Récit de la course : Courmayeur - Champex - Chamonix 2018, par truklimb

L'auteur : truklimb

La course : Courmayeur - Champex - Chamonix

Date : 31/8/2018

Lieu : Courmayeur (Italie)

Affichage : 1356 vues

Distance : 101km

Objectif : Objectif majeur

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La CCC de A à Z

Petit abécédaire de la course à pied, et plus précisément relatif à l'une des coursettes de quartier qui émoustillent les rues chamoniardes une fois l'an, j'ai nommé la CCC.

A

Attente : six mois à attendre depuis que tu as eu le mail de confirmation de l'organisation comme quoi tu avais été tiré au sort et obtenu un dossard. Car oui, il faut en passer par la case chance pour avoir le privilège de participer à la CCC, tant l'engouement pour le trail a explosé ces dernières années. Et si, comme moi, tu n'es pas en veine, il faut s'y prendre à plusieurs reprises. Ainsi, il m'a fallu trois ans de patience pour enfin décrocher le précieux sésame, pour finalement me rendre compte que cette année le départ sera donné le jour des quatre ans de ma fille. En tant que père parfaitement indigne, j'assume et valide mon inscription.

Pour ton entourage aussi, l'attente est longue, trop longue. Entre tes weekends d'entrainement à n'en plus finir, tes régimes bizarres, ton roadbook retouché cinquante fois et cette nouvelle veste au prix exorbitant (qui a plombé ton budget et t'a empêché d'acheter un cadeau décent pour l'anniversaire de ta fille…), tout le monde n'attend qu'une chose : que cette foutue course soit enfin finie !

B

Barnum : c'est le petit nom de l'UTMB dans le petit monde du trail. Inspiré par feu le super-marathon du mont Blanc, c’est depuis le début des années 2000 que l’UTMB a muté d’une course à cent participants pour rassembler aujourd’hui dix mille passionnés, répartis sur sept courses et une semaine complète. Une machine énorme, adorée ou abhorrée, devenue aujourd'hui le modestement autoproclamé "sommet mondial du trail". Ni plus ni moins.

C (plutôt trois fois qu'une)

CCC : acronyme de "Courmayeur - Champex (prononce le Champé) - Chamonix (ne prononce surtout pas le X, par pitié)". Le mieux est encore de regarder ce qu'ils en disent sur le site officiel : "La CCC est passée du statut de « petite sœur de l’UTMB » à celui d’une course unique en son genre et parmi les plus prestigieuses au monde. Le départ au centre de Courmayeur est empreint d’une ambiance comme seuls les italiens en ont le secret, et c’est dans le même temps un moment rare d’émotion au son de la musique de Vangelis." Rien que ça ! Sauf qu'aucun de tes collègues ne connait la CCC. Il y a éventuellement une infime chance qu'ils aient déjà entendu parler de l'UTMB. Mon conseil : si tu veux épater la jolie Gladys du service export en racontant ton épopée à la machine à café ce lundi matin, ne parle pas de la CCC, mais présente plutôt l'événement comme "les cent derniers kilomètres de la course la plus prestigieuse du monde". Gladys sera tienne…

D

Départ : il est donné ce vendredi matin à 9h, dans les rues de Courmayeur. Et ce sont 2100 concurrents qui s'élanceront à l'assaut de ces 101 kilomètres et 6100 mètres de dénivelé. L'ambiance est décontractée, le peloton très international ; je me retrouve à discuter avec un Texan qui vise sensiblement la même chose que moi : franchir la ligne d'arrivée avant tout, un chrono entre 20 et 22 heures paraissant jouable.

Le départ est toujours un moment particulier où chacun a ses petites habitudes, ses grigris. Personnellement j'aime bien regarder les coureurs qui m'entourent : ce gars qui part avec un chapeau de paille a-t-il conscience que l’organisation n’acceptera pas son couvre-chef en tant que bonnet ? Celui-ci, équipé en vêtements de compression de pied en cap, semble prêt à exploser à la moindre piqure (de guêpe). Celui-là, véritable homme-sandwich Salomon, se prend-il pour un sosie de Jornet ou D’Haene ? Et ce dernier, qui grignote déjà sa première barre énergétique papaye - concombre - spiruline - effet booster, va à n’en pas douter faire un départ canon. Un bestiaire quasi infini à portée de main, qui mériterait à lui tout seul un compte-rendu de course. Je me garde cette idée pour une prochaine fois…

E

Echauffement : en guise de mise en route, trois kilomètres de bitume pour sortir de Courmayeur et attaquer la longue montée vers la tête de la tronche (nom assez curieux au demeurant ; aurait-on idée de baptiser un sommet la pointe de l’aiguille ? Ou le mont du dôme ?). Le plan est simple : je dois rester en mode balade au moins jusqu'à la mi-course si je ne veux pas craquer dans la dernière partie. Le concept d'échauffement n'est visiblement pas inné chez tout le monde ; certains de mes congénères adoptent une stratégie bien plus offensive et nombre d'entre eux me doublent, déjà à bout de souffle quand nous terminons ces premiers 1500 mètres de grimpette. Une stratégie que je qualifierais au mieux d'étonnante, au pire détonante pour ceux qui exploseront immanquablement dans quelque temps. En atteignant les refuges Bertone et Bonatti, j'en entends déjà évoquer un abandon probable à Arnouvaz, soit après seulement un quart de la course…

F

Finisher : terme désignant les braves, ceux qui sont parvenus à rallier l'arrivée de la course dans les délais impartis. Etre finisher est la consécration recherchée par l'écrasante majorité des poireaux du peloton dont je fais partie. Car à moins de survivre jusqu’à pouvoir concourir en catégorie V4, catégorie assez peu représentée en général, je ne me fais guère d'illusion quant à mes chances de franchir un jour une ligne d'arrivée en tête. Etre finisher, c'est donc notre victoire à nous, même si l'on met trois fois plus de temps que les cadors qui monteront sur le podium. Une manière qu'ont les organisateurs de flatter notre égo : sur une course, il y a un vainqueur et un gros tas de finishers. Quant à ce nouvel anglicisme, il est là pour tenir compagnie aux trail, drop, running et autres soft shell qui peuplent notre jargon sportif. Pas facile de trouver un terme équivalent dans la langue de Molière. Finisseur ? Trop footballistique. Boucleur ? Trop capillaire. Acheveur ? Trop brutal.

G

Grand col Ferret : deuxième difficulté recensée sur le profil, nous permettant de quitter l'Italie pour rejoindre la Suisse. De bleu, il n'y fait pas chaud avec un épais brouillard, du vent et des températures frisquettes. La descente sur la Peule est très grasse, c’est parfois plus du ski acrobatique ou du patinage artistique. Lenteur, crispation, chutes… Le ravitaillement à la Fouly va permettre de boire un coup et se remettre de nos émotions.

H

Hydratation : on trouve tout ce qu'il faut sur les ravitaillements de la CCC. Eau plate, eau gazeuse, coca, boisson énergétique, thé, café… L'hydratation, tout comme l'alimentation, est un problème récurrent sur les courses longues. Il faut viser juste pour esquiver les nausées, les ballonnements, la déshydratation et l'hypoglycémie. Trouver le bon dosage est une affaire très personnelle, chaque estomac étant différent. Les experts convergent cependant vers un consensus : on réservera la bière comme boisson de récupération plutôt que boisson d'effort.

I

ITRA : acronyme de "International Trail Running Association". Si tu participes régulièrement à des courses, tu as toutes les chances d'être fiché par l'ITRA. L'ITRA a son grand œil braqué sur tous les coureurs, l'ITRA connait toute ta vie, l'ITRA note tes résultats et t'attribue un "indice de performance". L'ITRA met toutes ces informations te concernant à disposition de n'importe qui, de façon publique, sur son site. Mais c'est également l'ITRA qui attribue les précieux points qui te permettront de participer aux courses comme la CCC. Donc l'ITRA est ton ami.

