Récit de la course : Les Foulées de Villeneuve les Avignon - 10 km 2018, par Petramala

L'auteur : Petramala

La course : Les Foulées de Villeneuve les Avignon - 10 km

Date : 10/3/2018

Lieu : Villeneuve Les Avignon (Gard)

Affichage : 360 vues

Distance : 10km

Matos : Maillot Mhsc
Asic GT 2000 / 5

Objectif : Faire un temps

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Les Foulées de Villeneuve 2018

Quel plaisir, de revenir ici ! Nous découvrions cette course, il y a trois ans, et l'envie de reprendre son parcours demeurait, depuis, une résolution. Villeneuve-lès-Avignon est aux confins du Gard et du Vaucluse ; il y a donc de nombreux querelleurs des deux départements représentés sur l'épreuve. Notre ambition, raisonnable : franchir l'arrivée, en moins d'une heure.

Les remparts du Fort Saint-André sont là-haut. Les deux centaines de runners bariolés que nous figurons, sous le ponceau de la ligne de départ, paraissent bien grêles pour partir envahir la ville qu'ils défendent. Mais, guidés par les plus braves, nous nous élançons, le souffle au cœur ; un râle collectif sourde, pareil à des cris guerriers.

La montée n'est pas bien longue, mais prévient immédiatement de ce que seront les premiers kilomètres : une succession de petites bosses ; un bourreau ne s'y prendrait pas autrement pour nous écarteler les quadriceps. En six minutes, nous arrivons Place de la Poste. Il fait bon, le rythme est soutenu, et, par petits groupes sauf ceux qui font halte dans les tavernes ―, nous tournons à main droite vers l'avenue qui conduit jusqu'à la chartreuse.

De là, nous nous dirigeons vers la Colline des Mourgues, le point culminant du jour. Magnifique, la vue sur le vieux bourg est un enchantement ! Josian est au cœur de notre fraction, chevaleresque ; il encourage les siens, d'une voix à faire tomber le reste du pont de la ville voisine que l'on devine au loin. Après un quart d'heure à batailler sur l'asphalte, puis sur le sentier qui ne lui survivra pas, il a encore autant de puissance dans les poumons que dans les cuisses !

En redescendant vers la Tour Philippe le Bel, nous savons que le plus difficile du voyage est accompli. Peu de pertes humaines, à cet instant, mais nous essayons de ne pas trop nous retarder, et de garder un peu de témérité pour gagner les rives où il nous faudra embarquer vers un autre périple.

Ainsi, à mi-parcours, nous nous orientons à dextre. En direction du Rhône. Au courage de grandes foulées, nous rejoignons Monique, qui n'a pas encore économisé ses efforts. Alors que les horloges de la cité indiquent la trente-troisième minutes, et que nous longeons les ondes, nous passons le sixième kilomètre. Natacha et Jacky sont sur nos talons, travaillant de concert pour presser nos pas. Nous résistons une dizaine de minutes, mais, juste avant de sauter le petit pont qui nous soulève jusqu'à la Plaine de l'Abbaye, le vaillant duo nous dépose. Nous nous calquons sur leur course, espérant les reprendre d'ici les deux derniers kilomètres. Mais ils gèrent leur précieuse avance de dix secondes jusqu'au bout, avec Robin en point de mire, qui préserve son allure.

Nous rentrons au campement. Reste un tour de l'arène, afin de certifier notre épopée en héros. La partie a tenu ses promesses (nous, la nôtre), le circuit est toujours à hauteur de notre souvenir. Ce challenge a du prestige, du paysage à bailler, une dynamique singulière à proposer à toutes les troupes affutées. Une croisade où l'on s'aventure en traversant de nombreuses terres, avec une passion farouche.

 

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