Récit de la course : Trail de Vulcain Ultra - 73 km 2019, par yoyotito

L'auteur : yoyotito

La course : Trail de Vulcain Ultra - 73 km

Date : 3/3/2019

Lieu : Volvic (Puy-de-Dôme)

Affichage : 365 vues

Distance : 73km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

2019 Une édition sèche et ensoleillée

Fin 2018, je cherchais un trail ou il était fort possible de courir sur un terrain enneigé. Après avoir vu et lu des retours positifs sur l’Ultra Vulcain mon inscription allait dans ce sens.

Une course en début d’année n’est jamais facile à préparer, qui plus est lorsque le dernier mois d’entrainement est interrompu par une gêne à la hanche. Mais pas de panique, je vais capitaliser sur ma l’année 2018.

Les 2 semaines avant l’échéance, je scrute la météo et force est de constater qu’il n’y aura pas de neige, pas de froid et pas de pluie (bonne nouvelle pour cette dernière). Pour courir sur un manteau blanc c’est loupé.Criant

 

Je décide de partir de la région Parisienne la veille à 12h, ce qui me fait arriver sur place vers les 16h, pile-poil pour voir arriver les premiers du 13 km. Je cherche une place de parking un peu à l’écart car pour ce premier objectif de l’année 2019, j’ai décidé d’innover et de ne pas prendre de chambre d’hôtel ; je dormirais donc dans ma voiture. Je teste cette option dans l’optique de la refaire pour mes prochaines courses en étapes. La prise du dossard se fait dans un village chaleureux, je m’arrête quelques minutes au stand de l’association un défi pour Zoé et décide de faire l’achat de 2 Neufchâtel, c’est bon et c’est pour une bonne cause. S’ensuit une petite balade dans la ville de Volvic, je ne sais pour qu’elle raison mais je m‘attendais à une grande ville, peut-être à cause de sa renommée internationale.

 

Petit diner dans ma chambre/voiture et hop à 20h au dodo sur mon matelas de fortune et bien au chaud dans mes 2 duvets. Je m’endors très facilement et me fait réveiller vers minuit par de fortes rafales de vents. Deuxième réveil à 5h10 par le bruit des voitures arrivant sur place, une nuit pour ainsi dire parfaite. Le test de dormir dans le voiture est donc concluant. Je prends mon temps, je mange et me prépare en 30 minutes, je n’ai que quelques mètres à faire pour aller à la ligne de départ. Je m’habille léger, tee-shirt et manchons, car il va faire beau toute la journée. Cela s’annonce parfait. Mon objectif de course est tout d’abord de prendre du plaisir et de terminer. Je table sur une arrivée en 12H30 de course. Le départ est donné à 6H, les premiers kilomètres se font dans la ville pour aller ensuite direction le Puy de la Nugère. La montée se fait de façon régulière en marche rapide pour une arrivée en haut à l’aube. Du pur plaisir visuel, une très belle vue.

 

 

 

Et c’est parti pour une petite descente toute en douceur. Le terrain est tellement souple et peu technique, Génial.

 

Sur les 20 premiers kilomètres, 950m de D+ tout se passe pour le mieux, et au bout de 3h de course j’arrive au 1er ravitaillement du Puy de Lemptégy. Je recharge en eau, mange un Tuc, un bout de fromage et me voilà reparti dans l’esprit de m’économiser jusqu’au 33ième pour la montée du Puy de Dôme. Beaucoup de sous-bois, des portions bien plates, je continue donc sur un bon rythme. Je discute avec deux participants inscrits sur le Grand Raid de la réunion 2019. Je leur raconte l’histoire que j’avais lu de Jean Yves, dernier arrivant de l’édition 2018. Je suis surpris de leur carnet d’entrainement pour les mois à venir, du plat et pas beaucoup de longues distances, je leur souhaite bon courage pour ce beau défi. J’arrive donc au pied du Puy-de Dôme ou beaucoup de supporters nous félicitent. C’est sympa. La montée se fait par le sentier des Muletiers, ancien chemin qui, dit-on, conduisait les pèlerins au temple de Mercure. 350 mètres de dénivelé en lacets, je croise les participants qui eux le descendent. On s’encourage mutuellement. Un petit coup de mou se fait ressentir mais je serre les dents. Le sommet approche et le ravitaillement par la même occasion. En effet, vu que la météo est fort clémente un accord du panoramique des dômes a été donné pour que le ravitaillement soit fait en haut du Puy. Ainsi la portion de 15,5 km et 700 de D+ se fait en 2h50. En haut le vent n’est pas très chaud, j’appelle mes proches pour les tenir au courant et je me mets à l’abris dans la salle, prends une petite soupe très bonne et décide de ne pas m’attarder. Merci les gentils bénévoles !

Je revois un participant, Cédric, fort sympa, nous avons le même rythme, je fais quelques kilomètres avec lui. La portion en sous-bois plate et en descente est facile mais un peu monotone cependant à 2 cela passe plus vite. Je me fais distancer par mon compagnon du jour que je redépasserai un peu plus loin. Pendant quelques kilomètres je suis un mec qui marche sur un très bon rythme, je me force à lui coller aux basques. Les 13 kilomètres se font donc gentiment, je commence à avoir un peu mal aux jambes, j’arrive tout de même au ravitaillement (le même que celui du 20ième) avec 1h10 d’avance sur la seule barrière horaire de la course. Avant d’y arriver nous faisons une petite visite dans le cratère du puy, c’est très très beau.