Récit de la course : L'Ardéchois - 36 km 2014, par Siberian wolf 10

L'auteur : Siberian wolf 10

La course : L'Ardéchois - 36 km

Date : 3/5/2014

Lieu : Desaignes (Ardèche)

Affichage : 386 vues

Distance : 36km

Objectif : Faire un temps

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Une précaution salvatrice

Samedi  3 mai 2014. J’ai participé au trail l’Ardéchois à Desaignes (07), sur le parcours de 36 km pour 1450m de dénivelée. J’arrive à 6h40 à Desaigne, le départ est à 8h et même si j’ai eu le temps de prendre une gélule Harpadol, en prévision d’un mal de genou qui menace en faisant de la distance en courant, je n’ai pas eu le temps de mettre de la pommade sur mes genoux depuis 2h30 du matin. Je crains qu’après ce temps la pommade ne fasse plus effet et cette question m’obsède toute la première partie de la course. Sur le trail du Ventoux, il avait fallu que je prenne un cachet de kétoprophène donc en cas où j'en ai dans mon sac. Au début, je voulais en courir en tenue estivale en prenant le k-way transparent en plus dans mon sac mais vu le ciel gris et le froid, j’ai préféré prendre mon caleçon et ma veste de trail. Bien que je suis venu tardivement au départ, je suis bien placé car j’ai franchi sans le vouloir la ligne dans le sens des premiers. Je suis donc placé cinq mètres derrière les premiers, ce qui n’a pas été vraiment un avantage…

Mais au départ dans les rues du village, j’ai été prudent et je n’ai pas cherché à suivre les premiers. De toute façon, il est clair que je n’aurais pas pu. Au contraire, les places sont vite perdues car il y a un rythme de fou. Nous abordons une longue montée bien qu’elle ne soit pas raide mais cela va trop vite et je ne suis pas dans le rythme. Je ne me suis jamais fait autant doubler depuis la montée de l’Aubisque en 2009 ! Parfois, j’essaie de m’accrocher à des petits groupes mais en vain. Au bout de 7 kilomètres heureusement, il y a une première descente, pas longue, mais me permet de calmer l’hémorragie. Un autre problème se présente : j’ai un peu envie d’aller au WC alors que j’y avais déjà été sur l’autoroute ! Mais cela s’estompera quelques kilomètres plus loin en reprenant la montée. Car la petite descente jusqu’à un flot de spectateurs terminée, nous reprenons notre ascension. Bien que j’ai du mal à suivre le rythme, celui-ci est plus soutenable et je me fais moins doubler que toute à l’heure. J’essaie d’accélérer sur des portions plus planes mais c’est trop court et je me fais redoubler après. Désormais, je ne pense plus à faire un bon classement. Nous sommes dans des forêts d’altitude et il y a un vent froid et même parfois de très fines gouttelettes de pluie. J’ai bien fait de prendre ma veste de trail et mon caleçon ! Mais le froid n’empêche pas de sentir cette agréable odeur de genêts, très caractéristique des parcs naturels régionaux des monts d’Ardèche et du Pilat. Je prends aussi des gels car je n’ai pas regardé où se situe le premier ravitaillement mais selon d’autres coureurs, c’est au km 22 qu’il se situe.

Au km 17, après un début de descente, nous voyons devant nous les ruines du château de Rochebonne de même qu’un large panorama. Il y a là un grand flot de spectateurs pour nous applaudir et j’immortalise ce passage avec mon appareil photo.

 

Château de Rochebonne


C’est là que pendant que je prends ces photos, des groupes me doublent. Cela me rassure car malgré ma mauvaise première partie de course, il y a encore une très grande masse de coureurs derrière. Christine Grouiller, organisatrice du trail du Ventoux et l’une des rédactrices du magazine Esprit Trail, nous filme descendant la ruine avec une caméra de télévision. Je suis un groupe dont les membres se connaissent dans la partie technique qui suit mais bientôt il faut remonter et là je n’ai pas la foulée pour les suivre. Je ne peux que marcher. A ce moment-là, je pense que cela confirme ma méforme. De plus, à l’approche du seul ravitaillement du parcours de 36 km, mon genou gauche, comme je le pressentais, se fait menaçant. Je commence à en sentir la douleur. La météo commence à changer : le ciel gris laisse place au soleil même s’il y a toujours ce vent frais.

C’est après 3h01 de course que j’arrive au ravitaillement du km 22 à Saint-Jean Roure. Ce ravitaillement est primordial pour moi. Je dois en profiter pour reprendre un cachet anti-inflammatoire, du kétoprofène Rambaxy, et appliquer de la pommade Voltaren sur mes genoux ; sans oublier de bien manger : saucisson, quartier d’orange, gruyère, morceaux de barre Isostar. Je bois aussi du coca-cola et remplit ma complète ma gourde. Aussi, je perds un peu de temps car il y a un petit orchestre de tambours et j’essaie vainement de le filmer mais mon appareil photo numérique photographie et ne se met pas en mode film. Je parviens finalement à filmer mais en tout j’ai passé 18 minutes à ce ravitaillement.

Ravitaillement de Saint-Jean Roure

Mais peu importe car je ne joue plus le classement et en plus la douleur de mon genou s’estompe peu à peu, jusqu’à totalement disparaître. En plus, le plus dur a été fait. Nous n’avons pas monté plus de 2 km après ce ravito, courant ensuite sur un plateau forestier marqué notamment par des éoliennes presque sur le point culminant du parcours, à environ 1170m d’altitude.

Eoliennes près du point culminant du parcours

Cela va nettement mieux et petit à petit je dépasse des coureurs même si cela ne rattrapera pas la première partie du parcours. La précaution de prendre des cachets anti-inflammatoires dans mon sac m’a sans doute évité une galère car sinon j’aurais terminé difficilement à la marche. Cela me paraît moins grave qu'en 2011 où j'avais eu une tendinite mais ce n'est qu'à la fin du mois de juin que mon genou ne m'a plus gêné du tout. 

Désormais, à 7 km de la fin environ, après la séparation des parcours de 36 et 57 km, nous abordons la descente finale. Sortie de la forêt, je prends quelques photos panoramiques avant d’accélérer dans une descente qui sera un vrai régal pour moi.

Début de la descente finale

Je double dans cette descente une bonne quinzaine de concurrents même si c’est loin de faire l’équilibre avec tous ceux qui m’ont doublé sur les 20 premiers kilomètres. Le dernier kilomètre s’effectue dans le village.

Arrivée à Desaignes

Il reste un dernier coup de cul à passer, où je marche vite car je n’ai pas distancé ceux de derrière. Je double encore un coureur à 200m de l’arrivée avant des escaliers.

Je franchis la ligne d’arrivée à Desaignes dans les 280 premiers sur 743 arrivants en un peu moins de 4h43. Le premier a gagné en 2h56, la dernière a fini en 6h56. Finalement, malgré ma mauvaise première partie, mon classement n’est pas si mauvais puisque je suis dans les 38 % des premiers arrivants, mieux que sur certaines autres courses où j’étais plus en forme.

Après une bonne douche, je renfile mon polaire car malgré le soleil, le vent est toujours aussi frais. Je mange le repas d’arrivée, plutôt bon : lentilles en salade, tomme à la fraiche, pommes de terre, bœuf à la broche. Il n’y a que le dessert que je ne prends pas, composé d’oranges ou bananes non mûres. Mais j’achète un peu après une crêpe à la confiture de pêches de vigne, produite par de vrais artisans d’Ardèche. Fatigué, je dors une heure dans ma voiture. Il y avait à 18h une dégustation de buffet campagnard avec des produits locaux, de même qu’un bal à 20h et un feu d’artifice à 22h30 mais je ne suis pas resté pour ces choses.


 

Desaignes

2 commentaires

Commentaire de __icecool__ posté le 15-02-2017 à 10:10:07

Salut Wolf,

pour être franc, je coince complètement sur ton compte-rendu :
"gélule Harpadol", "kétoprofène Rambaxy", "pommade Voltaren" ...
Ce n'est plus un CR c'est une ordonnance !
Sans même parler du fait que tu es probablement dopé, ça me semble vraiment malsain comme pratique, pour ta santé en particulier.
On est dans un pays libre donc je m'arrête là.
Bonnes courses.

--
icecool

Commentaire de Siberian wolf 10 posté le 15-02-2017 à 19:07:19

Du dopage ! Le Voltaren, Diclofenac, Kétoprofène sont prescrits par les médecins lors d'articulations douloureuses. Pour soulager le le handicap de la blessure et certainement pas se doper. Et on en trouve dans toutes les pharmacies tout comme les gélules naturelles, huiles essentielles même si c'est plus préventif.
J'ajouterais que mon médecin sait que je fais des courses et que si des médicaments pouvaient poser problème par rapport à l'agence française de lutte contre le dopage, il ne m'en prescrirait pas. Et en lisant la notice, il est bien noté "anti-inflammatoire non stéroïdique". Bien sûr il ne faut pas en abuser, utiliser cela juste quand on a mal.

Enfin, si je me dopais, j'éviterais d'en faire part sur des forums ou autres car même si nous utilisons des pseudos sur kikourou, un nom cela se retrouve quand même. Ce n'est pas la première fois que j'utilisais des anti-inflammatoires, cela avait déjà été le cas en avril 2008 avant le marathon de Paris et aussi en juillet 2011 suite à de vraies blessures au genou.

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