruivo/Chao de Lagoa 6694D+ 83km BH23H00, RB19H35, 20H56.

C’est bizarre les marches je les trouve vachement plus haute en course que lorsque de notre promenade avec Mazbert. Et mes compagnons ils sont sympa mais vraiment très lent, tellement lent qu’ils sauteront a la BH suivante. Alors arrivés à la fin du somptueux chemin menant aux relais, je les lâche et part tout seul. Je cours franchement car je me sens biens, mais je commence à avoir la trouille de la BH. Bien m’en a pris car j’ai pu reprendre du large sur la BH. Je remets en route la frontale dans la descente menant au ravito que j’avale à bonne allure.

 

Les Picos c'est beau.

Chao de Lagoa/Poiso  7512D+ 94Km, BH1H, RB21H45, 00H37

Tiens une montée, si j’en profitais pour dormir sur les bâtons…….Encore 11Km à passer la plupart du temps à somnoler. J’aurais bien dormi au ravito mais pas de lit et je suis trempé de sueur, donc dès que je m’arrête je suis gelé. Je vois que maintenant que j’aurais pu passer à la trappe pour 23mn. Je me demande si sur le coup ça ne m’aurait pas arrangé. Je repars du ravitos a 1H02, la BH en entrée est à 1H…….

Poiso/Portela 7582D+ 103Km, BH3H30, RB 23H22, 3H06

Il ne reste “qu’une” longue descente de 20km suppose roulante. Le ravito a permis de me réveiller, j’en ai vraiment marre. 1H50 sur le RB et 2H30 mode BH et je mets 2H04 en alternant trottinage et marche lente. Je suis incapable de tenir quelques choses de régulier, 15mn de super bien suivi de 15 de somnolence, je cours et j’erre.

Portela/Larano 7669D+, 108km, BH05H10, RB00H25, 4H29

Une longue portion relativement plate a flanc de falaise. Une portion magnifique a trottiné. Enfin si tu ne dors pas. Ce qui va me durer toute la portion. C’est dangereux vu mon état, j’essaye de prévenir les coureurs qui me vois tituber. Je n’ai même pas entendue les mouettes, je parle  à mon fils, sursautant quand je me réveille, je rêve debout avec du recul la scène devais être surréaliste.

J’ai bientôt fini, et pour ENFIN aller dormir, seul truc motivant qui me vient à l’esprit c’est de courir. Alors je remets en route juste avant le dernier ravito ou je ne traine pas plus de 5mn.

Larano/ Machico  7750D+ 120km, BH08H, RB03H05, 7H58

La levada la plus longue du monde ou l’on a l’impression de jamais descendre, je trottinerais tout du long conformément au RB. La fatigue m’aura pris ma course, la fatigue m’aura pris mes émotions.

Je franchis la ligne. Enfin je vais aller dormir. Je récupère mon sac, vais manger un bout. Bertrand me récupère à 8H. Une douche et au lit…..Enfin.

 

Il est temps de dormir ENFIN

Le verre à moitié plein ou à moitié vide ? Le plein car j’ai pu finir, les pieds nickels, physiquement pratiquement intacts. Mon genou c’est fait ressentir a quelques moments, j’avais prévu des antidouleurs au cas ou. Le vide car j’ai passé une grosse partie de la course en errance de sommeil, à côté de l’objectif que je m’étais fixé. Je suis arrivé fatigué, j’ai coupé trop tard et les circonstances de courses m’ont achevé. J’aurais faire un peu plus de montagne.  Je suis sur que si je n’avais pas « perdu » Mazbert, j’aurais pu faire une bien meilleur performance. Difficile à gérer de type de distance ou finalement on passe beaucoup de temps de nuit et ou il faut jongler entre vitesse et gestion, le départ minuit obligeant le gros du peloton à faire pratiquement 2 nuits dehors. Mais j’ai tenu, encore une fois.

Je pense que je vais aller à l’Euphoria avec l’écureuil suivre les pas de Ju et Manu. Parce que j’ai besoin de  partager, de rêver, de repartir la haut.

Le MIUT est une course exigeante de début de saison, un vrai Ultra alternant les passages roulant et les marches et sentiers plus technique, une petite Diag avec des BH impitoyable. Le parcours est hétérogène, comme la Diag, du somptueux et du moyen. Il faut être vraiment prêt, une course plus  pour les Elites que les poireaux de fin de classement. Je suis déçu et fier à la fois.

13 commentaires

Commentaire de L'Dingo posté le 02-05-2019 à 12:54:29

Ce CR est puissant car il montre combien la détermination est la clé pour réussir un objectif, et ça c'est fort !
Maintenant lorsque ceci se fait au détriment d'une forme de plaisir de la course, lorsque l'on laisse plus d'energie mentale que physique il risque d'y avoir un hic.

Sans faire de "psychologie de ravito" je crois qu'en trois ans le cumul des courses, qui déjà prise une à une sont des formes d'exploit, t'amène vers un état de saturation.

il faut retrouver le sens de "pourquoi je cours", arriver à renouer le plaisir , l' ambiance et la convivialité des amis sans oublier que le sport c'est aussi une sensation positive physique avant tout ( sinon on ne ferait que les AAB, BBQ, et afters :-)) )

Peut être pendant quelques temps lever le pied sur l'aspect Ultra , tout en conservant les Trails conviviaux, avant de se dégouter.
On appelle ça se ressourcer ;-)

En tout cas Bravo pour ce résultat et bonne continuation d'été .

