Récit de la course : La Foulée de l'Espoir - 12 km 2017, par Petramala

L'auteur : Petramala

La course : La Foulée de l'Espoir - 12 km

Date : 1/11/2017

Lieu : Pernes Les Fontaines (Vaucluse)

Affichage : 464 vues

Distance : 12.6km

Matos : Maillot MHSC Ligue des Champions 2012/13.
Asics GT 2000/2.

Objectif : Se dépenser

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La Foulée de l'Espoir 2017

12.600 km, et quelques buttes entre chemins et chaussée : cela semble la version automnale du Tour du Mirandon ! La course s'inscrit sur la ceinture arrondie de Pernes-les-Fontaines, village que nous connaissions, jusque-là, pour son havre musical du Studio La Buissonne.

Ce sont d'autres polyphonies qui s'échappent, ce mercredi matin chômé, alors que le départ est donné, et que nous passons, frappant du talon, sous une sympathique banderole tendue par des supporters exaltés. Les coureurs du 6 km remontent rapidement tout le monde, gérant leur allure avec moins de prudence que ceux qui s'apprêtent à grimper. Mais, dans notre catégorie, certains sont déjà bien vifs, et nous dépassent par les ailes : François, chaussures très barrefoot, est parmi les fugitifs.

Les deux groupes se séparent à la sortie de la Riaille du Peyrard, joli passage dans les sous-bois, où nous offrons un spectacle, certes surprenant, mais pacifique, aux sangliers restés discrètement nichés. Pour notre peloton, qui s'étend entre Benjamin et Marie-Jeanne, commence la boucle redoutée. La montée est longue. Quelques endroits nécessitent de freiner la foulée, en reprenant notre souffle, comme si nous écrasions le pied sur les barres d'une échelle avant de nous hisser massivement. Sans une halte, Brigitte mène une petite douzaine de coureurs pris dans la même histoire. Au hasard de rares sections planes, nous essayons bien de doubler Gérald, Thomas ou Virgile, mais personne ne se relève, la vitesse est maintenue, jalousement, avec une fringante autorité. Le parcours tourne, vire, l'on s'y perd, espérant, à chaque virage, que la dernière pente annonce la fin de l'ascension. Mais il y a deux belles bosses à franchir, avant de redescendre, par des sentes boiteuses, vers la plaine. Petits plaisirs des yeux : là-haut, quelques fiers cailloux, dessinant encore de vieux mas, nous renvoient vers des siècles passés ; à l'horizon, le Luberon nous rappelle de récentes soirées d'été

Retour sur le Chemin de Tire, avant l'heure de jeu : nous sommes dans les temps escomptés ! Notre coache avec qui nous reconnaissions le tracé, il y a quelques jours est là, ayant probablement rejoint ce point stratégique du circuit en quelques pas élancés de rondeau ; elle a déjà vu Brahim et Yann, les deux premiers, dévaler nerveusement, ainsi que Philippe, décidé à ne pas perdre plus de dix minutes sur eux. Le difficile est derrière nous, il faut s'accrocher pour garder le rythme durant les trois prochains kilomètres qui nous permettent de croiser les riverains.

Nous courons, épaule contre épaule, avec Vincent. Il tient bon, mieux que nous, se met en tête et en jambes d'attraper Simon, qui a encore une légère avance. Il y parvient, dans la dernière centaine de mètres de la course ; quel talent ! Nous franchissons la ligne, sans avoir réussi à les reprendre, mais en ayant conservé notre maigre marge sur Julie et Michael.

Chrono sensiblement identique à nos meilleurs temps sur le Mirandon, il y a bien de quoi comparer ces deux courses vallonnées ; et, pourquoi pas, encourager celles et ceux qui ont apprécié La Foulée de l'Espoir à s'inscrire au challenge du petit village cévenol de Peyremale

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