Récit de la course : La Course des Irréductibles - 22 km 2018, par _Romu_

L'auteur : _Romu_

La course : La Course des Irréductibles - 22 km

Date : 10/11/2018

Lieu : Meyzieu (Rhône)

Affichage : 496 vues

Distance : 24km

Matos : Hoka Torrent

Objectif : Se défoncer

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

La course des irréductibles de Meyzieu (24km).

Après un bon trail du Beaujolais vert (46km/2200md+ et une39ème sur 390) et un Marseille Cassis plutôt intéressant il y a 15 jours il était temps d’accrocher un dernier dossard avant l’ultime objectif de l’année, les 81km de la Saintelyon dans 3 semaines.

La Saintelyon reste une course très roulante (roulane pour les intimes) malgré ses 81km.
Il va falloir être capable de courir beaucoup, pas forcément très vite, mais beaucoup et longtemps.

Le coach avait donc décidé de me programmer les 24km des irréductibles de Meyzieu, organisée par mon club, le Décines Meyzieu Athlétisme.
Pour être honnête ces 24km quasiment tout plat où il va falloir envoyer du pâté pendant 1h50 me font un peu peur.
C’est un effort très difficile mais il va falloir passer par là.
La semaine d’entrainement qui précède la course se passe plutôt bien, les jambes sont bonnes et les fractionnés agréables. C’est bon signe.

Après avoir déposé ma fille chez belle maman qui habite à 10 min a pied du départ me voilà au retrait des dossards.
J’aime bien arriver un peu en avance, prendre mon temps, m’imprégner de cette atmosphère de course si spéciale.
Je retrouve le plaisir que j’avais il y a quelques années quand je me rendais à un match de foot ou de futsal.
Plaisir que j’avais ensuite perdu, signe qu’il fallait que je change quelque chose, et changer de sport aura été une belle réussite.
Je m’épanouis pleinement dans cette activité.
Que ce soit la piste, la route ou le trail, j’arrive à trouver du plaisir… pourvu que ça dure…
Bref revenons à nos moutons.
J’arrive sur place à 16h, le départ sera donné dans 1h30. Je croise quelques que copains du club, on discute, on regarde le départ du 5km avec les jeunes du DMA qui vont partir comme pour un 1500m.
Pour eux c’est un peu leur sortie longue, pour moi c’est plus un 100m.
Il est temps d’aller se changer et de rentrer dans la course.
Juste a coté de moi, Hugo Altmeyer, une flèche, moins de 2h30 sur marathon.
Aujourd’hui il est sur le 14km, il va gagner, je le sais, il le sait. (Il gagnera avec 18.1km/h de moyenne).
On discute, il me conseille, un moment sympa.
On sort s’échauffer, chacun de son coté, les jambes sont bonnes…

17h30 le départ est donné, il fait déjà nuit, toutes les frontales sont allumées.
Je suis avec David et Brice, deux collègues du DMA.
Ça part vite, très vite, trop vite.
Après un départ à 3’40 au km pendant 3-400m je décide de me caler à mon allure 4’15, il y a quand même 24km à boucler on ne va pas s‘enflammer.
Je suis en tête du trio ce qui n’est pas normal car David est beaucoup plus rapide que moi.
Je le sens dans mon dos, il est facile, moi aussi mais un peu moins 😉.
Il restera dans ma foulée 4-5km avant de s’envoler et de me mettre 7minutes. Bravo mec !!
Il est très difficile de se situer, le 14 et le 24km sont commun pendant une dizaine de km.
J’arrive à bien tenir mon allure, je ne m’emballe pas.
C’est vraiment sympa de courir de nuit entre le grand large et le parc de Miribel.
Pendant 11km le rythme est vraiment bon.
On ne sait pas qui est sur le 14 et qui est sur le 24 mais il y a du monde, ça court vire, c’est motivant.
Après la séparation des deux distances entre le 10 et le 11ème km l’ambiance change complètement.
Je me retrouve quasiment seul. Et pendant 4-5 km plus aucune sensation. Les jambes sont dures, le cardio niquel. Il va vraiment falloir que je me muscle les cuisses pour progresser. Je perds 4 places dont 3 en même temps.
Un groupe de 3 coureurs avec le même maillot me doublent à une allure hallucinante, ils ont dû prendre un départ prudent mais ont un niveau largement supérieur au mien.
Au 15eme km je suis seul et je passe au niveau de mon coach, fabien, qui m’encourage, m’annonce le ravito dans 400m et me dit que je suis dans le top 20.
Ça a le mérite de me motiver. Les sensations reviennent, je ne me ferai plus doubler.
Je gagnerai deux places en ramassant deux morts partit un peu vite sans doute.
La fin est vraiment sympa quand on a pas les rafales de vent dans la g…..
Des petits singles où ne peut pas aller très vite mais où tu prends un max de plaisir.
A 2km de l’arrivée ont m’annonce un coureur à 30 secondes.
Avec tous ces virages impossibles de voir les frontales devant. Je me retourne, pas de signe de frontales derrières je me motive pour essayer de le reprendre. Boucher 30s en 2km ça peut se faire si le mec a ralenti mais sinon ça va être compliqué mais je trouve le challenge sympa.
J’accélère avec les forces qu’il me reste et a 1km de l’arrivée je suis à peine à 10 secondes.
Le mec de devant se retourne et me voit, il accélère également. Le fight va être sympa.
Ça peut paraitre ridicule de vouloir à tout prix gagner une place a notre niveau, mais c’est l’esprit de compétition qui reprend le dessus et puis quand tu es dans le top 20 c’est toujours sympa de grignoter des places.
Je continue à accélérer, je passe le pont d’Herbens, il y a du monde sur le chemin large au bord du grand large et je n’arrive pas à le distinguer. Je vois un mec monter à gauche et manque de lucidité je le suis.
Je me retrouve sur un parking et je demande à quelqu’un si la course passe par là et il me dit que non il faut redescendre et suivre le bord du lac.
Je m’en veux, je redescends, plus personne devant, personne derrière, je finis en roue libre à la 18ème place sur 163 arrivants en 1h48’34.
Ça m’aurait motivé de faire ce sprint avec le 17eme mais ce n’est pas grave, ce fut une belle course.
Au vu des résultats je vois que les 15-16-17 et 19ème ont des pus belles références que moi donc ça reste un résultat positif. Je suis à ma place, voir un peu mieux.
Un grand merci à toute l’organisation et aux bénévoles qui font un travail magnifique.

Il reste trois semaines pour finir de bien préparer la Saintelyon et penser à l’année à venir.
On fait quand même un beau sport…

Aucun commentaire

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran