Récit de la course : La Robertsauvienne 2016, par Zaille

L'auteur : Zaille

La course : La Robertsauvienne

Date : 3/7/2016

Lieu : Strasbourg (Bas-Rhin)

Affichage : 267 vues

Distance : 10km

Matos : Asics 33 dfa

Objectif : Faire un temps

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La Robertsauvienne en mode pacer pour ma runneuse préférée

La Robertsauvienne, une course unique en Alsace. Unique car c’est le seul 10km sans frais d’inscription et qui s’offre le luxe de prévoir un lot pour chaque participants en plus. C’est ma 2ème participation, l’an dernier j’étais déjà en mode pacer pour mon épouse qui à l’époque avait pour objectif 55 minutes.

 

Cette année on y retourne tous les deux. Moi,  étant encore en période de récupération active post-marathon, je me contenterai à nouveau de coacher ma runneuse préférée qui a décidée de passer sous le palier des 50 minutes.

 

Le départ est à 10h00, c’est une bonne heure pour un dimanche matin. Avec la demi-heure de trajet et l’heure d’avance sur place, ça nous fait quand même partir à 8h30. Arrivés sur place, tout est bien organisé avec des bénévoles qui nous aiguillent sur des aires de stationnement à quelques pas de la zone de départ au stade de la Robertsau.

 

Pas de loin de 1000 inscrits et beaucoup de monde pour les WC (c’est décidément un problème récurent) surtout chez les filles. Le temps de chercher le dossard, de déposer le sac à la consigne et d’attendre que madame revienne des commodités, ils nous restent à peine 10 minutes pour rejoindre le départ en petite foulée. Autant dire que l’échauffement était quasi nul.

 

On a juste le temps de repérer le meneur d’allure des 50 (il y avait aussi un 40, 45 et 60) et c’est déjà le coup de feu du départ. Ca se bouscule pas mal au début, on se marche un peu sur les pieds sur les premiers mètres dans les rues du quartier du stade puis au bout de 500m on est finalement bien installés, juste derrière Philippe le meneur des 50.

 

Après le 1er km (en 4:52) on se retrouve en forêt sur des petits chemins bitumés, on se fait encore dépasser  par quelques-uns qui se faufilent entre nous. Nous on reste bien sagement derrière notre nouvel ami, les 2-3 premiers km ça discute même, il y a une ambiance de footing dominical, le rythme de 5:00/km s’est installé. Philippe s’enquiert de la forme de tout le monde et donne des conseils à tout va.

 

Aux alentours du km 5, premier ravito. Sur ce genre de distance je n’ai pas l’habitude de boire mais j’ai emmené un bidon que je garde en main pour alimenter ma coéquipière (c’est pas du coaching de luxe ça !). Celle-ci prend quand même un gobelet pour s’arroser et je lui tends l’eau citronnée préparée avec amour pour un peu de glucose.

Il fait lourd et les moustiques sont assez hargneux. Il y a des successions de petits faux-plats qui font varier les km entre 4:54 et 5:16.  Certains commencent à jouer à l’élastique avec le meneur qui use d’arguments variés pour que son wagon ne se décroche pas. Il voit que ma belle est en phase descendante, elle a le souffle court et lui fait signe d’y aller, mais il s’y refuse : « tu m’as dit que tu voulais faire en 50, je vais t’attendre et on va y arriver ensemble ».

 

Elle n’a d’autre choix que de continuer et c’est mentalement qu’elle trouve les ressources. Le dernier km est difficile pour elle mais à force de se faire encourager, motiver, elle réussira à faire un 4:46 sur ce dernier kilo où un décompte kilométrique est signalé tous les 100m. L’arrivée se fait sur le stade où le public donne le dernier coup de boost et on finit en 49:50.

 

Yes !! Mission accomplie ! Je suis très fier et content pour ma championne. Philippe arrive un peu après nous et on ne manque pas d’aller le remercier pour son coaching insistant et très efficace qui a largement contribué à la performance. Elle sera classée 363/774 au scratch et 25/112 en V1F, pas mal du tout !

 

Comme l’an dernier, on est couvert de petits cadeaux. On me tend directement une Tourtel agrume fraîche dans les mains que je descends aussi sec et un petit baluchon où on y trouvera une bière sans alcool, une bouteille d’eau, un Twix, un sachet de pâtes alsacienne et des compresses ( ??!!). C’est toujours agréable d’être gâté ainsi surtout sur une course gratuite !

 

Après la douche (presque chaude), on décide de rester sur place pour un duo bière/tarte flambée avec un ami runner et son épouse. On profite de l’ambiance conviviale et d’une météo quasi tolérable pour un mois de juillet.

 

Cette course  marque le début de la trêve estivale pour les compétitions dans le coin, la prochaine sera probablement en septembre au Haut-Koenigsbourg ou à Colmar pour un programme un peu plus costaud …

 

 

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