Récit de la course : Semi-Marathon de Prague 2018, par Zaille

L'auteur : Zaille

La course : Semi-Marathon de Prague

Date : 7/4/2018

Lieu : Prague (RTC) (République Tchèque)

Affichage : 446 vues

Distance : 21.1km

Matos : Altra Paradigm 3.0

Objectif : Battre un record

2 commentaires

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Le semi de Prague pour de vrai !

Pour de vrai, oui ! Après une première tentative l’an dernier où le jour de la course je me suis aperçu que le dossard il fallait le chercher la veille, j’ai enfin réussi à courir dans les rues de la belle Prague.

 

Direction la Run Expo

Après un roadtrip de 600km avec mon fidèle comparse Thomas, on n’a plus qu’une idée en tête : récupérer le dossard. Beaucoup de fébrilité, notre mésaventure passée est restée gravée dans la mémoire collective de tout notre entourage qui ne manque pas une occasion pour tourner en dérision ce qui a été un vrai coup de Trafalgar à l’époque ! Maintenant c’est devenu une question d’honneur, une vraie revanche.

Direction la Run Expo, à 2-3km du lieu de départ (c’est d’ailleurs ce qui nous avait perdu l’an passé). A proximité on croise plein de monde avec un sac transparent rempli de goodies, on y est presque. A l’intérieur, le téléphone avec l’appli RunCzech donnant notre QR Code en main, on avance les yeux brillants vers le bénévole au-dessus qui détient le précieux. Une simple formalité mais qui nous gratifie de la joie du Week-end ! Ca y est, numéro 2432 pour moi. Il est nominatif avec même un petit drapeau français, la classe.

Après avoir récupérer également une espèce de surveste sans manche, on tourne encore un peu dans le hall avant de ressortir et faire une cession photo avec le graal. Il est 18h, il fait beau et encore relativement chaud, on a bien mérité une bière. On n’est pas venu à Prague non plus pour boire que de la Malto !

 

Mieux organisé qu’à Berlin

Réveil difficile, j’ai mal dormi sur un matelas d’appoint, je ne suis plus tout jeune ! Je jette un œil dehors, le ciel est bleu azur, c’est génial même si à 8h00 il ne fait pas plus de 4°C. On se prépare tranquillement : short, maillot, dossard (!!!), chaussettes et mes Altra Paradigm 3.0 que j’ai déjà éprouvé sur un marathon et un semi. Rien de spécial au petit-déjeuner, juste un fond de jus d’orange et un petit biscuit aux céréales.

Il est 9h00 quand on quitte l’appartement pour rejoindre les transports en commun déjà bondés de runners. Impossible de se perdre, il suffit de suivre les bas de compression et les vestes fluos (quelle secte bizarre quand même !). Arrivés sur place, il nous reste 35 minutes. Je stresse un peu car il y a du monde et on veut encore se débarrasser de nos vestes auprès de la consigne. Pour l’instant on est un peu perdus, on prend une direction au hasard et je questionne un bénévole qui, oh miracle, comprend mon anglais. C’est Ok, on est sur le bon chemin. On ne va pas tarder à passer un premier checkpoint pour rentrer dans la zone réservée aux coureurs.

C’est bien fichu, c’est même mieux organisé qu’à Berlin. On est dans une espèce de corridor délimité par des barrières et des WC chimiques. On passera d’abord à côté des tentes vestiaires puis arrivent celles pour déposer ses affaires. Il n’y a quasiment pas d’attente. Puis arrive le premier sas (le « K »), nous on est dans le « D » pour 1h40 déclaré à l’inscription. On avance tranquillement mais on n’est toujours pas échauffés.

 

Comme des lions en cage

Finalement, le sas « D », on y entre mais plus moyen de sortir de la zone pour faire de l’échauffement. Devant nous, dans le sas « C », les coureurs, plus disciplinés, trottinent en rond comme des lions en cage. J’hésite et finalement les rejoins. On n’a pas l’air très fin là mais bon … Plutôt que de partir à froid ! J’ai quand même prévu de courir entre 4:25 et 4:30 pour peut-être battre mon PR à 4:29 sur semi (= 1h34), il serait dangereux de partir à cette vitesse sans échauffement.

Le speaker tchèque a un débit de mitraillette et fait monter la sauce. Tout devant je vois l’arche de départ, on mettra plus d’une minute à la passer après le coup de feu de 10h00. Il y a du monde, 11.000, et le 1er km est vraiment délicat voire dangereux. Entre les coureurs, les gros pavés bombés à l’ancienne, les rails de tramway et les bordures de trottoirs il faut être très vigilant. J’arrive très vite à mon rythme objectif quand-même mais au prix d’efforts qui font déjà me sentir essoufflé, ça commence mal !

