Récit de la course : Trail du Viaduc des Fauvettes - 50 km 2016, par bubulle

L'auteur : bubulle

La course : Trail du Viaduc des Fauvettes - 50 km

Date : 9/10/2016

Lieu : Gometz Le Chatel (Essonne)

Affichage : 798 vues

Distance : 50km

Objectif : Pas d'objectif

9 commentaires

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Troize!

 


Le retour du fils de la revanche du Trail du Viaduc des Fauvettes. Troisième participation consécutive pour moi à cette originale course en boucle sur un parcours de 10km tracé dans un tout petit secteur de la vallée de Chevreuse.

6h18 en 2014, 5h56 en 2015 (avec une 8ème place scratch à la clé) : même si le parcours change régulièrement et qu'il est donc difficile de comparer d'une année sur l'autre, le challenge de faire mieux est plutôt relevé.

Plus particulièrement, l'année dernière, j'étais sur un pic de forme 6 semaines après l'Échappée Belle, j'avais une belle niaque et j'avais fait une belle course bien gérée. Cette année, je me sens un peu plafonner sur les dernières semaines, alternant des semaines de bonne forme, avec des moments un peu plus poussifs. Nous avons aussi un peu tiré sur la machine 2 semaines plutôt, avec Sab et Fabrice (plus quelques autres le samedi) sur notre Off "Vallée de la Seine" avec 96km sur deux jours.

Bref, petite incertitude au départ, mais cette course reste quand même un objectif intermédiaire en attendant un Le Puy-Firminy où je compte bien me dépouiller un peu et une Origole qu'il s'agira de....terminer.

Et puis, c'est mon premier dossard depuis l'UTMB, l'occasion de ressortir le matos « qui court vite », jusque et y compris le presque célèbre caleçon rose.

La pré-course ressemble à un Off Kikourou. Le TVF, course saucisson que nous apprécions tous (tiens, il rentrerait peut-être bien dans les critères de mon grand ami Corne, allez savoir), a toujours rassemblé la fine fleur de la communauté kikouresque mordoro-gondorienne. J'ai à peine le temps d'arriver que je croise déjà star, Tontontrailer, DavidSMFC, catcityrunner (qui était avec nous le long de la Seine), Syl45, RomainD, trailaulongcours venu tenter la victoire sur la marche nordique, Bert et lutin93 avec des intentions également sur le concours de pic-pic....et bien sûr Sab et Fafa. Et j'en oublie sûrement encore plein. On annonce d'ailleurs 3 féminines vainqueurs d'éditions précédentes dans la course, autant dire que le combat va être sévère (en fait, non, il n'y aura pas de combat, Sab va toutes les éparpiller façon puzzle).

Pour compléter le récit de David (que je vous invite à lire), voici à quoi ressemble le parcours cette année. OK, vous vous en fichez un peu, mais ce sera pour moi un exercice de mémoire : faut faire travailler la mémoire quand on est V2,5.


Ze parcours (parcours 6680233 sur OpenRunner)


Un aller cahotique et sélectif

Nous partons cette année à l'envers des années précédentes, en descente. Un petit virage sec et 3 volées de marches pour passer le long de l'église (classée) de Gometz le Chatel, tourner autour, puis redescendre par une rue, puis un passage étroit avec des marches (attention aux bouchons au début de course).

Descente dans les rues du village, je repère au passage une poubelle pour les Pom'Potes rituelles des tours à venir. Puis on entre sur la droite dans la grande propriété qui nous accueille chaque année. Pas de ravito improvisé par les propriétaires, cette année, vu qu'on est à moins de 1km du départ.

Comme l'an dernier, nous remontons par un chemin en S où il faudra savoir marcher pour ne pas se mettre dans le rouge, puis ressortir de la propriété après ces 40 premiers mètres de D+. Un petit single plat, le petit pont au dessus de l'ancienne voie ferrée Paris-Chartres et nous empruntons celle-ci jusqu'au viaduc. A l'entrée dudit viaduc, on voit déboucher le terrible sentier qui montait l'an dernier depuis le pied d'une des piles, mais cette fois, nous traversons le viaduc pour redescendre passer en dessous. Première descente acrobatique où il faut veiller aux appuis et où on peut faire quelque différence.

