Récit de la course : La Petite Origole - 30 km 2017, par DavidSMFC

L'auteur : DavidSMFC

La course : La Petite Origole - 30 km

Date : 3/12/2017

Lieu : Le Perray En Yvelines (Yvelines)

Affichage : 550 vues

Distance : 30km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Une rude mais réussie Petite Origole !

C'était ma revanche, après mon abandon en 2015 sur blessure.

Un seul objectif : terminer !

 

Objectif atteint, en un peu moins de 3h30, en compagnie de Baboon qui m'a bien tiré !

Beaucoup de froid, surtout sur la fin (quasi insupportable), un peu de boue, de bosses et une arrivée bien fatigué mais au mental, sans marcher du tout dans toute la portion finale (plus facile à dire qu'à faire quand on est congelé et affamé^^).

 

Content d'avoir croisé pleins de kikoureurs, que ce soit les connaissances habituelles ou encore les têtes moins connues, y compris un kikoureur qui m'a glissé un "allez David" en demandant ensuite confirmation "C'est bien David ?" en me dépassant à vive allure à 6/7km de l'arrivée de mémoire sauf qu'à ce moment-là, c'était un peu rude pour moi, mâchoire gelée, j'ai eu du mal à répondre !^^

Etait-ce bien Nono92 avec qui j'avais fait les premiers kilomètres en 2015 ? Sourire

 

Mon récit en ligne sur mon blog en suivant ce lien Clin d'œil

[03/12/2017] La Petite Origole

 

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[03/12/2017] La Petite Origole

Il y a 2 ans, j'ai participé une première fois à La Petite Origole. Malheureusement, j'ai dû abandonner, mon premier abandon en course à pied, à cause d'une douleur m'empêchant de courir. Après environ 15 kilomètres de course, j'ai commencé à ressentir une nette gêne puis j'ai dû me résigner à renoncer à continuer dans le bas d'une descente, en m'arrêtant auprès d'un bénévole qui a alors appelé les secours. Depuis, je n'ai abandonné qu'une seule autre course, le Parcours des Crêtes fin août 2017, dans d'autres circonstances.

C'est mon 80ème dossard de course à pied officielle que je porte aujourd'hui, à environ une heure de route de chez moi, dans les Yvelines. Je retrouve dans le gymnase pas mal de connaissances de la communauté Kikouroù. Christian, Jean-Luc, Soffian, Olivier, Fabrice, Sabine, Yann, Gilles, Bart, Patrick et bien d'autres : nous sommes une vingtaine de kikoureurs à participer au 30km.

L'élément remarquable aujourd'hui, c'est qu'il fait sacrément froid ! Même pas 0 degré au compteur et une petite pluie verglaçante tombe dehors. Dans le gymnase où nous nous préparons, il ne fait pas beaucoup plus chaud mais au moins, nous sommes à l'abri et nous pouvons garder nos épaisseurs de vêtements jusqu'au dernier moment.

Pour la course, je me suis évidemment équipé chaudement. Bonnet sur la tête, un tee-shirt manches longues, un à manches courtes et le sweat Kikouroù par-dessus avec mon sac à eau rempli d'un litre d'eau et de quelques aliments sucrés et salés mis dans des sachets en plastique, cela devrait servir ! J'ai mis mon collant bas d'hiver, des gants et je porte mes Kalenji Kiprun Trail XT6 qui risquent de bien prendre la boue ce matin.

Peu avant 8h30, nous sommes invités à rejoindre la rue qui longe le gymnase, d'où le départ sera donné. Avec Olivier, nous nous positionnons à l'arrière du peloton où l'on compte pas loin de 700 partants puisque le départ des deux courses est donné en même temps, que ce soit le 18 ou le 30km. Nous retrouvons ainsi les 4 acolytes de la "Mordor Rire(s) Team", nom de leur équipe pour le Raid28 : Yann, Christian, Sabine et Fabrice. Nous nous disputons le rôle de serre-file pour déconner mais nous partons tous véritablement de la queue de peloton. 

La course

 

Nous partons à un rythme cool, mon seul objectif étant d'être finisher cette fois et Olivier revenant de blessure après son entorse aux Fauvettes il y a à peine deux mois. Nous devrions faire la course ensemble, ce qui me va bien, c'est toujours plus sympa d'être en bonne compagnie. Les premiers kilomètres sont assez plats et ne sont pas aussi gras que ce à quoi l'on aurait pu s'attendre.

Peu après le départ, passage sur une patinoire, original en pleine course ! Ah non pardon, c'était un pont bitumé mais sacrément glissant ! Tout le monde patinait littéralement tandis que la route n'était pas du tout glissante partout autour !

Rapidement, nous nous retrouvons dans les premiers bouchons puisque c'est un peloton très consistant qui s'est élancé alors que les chemins ne sont parfois pas très larges dans les bois. De plus, le moindre obstacle fait ralentir tout le monde et ça, j'ai eu l'occasion de le remarquer les quelques fois récentes où je suis parti du fond de course. A l'avant, c'est beaucoup moins perturbant. En courant, nous nous réchauffons bien donc les conditions météorologiques sont supportables, surtout qu'il ne pleut pas trop et qu'il n'y a pas trop de vent, ce qui rend le froid moins gênant.

Nous démarrons notre partie de pac-man assez vite et doublons bien du monde en relançant régulièrement pour dépasser des petits groupes de coureurs. Nous attaquons ainsi les premières difficultés du parcours, souvent des bonnes petites bosses pas bien longues mais cassantes. Certaines peuvent être courues mais d'autres sont moins simples à franchir.

Nous gérons plutôt bien notre effort même si nous avons forcément sensiblement accéléré depuis le début de la course. Notre rythme est plus soutenu mais cela reste assez cool, nous ne forçons pas. En revanche, le fait de dépasser du monde est un bon boost donc nous augmentons notre allure inconsciemment.

C'est généralement Olivier qui m'emmène mais je me retrouve parfois devant lui à gérer la relance. Chaque descente est un bon moyen de prendre de la vitesse et de dépasser quelques concurrents très prudents qui ne sont pas forcément très à l'aise face à ce genre de profils. Nous discutons un peu avec Olivier quand le terrain nous le permet. D'ailleurs, nous franchissons des portions un peu plus grasses désormais avec de bonnes mares de boue à éviter par endroit. Enfin, pour certaines, je privilégie le tout-droit pour éviter des trajectoires trop brusques. En plus, cela permet souvent de doubler du monde.

Nous passons la course à dépasser pas mal de concurrents des deux distances et à interagir un peu avec les autres aussi. C'est vers le 10ème kilomètre que nous bifurquons vers la droite pour quitter les coureurs du 18km qui vont eux vers la gauche. Cependant, il continue d'y avoir du monde à rattraper devant nous, nous sommes loin d'être seuls. Il faut dire que nous sommes partis de loin aussi donc nous dépassons tous ceux qui sont à leur place tandis que nous avons normalement les capacités pour être un peu plus à l'avant.

Nous passons devant un véhicule de la croix rouge, positionné exactement au même endroit que là où ils m'ont pris en charge il y a deux ans. Cette année, hors de question d'aller les voir ! Nous attaquons ainsi en montée l'ultime descente de mon parcours 2015 puisque nous sommes là en sens inverse par rapport à il y a 2 ans. Nous rejoignons progressivement le Château des Mesnuls où il y a une barrière horaire : 2h00 pour 13,6 kilomètres, ça le fait sans trop de soucis !

En dehors de quelques faux-plats sur le bitume, nous sommes généralement dans un environnement boisé agréable, plutôt à l'abri du vent, ce qui est confortable. Nous passons pas mal de petites côtes pas bien méchantes mais l'accumulation n'est pas évidente à gérer. Les kilomètres défilent, la fatigue vient un peu et les jambes s'alourdissent petit à petit. Je m'alimente assez régulièrement car j'ai un peu faim et je pense à boire aussi même si ce n'est pas l'envie première que l'on a avec ce froid, l'eau étant en plus bien fraîche du coup.

Le parcours n'est pas hyper boueux mais il y a quand même pas mal de gadoue, des racines et pierres un peu partout, souvent recouvertes de feuilles donc il faut être vigilant, surtout avec la perte de lucidité au fil du temps. Je n'ai pas des sensations de folie mais cela se passe plutôt bien dans ces conditions, avec notre début de course bien géré. Je sais que je vais aller au bout.

Nous arrivons sans grandes difficultés aux alentours du vingtième kilomètre où le profil devient un peu plus usant pour moi. Autant les belles bosses sont rudes mais on peut les marcher, autant les longs faux-plats où il faut rester régulier et trottiner deviennent particulièrement difficiles. Je sens que cela se complique. En revanche, tout va bien dès que cela descend, les jambes repartent bien. Et globalement, les sections plates me conviennent plutôt bien également, une fois la relance faite.

Dans un des derniers faux-plats montants de la course, un kikoureur nous dépasse et m'encourage "allez David" avant de demander en l'absence de réponse de ma part "c'est bien David ?" et je lui réponds du bout des lèvres "oui oui c'est bien ça" mais j'ai bien du mal à parler à cause du froid ! Il me semble avoir reconnu Nono92 avec qui j'ai fait les premiers kilomètres de l'édition 2015 et qui serait du coup parti encore moins vite que nous cette année.

