Récit de la course : L'Echappée Belle - 145 km 2015, par cyss

L'auteur : cyss

La course : L'Echappée Belle - 145 km

Date : 28/8/2015

Lieu : Vizille (Isère)

Affichage : 703 vues

Distance : 145km

Objectif : Terminer

3 commentaires

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EB 2015, Mon compte rendu un an après....

Je retrouve sur mon pc un draft de mon CR de l'an dernier... jamais posté... jamais fini....

Plutot que le laisser aux oubliettes, je le resors sans relecture...



Contexte :

Il y a deux ans, je n’avais jamais mis un dossard… Depuis, trois ultra achevés (Grand Duc 2014, UTV 2014 et Montagn'hard 2015) et aucun abandon à déplorer.

Mon objectif de l’année était la Montagn'hard. La suite n’est donc que bonus et tant qu’à faire, autant tenter une des courses qui me fait de l’œil.
Après avoir hésité entre l’UT4M et l’Échappée Belle, je choisis l’Échappée Belle.
Le massif de Belledonne me plaît tellement l’hiver (en ski de rando) qu’il fallait que j’aille le découvrir l’été. Quoi de mieux qu’une traversée pour le découvrir !
En plus de ca, habitant dans le Vercors, on voit de nos sommets une grosse partie de la traversée que constitue cette course. Et ça me parait complètement dingue de pouvoir faire cette traversée d’une traite.
Mais je saute le pas et je m’inscris !

La semaine avant l’Échappée Belle, c’est l’UT4M ! Je vais encourager les vertaco au pic st Michel et je donne rendez vous à samontetro le lendemain dans Chamechaude. S’en suit un vendredi soir en mode camping sauvage avec la petite famille et une belle journée en chartreuse. Voir les coureurs me donne une envie folle de courir !

Tout ca fait que je suis déjà un peu trop dans ma course dès le lundi. Je décide de tester les pâtes liquides (maltodextrine). Je bois donc de la poudre les 3 jours qui précèdent la course et je passe cette dernière semaine à redouter le rhume de mes enfants.

Finalement, à J-1 après le boulot, je rejoins Aiguebelle sans rhume. J’ai choisi la simplicité en termes organisationnelles, c’est-à-dire que je dormirai sur la ligne d’arrivée, je prendrai le bus de la course à 3h du matin (soit un levé à 2h) et le départ sera donné à 6h. Le gros défaut de cette solution est une première nuit bien raccourci… mais tant pis !

Je retrouve donc sur place quelques kikous avec qui j’échange un peu, je récupère mon dossard, je mange à la pasta party, je prépare mon sac et le d’allègement, puis je vais me coucher dans ma voiture. A noter que sur cette course, le sac d’allègement nous retrouvera 2 fois sur la course : une fois au playnet et une fois à super collet. Dedans, j’y ai mis des vêtements de rechange, paire de pompes, des barres en tout genre (pâtes de fruit, gels multivitaminés, barres céréales sucrées et salées, …) et de la poudre Overstims hydrixir effort longue distance.

Je dors 4 h grand max, et hop dans le bus direction la ligne de départ…. Discussion avec le kikou zecrazytux pendant le trajet, puis nous voilà arrivé. Petit déjeuner, sac d’allègement donné au camion et nous voilà prêt à partir.

 

La course, premier jour

 


La course s'annonce chaude, très chaude!! Je connais ça… A l’UTV 2014 et à la Montagn'hard 2015, j’ai eu droit à la grosse chaleur et ça ne m'a pas trop gêné; sachant que je ne cherche pas à faire une perf je peux me permettre sans soucis particulier de ralentir et faire des pauses quand le corps me le demande.
Me voilà donc dans le troupeau, à attendre le départ. Petit discours du speaker qui nous explique que les maitres mots de la course sont "Gestion! Gestion! Gestion!", puis remerciements aux bénévoles sans qui tout ca ne serait possible. J'en profite d'ailleurs pour les remercier chaleureusement à nouveau : "Merci, Merci et Merci; vous êtes parfaits et votre massif est magnifique."
Puis, 6h00, le décompte : "10, 9, ... 1, 0", c'est parti! Petit tour dans le parc de vizille, à fond bien sûr, comme si on partait pour un 20 bornes. :-)
S'ensuit assez rapidement la première montée tranquille avec le jour qui se lève. Une superbe vue sur la chartreuse et le vercors. Je pense à ma petite famille qui dort encore (il est autour de 6h30) en regardant le paysage qui est mon quotidien depuis deux ans. Au niveau des sensations et du physique, je ne suis pas trop mal : pas de rhume, les jambes répondent bien. J'ai juste un petit mal de bide que je traîne depuis quelques jours (je soupçonne les pâtes liquides, maltodextrine). Sur cette partie, je me fais déposer par zecrazytux, j'ai dans le viseur bubulle and co (matthias et antoine26). C'est le début de la course, je fais mon timide (je ne me présente pas) et je me concentre à ne pas me cramer bêtement.
On monte désormais tranquillement, la végétation est encore bien présente, il fait frais et on arrive ainsi au premier ravito : . Je m'y arrête très succinctement (1 coca + saucisson + divers petites choses à manger) et me voilà reparti sur un magnifique sentier qui nous emmène tout doucement vers un terrain plus montagnard, sans végétation et avec du caillou. On passe ainsi une de mes zones de ski de rando l'hiver. Pour la première fois, je peux voir sans neige les Vans, le Sorbier et le couloir qui mène à pointe Vaudaine. Bah punaise, c'est que c'est raide quand même!! :-D