Le traceur s'est amusé à compliquer un peu le long du Ruisseau d'Angoulême, totalement à sec : quelques zigzags avec de micro-relances, le genre de trucs qui fait bien mal au bout de 50 kilomètres. On traverse d'ailleurs ledit ruisseau (avec un choix amusant entre un grand saut en longueur par dessus....ou un passage plus sûr dans le fond du ruisseau : ce sera intéressant de voir ce qu'on fait au 5ème tour ici).

Retour sous le viaduc et traversée de "La Jungle" par une micro pistouille encombrée de souches et rochers (je buterai sur le même à chaque tour) et....remontée sur le terrible "chemin des Marches" dont je parlais précédemment, sableux au possible (le terrain est ultra-sec), puis une redescente un peu vertigineuse....et sans corde, sur laquelle les marcheurs vont se payer du bon temps (et nous aussi au cinquième tour quand elle sera devenu très glissante et pleine de poussière).

Cela nous ramène.....sur le parcours (au fil des tours, on verra ceux qui sont 300 mètres derrière nous) pour enchaîner sur une loooooongue montée dans un pré à découvert qui nous ramène en haut de la propriété privée du premier kilomètre : les bénévoles postés ici voient passer la course au km 1 et au km 3.

Comme nous sommes bien montés....eh bien, il faut redescendre. Ce sera par le chemin creux (que nous remontions en 2014) plein de cailloux qui nous ramène....au bas du village de Gometz. Un vrai spaghetti, ce parcours.

Un petit passage plat, eh oui.....ce sera la "zone de paludisme" comme l'annoncent les amusants panneaux placés par l'organisation, le long d'un autre rû. Passage souvent effroyablement boueux en hiver, mais presque totalement sec ici. Une petite remontée et nous voilà au parking utilisé par les pratiquants d'escalade qui s'entraînent sur le viaduc.

Et nous voilà repartis en direction du viaduc...:-). Ceux qui ne connaissent pas le secteur doivent commencer à avoir le tournis ! Une petite traversée herbeuse, puis un single "spaghetti" dans le bois nous ramènent au rû d'Angoulême qu'on traverse une fois de plus.

Un coucou au bénévole posté là, qui voit passer la course au km 2 d'un côté et au km 4 de l'autre...:-). Sur la fin de course, d'ailleurs, il n'y aura plus personne : au TVF on vous fait confiance pour ne pas tricher (de toute façon, on vous fait tellement tourner en bourrique que le tricheur serait capable de se tromper de sens à la fin!).

Et nous voilà partis, je le sais, pour la partie de montagnes russes. Ce secteur, dans le Bois de la Garenne, change rarement car il est très sélectif. C'est bien sûr mon secteur préféré.

Nous sommes en fait plus ou moins au pied du viaduc.

Première côte d'abord assez sèche puis partant à flanc de coteau avec un amusant "S" en route où on peut voir les coureurs devant (et donc avoir envie d'aller les "chercher") et une partie de montées/descentes que j'ai toujours trouvée un peu "origolesques" et qualifiées de "techniques" par les panneaux disposés au bord. C'est vrai que lorsque on se lance à fond là dedans, c'est rigolo...:-)

Cette petite succession de descentes nous ramène sur le chemin principal....200 mètres plus loin qu'après la traversée du rû, mais ne le répétez pas !

On profite des 50 mètres de plat offerts par l'organisation (et d'ailleurs signalés par un "attention, terrain plat" : c'est vrai que ça peut surprendre) avant d'attaquer une nouveauté : un sentier quasiment tracé pour l'occasion à travers....ce que les panneaux nous annoncent être un "habitat néolithique" (une cabane dans les bois) et une "zone de fouilles paléolithiques" (car quelques cailloux sont disposés en ligne). Ils se sont fait plaisir, ici.

Mais, surtout, cette côte, c'est en fait la terrible "côte de la brouette bleue" des années précédentes. La brouette n'est plus là, mais la côte, si. Selon mes mesures : 59 mètres de dénivelé, pas un de plus, pas un de moins...et 330 mètres précisément, ce qui nous fait dans les 18% en moyenne. Mon record sur cette côte sera de 3'31"...:-)

La relance en haut est assez terrible surtout aux derniers tours : un vicieux petit plat montant d'environ 200 mètres qui ramène à une petite porte dans un mur. Si tu relances encore en courant ici au cinquième tour, tu fais des dégâts.

Une grande descente plutôt roulante en deux temps (où on peut aussi faire de belles différences sur les derniers tours) nous ramène au pied de la troisième et dernière côte de cette partie de montagnes russes. C'est la côte officielle d'entraînement de la station de trail de Bures sur Yvette (nous y sommes, en fait actuellement, à Bures sur Yvette, à moins d'un kilomètre à vol d'oiseau de l'arrivée du Raid 28).

Celle là, aussi, je l'adore. On peut se l'enquiller en mode Uruk-Haï, notamment le coup de cul ultime d'où en général un bénévole de la course vous observe. En 2014, ils avaient même un peu de bière à offrir, sur les derniers tours...;-)

A ce point, nous sommes au plus loin du départ. C'est l'"aller" de la boucle (un aller de 6km sur 10, mais on ne va pas chipoter). On pourrait rentrer direct par l'ancienne voie ferrée (on faisait ça en 2014), mais ce serait trop facile.


Un retour pour marathoniens

Vous allez vite voir pourquoi je préférais l'aller..:-). C'est vite vu : sur cet aller, on a accumulé 300 sur les 450 mètres de dénivelée du parcours.

Eh oui, c'est à nouveau une belle relance à faire : 1 kilomètre de "plat" sur l'ancienne voie ferrée, avec le passage du tunnel. Les marcheurs nordiques vont pouvoir s'éclater. Un petit peu dommage que l'organisation n'aie pas réutilisé les petits singles de l'an dernier, qui montent et descendent sur de petites buttes le long de la plateforme de la voie ferrée, c'était plus amusant. Sur cette section, au dernier tour, il faut un GROS moral quand on y est tout seul.

Le tout nous ramène au viaduc, avec un bénévole qui aiguille les coureurs à la fois au km 2 et au km 7. C'est la fin de ce plat....exigeant où il faudra déconnecter le cerveau sur la fin.

Un bon coup de cul nous amène au point culminant du parcours (161m) où on rejoint des sections parcourues l'an dernier avec notamment une petite redescente un peu acrobatique dans le fond du vallon....qu'on remonte par un petit single torturé (parcouru dans l'autre sens les années précédentes), une nouvelle traversée du rû (toujours le même!) et une interminable remontée le long d'un pré.

Là, les organisateurs nous ont épargné le passage qui était précédemment équipé de cordes pour monter et descendre. Dommage...mais c'est sûrement apprécié par les "nordiques". Ce sera la deuxième longue montée dans un pré, ça va faire des dégâts, cela, car évidemment sur les premiers tours, tout le monde va y courir....:-)

La section suivante, je ne l'aime pas! C'est trop plat et sur les premiers tours, je vais me prendre des mines de ces sacrés marathoniens. Cela ne dure que 500 mètres, mais ça me paraîtra interminable à chaque fois. "Travaillez votre relance" que dit un des panneaux : tu parles ! Donne moi une descente et une côte et tu vas voir la relance....

Bref, on finit par arriver près des lotissements du haut de Gometz et on emprunte pour la première fois (pour moi) en descente le "sentier de Saint-Clair" équipé de rampes....qui permettent de dévaler à toute berzingue en s'y tenant. Cela avant de prendre un mini single dans les bois, en faux-plat montant, une dernière petite côte, retrouver les rues du village, passer près du lavoir......et revenir à l'arrivée par le haut, à l'envers des années précédentes.

Vous pouvez respirer...:-)


Bon, alors et ta course ?

En fait, c'est plus difficile de me rappeler du déroulement de ma course que du parcours...:-). Je vais peut-être confondre certains événements d'un tour à l'autre...et puis, on va faire court vu que ça devient vite barbant de raconter toujours le même tour.

1er tour

Le plan est "partir vite au cas où ça bouchonne mais se calmer ensuite".

C'est d'ailleurs pour cela que je me suis placé relativement près de la ligne, ce que je fais rarement. D'ailleurs, je suis avec TontonTrailer qui est un habitué de ce genre de placement. David, Gilles (catcityrunner) et Sofiane (star) sont également proches. Je pourrais presque tirer les cheveux de Luca.

Cela part clairement à fond jusqu'à la grande propriété où, évidemment, on joue à "le premier qui marche a perdu" dans la côte. J'ai perdu.....mais c'est volontaire et je pense aux tréfonds de moi-même que je vais bien pacmaniser ce petit monde plus tard. J'arrive même à freiner Tonton et nous jouons tous deux les Vieux Sages dans cette montée pendant que David, Gilles et Sofiane s'échappent devant (ils vont nous faire un premier tour en moins d'une heure).

Le rythme est ensuite plus que soutenu dans les spaghettis avant le viaduc et j'aperçois sans surprise Sab à l'endroit où nous faisons une petite boucle sous le viaduc. Elle est bien partie, mais je suis bien déterminée à ce qu'elle ne me voie pas pendant la course (en 2014, j'avais pris la Mine de l'Année dans le troisième tour et je ne l'avais plus revue).


Premier petit auto-test dans les "montagnes russes" avec des montées aux taquets : je descends comme un timbré et je monte à fond...:-). Cela va plutôt bien...:-). Mon pauvre Tonton en fait les frais et j'arrive même à ré-apercevoir le maillot rouge de David en haut de la Côte de la Préhistoire.

Cela dit, dès qu'on arrive au terrain des marathoniens, Tonton recolle assez rapidement, histoire de se venger de s'être fait déposer précédemment. On dirait qu'il y a comme un petit défi de V2 dans l'air..:-)

Sur ce retour, cela défile un peu autour de moi pendant que je peste bruyamment contre ces passages trop faciles..:-). D'un autre côté, je me console en me disant que la plupart des coureurs autour ne sont PAS partis pour faire 5 tours (mais en fait, je n'en sais rien).

J'arrive toutefois à recoller à Tonton sur la deuxième côte dans les prés et nous passons ensemble près de la petite passerelle où un spectateur nous annonce environ 55èmes. Diable ! Y'en a du monde, devant....c'est le seul moment où je saurai où j'en suis, d'ailleurs.

Et nous concluons ce dernier tour presqu'ensemble avec Tonton (en fait, je profite de passer en trombe au ravito pour le redépasser....;-) ). Toc...

Un coup d'oeil au chrono : environ 1h04 pour ce premier tour. Hum, c'est à peu près comme l'an dernier. Un peu trop vite, bien sûr, mais pas trop. J'ai été relativement sage.


2ème tour

Ce sera le "tour de Sylvain". Syl45 est reparti quasiment avec moi et nous allons faire une grande partie de ce tour ensemble. Tonton est, je crois, pas très loin derrière....



Ma résolution pour ce deuxième tour est de ne pas me faire embarquer. Il faut logiquement lever le pied. J'ai maintenant la structure du parcours en tête et je sais que je pourrai "envoyer" dans le milieu de boucle à chaque tour....et essayer de survivre à ces putains de plats sur la fin.

Nous faisons donc un peu le yoyo avec Sylvain jusqu'à ce qu'il finisse par me déposer gentiment au début du plat, sur la voie ferrée. Je me console en me disant qu'il n'est parti que pour 3 tours, mais pfff quand même, quoi.

Et voilà aussi le Tonton qui ramène sa fraise, j'vous jure. C'est désespérant, cette partie, que je "marronne" dans mon coin (en stéphanois dans le texte).

C'est un peu lassé que je termine le deuxième tour en 1h07 pour repartir aussi sec...avec un sandwich dans les mains....que je finirai...au 5ème tour.

3ème tour

C'est que j'ai mon rituel : un bout de quelque chose à chaque tour, puis une Pom'Pote, puis jeter la Pom'Pote dans la poubelle repérée au premier tour. Les vieux, ça aime bien ses petites habitudes.

Cela se désertifie, autour. Nous avons commencé à rattraper des marcheurs, ce qui anime un peu le parcours, mais les coureurs restants sont désormais bien espacés (beaucoup font seulement 1 ou 2 tours).

Sur ce troisième tour, le leitmotiv est d'envoyer le pâté sur la section accidentée, tout en se préservant encore sur les sections plus roulantes, et notamment marcher (vite) les deux montées dans les prés.

La première victime est le tee-shirt vert de Sylvain, dans la côte de la préhistoire.....lequel Sylvain je vais m'appliquer à ne pas laisser revenir sur le plat, namého.

Et dans le deuxième pré, c'est Maître Tonton qui voit revenir son Pacman préféré...:-). Il va quand même mettre un point d'honneur à rester quelques secondes devant à l'arrivée de ce troisième tour dont nous ferons la fin plus ou moins ensemble.

Troisième tour en 1h10 : je suis toujours plus ou moins dans les temps de l'an dernier. Cela va donc se jouer dans les deux derniers tours : explosion en vol ou pas ?

Autre événement de ce troisième tour : vers le km7, j'ai aperçu, au bout du viaduc, Bert et lutin93 qui en étaient, eux, au km 2 de leur troisième tour. Je sais donc, d'ores et déjà, que je n'ai aucune chance d'arriver à les dépasser dans mon 4ème tour, alors que l'en dernier, j'avais pu remonter les marcheurs jusqu'au premier. Cela va donc TRÈS vite, en MN.


4ème tour : seul sur Mars

Les tours 4 et 5, ce sont les tours de la grande solitude, je le sais d'avance. La très grande majorité des coureurs et marcheurs ont effectué 1 ou 2 tours, on va rattraper l'arrière de la course des 30km, mais globalement...on est tout seul. Et comme les écarts se sont accentués, on est *vraiment* tout seul.

J'y suis heureusement préparé, et le challenge, là, est d'essayer de ne pas fléchir. Et, une fois de plus, les "montagnes russes" vont me prouver que je suis bien. Même avec personne devant, je les monte bien à fond dans ma petite bulle, en essayant d'oublier la chaleur qui est quand même bien montée (je me félicite d'être parti en débardeur).

Sur la fin du tour, je vais retrouver Arcelle que j'ai un peu l'impression de désespérer en la passant. Vraiment désolé, Marie-Laure ! Mais elle fait quand même top10 féminin sur le 30km, d'abord!

Un plutôt bon tour, au final, en moins d'1h14, c'est à dire....comme l'an dernier. Décidément, quelle régularité.

5ème tour

Et donc, je n'aurai pas rattrapé les nordiques. Je guette en passant si je ne vois pas Bert ou Bart, mais aucun des deux n'est près du ravito.

Je repars donc à nouveau en mode "coup de vent" : j'aurai au final gagné pas mal de temps sur les ravitos !

Il y a encore moins d'événements dans ce 5ème tour que dans le 4ème. Je sens juste, par contre, que j'ai gardé un meilleur rythme que l'an dernier.

Je vais d'ailleurs, à l'énergie, me focaliser pour bien avancer sur les parties plates et les côtes roulantes puisque je me suis mis au défi d'y courir sur le dernier tour.

Je vais quand même, au détour du 3ème kilomètre, apercevoir le buff Kikourou de Bert, reparti pour un 4ème tour en marche nordique, simplement pour arriver à voir ses coéquipiers de la Mordor Team (enfin, c'est ce qu'il a dit). Il m'aura donc fallu presque 5 heures pour prendre un tour à Bert, et encore parce qu'il n'est pas reparti immédiatement après avoir terminé son 3ème tour. En tout cas, bien sympa d'avoir notre Capichef Grand, Unique et Vénéré, ce qui aura agrémenté ce dernier tour bien solitaire.

Et l'autre événement, c'est qu'en débouchant de la "côte de la mort" au bout de la voie ferrée, il me semble voir un maillot rouge tout au bout de la ligne droite au loin. Serait-il possible que cela fût DavidSMFC ? Voilà une belle motivation que d'aller vérifier.

Cela fait quand même une bonne raison de se fouetter un peu, l'autre étant de battre mon temps de l'an dernier car, sinon, ce ne sont pas les coureurs derrière qu ivont m'aider : personne n'a dépassé depuis la fin du troisième tour où un certain Fabrice Gobert nous a dépassés en trombe, Tonton et moi (ce qu'il paiera d'ailleurs sur les 4ème et 5ème tours).

Au bas du pré et à la dernière traversée du rû, je le vois tout en haut du pré : c'est bien David, donc taïaut ! Du coup, je monte le pré entièrement en courant.

Un peu plus loin, sur la dernière traversée, il n'est plus qu'à 150-200 mètres, mais ça semble encore loin. Juste encore deux coureurs à passer, visiblement dans leur 4ème tour, eux, et qui vont passer juste la barrière horaire pour repartir sur un cinquième.

Puis, au bas de la descente "de la rampe" que je dévale comme un fou furieux, le tee-shirt rouge est entr'aperçu encore quelques dizaines de mètres devant, sur le single montant. Alleeeeeeez, tout en courant, ça pique les cuisses, mais je le vois marcher là-haut, je l'AURAI !

Fichtre....en débouchant du bois (on est à 500m de l'arrivée), je le vois disparaître au coin du chemin caillouteux juste avant l'entrée du village. Allez, encore une grande accélération, je dévale ce chemin à toute vibrure, ça se rapproche. Comment vais-je la lui jouer, au jeune, là ? Le truc genre j'arrive à pas de loups et je te croque façon "surprise" dans la dernière ligne droite ?

Encore une micro montée, il est là-haut, yargla, plus que 10 mètres !

Et en haut...il se retourne...;-). "Coucou, surprise !". "Ah non" qu'il lance...et le voilà qui repart de plus belle vers le lavoir. "Allez je te laisse finir devant" : je la joue grand prince mais en fait, je suis cuit et carbonisé...:-)...et je comprends bien que notre Espoir n'a aucune envie de se faire poutrer par Papy.

Nous finirons donc en rigolant dans cet ordre, et moi 15 secondes derrière lui, ce qui est très légitime !

Au final, ce dernier tour aura été effectué en moins de 1h13 grâce à ces petites motivations trouvées en route, mais j'ai quand même bien du me dépouiller pour cela.

Épilogue

Au final, 5h47, soit 9 minutes de moins que l'année précédente pour un parcours un peu plus long (50 kilomètres tout juste au lieu d'un peu moins de 49) mais légèrement moins difficile.

Et surtout une place de 16ème au classement : soit le niveau a fortement monté...soit j'étais en réalité moins en forme que l'an dernier. Je ne saurai en fait jamais !

Il ne me restera alors plus qu'à attendre les derniers suspenses : l'arrivée de Tonton, tout d'abord, qui a géré ses deux derniers tours.....et surtout celle d'une Sab qui, grâce à des tours très réguliers, est très très largement en tête chez les féminines et remporte donc ce trail pour la deuxième fois, tout à fait légitimement (et, à deux minutes près, le Tonton passait à la casserole). Un trail bien réussi comme cela, après la déception de l'UTMB, voilà qui augure bien pour les défis à venir, d'autant plus qu'un Fafa rayonnant arrive avec elle et que nous fêterons aussi le podium de "notre" Bert sur la Marche Nordique.

 



Grande réussite, définitivement, que ce trail superbement organisé.

Et que dire du défi que va nous proposer Castel Trail l'an prochain avec un 100 kilomètres, pour le 10ème anniversaire du TVF ! Huit boucles de 12,5km avec un départ à 3h ou 4h du matin (donc au moins 3 boucles à la frontale), un dénivelé total de probablement 4000 mètres, j'en ai déjà l'eau à la bouche. Mais ce sera une autre histoire !  

9 commentaires

Commentaire de DavidSMFC posté le 14-10-2016 à 23:56:42

Quelle belle capacité à décrire le parcours, je suis toujours bluffé ! Je revois grâce à toi bien mieux certaines parties qui m'apparaissaient floues après-course !

Bon et puis j'adore ce récit, pas que parce que je finis juste devant toi mais un peu quand même ! :-D

Un vrai plaisir d'avoir bataillé à distance. J'avais quelques motivations pour garder un rythme correct sur les 3, 4 et surtout 5eme tour : faire un bon chrono, en finir le plus tôt possible dans le meilleur état possible et... ne pas revoir certains, et particulièrement un certain Bubulle dont Bert m'a demandé d'éventuelles nouvelles à la fin de mon 4eme tour.. "ben j'en sais rien d'où qu'il est Christian, je ne l'ai pas encore vu me passer" ! :-P

A bientôt ! :-)

Commentaire de Tonton Traileur posté le 15-10-2016 à 09:24:39

... le 'Tonton à la casserole' est-il un plat qui se mange froid ?...
la vengeance sera terrrrrrible !

Commentaire de catcityrunner posté le 15-10-2016 à 17:38:51

Bubulle, toujours imbattable sur le récit ;-)
Mais elles étaient très bien ces montées dans les prés: c'est là qu'on a les concurrents devant en ligne de mire !

Commentaire de Overnight posté le 16-10-2016 à 08:57:17

En fait, en V2, dans le secteur, vous allez vous tirer la bourre entre kikou sur chaque course pour les podiums :)...
Ilgigrad, tonton, toi, catcityrunner et Philippe (j'en oublie ptet).
Bravo en tout cas :)!

Commentaire de Syl45 posté le 16-10-2016 à 10:12:50

Merci de nous faire revivre cette belle course avec précisions.
Et merci pour "le tour de Sylvain" car mon dernier tour n est pas racontable.... :-o

Commentaire de trailaulongcours posté le 16-10-2016 à 21:07:20

Un vrai killer ce bubulle. T'es quand même passé à côté de ta bouteille de Ruinart, mais bon, tu te rattraperas à l'O'Rigole...je crois que tu as un revanche à prendre et je ne me fais guère d'illusion ;)

Commentaire de Bikoon posté le 17-10-2016 à 18:37:58

Le Bubulle, plus il grignote sur son temps V2 plus il fait baisser les chronos, c'est beau !! :o))
Et merci aussi pour la visite guidée, car même si j'ai parcouru 5 fois également ce parcours, il est nettement plus compréhensible dans mon esprit avec ton descriptif ;o)
A très vite j'espère

Commentaire de franck de Brignais posté le 21-10-2016 à 08:54:04

Et bien voilà une reprise de dossard post UTMB bien gérée !... ok tu fais pas podium, m'enfin tu fais nettement mieux ! Au plaisir de te voir au resto à Firminy. (Faut que je pense à le réserver !!...même si je ne suis pas inquiet, devrait y avoir de la place... s'il est toujours ouvert !!)

Commentaire de Bert' posté le 30-10-2016 à 10:26:17

Retard de lecture enfin rattrapé ! :-)

Merci de ce CR qui cumule gravage dans le marbre, bonnes petites histoires, retrouvailles multiples et autres perfs'

Je note aussi l'entraînement... mémoire, secret de jeunesse !

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