Récit de la course : Trail de Vars - 22 km 2016, par BOUK honte-du-sport

L'auteur : BOUK honte-du-sport

La course : Trail de Vars - 22 km

Date : 31/7/2016

Lieu : Vars (Hautes-Alpes)

Affichage : 688 vues

Distance : 22km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Le VARS MOUNTAIN TRAIL ou encore le VARS MONTAGNE TRAIL en français !



Le VARS MOUNTAIN TRAIL ou encore le VARS MONTAGNE TRAIL en français !

 


 

Initialement, avec un week-end en mode « liberté », je comptais me farcir une troisième montée aux refuges du haut-Bréda, suivi du Trail de l’Etendard, interpellé par le fait qu’il s’agissait peut-être de la dernière édition… En plus, l’idée de re-croiser le FOX me tentait bien.

 


Mais ça, c’était avant l’drame, bien entendu ! Voici que je reçois un SMS de mon cher oncle, « Comme tu n’as rien de prévu ce week-end il y a le Trail de Vars on t’attends ». Le Trail de Vars ? Mais oui bien sûr, c’était la manche proposée par le Chasse-Neige au DTTN 2016 hélas non élue (malgré mon vote !), du coup je fais d’une pierre deux coups et décide d’y aller… Malgré un tarif prohibitif de dernière minute ! Mais c’est l’jeu ma pauv’Lucette !!! (et pour le coup on peut croire à un tarif "last minute" je ne peux m'en prendre qu'à moi-même, et puis, on aura le repas + un t-shirt + un porte-clef tour de cou)

 



Et ce sera donc ma seconde course dans les Hautes-Alpes, 7 ans après le mythique Tour du Plateau d’Emparis !

 

 

Pour le format, d’abord attiré par le 14 kms, je regarde le parcours c’est un aller-retour de la station de Vars au Col, bof, pas intéressant… Du coup tant pis j’irai sur le 24 ça promet des jolis panoramas et consolide ma couleur bleue au jeu des 366h !

 

 

Dimanche

Il a plu dans la nuit, ciel couvert maintenant

Je traverse Saint Paul sur Ubaye, haut lieu

Route du Col de Vars

Personne

Du brouillard

De la pluie

Bon…

 

 

Je franchis le Col de Vars, en espérant y repasser tout à l’heure avec mes baskets !

 

 

Mais à l’arrivée, c’est la douche froide. La course est bien indiquée, je me gare facilement, je retire mon dossard facilement, mais de retour à ma voiture, l’envie n’est pas là, vraiment pas là… Je sais que je vais en avoir pour 4 heures, or le temps n’est pas à la fête, j’ai pas envie de galérer 4h, un peu comme le récit de Kinder l’an dernier.

 

 

Et pourtant : je ne connais personne donc pas le stress du classement, je suis dans le 05 ce qui n’est pas commun, c’était un choix DTTN donc je me dois d’aller au bout maintenant, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux endroits... Et en plus Cocci qui me harcèle car Madame a perdu les clefs de chez nous…

 

 

Il se remet à pleuvoir, c’est décidé, je n’irai pas !

Je sors de voiture, histoire d’aller au moins rendre mon dossard, et en ouvrant mon coffre, je me dis que je vais le regretter… Bouk = Pete l’indécis !!! Allez je m’habille comme si j’y allais !

 


 

Et finalement le briefing décide de mon sort : l’organisateur indique que des orages sont annoncés pour 12h, donc une BH est fixée à 11h au sommet ! 11h ! Bah c’est plié, je sens que la moitié du peloton fera demi-tour et j’en ferai partie !

 

Allez il faut y aller !




Nous sommes environ 200 sur la ligne de départ.

Et je pars dernier, devant le randonneur serre-file, essayant désespérément de démarrer ma nouvelle montre Suunto Ambit 2 !! Elle trouve le signal GPS en 2 secondes mais avant d’arriver sur le mode « start » pfiouuu j’aurai dû faire muse-muse avec avant !

 

 

Et ça démarre… de la plus atroce des manières : on remonte une piste de ski !! L’occasion de faire un premier cliché, et de voir le binôme de tête de course partir !

 

 

La suite c’est on rejoint un long single montant en forêt de mélèzes, je crois comprendre qu’on suit un « parcours trail permanent » de la station de Vars, agréable de voir d’ailleurs autant de vie « estivale » dans cette station !

 

 

C’est pas que ça va trop lentement, mais on suit un long serpentin de coureurs… Au moins on est relax, mais je suis préoccupé par cette barrière horaire. Très vite évidemment je crève de chaud et retire mon ami le k-way.

 

 

Et clairement il faut avancer… Je profite donc des quelques lacets pour remonter un par un les concurrents ! Jusqu’à avoir un peu de champs, donc vite coller le peloton de devant pour changer de « division » !

 

 

Cool d’ailleurs, je remonte un groupe de 6 donc… 3 traileuses à couette blonde ! Yeah ! Et un coureur à écouteurs qui est le seul à courir…

 

 

Le temps de doubler ce petit monde que je temporise, on arrive dans un vallon plutôt plat, direction le Col de Vars et son ravito, je suis en P3 d’un groupe de 3, photo et banane avant de repartir à l’assaut du Peinier qui nous domine !

 

 

Et l’occasion de voir… que le vent a tout balayé !! Moi qui suis monté dans un brouillard anglais, maintenant c’est tout bleu, on distingue même Saint-Paul en dessous !

 

 

Côté sport, c’est de la bonne piste à pick-up, j’opte pour le mode marche, mais rapidement, à voir beaucoup de trailers courir, je me dis qu’il faut faire l’effort, et au final je suis le seul ! Pourtant ça monte moins raide…

 

 

Une traileuse file sur le bas-côté, je devine ce qu’elle va faire, et ZOU ! « Hé j’ai tout vu », (avec un accent de l’est « il n’y a pas beaucoup d’endroit où se cacher !!! ».

 


 

On arrive à une cabane, une bénévole nous met en garde par rapport à des chiens, et à cette traversée de prairie marécageuse, avant la « vraie » montée !

 

 

Et là c’est à la queue leu leu, on prend notre mal en patience, ça grimpe bien. Je fais une belle montée, ne faisant que dépasser, encore et encore !

 

 

Enfin le voici ce sommet ! 1h45 de course, « cool, je passe la BH ! », réponse des bénévoles « vous dîtes tous la même chose !! ».

 

Ce que j’ignore, c’est que la partie qui suit va être mi-figue mi-raisin :

-       Mi-figue : on court pas moins de 3 KILOMETRES en crêtes, les panoramas alentours sont juste grandioses

-       Mi-raisin : hélas la forme s’évanouit, ces alternances de coups de c** ont raison de mon mental, je dois perdre facile 15 places, avec arrêt aux deux lacs pour… boire son eau !!




 


Très jolis coins que ces deux lacs…

Par contre à un moment qui je vois ? Le coureur à écouteurs est à genou, aidé par un autre. Je m’arrête, ah ok, il essaye de remettre une lentille sauf que ça souffle fort ! Et avec l’autre on y va de nos 4 mains à l’abriter pour qu’il y parvienne. Pas de remerciement (écouteurs…) mais une petite tape sur l’épaule plus tard compensera !

 

 

Nous arrivons kil13 au Col de Serenne (et non Sarenne !). On nous annonce 4 kil de plat jusqu’au ravito, et effectivement nous longeons en petite foulée tout le vallon direction le ravito au kil16.5 à 2.283m.

 

 

Encore une fois je perds facile une dizaine de place sur ce tronçon roulant, grrrr. On passe le semblant de col, nous permettant de basculer dans le vallon de Vars. On croise pas mal de randonneurs quand même, dont à un moment un môme de pas même 5 ans, « tu es perdu », « mais non, je cherche ma mamie », lol !!!