Ce que j'apprécie, c'est qu'il n'y a pas trop de longues lignes droites dans ces portions car sur l'ensemble de la course, il y en a quand même pas mal et c'est ce qui est le plus exigeant moralement. Nous en terminons de la dernière vraie montée de la course et nous partons pour un peu plus de 7 kilomètres de plat pour finir. Au début, cela passe plutôt bien mais au bout d'un moment, cela devient vraiment dur car nous sommes moins à l'abri et je suis littéralement congelé désormais. J'ai froid, les vêtements ne résistent plus et j'ai les mains gelées malgré les gants.

En plus, je commence à avoir faim, ayant dû petit-déjeuner à 6h ce matin et cela demande un véritable effort pour saisir les sachets de nourriture et avaler quelque chose. Les mains sont glacées et la mâchoire a du mal à fonctionner de façon optimale. Nous commençons à doubler beaucoup de coureurs qui marchent dorénavant, malgré le fait que mon allure diminue. Olivier, bien plus à l'aise, me 'tire' en courant devant moi et en se retournant régulièrement pour vérifier que je suis toujours là.

Du coup, je résiste. C'est dur mais je ne cède pas à la tentation si forte de marcher. Surtout que je suis pressé d'être au chaud donc il vaut mieux pour cela que je cours jusqu'au bout, c'est bien plus efficace même si je cours à un rythme très modéré. Pour autant, je réussis à relancer un peu de temps en temps. Les kilomètres sont longs mais au mental, je tiens bon.

Petit souci à un moment donné, une douleur au genou droit qui vient me faire souffrir un peu plus mais rien qui puisse m'empêcher de continuer. Nous avançons toujours, au milieu des rigoles qui jonchent le parcours d'où le nom de la course. C'est long, c'est plat, j'ai froid, j'ai faim mais je tiens, très loin des premiers qui sont déjà arrivés mais devant beaucoup d'autres concurrents que nous avons laissé derrière nous.

Après un moment où nous nous sommes faits dépasser par plusieurs coureurs qui finissent mieux, plus grand monde ne nous rattrape et c'est à nous de ramasser ceux qui n'en peuvent plus et il y en a pas mal qui sont dans le dur en cette toute fin de course. Je n'ai qu'une obsession, tenir et ne pas marcher.

A 1,5 kilomètre de la fin, Olivier accélère un peu dans un moment où ma motivation est maximale, je retrouve un peu de jambes et je suis en m'arrachant un peu au mental. Nous finissons plutôt bien la course, non sans mal pour moi mais nous en voyons assez vite le bout, après un poil moins de 3h30 d'effort. Ce ne fût pas simple mais nous l'avons fait et la présence d'Olivier m'a bien aidé dans les derniers kilomètres. Le ravitaillement d'arrivée fait du bien même si le gymnase ne nous réchauffe pas beaucoup.

Nous récupérons une médaille finisher bien costaude accompagnée d'une serviette, je discute un peu, j'attends de voir l'arrivée de la "MRT" en essayant de me réchauffer et je file à la voiture pour rentrer prendre une bonne douche chaude et un bon repas !

Fatigué et congelé à l'arrivée, dur dur de sourire !Fatigué et congelé à l'arrivée, dur dur de sourire !

Fatigué et congelé à l'arrivée, dur dur de sourire !

Conclusion

 

Je suis globalement satisfait de ma course même si cela a été très compliqué aujourd'hui entre le profil de la course pas évident, les conditions météo difficiles (froid et un peu de pluie verglaçante recouvrant mon collant bas de blanc), la boue et la fatigue de la semaine.

Au final, un peu plus de 30 kilomètres si l'on en croit les données des autres kikoureurs, plutôt 31,5 kilomètres terminés en 3 heures 27 minutes et 8 secondes, à la 186ème place sur 330 partants (2 abandons et beaucoup de non-partants !). Après 17 kilomètres, je pointais à la 188ème position (en sachant que 4 concurrents qui ont fini assez loin devant moi n'ont pas été pointés au checkpoint) en 1 heure 52 minutes et 58 secondes.

Je suis ravi d'avoir croisé pleins de connaissances et d'avoir pu faire un peu plus de 30 kilomètres avec Olivier qui semble plutôt bien remis de son entorse ! Les prochains objectifs peuvent être abordés avec sérénité je pense.

De mon côté, à l'issue de cette course, je prends une décision que j'ai failli prendre plus tôt compte tenu du déroulement du début de ma saison 2017-2018. La priorité est désormais clairement pour le Badminton où je prends beaucoup de plaisir et où je souhaite davantage progresser et monter en classement. J'y trouve là de beaux défis.