On quitte cette zone et je me dis que la prochaine fois que j'y passerai, ce sera sans doute à ski (miam!!). Au niveau sensation, j'ai toujours cette petite sensation moyenne au niveau du ventre, je sens qu'au niveau hydratation ce n'est pas top (trop peu de pipi...) mais j'arrive à m'alimenter correctement.
La chaleur arrive et nous voilà au refuge de la Pra. Magnifique refuge, je m'y arrete un peu, je profite du soleil et je repars pour une des zones les plus belles de la course (d'après moi) : la montée vers la croix de belledonne. On passe à coté de lacs magnifiques, on monte dur, je ne suis pas très bien, les sensations sont plus que moyennes et je sens que la course va être longue et difficile. Certains coureurs m'encouragent (merci à eux et notamment à Jerome de CAP Vercors!). Au moment où je croise ceux qui redescendent de la Croix de Belledonne, je vois passer comme une fusée zecrazytux; je me dis qu'il doit être bien ou qu'il est en train de se cramer...
Vraiment dans le dur sur cette montée, je la gère comme je peux en me disant que ce n'est pas ça qui va m’arrêter et je passe (déjà) en mode "objectif prochain ravito sans penser au reste". Arrivé à la croix, je suis content d'être là, je pense aux collègues qui sont en bas dans la vallée, à mes proches, et je prends le temps de me poser et de regarder mon telephone. Je recois justement plusieurs texto me disant "Ho tu vas trop vite!! T'es 18eme à Jean Collet!". Je rigole car j'en suis loin et je sais à ce moment là que le site internet de suivi live geofp n'a pas l'air au top sur ce début de course. Je réponds aux texto, j'appelle ma chérie et me voilà reparti dans la descente. Après le col de freydane, c'est un peu corsé mais c'est le genre de terrain que j'aime donc le moral est déjà bien mieux qu'à la montée. On doit alors traverser un beau torrent. Pour se faire, tremper les chaussures est une obligation et il est préférable de faire attention à ne pas tomber dedans, l'histoire de ne pas tremper tout le sac. Je me dis que les pieds mouillés, ce n'est pas très bon à ce moment là de la course (ampoules, ...), mais mes Asics trabucco rejette bien la flotte, ça va donc vite sécher.
Petit à petit, nous voilà à Jean Collet (bien après que le site geofp m'y ait annoncé). En y arrivant, je retrouve le kéké, sa cloche et le dude. Ca fait vraiment plaisir! Je prends le temps de faire le plein d'eau, me ravitailler, je pose pour la photo du kéké, je discute avec zecrazytux qui est là car deshydraté et pris de crampes... et me voilà reparti! A ce moment là, j'ai conscience de ce que je vais devoir affronter et je repars donc sur un petit rythme. Va s'ensuivre de superbes paysages, qui vont tout doucement m'emmener au pas de la coche. Un superbe paysage nous attend à cet endroit que j'atteins en fin d'apres midi (~19h). Je discute avec Jerome de CAP Vercors, avec qui je fais le yoyo depuis quasiment le début de course. Les bénévoles nous servent un petit verre d'eau; ils nous expliquent qu'il faut faire le plein des gourdes/camelbak dans le prochain ruisseau. Je sais que la nuit ne va pas tarder (à l'échelle de la course), que ce qui suit va être le fameux col de la vache dont j'ai entendu bien des choses mais je suis globalement bien; le soleil est passé, les jambes ne tirent pas trop et la fatigue est encore acceptable.