Commentaire de JuCB posté le 02-05-2019 à 13:24:10

T'es un tueur de BH et pis c'est tout.

Je t'avais enterré à la sortie des Picos. J'ai veillé 2-3 passages stratégiques et j'ai été impressionné par ta résistance.

Le commentaire de L'Dingo est rempli de bons sens mais Zouave un jour Zouave Toujours.

L'Euforia est une belle aventure seulement si on dort aux bases de vie !!

Entraînement de siestes impératif !!

Gros BECS
Ju

Commentaire de Scoubidou posté le 02-05-2019 à 13:51:06

J'attendais avec impatience le 1er CR sur cette course que j'envisage pour l'année prochaine (j'hésite entre le MIUT ou l'ultra) => Merci :) !
Tu as fini: le verre est à minima à moitié plein !
Bonne récupération,
Samuel

Commentaire de Mazouth posté le 02-05-2019 à 14:14:15

Le verre est à moitié plein et au-dessus c'est de la mousse. Quand elle se dissipera il restera la bière :))
C'est sûr que c'est rageant d'avoir eu une bonne partie des émotions gâchées par le besoin de dormir, mais j'espère que plus tard il te restera plein de bons souvenirs paske ça avait l'air super beau quand même. Et puis mine de rien t'as bien géré ton finishage compte tenu de ton état de fatigue. Bravo !!

Commentaire de Antoine_974 posté le 02-05-2019 à 14:46:22

Bravo ma Cheville mais effectivement n'est-ce-pas trop, trop tôt et trop vite après la SwissPeak de dingue où tu es allé chercher au + profond de toi.
Tu crois peut-être être un poireau du peloton mais t'es un champion du mental et pour ça bravo car tu m'impressionnes toujours autant !
Viva les grosses tanches !

Commentaire de mazbert posté le 02-05-2019 à 19:51:54

Beau récit, mais que puis-je dire, j'y étais en partie !!!
Juste une chose à rajouter, j'ai passé de super jours avec toi à Madeire, des entrainements top sympas avant (j'espère que nos sorties D+ du credi vont continuées), et un début de course hallucinant en voyant qu'on était dans les derniers en allant vite !!
Un regret, qu'on se soit perdu trop vite dans la brume nocturne de Madeire, sans cela je pense que tu aurais pu me suivre au moins jusqu'à Encumeada.
Un espoir, partager avec toi une autre course longue, où tu veux, quand tu veux mais cette fois là on part ensemble et on finit ensemble.
A bientôt j'espère,t'as un sac à moi et une bonne bouteille à partager ...

Commentaire de Arclusaz posté le 02-05-2019 à 19:53:11

il me semble que la dernière photo est éloquente. Tu étais cuit, ratacuit. c'est ton mental hors norme qui t'a permis de finir là où la plupart auraient été se coucher. Le sommeil c'est important, c'est le pilier de l'ultra ! toujours aussi impressionnant

Commentaire de bubulle posté le 02-05-2019 à 21:06:44

Il est où le "récit de loche" que tu as promis sur le forum ?

Moi je vois un récit de cador, car en passant par autant d'avatars z'et aléas, fallait être un gros cador pour terminer ce MIUT. Poiso, à 1h du matin, je n'ose même pas imaginer la glauquitude. Quand on y est passé, on sait ce que c'est.

Et les falaises en titubant de sommeil (ça je sais comment ça fait, de tituber), j'imagine encore moins. T'es le warrior des warriors, Cheville de Fer, t'as dézingué le Roi de la Nuit à toi tout seul et conquis le Trône de Fer.

C'était extra de partager quelques moments avec vous avant la course. A bientôt pour un GR73 d'anthologie...

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 02-05-2019 à 23:12:47

Je t'aime

Commentaire de L'écureuil posté le 03-05-2019 à 07:38:31

Dis moi t'es sûr que tu veux faire Euforia ensemble ?
parce que toi autant tu es un titan, warrior et autres superlatifs de la résilience, autant moi je suis du genre à me garer pour une pizza, une sieste ou si çà me saôule ;-)

Impressionnant ce récit, impressionnant ton mental
J'adore aussi les commentaires et notamment celui de Bouk ))

Bon, on va s'occuper de ton plan d'entrainement maintenant, objectif EN FAIRE MOINS ;-)

Commentaire de elnumaa[X] posté le 03-05-2019 à 10:02:01

la posologie " euforia" est parfaite pour traiter le mal qui te ronge ;-) c'est pas 1 course c'est une fabuleuse aventure , à 2 , à travers les terres d'Andorre et leurs autochtones si accueillants ..
allez vivment les gr'off bien délire avec max de fun de victuailles et de singles comme on aime <3
++

Commentaire de franck de Brignais posté le 05-05-2019 à 21:41:20

T'es fort l'ami, très fort ! Dans les jambes et dans la tête !
Tu m'impressionnes chaque fois et quelle progression, quoi que tu en dises !
Vivement les prochains z'offs !

Commentaire de Cheville de Miel posté le 06-05-2019 à 08:30:07

Merci à tous pour vos messages.
J'ai plus qu'a me dire que je suis un coureur de fond........................de peloton ;-)
C'est vrai que ce format là si tôt dans la saison c'est ambitieux.
En tout cas vos messages me fond chaud au cœur et boost la confiance.
Merci, merci, merci.

@Plouf

R

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