Récit de la course : Paris-Versailles 2018, par Poppy78

L'auteur : Poppy78

La course : Paris-Versailles

Date : 23/9/2018

Lieu : Paris 15 (Paris)

Affichage : 579 vues

Distance : 16km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Le récit

2 ans après ma première participation, je décide de renouveler mon inscription à cette course mythique. Et ce en toute connaissance  de cause de sa difficulté, puisque le parcours demeuré inchangé. 

Le lieu de départ, au pied de la Tour Eiffel, est très facile d’accès. Il y a l’embarras du choix entre le RER C, le métro Bir Hackeim ou Trocadéro, le plus pratique selon moi. L´accès aux consignes est assez encombré (normal avec 25000 inscrits...), mais bien organisé. Je décide de me placer dans le sas de départ relativement tôt, ne souhaitant pas partir à 11h (leçon retenue suite à ma précédente participation). L'attente pour le départ est...INTERMINABLE....Le gros point noir de cette course, qui est THE course de masse de l'année. Contrairement au semi de Paris, pas de sas de départ en fonction du temps des coureurs. Premiers arrivés, premiers partis...Je m’aperçois rapidement que je suis partie sans mon chrono/cardio...Ça me rend furax contre moi-même. Je vais donc devoir faire au feeling et ce sera la surprise pour mon temps. Je patiente, collée aux autres participants (agoraphobes s’abstenir), en admirant la Tour Eiffel dans ses moindres détails :-). Que c’est long....

Inutile de s´échauffer, tout le bénéfice est perdu dans ce long moment...

Le départ est donné (enfin...), et est fluide. Pas de bousculade. 

Les premiers kms en bord de Seine sont sympa, bonne ambiance. Je prends garde à ne pas me laisser happer par le rythme très soutenu de certains. Je sais que la côte des Gardes n’est pas loin...je n’ai aucun repère de temps, faute de chrono. Qu’est ce qu’on devient dépendant de ces joujoux!!

Premier ravito avant l’ascension. Très bien organisé et assuré par de (très) jeunes gens enthousiastes, ça fait du bien. 

Et ça y est, nous y voila vers le km 6. The côte. La course commence maintenant!! Je me suis jurée de limiter mon temps de marche et de me bousculer un peu. Malheureusement, j’en bave rapidement!!! Quelle est difficile cette côte des Gardes, et interminable...Et arrives à son sommet, des fois que vous n’en avez pas assez, une seconde suit...au bon dénivelé aussi...

Puis euphorie dans la descente. Je me laisse glisser, ça paraît tout facile!! Et rebelote encore une côte!! Et ainsi de suite plusieurs fois sur le parcours. Le passage dans la forêt de Meudon est très agréable. Plusieurs ravitos à des endroits très judicieux, et bien organisés, auxquels s’ajoute l’enthousiasme des jeunes gens. 

Plusieurs orchestres sur le parcours également notamment en côte....merci!! Et pas mal de spectateurs, bien que là majorité du parcours soit en forêt.

La signalétique est top aussi, ce qui me donne un repère à défaut de chrono. 

A la sortie de forêt, au km 15, voilà l’avenue de Paris. Reste donc 1km200. Oh là là mais ce km est....interminable lui aussi...un faux plat terrible. Mais où est donc cette foutue ligne d'arrivée? je puise de la ressource et donne tout pour tenter de gratter qqes secondes à mon chrono. Je passe la ligne sans avoir la moindre idée de mon temps. Je suis absolument vannée...

Distribution de bouteilles d’eau et d’un sac bien garni en diverses barres de céréales. 

Je récupère mon sac et un sms de l’organisation m’avise de mon temps : 1h39 et des brouettes. Je suis satisfaite.

conclusion: les + : très bonne logistique de ravitos pour une telle course de masse

les - : le temps d’attente au départ, qu'aucune course n'égale. Des sas de temps seraient les bienvenus.

C'est une course difficile. A mon sens un semi plat est plus facile. Il faut le savoir avant de prendre le départ...

 

 

 

 

4 commentaires

Commentaire de paloisdu92 posté le 26-09-2018 à 09:41:47

Bravo pour ta course! Pas facile sans montre.
Oui, le départ de cette course, par ailleurs très bien organisée, est vraiment catastrophique. Ca fait 3 ans que je la fait mais l'an prochain ce sera 20km de Paris pour moi parce que j'en ai marre d'attendre 1h30 avant le départ chaque année.
Je ne comprends vraiment pas pourquoi l'organisation ne met pas plus de sas de temps (le sas élite/moins de 1h05 étant inaccessible pour moi). Je ne me rends peut-être pas bien compte mais vu le nombre de bénévoles et la configuration du départ, ça ne me paraît pas ingérable logistiquement d'instaurer ça.

Commentaire de Denis V posté le 30-10-2018 à 09:42:29

Effectivement l'absence de sas de temps oblige les concurrents pressés à arriver tôt et donc à poireauter longtemps. Piétiner derrière la ligne de départ est le prix à payer pour ne pas risquer de piétiner derrière les plus lents pendant la course, et notamment dans le parcours en forêt qui emprunte des chemins assez étroits.
Je pense que le choix des organisateurs de ne pas organiser de sas de temps au départ veut souligner le caractère "populaire" et "bon enfant" de la course. Il faut bien voir en effet qu'avec des sas de temps, ceux qui partent le plus tard (les plus lents) sont aussi ceux qui poireautent le plus (sauf s'ils arrivent sur le lieu de départ à la dernière minute, lorsque la "consigne à bagages" est fermés depuis longtemps).

Commentaire de Poppy78 posté le 30-10-2018 à 19:20:15

Comme tu le soulignes à juste titre, le principe des sas de temps veut que les plus lents partent après les élites et les plus rapides. Mais si l’horaire du sas est respecté, c’est quand même plus sympa que de poireauter collés serrés pendant plus d’une heure. J’ai couru les 20kms de Paris le 14/10. Nous étions 26000 à prendre le départ, soit 1000 de plus que sur la Paris-Versailles. J’étais inscrite dans le sas des 2 heures, et l’horaire de départ annoncé a été respecté. Cela m’a permis d’arriver plus tard que les plus rapides, et d’accéder aisément aux consignes qui étaient très fluides. Idem sur le semi de Paris où nous sommes encore plus nombreux, et pourtant l’accès me semble très facile chaque année.
En revanche la Paris-Versailles ne me semble pas si « populaire » car elle est selon moi plus difficile qu’un semi plat. Mais c’est très subjectif!!!

Commentaire de Denis V posté le 31-10-2018 à 10:09:37

Tu as raison mais pour être complet, il faut ajouter que la "20 kms de Paris" étant une boucle, elle n'a pas de problème d'horaires de consigne : on vient chercher son sac là où on l'a déposé. Idem pour le semi de Boulogne. Ce n'est pas le cas de la "Paris-Versailles" où l'organisation doit transporter les sacs et fermer les consignes très tôt pour qu'ils soient disponibles à l'arrivée des premiers. En mettant à contribution une bonne âme pour se faire apporter un sweat à Versailles, on peut ne pas déposer de sac et arriver tard, ce que j'ai fait une ou deux fois : on poireaute moins avant le départ mais bonjour les embouteillages en forêt, notamment quand on bute sur des groupes de deux ou trois qui papotent en courant au ralenti sur la même ligne !
Tant qu'il fait beau, poireauter avant la ligne de départ n'est d'ailleurs pas forcément antipathique, puisqu'on peut essayer de nouer la conversation avec ses voisin(e)s de sas ... Mais il est vrai que ça ne marche pas toujours... Quant au speaker, soit on ne l'entend pas (c'était le cas cette année à Paris-Versailles), soit on préférerait ne pas l'entendre (ce qui est hélas souvent le cas). Mettre sur pied des animations pré-départ divertissantes mais pas idiotes, voilà un beau challenge pour les organisateurs de courses !
Bon, notre discussion est sympathique et bien orthographiée (bravo à toi !) mais un peu vaine car "Paris-Versailles" est ce qu'elle est, avec ses défauts et qualités. Je l'ai faite cinq fois, et la referai encore, et ça ne m'empêchera pas de refaire deux semaines plus tard la "20kms de Paris". Et je suis sûr que tu reviendras toi aussi à ces deux courses !

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