J

JALBHAC : acronyme de "J'Ai Les Barrières Horaires Au Cul". Terme issu de la sphère kikourou désignant le plan de marche d'un concurrent qui lui permettra de boucler la course au plus près du temps maximum autorisé par l'organisateur. La gestion de course à l'état ultime, réservée aux plus avertis car ne pouvant souffrir aucun contretemps. Une pause caca qui s'éternise derrière un rocher et c'est l'élimination au prochain point de contrôle.

K

Kikourou : son forum et ses marronniers, ses gangs lyonnais et mordorien, son bouzin et ses suivis live plus animés que celui de l'UTMB, ses démons de minuit… Mais aussi une communauté pas si virtuelle puisque de nombreux "offs", "non-off" et autres "fin-off" sont proposés tous les weekends. On ne le dira jamais assez, mais il faut toujours courir avec un symbole kikourou sur soi. C'est grâce à mon buff kikourou que je me fais alpaguer à la sortie du refuge de Bertone par Nono92, un kikou, parisien de son état mais néanmoins fort sympathique. Nous échangeons quelques mots puis nous nous doublons et redoublons régulièrement, pour toujours se retrouver en même temps aux ravitaillements suivants. Les dix kilomètres après la Fouly sont d'un ennui mortel : quasi plat, des passages sur bitume, il faut beaucoup courir. Nous décidons donc de rester ensemble sur cette partie, que nous réaliserons à bonne allure tout en discutant, c'était top ! Je perdrai mon acolyte de vue en arrivant au ravito de Champex sans pouvoir le retrouver ; j'espère que tu as bien fini.

L

LCHF : acronyme de "Low Carb High Fat". Type d'alimentation visant à réduire au maximum toutes sources de sucre, féculent compris, et à les remplacer par du gras. Adieu bonbons, riz, pain, patates et produits énergétiques ; bonjour fromages, crème fraiche et charcuterie. J'aime. L'inconvénient majeur de ce régime, c'est qu'il a tendance à surprendre les gens et que je me retrouve à devoir faire un cours de physiologie pour justifier que non, une plâtrée de pâtes gargantuesque n'est pas nécessaire la veille d'une course. Pendant la course par contre, j'avale tout ce qui me fait envie. En l'occurrence, les biscuits au chocolat présents à chaque ravitaillement auront eu un franc succès.

M

Mouroir : synonyme de "ravitaillement de Champex". C'est ici que l'on enregistre le plus gros taux d'abandons : pour presque 10% des participants, l'aventure se terminera ici. Parmi tous ceux qui jettent l'éponge, environ un tiers le fait à Champex. C'est aussi le premier ravitaillement où l'assistance est autorisée, et c'est donc un joyeux bazar quand je rentre dans cette ruche. J'y reste tout de même une vingtaine de minutes, le temps de me remplir la panse avec un plat de pâtes, une soupe et mon fameux assemblage tuc-saucisson-fromage-chocolat-banane, ma recette signature. Comme le Big Mac, toujours imité mais jamais égalé.

N

Nuit : elle tombe alors que je démarre l'ascension vers Bovine. Les sentiers glissants, le froid qui se montre de plus en plus mordant, la pluie, l'obscurité et la fatigue font que les coureurs ont tendance à se regrouper. C'est donc au sein d'une équipe d'une dizaine d'éléments que je grimpe cette antépénultième bosse. La descente sur Trient se fait dans la douleur ; je commence à en avoir plein les bottes, j'ai du mal à courir, mal aux genoux, mal aux pieds. Je ne suis pas tellement fatigué, mais je pèche musculairement.

O

Obligatoire : se dit du matériel que chaque concurrent doit avoir avec lui pendant l'intégralité de la course. Sur la CCC, la liste imposée est longue comme le bras. Les organisateurs peuvent contrôler le contenu de ton sac à tout moment, et gare à toi s'il te manque un élément crucial, comme par exemple cette bande élastique de  100 cm x 6 cm (c'est précis…) pour te faire un strapping en cas d'entorse. Complètement justifiée : on ne cesse de répéter qu'une entorse de la cheville s'avérera souvent mortelle si elle n'est pas prise en charge dans les minutes qui suivent le tragique accident. D'autant plus utile quand tu n'as pas la moindre idée de comment faire un strapping, qui risque plus de se transformer en garrot qui te mènera vraisemblablement à l'amputation.

