Récit de la course : Trail de Glanum - 26 km 2017, par Pytheas

L'auteur : Pytheas

La course : Trail de Glanum - 26 km

Date : 26/2/2017

Lieu : St Remy De Provence (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 410 vues

Distance : 30km

Objectif : Balade

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Glanum le magnifique !

Salut !

Petit récit de mon premier trail de l'année, qui se passe à l'occasion d'un weekend chez la famille en provence. Il a un mois, lorsque j'ai regardé si il existait quelque chose pas loin de Beaucaire le weekend du 25 mars, je suis tombé sur le site de l'AC Saint rémy, et découvert ce petit trail au parcours intéressant dans les alpilles et avec comme point d'orgue, un passage escarpé ludique et ferré au lac de peyrou... Quelle ne fut pas ma déception lorsque quelques minutes après avoir acheté mon dossard je constatai que ces fameuses cheminées (et non pas fumeuses...dsl suis un peu fatigué) étaient fermées pour raison de sécurité !

M'enfin le reste du parcours avait quand même l'air sympa, j'avais de toute façon envie de courir, et j'étais juste à côté... Par contre, le vendredi le mistral s'est levé, il faisait à peine quelques degrés au dessus 0, et j'étais un peu inquiet, n'ayant pas emporter de veste coupe vent... Finalement dimanche matin, pas un pèt de mistral, des températures néanmoins fraiches (-1 le matin) mais avec un grand soleil de bon augure. 

levé, déjeuné, route, parking, retrait dossard (très rapide), tiens on annonce que la parking est payant... Mince j'ai pas de monnaie : retour voiture, recherche place gratuite, je me change en enfilant la petite tenue d'été (avec ce soleil je ne doute pas que je n'aurais pas froid longtemps), je commence à m'échauffer... Mais non il fait vraiment trop froid : retour voiture j'enfile un manches longues, ça va mieux !

Je reprend l'échauffement et me retourne au départ 5minutes avant le départ avec mes 300 congénères. Le speaker tiens discours sur le parcours, rappelle qu'il est interdit de jeter les déchets dans le parc naturel (je me dis qu'ailleurs c'est bien pareil), qu'il faut assister les coureurs en danger et d'autres principes fondamentaux dont on ne devrait même pas avoir à discuter... Il évoque une "surprise" au lac à la place des cheminées fermées, je me demande bien ce que c'est... Aller trois, deux, un, PAN !

Ca part vite mais moins que ce que je craignais sur un parcours aussi roulant auquel je ne suis pas habitué (par chez moins sur ce format en général tous le denivelé tiens dans une seule montée sur la première partie du parcours). Les sensations sont bonnes, je me suis bien échauffé donc je remonte une bonne moitié de participant (je m'étais comme d'habitude placé putôt en fin de peloton pour ne pas me faire entrainer dès le départ (Mais je vais peut-être revoir cette stratégie).

Ca monte doucement, redescent un peu puis la pente s'accentue mais reste courable, d'ailleurs à force de remonter je commence à me trouver au milieu de trailers au rythme légèrement supérieur à celui que j'aurais tenu à l'entrainement, donc je me dis que je suis pas mal et en reste là. Passé un petit vallon, une petit descent un peu raide dans les buis, je cours en me rattrapant au branche de buis omniprésente et AÏE, celui là c'étais un genévrier... C'est malin j'ai la main pleine de sang maintenant... Mais les températures parfaites qui ont remonté et la petite bise très agréable me font vite oublier le petit bobo.

S'ensuit une petit montée raide qui nous mène à un panorama magnifique, je suis vraiment content d'être là. Par contre une vieille tendinite, qui date d'un changement de chaussure foiré et d'un gros trail à l'automne dernier, commence reparaître et à m'inquiéter. Mais je poursuis et me dit que je ferai le point au premier ravito. 

Premier ravito donc, je m'arrête quelques secondes, papote un peu avec les bénévoles, qui me font goûter un excellent chateauneuf du pape, quoiqu'un peu frais (et oui, qui dit ravito dit ravito pour tout le monde !!) Bon les signaux du genou reste assez faible pour ne pas me faire changer de foulée, je repart sur le même rythme. Lorsque j'avais regardé les resultats précédents, j'avais estimé mon temps à environ 3h15, et je repart du ravito à environ 1h05 donc c'est cohérent... Par contre je pensais être large et jusqu'à maintenant, le rythme est plutôt soutenu... 

C'est reparti pour une bosse toujours dans un paysage superbe, des petites falaise qui donne envie de grimper, la guarrigue, les cyprés, et toujours cette météo clémente qui nous delecte de ce petit air.

Dans la montée suivante, je papote un peu avec un congénère, puis accélère dans la descente, regarde le paysage et PAF et re AIE, merde je me suis foulée la cheville! Je suis passé à ça de m'écraser par terre, mais surtout ça commence à chauffer dans la malléole... Et merde et merde et merde!!! Bon je m'arrette trois seconde, pose le pied, marche, repart doucement... Bon ça n'a pas l'air trop grave, j'arrive à trottiner sans trop boiter... Après quelques minutes, je peux reprendre mon rythme... Ca m'apprendra à pas me concentrer. Le doigt, le genou, la cheville, mais dis donc, comment vais-je finir ?

La montée suivante nous emmène à la Vigie, point culminant du parcours, puis on court sur les crètes, c'est toujours aussi beau et j'aime beaucoup l'alternance pistes/sentiers. En plus mes douleurs se sont stabilisées, j'ai atteint mon "rythme de croisière". 

Un peu plus loin, une descente en légère pente en fond de vallon fait dérouler les jambes, et permet d'atteindre des vitesses inhabituelles (en tout cas pour moi). J'ai l'impression de voler, c'est tellement génial !

Par contre dans la montée suivante, je commence à avoir les jambes qui s'alourdissent. Plus j'avance, moins j'arrive à commander mes mouvements. Je me rapproche dangeureusement d'un "mur". Aller, le temps à passé, le prochain ravito sera plus très loin. Je m'accroche pour ne pas marcher et arriver en haut de la côte le bénévole annonce le ravito à 300m. Il ne sera pas du luxe celui-là. Une fois que j'y suis, je me rue sur les TUC (je suis assez sur que je ressens un manque de sodium). Je me pose un peu, chocolat, banane, coca dilué, je remplis un bidon et repart. Le genou est toujours désagréable, la cheville moins mais je sais qu'il faut que je fasse vraiment gaffe dans les descentes car un deuxieme faux pas lui serait fatal...

Dans ma tête, il rester 10km... Je me prépare mentalement à en chier un peu, mais je m'amuse en me rappelant que c'est aussi pour ça que je court :-)

Je ne suis vraiment pas sur que ce soit là, mais en redescendant d'une cète, on voit juste en face, un raidillon monter droit dans la pente, et un filin de coureurs tous du long, qui ont l'air d'en baver! C'est beau et inquiétant à la fois...

Après une bosse ou j'ai marché quasi toute la montée, je check ma montre et calcule qu'il doit rester environ 8km. Mais un bénévole n'en annonce plus que 5! AAAh bon ben ça va alors! Mais on a même pas passé la lac me dis-je... En fait en y repensant, je me rappelle que la parcours ne fait "que" 29km, et que le deuxième ravito était à 21km, avec mes approximations, je me suis offert 2km... Ca y est on arrive au lac, on passe les passerelles, je piquerais bien une tête tiens... On remonte dans les buis, ça fait un moment que plus personne ne court en montée (mais elles sont beaucoup plus raide que sur la première partie). ça redescend (et là ca court vite) et on se retrouve dans un espèce de pierrier où une sente viens tout juste d'être spécialement aménagée pour nous ! C'est hyper raide, tantôt terreux, tantôt pierreux, j'imagine même pas si il avait plu ! C'est dur sur une fin de parcours, mais ça fait plaisir.

Dernière descente et on arrive au ruisseau, plus que 2 km. On passe sous les antiques portes, c'est amusant. Mais dis donc ne serait-ce pas des crampes que je sens arriver derrières mes deux jambes ? Oh non quand même, je vais pas bloquer 2km avant la fin. Le truc qui est marrant c'est que pile au même moment, le coureur juste devant, s'arrete pour etirer ses guiboles aussi... On a rattraper les derniers du 15 depuis quelques centaines de mètres et les pauvres, ça a pas l'air facile...)

Je maintiens le rythme jusqu'à l'arrivée en croisant les doigts que les jambes tiennent ! Au passage un gendarme me dis que je suis 11 ou 12ème ! (Mais je me dit qu'il a du fumer une perquiz)

Finalement, je finis en 3h05 (39ème), et c'est vraiment pas mal vu toutes les péripéties... Arrivé au stade, on nous distribue le repas chaud d'arrivée, pates bolognaise et j'ai vraiment hâte de les manger pour chasser les crampes qui je le sais, ne vont pas tarder à arriver... Qu'elles sont bonnes ! En plus ya de la bière, et comprise dans l'inscription! Arf, si seulement je n'étais pas attendu pour le repas de midi... J'en aurais repris !   :-)

En partant, je vois des massages dans une pièce, et ya même pas la queue ! Aller je suis pas à 10 minutes près... Je m'arrête, il s'agit des ostéo en 5ème année de l'école d'Avignon. Je n'ai jamais consulté d'osthéo mais pourquoi pas! Elle commence par m'intéroger sur mon passé, mas santé, mes troubles. Ca me parait étrange pour juste un assage d'après course mais je n'avais pas compris qu'il s'agissait d'une vraie séance d'osthéo de 40min !!! Si j'avais su j'aurais pris une douche avant... la pauvre...

Au final elle m'aura remis ma cheville, mon genou, une côte, le sternum et trois vertèbres... 

Pour conclure (enfin) : Une météo splendide, un parcours superbe, des bénévoles au top, une bonne ambiance parmis les coureurs, une organisation on ne peut plus complète... Non c'est sur, l'année prochaine, j'essaierai de revenir...

MERCI L'AC SAINT REMY !!!!

Et merci aux kikous qui auront tout lu !

Aller je file remettre de la glace sur ma cheville...

A+

Pytheas

 

Aucun commentaire

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran