Récit de la course : Semi-Marathon de Nimes - 10 km 2016, par -Syldenis-

L'auteur : -Syldenis-

La course : Semi-Marathon de Nimes - 10 km

Date : 1/5/2016

Lieu : Nîmes (Gard)

Affichage : 510 vues

Distance : 10km

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Vive le vent

Après une année 2015 consacrée à préparer, courir et boucler mes 2 premiers marathons (en fait mes 2 premières courses depuis un semi-marathon à Lyon au début des années 90), j’ai cherché le moyen de conserver mon intérêt renaissant pour la CAP et d’éviter de retomber dans une certaine routine d’entrainement. Bref qu’allais-je faire en 2016 ? Marathons ? déjà vu (non pas que j’estime en avoir fait le tour, mais pas envie de ne faire que ça) ; 100 km ? trop ambitieux ; trail ? pas assez adroit sur terrains instables (peut-être même un tantinet déséquilibré). Donc restons sur route mais diversifions un peu. 1 seul marathon (quand même) mais dans un endroit plutôt sympa permettant de mêler sport et tourisme (Florence me tente, mais je n’ai pas encore décidé) ; 1 semi « mythique », Marvejols-Mende (là, je suis inscrit et il va me falloir trouver quelques côtes pour m’entrainer) et 1 10 km pour courir « vite » (enfin, vite pour moi). Ça tombe bien, Nîmes en organise un dans le cadre du semi-marathon (ainsi qu’un 5 km), et c’est l’occasion de jouer à domicile. Donc allons-y pour Nîmes.

La course ayant lieu le 1er mai, la préparation se fera en 3 temps dont les 2 premiers pour me donner un peu de « caisse ». Donc, 1er temps sur 6 semaines en décembre/janvier basé sur de la VMA courte (p…… que c’est dur à mon âge), un second temps de 6 semaines également en février/mars pour renforcer mon temps de soutien VMA (dur aussi mais j’y ai pris beaucoup de plaisir), et 4 semaines de préparation spécifique de ce 10 Km en avril, le tout saupoudré de quelques séances de gainage pour retrouver mon corps d’athlète disparu (d’ailleurs si quelqu’un pouvait me le retrouver…).

Sans référence chronométrique et n’aimant pas partir dans l’inconnu, je me suis fait un petit test au tout début avril. 46’26’’ (autant être précis) serait donc mon temps de référence à approcher (voire améliorer) le jour de la course.

Le vendredi, je récupère mon dossard et ce qui va avec, notamment un maillot floqué du logo du semi-marathon d’un bleu azur au couleur du ciel Gardois (j’ai un peu honte, me limitant au 10 km, mais je le trouve plutôt joli).

Arrive donc ce 1er mai que la météo annonce depuis quelques jours venteux et plutôt frais. Cette fois ils ne se sont pas trompés, et le ciel est même gris (par rétorsion, je ne m’habillerai pas en bleu, Na). En plus, j’ai un peu mal à la gorge, je n’ai pas de grosses sensations depuis le début de la semaine, mon petit déjeuner passe mal et, et… va falloir y aller maintenant. Mon épouse va également braver le froid et le vent à m’attendre patiemment pendant une paire d’heure, tout comme les autres accompagnateurs(trices) et les bénévoles(voles) qu’il faut comme d’habitude remercier et féliciter… chaudement.

La récupération du dossard le vendredi, les départs décalés et les lignes de départ et d’arrivée distantes de quelques centaines de mètres l’une de l’autre font que l’on peut s’échauffer tranquillement et sans se gêner. En revanche, plus le départ approche, plus on se retrouve collés les uns aux autres (ça réchauffe) et bousculés par quelques attardés ou imbéciles (parfois les 2) voulant être le plus proche possible de la ligne même si une fois le départ donné (et la photo en pleine accélération prise), ils bouchonnent. Non pas que je me prenne pour un aigle, mais je considère ces comportements comme une marque d’incivilité dont on pourrait facilement se passer et qui, de plus ne permettent pas de prendre de suite son rythme. Bref, dans l’affaire, il m’a fallu près de 2 km et 30’’ de perdues environ pour être dans le tempo prévu.

Le parcours est essentiellement urbain et péri-urbain, très bien balisé (surtout utile pour les 1ers, moi je n’ai eu qu’à suivre les autres) avec une très bonne gestion de la circulation par les bénévoles (encore et toujours) en dépit d’une petite erreur d’aiguillage semble t’il aux abords de la gare (erreur d’aiguillage… gare, c’est un tout). Une fois « lancé » je conserve un rythme régulier (entre 4’30 et 4’35), tout en faisant attention de ne pas en faire trop sur les 2 ponts qui traversent l’autoroute (seules difficultés du parcours), en particulier sur le second où le Mistral s’est rappelé à notre bon souvenir avec quelques rafales bien senties et qui allait nous ennuyer sur 2 bons km (ce n’était pas les rafales à 170 km/h relevées ce jour au Mont Aigoual, mais ça ne devait pas être loin de 90/100 quand même et ça calme). Certains piochent ou même marchent et je les encourage au passage (à charge de revanche un jour ou l’autre). Ensuite, on se retrouve en ville et plus abrité. Je me lâche un peu sur le dernier km (en 4’01) entre la maison carrée et les arênes, d’autant qu’à quelques centaines de mètres de l’arrivée on nous demande de nous serrer à droite pour laisser passer les premiers concurrents du 5 km partis 30mn après nous. Comme ça me vexe un peu et que je n’ai pas envie de me faire rattraper (non mais), j’accélère… et ça marche. Voici la ligne d’arrivée et le chrono qui affiche autour de 46’. Je sais que, compte tenu du temps mis pour franchir la ligne de départ, je serai sous les 46 en temps réel. Le résultat sera de 45’53 qui me satisfait, même si je pense que je devais pouvoir approcher des 45’30, voire un peu moins. Le temps de récupérer un peu, de me couvrir et ce sera retour à la maison, douche chaude et après-midi tranquille.

Au final, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une course à taille humaine, mais avec suffisamment de monde pour ne pas se sentir isolé, bien organisée et pas chère. Pas impossible que j’y revienne l’an prochain, peut-être sur le semi… et sans courant d’air (j’espère).

Maintenant, 15 jours relax, recherche d’un plan d’entrainement spécial « MM » et ce sera reparti pour un tour.

2 commentaires

Commentaire de randomontevideo posté le 05-05-2016 à 20:26:27

Je rejoins ton récit sur plusieurs points notamment les conditions de départ "catastrophique" (il faudrait des sas) et le VENT ! sinon c'est une belle course
Bravo pour ton temps compte tenu des conditions.

Commentaire de -Syldenis- posté le 06-05-2016 à 08:32:11

Merci. Pour le vent, il n'y a malheureusement rien qu'on puisse faire. Pour les conditions de départ j'imagine que mettre en place des sas comme on peut le voir dans des manifestations plus importantes serait un peu disproportionné ici. En revanche, mieux répartir les meneurs d'allure, puisqu'il y en a, avancer leur arrivée sur la ligne et faire quelques annonces sono pour inviter les gens à se positionner derrière celui qui leur correspond. Perso je n'ai jamais pu voir le meneur 45mn à part avant le départ où il était à côté du meneur 50 à 20 mètres devant moi. C'est dommage, y compris pour eux sans doute qui sont là pour nous aider et dont les efforts perdent du coup un peu en efficacité.

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