Me voilà donc reparti pour ce beau passage qui me donne le courage de faire des photos (preuve que ca allait vraiment bien). Le ruisseau annoncé pour le plein d'eau tarde à venir, mais arrive malgré tout. On fait le plein d'eau, on est une nouvelle fois obligé de traverser ce torrent les pieds dans l'eau et go pour l'ascension du col de la vache que je vais faire à la tombée du jour. Une fois le col passé, la nuit est bien là; gogo pour la descente vers le lac noir qui est magnifique sous les étoiles. La nuit est magnifique, la chaleur de la journée est bien tombée et c'est donc un plaisir d'avancer dans ces conditions. J'y vais à mon rythme en doublant et me faisant doubler; la nuit ne m'impressionne pas et je n'hesite donc pas à me retrouver seul; j'aime d'ailleurs plutôt ca. Au détour d'un chemin, nous entendons le bruit de la base vie du pleynet. Ca semble tout proche; au final ce sera une longue bavante interminable. Hé oui!! Il faut faire un grand tour pour rejoindre cette base vie!! J'y arrive finalement un peu avant minuit. Le moral est bon, je suis fatigué (un peu trop?) mais sinon tout est ok; A cette base vie, un vrai repas (le seul de la course) nous est servi. C'est un vrai bonheur de manger ces pates. Je retrouve pas mal de monde à cette base vie dont Jerome de CAP Vercors (qui repart quand j'arrive) et zecratyrux qui décide d'aller faire un somme après le plat de pates.