 


 

En tout cas on commence à avoir du champ, je cherche le ravito au loin alors qu’il est juste en bas, chouette, là je fais un arrêt bip-bip, obligé !!

 

 

Je bois, je mange, je bois, je mange… Et surtout ce que je ne sais pas, c’est que je ne perdrais plus une seule place à compter d’ici !

 

 

Mais d’abord on repart, une bonne descente, personne n’est reparti derrière moi ça c’est cool. Je rejoins un premier gars qui s’hydrate dans le ruisseau, puis descente 4x4 où je reprends un vétéran en bâtons, avant de bifurquer dans la forêt, « faites attention, des gens se sont perdus » (il semble que 8 coureurs sur les 12 premiers ont raté une bifurcation !).

 

 

Et voici un autre passage grandiose et joueur, 1 km 500 à descendre un single qui longe une rivière, je rejoins un trailer au look de hardos, mais son arrêt pour se rafraichir lui est fatal !

 

 

Km19 fin du single joueur, allez il reste a priori deux coups de c**, même si mon hardos s’accroche !

 

 

Et putain le premier d’entre eux ne pardonne pas ! Interminable à ce stade, on est envahi de mouches en prime (comment font les vaches pour supporter ça !!), mais chose agréable je reprends des coureurs et coureuses à l’agonie (mais pas vus de la course !), à l’exception du vétéran à bâtons qui nous reprend tous un par un.  Mais qu’il est long ce coup de c** !

 

 

Puis l’on bascule, je repars vite et rejoins le chamois-vétéran, on bifurque à droite dans… ce qui semble être une piste de ski ! Je reprends un « minimaliste » qui marche, puis un autre coureur encore, avant que l’on arrive à la station (l’occasion de voir qu’on va remonter).

 

 


Trois coureurs sont là, arrêtés à la rivière, tandis qu’une nana est au loin déjà dans la remontée, je ne perds pas de temps et marche aussi… Et pareil, ce nouveau coup de c** est interminable, on le monte au ralenti, je reprends la nana + une autre qui est arrêtée, à l’ombre (tout va bien, j’ai de l’eau si tu veux), le vétéran-chamois me reprend finalement, « elle est pour toi ! », « non, il reste une descente ! », hou que ça tire, et Cocci qui me téléphone à ce moment-là j’ai pas dû être très agréable…

 

 

En prime on entends le micro, et enfin ça bascule là-bas, il y a mon coureur aux écouteurs et le vétéran-chamois !

 

 

Je me retourne, les deux féminines sont loin, je vais donc en finir tranquillement… Mais finalement non, mon vétéran-chamois descend vraiment pas vite, je tente du coup une dernière descente à fond histoire de tenter et la jonction se fait, je file et termine à fond à l’arche tandis que le premier du 42 vient d’arriver !!

 

 

4h16 !

Vite ! De l’ombre, de l’eau, et on se serre la pince avec mon chamois !

Je prendrai un transat histoire de récupérer 5 minutes, avant de m’en retourner en Ubaye…

 

 

Au final je suis mi-figue mi-raisin (décidément !) sur cette course !

Des panoramas splendides, un tracé assez complet, mais voilà, j’ai pas eu le coup de cœur attendu, peut-être du fait que j’ai plus souffert que je pensais, et aussi du fait du peu d’ambiance entre coureurs !


Sabrina Salermo est encore en vacances

 

2 commentaires

Commentaire de KikourOtreize posté le 12-08-2016 à 18:35:54

Merci et bravo Bouk pour ton récit et ta course. Pour l'avoir fait en 2015 c'est exactement ça "mi-figue mi-raisin" Dommage car les paysages en haut du Paneyron sont splendides.

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 12-08-2016 à 23:35:31

Merci pour ton commentaire ô doux kikourO13 !
Bon, ça me rassure, je ne suis donc pas seul à avoir eu ce ressenti !
Allez, retenons le positif donc le panorama et ce petit single du kil17, miam !

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