Récit de la course : Argentrail 2017, par neofoxy

L'auteur : neofoxy

La course : Argentrail

Date : 13/8/2017

Lieu : Argentiere (Haute-Savoie)

Affichage : 189 vues

Distance : 25km

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Une première moitié

Toujours dans mon optique de faire un jour l'OCC, je me suis dégoté ce trail lors de mon séjour à Argentière. Mon calcul était simple : cette course fait un peu moins de la moitié d'une OCC en distance et quasiment la moitié en dénivelé.

Ce fut donc ma première expérience en course en milieu montagneux.

Ce trail se courait sur une partie que je connaissait bien : Peyclerey après avoir monté puis redescente du Lognan.

Au programme : une partie valonnée de 4 km, une montée de 700m D+, la descente de ce dénivelé pour enchainer après une course partie plate de 2km pour le ravito avec une montée de 800m D+ et retour à la case départ.

 

Je sais d'avance que je vais en baver car je me suis inscrit 2 jours aveant la course et lors des 10 jours avant la course j'ai fait 2 grosses sorties avec 1000m de D+ chacune et 3 randos (Montenvert, Aiguillette des Posettes et Loriat) de 4h avec le petit de 12kg sur le dos et mon entrainement est à la ramasse depuis début juin avec quasi aucune séance de qualité pour me remettre d'une tendinite qui a fini par passer fin Juillet juste avant l'OBBC des Buttes Chaumonts.

 

Bref, je pars la fleur au fusil ce matin avec comme objectif de finir et de ne pas sortir les batons avant le Lavancher.

Pas d'en-cas spécial. Juste de l'eau sur moi et la barre réglementaire de reserve alimentaire que je n'utiliserais pas.

 

Première partie de course: Argentière -> le Lavancher: environ 4,5 km de valonné avec de la montée au début et de la descente ensuite en chemin forestier. Le groupe de 200 coureurs est encore compact. Je préfère y aller mollo, le gros de la course n'est pas là. Passage en 32 min. Je prend une photo de la superbe vue sur le massif du Mont Blanc avant la dernière ligne droite vers le Lavancher. Ce chemin possède comme particularité d'avoir comme habitants les "époux Vantail" qui montrent un peu de leur vie au travers de manequins habillés comme eux j'imagine et cela change parfois avant une periode avec un bébé dans les bras. Avis aux curieux ;).

 

 

Deuxième partie : Montée au plan Joran avec 700m D+ environ sur 5,5 km environ. Sortie des bâtons, montée sans trop forcer en doublant sans trop me faire doubler. Passage en haut en 1h37 avec pas mal de monde.

 

Troisième partie: descente de 3,5 km pour retour à Argentière via un replat de 1km ..... Misère, c'est ici que l'on voit que je manque de pratique en montagne. Je passe toute ma descente à me faire doubler par une 30aine de personnes sur des pentes à plus de 15%. J'ai l'impression de me trainer car je me méfie de glisser. Et c'est ce qui arrive à une concurrente devant moi qui se voit contrainte à l'abandon. Un concurrent est en cours d'appel des secours lorsque je passe à coté.

A la fin de la descente, j'essaye de relancer sur le plat, mais j'avance lamentablement sans utiliser les batons sur le valonné.

L'arrivé au ravito est précédé par une visite de la famille avec les encouragements du petit. Je continue a aller vers le ravito en étant reboosté lorque j'entend un spectateur dire "le relayeur va se faire boufer par les premiers". En effet, il était possible de faire cette course en relais de 2. Je me retourneet constate que les VTT ouvrant la voie au premier arrivent. Ce qui signifie que le premier va finir sa course alors que je fini la moitié de course.

J'accelère un peu afin de préserver l'essentiel: Ne pas me faire mettre un tour Nomého ;)

J'ai eu raison car pour le coup, j'ai eu le droit à l'ambiance de l'arrivé de la course.... même si j'en suis à la moitié.

Passage au ravito en 2h17. Reste Peyclerey à monter et redescendre dans le sens inverse de mon habitude: Par la montée la plus dure avec 500m D+ en continue avec des pentes technique à plus de 15% qui suivent une première partie plus soft de 300m D+.

Mon temps en entrainement de l'année dernière avait été de 2h25 par l'autre coté. Je me dis que finir en moins de 5h sera déja un challenge.

Quatrième partie: la montée de Peyclerey. On commence par remonter une légère route en graviers pour tourner à droite pour entrer dans une route forestière.

Celle-ci est une jonction nous menant au petit balcon en passant sour la voie férrée.

Sur cette partie, où je marche bien, je commets une erreur grossière. Le single n'est pas très large et étant derrière quelqu'un j'essaye de le doubler en passant par un endroit de la piste plus pentu. Vlan, première alerte des muscles internes des cuisses (Jumeaux?). Ceci a pour effet de me calmer direct et je laisse partir la personne en montant à un rythme plus cool.

Léger replat du balcon, je me refait une santé. Je ne sens plus ce muscle et je suis optimiste sur la montée même si je ne la connais qu'à la descente et que j'en chie toujours.

Je monte en dépassant des randonneurs mais en commençant à voir revenir le peu de personne derrière moins. Plus je monte et plus j'ai l'impression de ralentir. Un couple me depasse avec le type qui pousse sa copine mais je n'en ai que faire. Dans l'absolu, cela me donnera une indication après course qu'ils finirons 23 min avant moi alors qu'il ne restait plus beaucoup de montée. Ce que je suppose être les jumeaux se reveillent de nouveau alors je continue sans trop taper. Pas question de lâcher ou d'abandonner. La fin est compliquée avec des gros blocs de cailloux mais je sais que je vais finir. Passage en haut de Peyclerey en 4h et 3 min

Cinquième partie, redescente sur Argentière. Une succession de 30 à 40 virages pour descendre.

J'entame la descente en trotinant dificilement et en comptant les virages. Au bout de 3, je sens que cela revient et je reprend mon ryhthme de croisière. Environs 4 personnes me doublent dans cette descente. Un me demanda si ca allait. Je repondis que je faisais gaffe car je n'étais pas habitué. On rigole sur le fait que ce serais bête de ce faire mal si prèt du but puis il me trace en continuant sa descente.

Je continue ma descente en croisant des randonneurs qui me demandent si c'est encore loin ou d'autre chose. Je les salue en les renseignant tout en continuant.

Je regarde ma montre, je me dis que les 4h35 sont peut-etre jouable.

J'épie le moment où il y a un croisement que je connais et il arrive plus tard que prévu au timing.

Je fini par arriver en bas, sur 150m de plat je me remet à marcher pour reprendre mon souffle, mes pulsations refusent de passer au dessus de 155 depuis les 100 derniers D+ de Peyclerey.

Je repars car je sais que l'on m'attend. Le petit me tombe dessus à 80m de l'arrivée. Je le prend avec moi dans les bras, il rigole et nous passons tranquillement la ligne d'arrivée en trottinant en 4h 42.

Je me suis pris plus de 8 min dans la descente par ceux qui m'ont doublé, mais ce n'est pas grave.

 

Je savoure, je suis plutot pas trop cassé contrairement à mon successeur qui aura des crampes en passant la ligne.

Je profite du ravito et je discute.

L'après midi on a fait une balade de 8km avec la poussette le long de l'Arve, pas trop compliqué.

Le lendemain, rando montée au refuge Berard avec le petit sur le dos où j'ai pris cher sur la fin.

 

Au final, je ne sais pas si j'ai vraiment donné ce que j'avais car ces activités m'auraient étés impossibles si proches si je les avaient faites après un marathon comme celui de Paris. Je pars de cette première expérience en montagne et des interrogations et des certitudes: Ai-je bien géré ma course? Ai-je vraiment donné pour y arriver? Entrainements en cause? Comment ameliorer mes descentes en habitant en ile de France en ayant la flemme et pas le temps d'aller loin? Si j'étais à l'OCC il me resterait un peu plus que la montée et descente de la Flégère à faire, pourrais-je la faire dans les temps que j'estime à 11h 30? L'année prochaine, si je peux être présent je ferais mieux mais il sera difficile de se ménager avant la course car il est difficile de ne pas profiter des vacances avant une courses. Je trouve cette course plus dure que la Mandubienne de 35km et 1100m de D+ car on n'a jamais de montées aussi longues.A defaut d'avoir une arrivée à Chamonix, je me contente de cela pour l'instant

 

Mon avis sur la course: Elle est bien organisé pour une première édition. Les bénéfices financent les équipements du club des sports d'Argentière pour les activités de montagne. Le tarif est dans la norme : 25e pour 25 km.

Le fait de passer 3 fois par Argentière (départ, mi-course, arrivée), permet aux supporters d'être facilement présents.

2 commentaires

Commentaire de superbauju posté le 17-08-2017 à 08:26:38

Bravo pour ta course et ton récit. Perso, j'y étais mais je n'ai pas eu le temps ou la motivation d'en faire un récit (un peu les deux sans doute).

C'est effectivement une très belle course bien organisée (ravito, balisage...).

Pour info, le type qui a appelé les secours suite à la gamelle et l'abandon de la concurrente dans la première descente, c'était moi...

Je fini modestement, dans un temps voisin du tient (4h38),sans l'excuse des randonnées réalisées lors des jours qui ont précédé la course, et avec une grosse douleur derrière le genoux en prime (tendinite ?).

Commentaire de neofoxy posté le 17-08-2017 à 11:32:21

Bonjour,

J'espère que ce n'est pas trop grave ta douleur.
Vu ton temps, je pense que tu m'a dépassé dans la dernière descente ;).

Je ne voulais pas me faire d'excuses car je n'en ai pas si je me prepare mal. Je voulais juste planter le contexte qui prouve que je peux faire mieux. A moi de voir si j'en suis capable.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran