Récit de la course : Meribel Trail - 21 km 2018, par guillaume_crozet

L'auteur : guillaume_crozet

La course : Meribel Trail - 21 km

Date : 12/8/2018

Lieu : Meribel Les Allues (Savoie)

Affichage : 333 vues

Distance : 23km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Coup de chaud à Méribel

Méribel Trail, 23km 1650mD+

Méribel

Dimanche 12 août 2018.

 

 

Dimanche 12 août 2018 avait lieu le « Méribel Trail », avec un plateau relevé sur les 2 courses principales, avec notamment Sylvain Court sur le 45km.

Pour ma part, c’est avant tout un weekend détente avec Greg, un pote jurassien devenu parisien par les nécessités du travail, et qui me fait le plaisir de descendre à Grenoble pour un weekend montagne.

J’avais prévu de participer au 23km en repérage des France de Trail de l’an prochain, alors on passera la majeure partie du weekend à Méribel, et Greg en profitera pour courir son 1er trail sur le 10km. On a envie d’une ambiance simple façon quand on était étudiants, alors pas d’hôtel ou de airbnb, mais juste une toile de tente et des bières pour la soirée du samedi. 

Côté course, j’y vais sans objectif de performance ou de place, c’est juste un repérage. Depuis les France de Trail à Montgenèvre 1 mois plus tôt, j’ai fait en moyenne 3 sorties pour un total de 30km par semaine, ce qui devrait me permettre de n’avoir pas trop perdu, on fera au mieux avec la forme du jour. 

Arrivée à Mottaret samedi après-midi, Greg s’inscrit, on récupère les dossards, et on fait une balade pour pique-niquer en contrehaut de la station au soleil couchant. Le soleil disparait derrière les montagnes et ça commence à cailler, on sort les doudounes puis il est temps de penser à planter la tente. On avait imaginé initialement de bivouaquer en altitude et de redescendre le matin pour prendre le départ de la course, mais on s’y prend un peu tard et on ne connaît pas le coin, finalement on décide d’assurer le coup en s’installant dans l’aire mise à disposition par l’organisation pour les campeurs, tout au bout de la station et à 200m de l’aire de départ. Un pote nous a prêté une tente, elle est super facile à monter, nous on est prêts à roupiller…

Mais la nuit sera courte… Malgré notre ratissage de cailloux, on n’a pas super bien géré l’installation de la tente et le confort est spartiate. On met pas mal de temps à s’endormir, et je ne dors que par petits morceaux. A partir de 4H du matin, c’est le balet des 4x4 de l’organisation qui passent et repassent à quelques mètres de la tente. Ca fait un sacré bruit ces engins, quand on est au ras du sol dans un eu de toile !!! Tellement qu’à un moment j’ai l’impression qu’on va se faire rouler dessus. De 4H à 6H, heure de départ du 45km, ça n’arrête pas. Une fois le 45 km parti, ça se calme mais je ne me rendors que vers 7H, pour une petite heure. A 8H le réveil sonne et j’ai hâte de me lever, car le camping c’est plus de mon âge et j’ai mal partout…

Petit dèj, 1/4H d’échauffement et c’est parti.

Je reconnais Sébastien Fayolle, que j’ai croisé quelques fois cette année, et qui a priori est plus fort. Je ne connais pas les autres coureurs qui se positionnent devant, alors je me dis que je vais essayer de suivre Sébastien quelques km et après on verra. Sauf que ça part direct dans le pentu, et que les sensations sont tout de suite mauvaises. Je suis dans le dur au bout de 500m et je ne peux pas suivre Sébastien, ni le 2ème, ni le 3ème, ni… j’arrive juste à me maintenir dans les 10 premiers, mais j’ai l’impression que la journée va être longue…

Le première montée est longue, on voit assez loin ce qui me permet de garder la tête de course en visuel, mais j’en bave pour garder ma place, puis pour en gagner quelques unes. Je marche quasiment tout le long alors qu’on n’est qu’au début de la course, pas bon pour le moral. Malgré tout j’arrive à revenir en 3ème position, que je garderais en définitive tout le long de la course. Mais que c’est dur !

Il fais vite très chaud, et je boirais les 1,5 litres de mon camelbak avant d’attaquer la dernière et terrible petite remontée dans la station.

Entre temps, c’est de la montagne, technique et pas roulante. Que ce soit dans les montées ou les descentes, c’est tout en cailloux et souvent incourable, je perds du temps à chercher mon chemin dans les pierriers tout en regardant mes pieds pour ne pas me casser la figure. Le suivi d’itinéraire est compliqué malgré le bon balisage, en raison de la technicité du terrain. Sur ce parcours, l’avantage est clairement aux montagnards plutôt qu’aux coureurs rapides, et la connaissance du terrain et de l’itinéraire est un gros plus. J’ai en outre du mal à supporter la chaleur, le soleil cogne, je bois sans cesse sans parvenir à me désoiffer. Je m’accroche mais n‘arrive pas à revenir sur le 2ème, un grand coureur qui est parti prudemment mais semble accélérer dans la 2ème partie. Je tente la remontada sur la crête en milieu de parcours mais il résiste puis se détache et je le perds de vue.

Sur la fin de la course, tous les parcours se rejoignent à un moment où on arrive sur un single track et il est difficile de dépasser les coureurs et coureuses du 10km qui sont très nombreux. On ne sait plus qui est qui et je ne distingue plus les coureurs du 23km. J’ai loupé un balisage à un moment et le 4ème est revenu sur moi, j’accélère pour garder ma place. La dernière petite bosse dans la station pour rallier l’arrivée est un calvaire, mais je continue à doubler du monde et il n’y a personne derrière, c’est bon pour le podium.

A l’arrivée je salue Sébastien et l’autre coureur, pensant que Sébastien gagné. En réalité, c’est l’autre coureur qui a gagné. Il s’agit de Tom Evans, que je ne connaissais pas mais qui a fait 3ème aux championnats du monde cette année (bref, une pointure) et qui a fait une grosse fin de course. Il a passé la semaine ici en altitude pour préparer une des courses de l’UTMB fin août. C’est sa dernière « sortie longue » avant la course. Je m’apercevrais le lendemain que je n’étais pas loin de Sébastien - seulement 30 secondes, qui comme moi a souffert de la chaleur notamment sur la fin de course.

En conclusion, un parcours « casse-pattes » et « lent » : 2H37 pour couvrir 23km… Rien à voir avec Montgenèvre (2H13 pour 25km). Même si, sur le papier, la distance, le dénivelé et l’altitude sont comparables, le terrain est radicalement différent : du roulant sur piste VTT à Montgenèvre, on passe à du pierrier et du single technique à Méribel. Personnellement je pense que Montgenèvre correspond plus à mes qualités, mais je vais essayer de m’accrocher l’an prochain. Au moins je sais à quoi m’attendre !

2 commentaires

Commentaire de centori posté le 30-08-2018 à 09:41:44

bravo joli podium

Commentaire de guillaume_crozet posté le 01-09-2018 à 12:04:05

Bonjour Centori et merci pour ton message. Oui podium presque inespéré, je suis très content même si je n'avais pas fait de cette course un objectif. Au passage je viens de voir que Tom a gagné la CCC, son entraînement en montagne a payé. Bravo à lui !

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