 

Je ne tiendrai pas sous les 4:30

4:28 pour ce 1er kilo suivi d’un déconnant 4:18 ! J’avais regardé sur ma montre la vitesse moyenne sur la course au lieu de celle sur le kilo, pfff, débutant ! Franchement, je ne me sens pas super. Le souffle, les jambes, les pompes, rien ne me va aujourd’hui. Je tourne à 4:25 mais la route est encore longue. Très vite je me rends compte que ce n’est pas si roulant que ça. En plus des virages serrés, ça n’arrête pas de monter et descendre en faux-plat.

Au km5 j’ai déjà soif, il fait chaud et j’avais déjà la bouche sèche dans le sas de départ. Je ne veux pas m’arrêter et essaie de boire en courant. Evidemment, je n’y arrive toujours pas. A part faire boire mon maillot et manquer de me noyer, je réussie juste à être essoufflé davantage. Allez, on continue, encore une longue ligne droite en montée. Au km7 je commence déjà à me chercher des lièvres pour m’imposer un rythme mais les uns après les autres je les lâche, je ne tiendrai pas sous les 4:30, je commence à m’y résigner.

 

Le parcours offre des vues splendides

Au km10 on passe près de de la ligne d’arrivée où un monde fou est là agglutiné derrière les barrières et armé de crécelles ou de vuvuzella. L’ambiance est incroyable et digne d’un col du Tour de France. J’avoue ça me met du baume au cœur à tel point que je me sens plus léger.

Km12, un nouveau ravito, je décide de marcher cette fois-ci pour boire et prendre 1 ou 2 sucres que j’ai sur moi. L’espoir de battre mon record personnel est enterré mais ça ne me fait ni chaud ni froid. Je suis à Prague, il fait beau, le parcours offre des vues splendides sur la vieille ville et je fais ce que j’aime faire … What else ?!

 

Qu’on ne me dise plus que c’est plat Prague !

Je tourne toujours encore aux alentours des 4:30 même si c’est plutôt au-dessus mais ma moyenne n’est pas catastrophique avec encore du 4:33 au km14. Je n’ai pas encore de lassitude dans les jambes ni dans la tête mais je commence le décompte kilométrique au km15 : plus que 6 !

Chaque pont et chaque tunnel sont autant de montées et de descentes. On passera 7 fois la Vltava sans compter les tunnels. Qu’on ne me dise plus que c’est plat Prague. En cette fin de course, je ferai soit du 5:00, soit du 4:20, un sacré delta infligé par la topographie. Le km19 je le ferai encore à 4:30 à la grâce d’un dénivelé avantageux car finalement, l’air de rien, je commence à être cuit.

 

Aucun record

Je me dis qu’un semi commence à être une course trop courte et surtout trop rapide pour moi, je me fais vieux en fait (oui je sais, je l’ai déjà dit ça, on va finir par le croire). Plus que 2 kilomètres, les spectateurs sont à nouveau plus présents. On traverse une dernière fois la rivière et … on retraverse la rivière avant d’arrivée sur le tapis rouge de l’arrivée. L’ambiance est du tonnerre. Je vois le chrono affiché 1h39:49, je n’accélère plus mais je passe la ligne sous les 1h40.

Temps réel (celui de la puce) 1:38:09 et 1:36:36 temps du semi-marathon selon ma montre qui indique 300m de plus. Bref, on s’en fout, je n’ai battu aucun record quoi que je fasse. Je marche à présent tranquillement pour récupérer et attend en même temps Thomas qui avait quasiment le même objectif que moi. Il était effectivement derrière moi et arrive 2-3 minutes après.

 

On profite du beau temps

On reprend le chemin des sas mais en sens inverse. Une jolie tchèque m’accroche une ENORME médaille autour du cou et on arrive sur le ravito final où l’on peut se servir en orange, banane, barres céréales, sucre et même du sel ! Tout se passe de manière très fluide. De côté je vois 4 kenyans (du moins ils en ont l’air) assis et attendant je ne sais quoi. Je me dis que ça doit bien faire plus d’une demi-heure qu’ils sont là eux !

On récupère nos affaires et on s’installe un moment sur un banc au soleil en sirotant la bière sans alcool offerte. Au loin on voit que la course n’est pas finie pour tout le monde, d’ailleurs on assistera à l’arrivée du dernier accueilli en héros après 3h08 d’effort. Incroyable ! On profite du beau temps pour flâner dans les stands et faire quelques photos d’anthologie avec notre médaille autour du cou. Celle qu’on n’a pas pu ramener l’an dernier mais maintenant tout ça c’est du passé, place à la bière 😉

 

 

 

 

 

2 commentaires

Commentaire de smetairie posté le 12-04-2018 à 19:32:44

pas mal pour un vieux :) !

Commentaire de Zaille posté le 13-04-2018 à 09:39:22

Ah ha, bien vu ;-)

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