Récit de la course : Semi-Marathon de Colmar 2016, par Zaille

L'auteur : Zaille

La course : Semi-Marathon de Colmar

Date : 18/9/2016

Lieu : Colmar (Haut-Rhin)

Affichage : 625 vues

Distance : 21.1km

Matos : Altra Torin 2.0
Cuissard Skin
Sac Hydragon

Objectif : Faire un temps

3 commentaires

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Une course à chier (c'est de l'humour mais il faut lire pour comprendre)

2ème édition pour ces courses de Colmar avec au menu pour moi le semi-marathon. J’ai laissé tombé l’idée du marathon quand mon épouse a émis le souhait de faire le semi et que je me suis rendu compte que je n’aurai probablement pas le temps de récupérer du Marathon du vignoble d’Alsace et de faire une nouvelle préparation sérieuse pour 42 bornes.

 

Départ de la course à 9h00, ça oblige à un peu d’organisation quand on habite à plus d’une heure de Colmar. La veille on case la marmaille, on mange des pâtes et on se couche tôt. Le lendemain, réveil à 5h55 (précisément), on re-mange des pâtes et c’est parti pour arriver come d’habitude une bonne heure avant le départ. Au passage on a embarqué Thomas pour son 2ème semi.

 

Sur place on trouve très facilement une place de stationnement à la gare. Plusieurs parking gratuits sont répartis autour du village marathon, les infos ont bien circulé via Facebook notamment où les organisateurs sont très présents et à l’écoute.

Ce 18 septembre est un jour de pluie, le genre de journée où il ne pleut qu’une fois mais toute la journée ! J’ai prévu des parapluies pour tout le monde pour au moins ne pas être trempé le temps de chercher les dossards.

 

Tout est bien organisé, il y a vraiment beaucoup de bénévoles, avec le dossard on récupère le t-shirt avec un peu de pub, un gel, un baume de massage et …. un poncho (super idée et totalement d’à propos) ! Du coup tout le monde se promène sous une espèce de sac de poubelle transparent en attendant le départ.

 

Le temps de retourner à la voiture pour s’équiper et  il ne nous reste plu que 15 minutes pour rejoindre en petite foulée le lieu du départ où un speaker met une ambiance de folie sous fond de musique de djeunz. On trépigne tous dans l’attente, un dernier bisou à ma chère et tendre et je m’avance un peu pour ne pas être obligé de dépasser 500 personnes dans le 1er km.

 

Car en fait je suis venu pour faire un temps, en tout cas pas pour me promener. Mon record sur la distance est de 1h36, j’ai depuis le début de l’année l’espoir de décrocher un 1h35 mais bon … J’ai suivi un plan d’entraînement sur 8 semaines avec des fractionnés longs, courts, des sorties longues mais j’ai eu quelques douleurs de pied et hanche. L’avant dernière semaine je n’ai fait que du vélo et la semaine d’avant j’ai terminé mes entraînements complètement à la ramasse. Je ne suis donc pas super confiant.

 

9h00 pétante : c’est parti. Un peu de surplace et on passe la ligne de départ pour 1km de zigzag, coup d’épaule, « pardon », « désolé » … 1er km en 4:40, j’ai donc déjà au moins 6 secondes dans la vue, c’est rien mais on laisse toujours un peu de précieuse énergie dans ce genre de 1er kilo. En plus du monde, le circuit nous fait faire pas mal de crochets avec aussi des pavés luisants qui mettent à l’épreuve l’adhérence de mes Altra Torin 2.0.

 

Le 2ème kilo ça va déjà mieux avec du 4:26 jusqu’au km7. Là on traverse un 1er village avec une petite montée bien  casse-patte mais immédiatement suivie d’une bonne descente elle-même suivie d’une nouvelle montée au km10. Là je suis à 4:32 de moyenne et bizarrement, cette dernière difficulté passée, je me sens super bien d’autant plus qu’une nouvelle descente me permet de refaire un kilo à 4 :29. Je ne me sentais pas super rassuré jusqu’à maintenant mais cette descente m’a vraiment remis dans la course avec une sensation de facilité étonnante.

 

Je vois un gars avec un T-shirt du marathon de Molsheim et lui demande (eh oui j’ai encore assez de souffle pour parler) son temps sur cette course. Il n’avait fait « que » le semi mais en 1h35 ce qui pour le dénivelé était un bon temps pour moi, voire trop bon. Je me décide à l’accrocher quand même sans trop de problème.

 

Depuis le début, j’ai une petite gêne au ventre et je commence à sentir que je n’aurai pas dû zapper un dernier passage aux toilettes. En effet, il reste 8km et c’est le début d’un vrai calvaire autant physique que psychologique. Ce qui n’était qu’un peu d’inconfort au début est devenu une douleur grandissante au fil des km.

Les crampes d’estomac se transforment en une terrible envie d’aller se soulager. Les km qui suivent ne seront plus que travail mental pour ne pas s’arrêter se soulager dans un champ de maïs. Il m’est même passé par la tête de demander un des nombreux spectateurs, malgré la pluie, pour qu’il m’autorise à utiliser ses toilettes.

 

Ca devient obsessionnel, chaque pas est un coup de plus pour mon estomac, mes intestins et mon sphincter. Je n’en peux plus et ma vitesse n’est plus qu’aux alentours de 4:40 même si je me sens encore en forme. Je perds mon énergie à contrer ce que la nature voudrait que je fasse. Ma position de course est légèrement repliée, mon ventre me fait mal et je sers les fesses en même temps. Evidemment la moyenne de 4:33 que j’avais encore au km 16 et tout espoir de battre mon record tombent en miettes en quelques km.

 

500 mètres avant la ligne d’arrivée, je ne sais toujours pas si je vais y arriver et scrute chaque bosquet, chaque buisson en cas de point de non retour. Passé la ligne, on m’accroche une médaille autour du coup et je repars aussitôt en courant vers mon lieu de délivrance où il y avait même encore du papier, c’est la fête ! Alleluia, le meilleur moment de la journée se passe dans ces chiottes chimiques où … Ok je vous passe les détails.

 

Enfin soulagé, je regarde mon chrono : 1:36:42, 24 secondes de trop pour battre mon record perso. Quel dommage, je me rends compte que sans ma mésaventure gastrique, l es 1h35 étaient totalement à ma portée. J’ai la satisfaction d’avoir tenu coûte que coûte et il m’en aura fallu de la volonté, plus que jamais !

 

Je retourne au ravito d’arrivée pour rejoindre Thomas qui vient d’arrivé en 1h48, manque encore à l’appel Laetitia. Elle s’était fixée 2h malgré 2 semaines d’inactivité sous antibiotique et a tenu à courir malgré mes réticences. Finalement ça sera 2h02 pour son premier semi, bravo !

 

Après analyse, je suspecte ma boisson d’attente maison (sirop d’agave, jus de citron) que j’ai étrenné sur cette course comme coupable de mes problèmes. Le jus de citron est peut-être trop violent pour le matin. Je me dis aussi que si j’avais fait comme tout le monde en passant une dernière fois au WC avant le départ, mes entrailles m’auraient laissé en paix au moins le temps de la course. Je m’interroge car je n’ai jamais connu ce type de problème ni sur des trails de 30km ni sur marathon.

 

Au final mon classement est plutôt bon : 220/1615. Un bon classement qui m’étonne car mon temps ne reflète pas une  performance exceptionnelle d’autant plus que pour un chrono similaire en mars dernier j’étais 300/1200. Peut-être un public plus large de coureurs occasionnels ?

 

L’année prochaine, si je reviens, ça ne sera pas pour le semi en tout cas ;-)

3 commentaires

Commentaire de Eric Kb posté le 19-09-2016 à 18:04:27

Bravo pour avoir surmonté les conditions climatiques et gastriques

Commentaire de junoos posté le 19-09-2016 à 22:44:49

Salut Zaille
Bravo pour ta course
Nous étions avec notre club sur le semi de Colmar.la pluie ne nous a pas trop génés,sauf sur les pavés ou j'avais un peu peur de tomber.une bien belle course au parcours mêlant ville,villages et campagne.Grace au meneur d'allure ça s'est bien déroulé,un peu de d'incertitude vers le 12ème km et ensuite j'ai bien pris le rythme.

Commentaire de poucet posté le 26-09-2016 à 05:54:37

C'est ce qu'on appelle une fin de course "merdique" ... Dommage.
Surtout ne jamais innover le jour d'un course, surtout pour la bouffe!!!!
En tous cas ça nous vaut un récit très sympa ... MERCI
Poucet

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