Je compte bien évidemment toujours participer à différentes courses à pied, surtout sur des distances assez courtes. Je me suis déjà inscrit pour l'Oxy Trail (5 et 13km), je vais sans doute prendre part à quelques autres courses courtes en 2018, je serai sur la NFL pour près de 24h au mois de mai et je compte bien prendre part à l'UT4M au mois d'août (en faisant deux 40km dans les Alpes en l'espace de 4 jours).

Mais par contre, il n'y aura pas de Maxi Cross de Bouffémont (41km) ni d'Eco Trail de Paris (80km) car je ne vais pas pouvoir les préparer sérieusement, je doute y prendre réellement du plaisir en conséquence et ils ne me permettront pas de gérer mon calendrier de compétitions de Badminton comme je le souhaite. Cela ne me semble pas raisonnable de cumuler les deux et je n'ai surtout plus très envie de participer à ces épreuves du fait de mes sensations actuelles et de là où je prends le plus de plaisir.

41 kilomètres très exigeants en février puis 80 kilomètres roulants en mars, non, c'est décidé, je n'en serai pas. Cela aurait constitué de beaux défis mais il faut savoir faire des choix et c'est maintenant que je fais un premier pas en mettant la priorité sur le Badminton. Peut-être cela évoluera-t-il ultérieurement mais pour le moment, c'est ainsi.

 

Pour terminer, petit mot sur l'organisation bien rodée de cette épreuve particulièrement bien gérée. Une très bonne communication en amont de la course, des conditions d'accueil au top (même si bon, un gymnase chaud, ça changerait la donne avant le départ et après l'arrivée quand même mais le thé au ravitaillement final a fait du bien !). Des bénévoles investis, motivants et en nombre et enfin, un balisage juste parfait ! Il faut le vouloir pour se perdre. Le parcours est loin d'être évident mais plutôt bien ficelé !

6 commentaires

Commentaire de catcityrunner posté le 03-12-2017 à 17:31:13

Bravo David !
C'est le genre de course qui forge le mental. Il faut serrer les dents pour bien terminer malgré le froid et la fatique (pareil pour moi!).
Désolé à l'arrivée, je n'ai pas trainé. Frigorifié, j'avais hâte de prendre une bonne douche chaude et un peu de remontant !

Commentaire de DavidSMFC posté le 03-12-2017 à 17:45:18

Merci Gilles et un grand bravo à toi pour ton super chrono et classement V2 ;-)

Tu m'étonnes ! Je n'ai pas traîné non plus car je n'en pouvais plus du froid, j'avais besoin de chaleur, de bien manger et d'une bonne douche ! Au plaisir de te recroiser, même si je ne peux désormais plus du tout te suivre^^

Commentaire de Tonton Traileur posté le 03-12-2017 à 19:01:45

BRAVO David d'avoir surmonté cette petite Origole. Les conditions n'étaient pas idéales, mais sur cette course ça fait partie du jeu. On a tous souffert du froid, notamment sur la fin...
J'ai vu tes commentaires sur le Maxi-Cross et l'Eco-Trail, et quand je vois tes entrainements et compèts de bad ... ben, je me dis que tu dois bien être "explosé". Laisse le corps se refaire la cerise, peut-être as-tu besoin d'un peu de récup ... et ça va l'faire ! tu as encore de bien belles années devant toi ;-)
A+

Commentaire de DavidSMFC posté le 03-12-2017 à 19:42:14

Merci Jean-Luc ! Bravo à toi ;-)

Si je veux atteindre mes objectifs à court et moyen terme en Badminton, il faut que j'évite de faire des courses qui nécessitent beaucoup de préparation et de récupération. Je continue la course à pied mais je mets les gros projets entre parenthèses (sauf une course en montagne l'été et des événements exceptionnels type NFL).

Je vais profiter de mes capacités physiques pour le Bad tant que je peux et que j'en ai l'envie et si je veux changer, j'ai encore tout le temps de changer et de passer la course comme priorité à l'avenir :-)

Commentaire de Sabzaina posté le 04-12-2017 à 05:48:15

Une belle revanche David bravo à toi
J'ai moi aussi souffert du froid lors de l'interminable plat final
Je te souhaite beaucoup de réussite au badminton
Que ce soit en cap ou en bad, je continuerai à te suivre

Commentaire de DavidSMFC posté le 13-12-2017 à 11:24:19

Merci beaucoup Sabine !
Je crois que froid et longue distance ne font pas bon ménage avec moi, étant assez frileux. Cela a été pendant 20 bons kilomètres mais avant même le départ de la course, je savais que ce serait rude.
J'ai pleins de beaux projets en perspective, en Bad comme en CàP, la motivation est maximale ;-)

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