P

Pluie : une spécialité suisse que j'ignorais, puisqu'elle a commencé dans la descente du grand col Ferret pour durer par intermittence presque jusqu'à Trient. J'aurais préféré qu'ils s'en tiennent au gruyère, au chocolat et aux montres hors de prix. La traversée de Catogne nous permet de revenir au pays et au sec ; j'effectue toute la montée dans le sillage de Christophe et Valentin, deux coureurs avec qui j'aurai ensuite l'occasion de discuter à Vallorcine.

Q

Quadriceps : avec les mollets, c'est le groupe musculaire certainement le plus utilisé pendant la course. Plus particulièrement, c'est lors des descentes que son rôle d'amortisseurs est mis à contribution. Et quand tu n'as plus de "quadri", l'affaire se gâte : tes muscles sont désormais des briques qui n'ont d'autre fonction que de te faire souffrir. Tu subis les descentes, voire tu les fais en marchant. Quand tu tentes de courir, tu n'arrives plus à lever les pieds et butes systématiquement dans tous les cailloux qui dépassent. C'est décidé : pour ton prochain objectif, ta bonne résolution est de faire de la PPG avec ces horribles sessions de "chaise". Comme toutes tes bonnes résolutions, tu les feras pendant trois semaines puis laisseras tomber.

R

Remontada : pour la définition originale, demande au premier fan du PSG qui te passe sous la main, il te répondra gentiment. De mon côté, ayant pris un départ très prudent, je parviens à faire une seconde moitié de parcours assez satisfaisante et grignote des places régulièrement. Ainsi, après avoir été pointé au-delà de la 900e place au premier temps intermédiaire, ce sont cinq cent coureurs que j’ai repris jusqu’à Chamonix. Un joli pacman !

S

Strava : à mi-chemin entre le réseau social et le concours de « qui a la plus grosse », Strava est un site permettant non seulement de suivre les sorties de tes potes, mais également de te mesurer virtuellement à n’importe quel autre quidam qui passerait sur les mêmes routes ou chemins que toi. Ce dernier point te pousse spontanément à faire tous tes entrainements à fond, même ce petit footing de récup’ du lundi midi, à doubler ton kilométrage pour être bien placé dans le classement hebdomadaire, à risquer la crise cardiaque sur la moindre montée rencontrée lors de tes pérégrinations. Tu finiras fatalement par te blesser, enchainer les séances de kiné plutôt que celles de course à pied, devenir insupportable à la maison, te faire larguer par Gladys et rater ta vie. Un bel outil.

T

Trail : prononcé "trèl" par les non-anglophones, "traïe" par ceux qui ont mal. On peut aussi entendre parler de "course en montagne" de la part d’une poignée d’irréductibles qui persistent à vouloir parler français correctement. Les ringards. Le trail, donc, consiste plus ou moins à arpenter des sentiers de montagne en courant. En courant ? Pas vraiment, disons plutôt en marchant un peu vite dans les montées, et en trottinant sur le plat et en descente. Et encore, quand on se rapproche de la fin de course, tes petites foulées aériennes se transforment en pénibles gesticulations difformes et les montées se font au ralenti, arcbouté sur tes bâtons. Il faut se rendre à l’évidence : mis à part les mecs vraiment forts, la plupart d'entre nous ne sont que des randonneurs un peu plus rapides que la moyenne. Et le fait d'ingurgiter un gel carotte - guarana - caféine tous les trois kilomètres n'y changera rien.

U

Ultra trail : voir la définition précédente, mais en y ajoutant tout un tas de superlatifs pour rendre le truc vraiment extrême, à tendance surhumaine. Ou pour faire plus simple : une grosse randonnée.

V

Variante : et plus précisément la (fameuse) variante 5. Celle qui évite la montée à la tête aux vents, interdite suite à un éboulement, et qui nous fait traverser jusqu'à la Flégère via un sentier jonché de racines et de pierres, coupé par une descente très technique. Et là, c'est le miracle, un moment d'euphorie que seuls les longs efforts peuvent offrir. Je récolte les fruits d'une gestion de course efficace et réalise une grosse montée, lors de laquelle je m'offre le luxe de pouvoir courir. C'est simple, on dirait un traileur, un vrai !