La course, deuxième jour


De mon coté, après le plat de pates, je fais le plein du sac avec mon sac d'allegement, c'est à dire plein de barres et plein de poudre pour boisson hydrixir) et je repars! Malgré mon intention qui était de m'y arreter le minimum, j'y ai quand même passé une heure. Deux coureurs veulent partir avec moi, je leur mets la pression (dzolé pour ca) pour qu'on reparte vite, que je ne me refroidisse pas trop et hop nous voilà dans la descente qui suit la base vie. Le rythme est pas mal de mon point de vue, je n'ai pas sommeil et on atteint rapidement la montée vers le chalet du léat. La montée est raide mais belle dans la forêt; je prends un petit rythme qui convient bien à ceux derrière moi. On se fait doubler par un groupe, puis ensuite on croise 3 fois de suite un coureur qui redescend!! Ceux ci nous expliquent qu'ils retournent à la base vie, qu'ils abandonnent! Je suis surpris car ca fait un bout jusqu'à la base vie mais soit... Une fois au chalet du léat, on discute; de souvenir il y a un beau feu et il reste pas mal jusqu'au gleysin. Je ne me souviens plus très bien de cette descente si ce n'est que j'ai pas mal discuté (comme à mon habitude) avec mes partenaires du moment. On arrive finalement au Gleysin, où je croise une nouvelle fois Jerome de CAP Vercors qui repart. Il me dit s'être forcé à ne pas rester trop longtemps à ce ravito qui est dans un petit bourg. Je compte bien en faire de même.
J'arrive donc, c'est une bergerie, avec un espèce de dortoir (que je ne suis pas allé voir). Il y a beaucoup d'abandon à cet endroit; une pile de dossard trone sur la table des bénévoles, je les invite à ranger ca (en plaisantant) en disant que ca pourrait en démotiver certains... Je vois la déception de l'abandon dans certains regards. Malgré l'annonce qu'on est à la moitié du parcours (ha bon? Je croyais que c'était le pleynet la moitié!!) aucun doute à ce moment là pour ma part, je veux repartir et vite pour attaquer la montée vers le fameux col de moretan. Il fait encore nuit et on se doit de profiter de la fraicheur. Je repars seul de cette charmante bergerie et attaque avec lenteur et difficulté la longue montée vers le col moretan. J'ai repéré sur le roadbook qu'il y avait un refuge à mi pente et je décide assez rapidement d'y faire un petit roupillon(du moins d'essayer). Tant bien que mal, je finis par avaler cette difficile montée et je vois finalement ce merveilleux refuge de l'oule. J'y retournerai surement dans d'autres circonstances (même si je crois qu'il y a des patous qui piquent en temps normal... là ils étaient en enclos)
La fatigue est clairement là et je ne me sens plus très bien lucide. Je m'impose une pause d'une heure dans ce refuge. Je suis tout seul dans le refuge, comme un roi, mais je n'arriverai pas à dormir. Mon cerveau tourne à 100 000 à l'heure quand je ferme les yeux... Ca me rappelle certaines teufs où fermer les yeux n'est pas synonyme de dodo. Je refais la course, pense à trop de choses : la course, ma famille, ...
Une heure après, et un café, je repars pour la partie bien technique dans les cailloux de la montée vers le col morétan. Il fait désormais jour, c'est magnifique, je profite et suis bien conscient de la chance que j'ai d'être là. Le col est en vue, et le soleil avec. C'est beau!!
La descente est à la hauteur de sa réputation. Belle, technique, et mystique! Une descente avec des cordes pour s'assurer, quelques énormes nevés sur notre droite, une vue à couper le souffle en face, et un bruit de canon periodique pour chasser les loups. Pffiou... Trop trop magique.
Je vois passer les premiers de la "petite" échappée belle (la course qui démarrait le samedi matin à la base vie du pleynet); je suis impressionné par la rapidité des trois premiers. Je fais une belle chute dans la descente (petit trou dans le short et baton qui a failli céder) mais rien de méchant; s'ensuit ensuite un enchainement de lacs merveilleux... Je suis dans mon élement, completement crevé mais ravi d'être là. La descente et le ravito de périoule sont vraiment un beau moment de cette course. J'ai adoré!
La matinée passe, la température monte et j'arrive au pied de la difficulté qui m’amènera à super collet. Je suis vraiment très très fatigué mais je souhaite couper ma course au plus fort de la chaleur, et donc super collet est l'objectif avant le dodo. La montée pour super collet aura vraiment été "le" gros calvaire de la course pour moi.... Canicule et fatigue extrème vont m'accompagner dans celle ci. Mentalement, je ne suis pas très bien, je sais qu'en théorie le plus dur est fait une fois la bas, mais j'ai l'impression de me mettre en danger; je ne tiens plus debout, j'ai l'impression d'avoir des vertiges, je pense clairement à l'abandon même si je sais que je ne reflechirais vraiment à celui ci qu'après avoir vécu mon ravito comme si je repartais (après avoir fait boisson+ manger+ dodo). Malgré ca, j'appelle sabine pour évoquer ce que je ressens, même si je ne veux pas l'inquiéter. Je ne sais pas si elle a perçu ce qui me passait dans la tête mais elle m'a répondu comme si il n'y avait aucun doute sur le fait que j'allais finir. Etrange que cette conversation quand j'y repense (lol), mais merci à toi sabine car du coup je me suis dit "bon bah on va le faire..."
Je monte donc cette montée vers super collet à une vitesse lamentablement lente, je me fais doubler par bon nombre de personnes qui font le 85km et qui ont un petit mot sympa à mon égard (du style "bravo à toi sur le 144; vous etes des mutants!"). Après avoir fait 30 pauses, avoir rêvé du ravito 100 fois, j'arrive à un chalet, je demande si je peux dormir, on me dit non il faut atteindre le ravito, il ne reste rien... Grr dur!! Mais je vais finalement y arriver! A celui ci, je fais mes gammes : j'ingurgite boisson, nourriture, boisson puis nourriture et je file squatter un lit de camp dans la tente prévue à cet effet. J'ai demandé à ce qu'on me réveille une heure après; je m'endors quasi de suite (je crois) et me reveille tout seul quasiment une heure après.
S'ensuit le moment de stress de ma course : je cherche mon sac d'allegement dans lequel j'ai poudre, barres, gels energetiques pour finir ma course dans de bonnes conditions. Je fais le tour 3 fois des sacs (un numéro est sur chacun d'eux), je trouve pas le mien!! Je vais voir un bénévole pour lui demander de l'aide, il vient chercher avec moi... Re trois fois le tour, pas de sac!! Il me dit qu'il y a du y avoir un loupé... que je le retrouverai à l'arrivé! Mentalement, un espèce de stress/panique s'abat sur ma petite personne. Comment faire sans mes barres et ma poudre? J'envisage deja des solutions de fortune (prendre dans un petit sac plastique ce que propose les ravito officiels : fruits secs, saucisson, fromage, ..) mais je sais que ce n'est pas l'idéal. La poudre pour l'hydratation c'est quand même bien utile (même si je n'aime pas trop les trucs de ce genre)! Je décide de refaire le tour avec plus de minutie! et là, lucidité : une étiquette d'un autre sac s'était collé sur le numéro de mon sac!!! Pfffiou me voilà avec mon sac à pouvoir faire le plein. J'évoque tout ca au bénévole qui sourit, et me voilà reparti! A ce moment là, je crois que je sais que je vais finir, je suis bien, la chaleur va vite s'atténuer et il me reste une nuit à tenir. Au niveau timing, je suis largement dans les temps, je n'ai donc qu'à gérer tout ca tranquillement (il reste quand meme 47km et 2800 m de D+ !!). Encore une fois, le parcours est superbe, il fait toujours grand beau, les bénévoles sont d'une gentillesse extrème et tout va bien. Descentes et montées vont s'enchainer et me voilà arrivé au refuge férices. C'est la fin de la seconde journée de course et je suis toujours là opérationnel, mon second gros objectif de l'année à portée de main!! Le coucher de soleil est une nouvelle fois à couper le souffle; je suis dans un état second, cette partie est moins rocailleuse que la premiere journée, je m'assois dans l'herbe et je profite du coucher de soleil... Je suis sur une autre planète, je profite, j'aimerais partager ce moment avec tous mes proches.
La nuit est donc à nouveau là et la descente technique vers val pelouse va faire un peu souffrir les jambes, mais le ravitaillement arrive à point nommé et c'est donc avec une certaine joie que je bois une petite soupe et mange quelques rondelles de saucisson. Je vois le bubulle avec sa fratrie, les gens disent qu'une fois ici, on devrait finir et c'est donc avec une certaine confiance que je repars droit dans la pente apres val pelouse.
Le terrain est moins technique mais la fatigue est là; ca devient dur! On se prend un petit coup de vent dans la montée du col de .... C'est en haut de celui ci que je vais retrouver mes acolytes de la seconde nuit : hsghlsg Les étoiles sont là, la lune aussi. On voit au loin le mont blanc qui, éclairé par la lune, est d'une splendeur indescriptible.


La course, la fin


La pause du pontet s'est résumé à ravitaillement copieux, une petite pause à fermer les yeux dans une grande yourte l'histoire de finir tranquille avec le jour qui va se lever, et un échange bien sympa avec le dude!! A cet instant, je sais que je suis finisher, et qu'il ne reste quasiment rien. Je repars donc bien motivé dans la dernière montée, en pensant à tout le chemin parcouru depuis que j'ai posé mes bagages dans le Vercors. J'ai retrouvé un bon rythme à la montée, et je regarde le jour se lever. Ce chemin en forêt à l'aube fait ressortir une atmosphère bien sympathique. En haut, le jour s'est bien levé, je retrouve xavhie avec qui je papote un peu et je pars dans la descente. Je la débute en courant et... je me dis que c'est con de ne pas profiter de ce début de journée. Je décide donc de finir en marchant, en faisant quelques photos et vidéos. Sur le haut de la descente, j'entends au loin le boumboum d'une teuf hardtek qui doit être en train de se finir (encore que... au petit matin, ca peut encore durer pas mal de temps) et je me remémore ainsi les nombreuses soirées passées dans ce type de teufs 10 ans auparavant. Ainsi, au rythme de la hardtek je rejoins Aiguebelle qui nous attend. Dernière ligne droite, traversée de la route, le parc et la cloche que je sonne joyeusement... Et c'est déjà fini!! Finisher en 51h.

Pour résumer, un merveilleux trail, qui a tout! Merci à l'organisation, merci aux bénévoles, merci à mère nature, et merci aux coureurs rencontrés durant cette belle course.

3 commentaires

Commentaire de JuCB posté le 25-08-2016 à 06:31:38

Col de la perche ??

Une très belle balade de 2 jours puisque tu y retournes! !!

@ demain ;-)

Commentaire de bubulle posté le 25-08-2016 à 21:20:37

Col de la Perche, oui...les acolytes étant Spir et franckdebrignais (et moi un peu plus loin avec mon allemande).

Merci pour ce récit brut de coffrage, j'y retrouve la course que j'ai vécue et où nous avons toujours étés assez proches l'un de l'autre.

Et bon retour en Belledonne cette année.

Commentaire de Spir posté le 26-08-2016 à 12:27:34

Ben l'intégrale, c'est quand même une autre aventure que le 85km... C'était sympa de partager ce bout de chemin ensemble pendant ta seconde nuit. Tu étais sacrément bien lucide ! En ce moment, tu es en train de parcourir les mêmes chemins, mais ce sera sans doute une course complètement différente ! On lira ça dans le CR que tu posteras l'an prochain :D
Bonne course !

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