W

Watt : je ne sais pas si on peut quantifier les watts développés en course à pied comme on sait le faire en cyclisme, mais là, les watts, je les mets. Je regarde régulièrement ma montre et sais que je vais passer sous les vingt heures de course. Je donne tout ce qui me reste dans cette dernière grimpette, attrape rapidement un verre de coca au ravito, puis déboule dans la descente finale. On se tire la bourre avec deux autres gars, c'est dingue, je fais cette descente à bloc alors que je souffrais lors des deux précédentes. Avec le recul, cette montée/descente de la Flégère reste certainement l'un des moments phares de ma course, en tout cas celui où j'ai pris le plus de plaisir, avec la certitude d'aller au bout et la satisfaction du travail accompli.

X

Xavier : facile, c’est mon prénom. Et puisqu’il est inscrit sur mon dossard, la foule en délire le scande à tue-tête alors que je traverse le centre de Chamonix au sprint. Ça c’est dans ma tête car à quatre heure du matin, UTMB ou pas, il n’y a pas grand-monde pour m’encourager. Tout juste des grappes de mères et enfants grelotants, attendant ici et là l’arrivée de leur champion, mais qui ont tout de même la gentillesse de me lancer quelques mots de félicitations qui font chaud au cœur.

Y

Youhou (pas évident de trouver un mot relatif à la course à pied commençant par Y, je fais ce que je peux. Si tu as une meilleure idée…) : ça y est, je rejoins la place du triangle de l’amitié et passe sous l’arche d’arrivée, après un périple de 19h14. Je m’empresse de récupérer ma veste sans manche, cadeau symbolique de l'UTMB et ô combien raillé sur internet, offert à tous ceux qui bouclent la balade dans les temps.

Z

Zzzz : comme le doux ronflement que je fais après avoir bu ma bière, pris ma douche et m'être affalé sur l'un des lits de camp proposés par l'organisation. Couvert de ma polaire sans manche, je dors du sommeil du juste, et pour cause : je suis finisher des cent derniers kilomètres de la course la plus prestigieuse du monde ! Gageons que je reviendrai sur le barnum pour maltraiter mes quadris sur d’autres ultra trails…

39 commentaires

Commentaire de coco38 posté le 04-09-2018 à 12:15:29

Bravo Xavier, C'est le (ultra)Trail de A à Z que tu as écrit en fait. Avec les bonnes règles de base que n'importe quel coureur devrait connaitre (et appliquer). Cela relativise aussi "l'exploit" que représente ces défis. En tout cas, malgré ce que tu dis, tu peux sans aucun doute viser autre chose que "finisher".
JC

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:18:27

Merci JC ! Au plaisir de te revoir au Flore (aller, motive toi pour la STL !!) ou sur les bords du lac de Paladru...

Commentaire de GlopGlop posté le 04-09-2018 à 13:14:24

Haa que voilà là un CRA amusant ! J'ai tout lu sans ennui et l'humour omniprésent dénote in fine une esprit qui n'a pas pris le melon malgré l'exploit.

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:19:21

Merci ! Aucun exploit, juste un bon moment passé en montagne, pour le plaisir avant tout...

Commentaire de Benman posté le 04-09-2018 à 13:36:45

Magnifique abécédaire qui montre que tu conjugues humour et course à pieds avec maestria. La bise à Gladys, la reine du kids.

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:20:10

Merci Benoit ; en tant que fan de ta prose, j'attends avec impatience ton récit de l'EB.

Commentaire de Benman posté le 04-09-2018 à 13:37:46

Grrr... Merci Android de mes 2. Gladys, c'est la reine du kiss..

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:21:29

Gladys te remercie, c'est effectivement le nom de mon épouse ! Et je n'ai même pas eu besoin de faire de l'ultra pour qu'elle dise oui.

Commentaire de Reg posté le 04-09-2018 à 14:09:40

Exceptionnel ce récit, tout comme ta gestion de course. Bravo et merci pour ce fou rire.

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:31:19

Merci Reg et bravo pour ta course. En regardant nos classement respectif, je crois que j'ai dû te dépsser dans la montée de la Flégère, mais de nuit pas évident de scruter un symbole kikourou !

Commentaire de jano posté le 04-09-2018 à 14:11:06

excellent, bravo, j'ai suivi ta remontada sans surprise comme si j'avais eu le scenario avant le barnum

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:32:43

Merci jano, je deviens coutumier de ce genre de gestion de course, c'était en effet prévisible.

Commentaire de Mazouth posté le 04-09-2018 à 14:51:53

Il faut que je me strape les abdos tellement j'ai ri ! Et bravo pour ta super gestion qui transforme Flégère en foulée-légère

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 15:34:41

Et aller, encore un jeu de mots... Mais tu en as fait combien sur tous les bouzins cumulés du weekend ??! D'ailleurs merci pour le suivi, toujours très agréable de revivre la course par ce biais a posteriori.

Commentaire de kelek posté le 04-09-2018 à 16:27:32

un CR tellement vrai et tellement drôle ! merci !
mention spéciale pour "En tant que père parfaitement indigne, j'assume et valide mon inscription" :-D

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 19:59:53

Merci ! Et oui; c'est dur la vie de papa traileur... ;)

Commentaire de Arclusaz posté le 04-09-2018 à 18:08:00

Pour qui sonne le glas d'ici Chamonix ? Pas pour toi en tout cas. Quelle remontada ! Et un beau CR comme tu sais si bien les faire (dommage qu'ils soient rares). Bravo.

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 20:02:35

Merci Laurent ! Si je faisais plus de CR, ils seraient forcément moins inspirés, c'est pour ça que je me limite à ne raconter que les courses qui ont une grosse signification pour moi.

Commentaire de Dahus69 posté le 04-09-2018 à 19:00:09

Super CR ! Pour la pause derrière le rocher tu as oublié de dire qu'il fallait aussi mettre les papiers dans la pochette UTMB fournie à cet effet !,félicitation pour ta course, ton départ prudent ta permit de finir en beauté! Mais avec tes chronos à l'entrainement, tu peux exploser cette perf dans une ou quelques années si tirage au sort et envie de bis repetita.

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 20:03:53

Merci. Il est assez rare que je retourne sur des courses déjà faites (sauf celles aux alentours de Lyon) ; pour l'instant, je vise surtout à augmenter les distances.

Commentaire de xian posté le 04-09-2018 à 21:55:02

hey !
impressionnifiant, ce CR ! mais comment peux-tu écrire ça pas sans avoir encore récupéré de ta course ? avoue, tu avais déjà écris le CR avant de partir ??? :-)
aucune idée de ce que ça peut donner une balade dans le secteur (et surtout avec les conditions de cette année), mais ton CR donnerait presque envie d'y aller, tellement ça parait simple et logique, de A à Z !
à bientôt, à un restoff ou un off :-)

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 22:44:00

Merci Christian, c'est surtout que je pense beaucoup à ce que je vais raconter quand je cours, ça me permet de passer le temps ! Et puis j'aime écrire rapidement après la course pour rester dans l'émotion et ne pas basculer dans l'analyse.

RDV à la Val'Lyonnaise ou au Flore !

Commentaire de Spir posté le 04-09-2018 à 22:44:28

Après avoir vu Clermont atomiser Roanne 6-1 au hockey, cette lecture achève de me faire passer une bonne soirée et à largement remplacé une bonne séance de gainage ! Très belle gestion de course et magnifique récit de conclusion ! Vivement le prochain :D

Commentaire de truklimb posté le 04-09-2018 à 22:58:53

Merci Sylvain, je suis sûr que tu récupéreras vite de ta déconvenue sur le tour complet et que l'envie de rechausser les baskets sera bientôt là.

Commentaire de JLW posté le 04-09-2018 à 23:21:19

En voilà un CR original plein d'humour (et sans fôte d'ortografe) qui me replonge dans mon CCC d'il y a 10 ans déjà (la 1ère victoire d'un certain Kilian). Tiens tu n'en as pas parlé ?
Bravo et merci pour ce bon moment.

Commentaire de truklimb posté le 05-09-2018 à 22:39:43

Il ne devait pas y avoir la même densité de coureurs à l'époque. Je ne courais trop pas en ce temps-là, mais bizarrement je me rappelle de la première victoire de KJ !

Commentaire de Nono92 posté le 05-09-2018 à 06:37:27

Chouette récit et original, encore un grand merci à toi pour ce bout de chemin ensemble et avec au final un joli temps. Bonne récup à toi et à bientôt sur d'autres sentiers...
Loïc.

Commentaire de truklimb posté le 05-09-2018 à 22:35:56

Ravi d'avoir fait ta connaissance, dommage qu'on se soit perdu de vue en arrivant à Champex, on aurait encore pu faire un bout de chemin ensemble.
a+

Commentaire de snail69 posté le 05-09-2018 à 07:46:56

Merci pour ce savoureux moment de lecture ! Et bravo pour ces 100 derniers kilomètres.

Commentaire de truklimb posté le 05-09-2018 à 22:41:13

Merci David. Je suis persuadé de t'avoir croisé en courant le long du T3 avant les vacances, tu traines par là-bas le midi ??

Commentaire de snail69 posté le 07-09-2018 à 10:35:14

ça m'arrive en effet de faire un A/R entre Montchat et un peu plus loin que l'arrêt Vaulx-en-Velin - La Soie. ;-)

Commentaire de tidgi posté le 05-09-2018 à 09:05:05

Original ton récit !
Et dire qu'il y a 1 an, il devenait néo-centbornard ;-)
Maintenant le jeune padawan nous explique tout de A à Z. Bravo pour cette balade superbement bien maitrisée !

Commentaire de truklimb posté le 05-09-2018 à 22:34:55

Merci tidgi, mais ce n'est certainement pas à toi que je vais expliquer quoi que ce soit sur les longues distances ! ;)

Commentaire de Free Wheelin' Nat posté le 05-09-2018 à 21:14:10

On croirait "Des bosses et des bulles en prose" , j'adore!
Bravo pour ta jolie partie de pacman!

Commentaire de truklimb posté le 05-09-2018 à 22:34:17

Merci, c'est vrai que j'aime beaucoup "Des bosses et des bulles", mais plus encore "Les genoux dans le gif" !

Commentaire de Papakipik posté le 07-09-2018 à 10:17:17

Récit original et très drôle, merci pour ce partage qui a dû bien t'occuper...ou y as-tu réfléchi pendant la course ?

Commentaire de truklimb posté le 07-09-2018 à 11:31:06

Merci Romain ! Je pense toujours à ce que je pourrais raconter dans un récit pendant une course. Je devais avoir la moitié des définitions dans la tête en bouclant la course !
A très vite au Flore...

Commentaire de Rag' posté le 21-11-2018 à 10:11:41

Alors que je ne traîne plus mes guêtres sur le forum que pour y jeter un œil distrait mais nostalgique d'une époque où je produisais du CR "à la chaîne", j'ai la chance aujourd'hui de tomber sur le post "Strava, bla bla bla ..." où l'on te cite. Comme le ton employé sur ta définition m’interpelle (pas évident d'être sarcastique avec des passionnés), je me mets à la recherche de ton récit et tombe sur ce bel exercice de style qui, de par sa forme et son contenu, est original et bien torché (orthographe, syntaxe et ponctuation facilitent beaucoup la lecture quand elles sont maîtrisées).
Je vais de ce pas chercher si tu as commis d'autres CRs!
Félicitations pour la perf "même si" ce ne sont que les 100 derniers km du plus grand barnum au monde du si merveilleux et gentil monde du trail! ;)

Commentaire de truklimb posté le 28-11-2018 à 15:47:42

Merci Rag' pour ton commentaire. C'est marrant, quand j'ai découvert kikourou il y a quelques années, j'ai le souvenir d'avoir lu plusieurs de tes CR qui m'avait bien fait marrer !

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